Il y a autant de chômeurs en Espagne que dans 19 pays européens cumulés

Des chômeurs font la queue devant un bureau pour l’emploi en Andalousie (photographie : Diario de Sevilla)

Si le marché du travail espagnol présente des problèmes structurels très préoccupants, la crise engendrée par le confinement à la suite de la pandémie de coronavirus d’origine chinoise a encore aggravé ces soucis de fond, notamment avec une forte augmentation en quelques mois du nombre de demandeurs d’emploi. Ils sont désormais autant outre-Pyrénées que dans 19 pays de l’Union européenne en cumulé : Belgique, Bulgarie, République tchèque, Danemark, Irlande, France, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède.

Par ailleurs, si on compare l’Espagne à l’Allemagne (souvent présentée comme le modèle économique à suivre pour le reste de l’Europe, à tort ou à raison), l’on constate que notre voisin ibérique compte 3,3 millions de demandeurs d’emploi au mois de mai 2020, soit deux fois plus que notre voisin d’outre-Rhin (qui en compte pour sa part 1,7 million). Et même en comparaison de l’Italie, dont les données économiques sont elles aussi inquiétantes, l’Espagne recense 1,3 million de chômeurs supplémentaires.

Source : https://okdiario.com/economia/espana-tiene-mismo-numero-parados-que-19-paises-ue-juntos-doble-que-alemania-5840165?utm_term=Autofeed&utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1593684162

Décès du médecin espagnol Juliana Fariña à l’âge de 74 ans

Le médecin espagnol Juliana Fariña (photographie : Redacción Médica)

L’on apprenait ce mercredi 29 juin 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 74 ans, du médecin espagnol Juliana Fariña González, qui était née à Badajoz (Estrémadure) en 1946. Docteur en médecine auprès de l’Université Complutense de Madrid, elle était spécialiste en anatomie pathologique et occupait le poste de professeur d’université à l’Hôpital clinique Saint-Charles de la capitale espagnole depuis 1983.

Première femme à avoir de telles responsabilités dans le domaine de la médecine chez notre voisin ibérique, elle a également été la première à occuper un siège à l’Organisation médicale collégiale d’Espagne (Organización Médica Colegial de España, OMCE) et la toute première à présider un collège de médecins outre-Pyrénées – c’était l’Illustre collège officiel des Médecins de Madrid (Ilustre Colegio Oficial de Médicos de Madrid), de 2000 à 2012.

Au cours de sa carrière, elle a reçu de nombreux prix pour son labeur dans le domaine de la recherche médicale. Elle a notamment développé une nouvelle technique baptisée « échopsie » (ecopsia), qu’elle est parvenue à « exporter » dans de nombreux autres pays, à l’instar de l’Allemagne, du Brésil, du Chili, de Cuba, du Danemark, de l’Équateur, de la France, des Pays-Bas et du Portugal.

Source : https://www.redaccionmedica.com/autonomias/madrid/muere-juliana-farina-la-primera-mujer-que-presidio-un-colegio-de-medicos-7614

La firme espagnole Indra va diriger un projet européen de défense électronique pour les avions de chasse

Le siège de l’entreprise espagnole Indra, à Alcobendas, dans la Communauté de Madrid (photographie : ABC)

Sise à Alcobendas (Communauté de Madrid), l’entreprise espagnole Indra, spécialisée notamment dans le matériel de défense, va diriger un projet européen baptisé CROWN, qui vise à développer un système de défense électronique pour les avions de chasse. Ce programme continental doit combiner les radars, les systèmes de communication et la maîtrise de l’espace radio-électrique.

Dix autres entreprises européennes seront de la partie :

  • Thales (France) ;
  • Office national d’Études et de Recherches aérospatiales (ONERA, France) ;
  • Hensoldt (Allemagne) ;
  • Fraunhofer-Gesellschaft (Allemagne) ;
  • SAAB (Suède) ;
  • Agence suédoise de Recherche pour la Défense (Suède) ;
  • Organisation néerlandaise pour la Recherche scientifique appliquée (TNO, Pays-Bas) ;
  • Leonardo (Italie) ;
  • Elettronica (Italie) ;
  • Baltijos Pažangių technologijų Institutas (Lituanie).

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/industria-de-defensa/indra-al-frente-de-un-proyecto-europeo-de-defensa-electronica-para-los-cazas.html?fbclid=IwAR07iTy7-MY6xLk7TxiYxrFK4lqYXcnw35aqcwFv1MbGnBsSvMdp0VIoyHg

Décès du prêtre espagnol Adolfo Nicolás à l’âge de 84 ans

Le prêtre espagnol Adolfo Nicolás (photographie : COPE)

L’on apprenait ce mercredi 20 mai 2020 le décès à Tokyo (Japon), à l’âge de 84 ans, du prêtre espagnol Adolfo Nicolás Pachón, qui était né à Villamuriel de Cerrato (province de Palencia, Castille-et-León) le 29 avril 1936. Novice au sein de la Compagnie de Jésus à partir de 1953, il débute ses études théologiques à Aranjuez (Communauté de Madrid) et achève sa formation en philosophie à Alcalá de Henares (Communauté de Madrid).

