Décès de l’ecclésiastique hispano-paraguayen Bartomeu Melià à l’âge de 86 ans

L’ecclésiastique hispano-paraguayen Bartomeu Melià (photographie : S. C. et El País)

L’on apprenait ce vendredi 6 décembre 2019 le décès à Asunción (Paraguay), à l’âge de 86 ans, de l’ecclésiastique hispano-paraguayen Bartomeu Melià Lliteres, qui était né à Porreras, sur l’île de Majorque (îles Baléares). Membre de la Compagnie de Jésus, il bénéficiait de la double nationalité après avoir acquis celle du Paraguay en 2011. Spécialiste de la culture guaranie, linguiste et anthropologue de formation, il avait obtenu un doctorat dans le domaine à l’Université de Strasbourg (France).

Un temps professeur d’ethnologie et de culture guaranie à l’Université catholique d’Asunción, il a été président du Centre des Études anthropologiques dans cet établissement et a également dirigé des revues spécialisées comme Suplemento antropológico ou Estudios paraguayos. Dès 1977, il s’est également mis à étudier diverses ethnies de la forêt amazonienne au Brésil. Il a été l’un des premiers intellectuels à dénoncer les massacres contre les communautés indigènes au Paraguay à l’époque contemporaine.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/09/actualidad/1575904780_635401.html

Plus de 90 000 résidants étrangers ont obtenu la nationalité espagnole en 2018

Un serveur d’origine étrangère dans un bar espagnol (photographie : El Economista)

Au cours de l’année 2018, 90 774 résidents étrangers outre-Pyrénées ont obtenu la nationalité espagnole, soit une augmentation de 36,5 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis au mois de décembre 2019 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid. La nationalité étrangère qui a le plus bénéficié de cette vague de naturalisations sont les Marocains, suivis des Latino-Américains (dans l’ordre décroissant, les Boliviens, les Équatoriens, les Colombiens, les Dominicains, les Péruviens, les Cubains, les Paraguayens, les Brésiliens, les Argentins, les Vénézuéliens, les Honduriens et les Uruguayens).

Le pays de naissance le plus courant de ces citoyens naturalisés est l’Espagne (17 256 cas) et, dans leur majorité, il s’agit d’enfants âgés de moins de 10 ans (86,4 %). Parmi les citoyens naturalisés nés à l’étrangers, les Marocains sont majoritaires (15 398 acquisitions de nationalité). C’est au Pays basque (4,3 %), en Navarre (3,9 %) et en Principauté des Asturies (3,7 %) que le phénomène a été le plus intense si on le rapporte à la population étrangère résidente en 2018. Au contraire, dans les îles Baléares (1,2 %), en Andalousie (1,4 %) et aux îles Canaries (1,4 %), le mouvement été bien plus modéré.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10237025/12/19/En-2018-consiguieron-la-nacionalidad-espanola-90774-extranjeros-residentes-un-36-mas-que-el-ano-anterior.html

Le premier vol international vers Puerto Iguazú (Argentine) depuis cinq ans vient de Madrid

Un avion de la compagnie aérienne espagnole Air Europa à l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas (photographie : Wikipedia)

Ce vendredi 23 août 2019, la ville de Puerto Iguazú (Argentine), connue pour abriter, à la frontière avec le Brésil, de spectaculaires chutes considérées comme l’une des « sept merveilles naturelles du monde », a vu atterrir dans son aéroport son premier vol international depuis cinq ans. L’appareil venait de l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas et avait fait escale à Asunción (Paraguay). Il était affrété par la compagnie espagnole Air Europa, fondée en 1984 et sise à Lluchmayor, sur l’île de Majorque (îles Baléares).

Ce trajet, qui était testé depuis le début du mois d’août, a lieu les lundis et les vendredis, parfois avec une correspondance à Asunción. Étaient présents pour la cérémonie d’accueil le président de la République argentine, Mauricio Macri, ainsi que le gouverneur de la province de Misiones (où se trouvent les chutes d’Iguazú), Hugo Passalacqua, et la conseillère déléguée d’Air Europa, l’Espagnole María José Hidalgo. En 2014, la dernière connexion aérienne internationale vers Puerto Iguazú venait de Rio de Janeiro (Brésil).

Source : https://www.lavanguardia.com/ocio/viajes/20190823/464215552842/macri-da-la-bienvenida-al-vuelo-de-air-europa-entre-madrid-y-argentina-iguazu.html

La télévision publique espagnole renforce son pari latino-américain

Une vue de Torrespaña, tour de télévision emblématique de Madrid (photographie : RTVE)

Face aux difficultés de direction et d’audience qu’elle connaît actuellement, l’entreprise publique de radio-télévision espagnole, RTVE, cherche à renforcer son pari latino-américain en accroissant sa présence sur le sous-continent, qui est à majorité hispanophone. L’organisme a par exemple a engagé la firme Castalia Communications, sise à Atlanta (États-Unis d’Amérique), pour être plus présente à Puerto Rico – archipel qui est l’un des cœurs de cible de Castalia.

Dans les pays andins (Pérou, Bolivie et Équateur), l’entreprise Colina Navas et la firme Grupo Media Comunicaciones ont signé avec la RTVE pour deux ans, notamment dans le cadre de la diffusion des journaux télévisés, des séries et des films produits ou achetés par la télévision publique espagnole. En Colombie, c’est l’agence Tele VVD qui sera en charge de cette diffusion, tandis que le Chili, l’Uruguay et le Paraguay seront à la charge de SDGD dans ce cadre. Au Mexique, notons le contrat passé avec Communications for Distributions.

Source : https://www.eleconomista.es/telecomunicaciones-tecnologia/noticias/9825772/04/19/RTVE-refuerza-su-red-comercial-en-America-Latina-para-subir-los-ingresos.html

Arrestation au Brésil de l’Espagnol Carlos García Juliá, l’un des responsables du massacre des avocats d’Atocha

Le cortège funèbre des avocats d’Atocha tués en 1977 (photographie : Público et EFE)

Ce mercredi 5 décembre, la police fédérale brésilienne a arrêté dans la ville de São Paulo l’Espagnol Carlos García Juliá, considéré comme l’un des auteurs du « massacre des avocats d’Atocha » (matanza de los abogados de Atocha, en espagnol). Il avait fui la justice espagnole en 1994 après avoir passé 14 ans en prison et avoir été libéré sous conditions en 1991 par le juge Ignacio Sánchez Ybarra. Il s’était alors installé au Paraguay puis avait été arrêté en Bolivie en 1996 pour trafic de drogue. En 2001, le gouvernement espagnol de José María Aznar (Parti populaire) avait demandé à la Bolivie son extradition.

Le 24 janvier 1977, Carlos García Juliá et un autre militant d’extrême droite, José Fernández Cerrá, sont entrés dans le cabinet madrilène de plusieurs avocats spécialisés dans le droit du travail, qui se trouvaient aussi être des membres du Parti communiste espagnol (PCE), et avaient tué plusieurs personnes : les avocats Enrique Valdelvira Ibáñez, Luis Javier Benavides Orgaz et Francisco Javier Sauquillo ; l’étudiant en droit Serafín Holgado ; et l’employé administratif Ángel Rodríguez Leal.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2018/12/06/5c096dbbfdddff405d8b4765.html

Madrid accueillera la grande finale de la Copa Libertadores

Le stade Santiago-Bernabéu de Madrid (photographie : Wikipedia)

La décision a été prise ce jeudi 29 novembre par le président de la CONMEBOL (fédération sud-américaine de football), Alejandro Domínguez : la grande finale de la Copa Libertadores (compétition qui