Ordonné prêtre en 1967 à Tokyo, il obtient ensuite un doctorat de théologie en 1971 à Rome (Italie). En 1971, il retourne en Asie, où il passe quarante-quatre années de sa vie. Il grimpe dans la hiérarchie des jésuites dans l’Empire du Soleil Levant avant d’en être élu préfet général (c’est-à-dire plus haut dirigeant) en 2008, en remplacement du prêtre néerlandais Peter Hans Kolvenbach. Adolfo Nicolás reste en poste jusqu’en 2016, date à laquelle il est remplacé en tant que préfet général de la Compagnie de Jésus par le prêtre vénézuélien Arturo Sosa Abascal.

Source : https://www.cope.es/religion/actualidad-religiosa/iglesia-en-espana/noticias/fallece-adolfo-nicolas-superior-general-compania-jesus-20200520_726371

L’Espagne est l’un des pays d’Europe où le télétravail est le moins développé

Une Espagnole en plein télétravail durant le confinement en Espagne (photographie : EFE et Cinco Días)

Selon une étude de la Banque d’Espagne (Banco de España), sise à Madrid, révélée ce mardi 12 mai 2020, l’Espagne est l’un des pays les plus à la traîne au sein de l’Union européenne (UE) dans l’implantation du télétravail. Alors que ce système a été largement utilisé par les travailleurs de tout le continent à l’occasion du confinement quasi-généralisé qu’il a connu avec l’épidémie de coronavirus d’origine chinoise, notre voisin pyrénéen est dix-neuvième sur les 28 pays qui composaient encore l’organisation internationale en 2018 dans le domaine.

Environ 7,5 % des employés espagnols pratiquent le télétravail de manière régulière outre-Pyrénées, contre 13,5 % en moyenne au sein de l’UE, 11,6 % en Allemagne ou encore 20,8 % en France. Aux Pays-Bas et en Suède, cette proportion dépasse allègrement les 30 % et seuls des pays comme Chypre, la Roumanie ou encore la Bulgarie font moins bien que l’Espagne. Entre 2009 et 2018, l’on estime que les pays membres de l’Union européenne on accru leur part de télétravail de 3 % en moyenne.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/05/12/economia/1589272890_364564.html

Décès de l’économiste et diplomate espagnol Ricardo Díez-Hochleitner à l’âge de 91 ans

L’économiste et diplomate espagnol Ricardo Díez-Hochleitner (à droite) – Photographie : Porcelanosa

L’on apprenait ce mercredi 1er avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 91 ans, de l’économiste et diplomate espagnol Ricardo Díez-Hochleitner, qui était né à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) le 11 août 1928. Issu d’une famille hispano-allemande, il maîtrise dès son enfance ses deux langues et apprend par la suite l’anglais et le français. Après des études au Collège allemand de Bilbao, il passe un diplôme de chimie à l’Université de Salamanque (Castille-et-León) puis poursuit dans cette voie à l’Université technique de Karlsruhe, en Bade-Wurtemberg (Allemagne) et à celle de Georgetown, à Washington D.C. (États-Unis d’Amérique).

Il commence sa carrière diplomatique dans le domaine de l’éducation, notamment à l’occasion de détachements en Colombie (1954-1955 puis 1956-1975) ainsi qu’auprès de l’Organisation des États américains (OEA), dont le siège se trouve à Washington D.C. En 1958, le gouvernement espagnol l’envoie en mission à Paris (France), au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO selon son sigle anglais). Sa carrière prend ensuite un tournant dans le domaine de l’économie et il voyage au gré de ses affectations (Madrid, New York, Rome, Séville, La Haye, Hanovre, etc.)

Source : https://www.lavanguardia.com/vida/20200402/48271795413/fallece-ricardo-diez-hochleitner-presidente-de-honor-del-club-roma.html

Le Musée du Prado cherche à réadapter la salle qui accueille le célèbre "Jardin des délices"

Le célèbre triptyque du « Jardin du délice », dû au peintre néerlandais Jérôme Bosch et conservé au Musée du Prado, à Madrid (photographie : Wikipedia)

Peint entre 1494 et 1505 par l’artiste néerlandais Jérôme Bosch (1450-1516), plus connu outre-Pyrénées sous le pseudonyme d’El Bosco, le Jardin des délices (El jardín de las delicias, en espagnol) est l’un des tableaux les plus admirés des visiteurs venus du monde entier qui se pressent dans les couloirs du Musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne. Il s’agit même de l’une des œuvres les plus regardées au sein du prestigieux organismes culturel, ce qui pose toute une série de problèmes au Prado – notamment concernant son exposition. Les dimensions du triptyque sont si imposantes que la salle qui l’abrite ne permet pas une vue d’ensemble optimale de l’œuvre.

C’est pourquoi les autorités du musée – au premier titre desquelles Karina Marotta, coordinatrice du Département de Conservation – réfléchissent à une meilleure façon de montrer ce chef-d’œuvre de Jérôme Bosch au grand public. Le tableau Les Ménines, du peintre espagnol Diego Velázquez (1599-1660), ne subit pas le même souci car il est exposé dans une salle beaucoup plus vaste, au sein de laquelle les visiteurs peuvent prendre du recul pour l’admirer. Le nombre d’entrées est en constante augmentation au Musée du Prado – au mois de janvier 2020, elles se sont ainsi accru de 16,2 %, jusqu’à près de 250 000 visiteurs, par rapport à janvier 2019. Le défi est par conséquent de taille pour les autorités du Prado.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/01/31/actualidad/1580482389_853154.html?ssm=TW_CM_CUL

L'Espagne est l'un des pays développés avec le plus faible taux d'occupation pour les jeunes de 24 ans

De jeunes Espagnols dans un lycée (photographie : RTVE)

Selon des statistiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), dont le siège se trouve à Paris (France), à l’âge de 24 ans (c’est-à-dire six ans après la fin de la scolarité secondaire), les jeunes Espagnols sont parmi ceux qui ont le plus faible taux d’occupation au sein du monde développé. Seuls 37,9 % d’entre eux ont en effet un emploi, contre 58 % en moyenne parmi les pays membres de l’OCDE ou plus de 70 % pour l’Islande, la Suisse ou encore les Pays-Bas. Seuls l’Italie et le Portugal font moins bien que notre voisin ibérique en la matière.

En comparaison de pays proches, comme l’Allemagne ou la France (qui atteignent environ 50 % de jeunes de 24 ans occupés), l’Espagne fait donc pâle figure. De fait, lorsque l’on consulte les données de l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid, ce n’est que dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans que l’occupation des jeunes actifs se consolide outre-Pyrénées. C’est entre 2000 et 2007, au plus fort de la bulle immobilière, que le taux d’occupation des citoyens âgés de 24 ans a frôlé les 50 % en Espagne.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10304079/01/20/Espana-a-la-cola-de-la-incorporacion-juvenil-al-trabajo-solo-un-37-tiene-trabajo-a-los-24-anos.html

Le maire de Porto propose une "fusion" entre Espagne et Portugal

La frontière entre Espagne et Portugal au niveau de la ville de Tuy, située dans la province de Pontevedra, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est une proposition un peu insolite dans le panorama politique espagnol et portugais des dernières années : au début du mois de février 2020, le maire de la ville portugaise de Porto, Rui Moreira (Parti du Centre démocratique et social), a lancé l’idée d’une forme de « fusion » entre son pays et le royaume voisin sous le nom d' »Iberolux ». Cette appellation est un rappel du Benelux, union originellement économique entre Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui commence à fonctionner en 1944. L’objectif est de renforcer la synergie entre les deux nations ibériques, notamment en matière commerciale, et de dépasser les sujets clivants ou la méfiance qui peuvent encore subsister entre Madrid et Lisbonne.

De fait, Galice et Nord du Portugal sont déjà très proches, et pas seulement géographiquement. La frontière entre les deux régions est empruntée chaque jour par des milliers de citoyens espagnols et portugais, tandis que la ville de Porto accueille chaque année de nombreux touristes espagnols – non seulement galiciens mais aussi catalans et madrilènes, par exemple. De leur côté, l’aéroport de Vigo (province de Pontevedra, Galice) et celui de Porto fonctionnent en grande partie « en duo ». L’idée d’une union ibérique est déjà ancienne et a été développée de part et d’autre de la frontière par des responsables politiques et intellectuels tout au long de l’histoire.

Source : https://elpais.com/internacional/2020/02/05/actualidad/1580912026_423427.html

L'Espagne est le huitième pays au monde où les habitants ont le plus changé leurs habitudes pour préserver l'environnement

Des Espagnoles font leurs achats dans un marché couvert (photographie : Junte d’Andalousie et Europa Press)

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’institut de sondages français Ipsos pour le Forum économique mondial, organisme sis à Genève (Suisse), l’Espagne est le huitième pays au monde dont les citoyens ont le plus modifié leurs habitudes au quotidien afin de préserver l’environnement. Ils sont environ 76 % à se prononcer en sens auprès de l’entreprise française, ce qui place notre voisin ibérique loin devant les pays fermant la marche (Japon, États-Unis d’Amérique, Pays-Bas et Russie). Devant l’Espagne, l’on retrouve l’Inde, le Mexique, le Chili, la Chine, la Malaisie et le Pérou.

Parmi les points forts du comportement quotidien des Espagnols, l’on note l’augmentation des habitudes de recyclage (57 % environ des personnes sondées), les économies d’énergie (50 % approximativement des citoyens interrogés), la réutilisation des objets (50 % là aussi), le choix de la consommation de proximité (46 %), les choix d’achat en matière d’équipement du logement (41 %) et les économies d’eau (61 %).

Source : https://www.europapress.es/sociedad/medio-ambiente-00647/noticia-espana-octavo-pais-mundo-mas-ciudadanos-cambiado-dia-dia-responsabilidad-ambiental-20200130172945.html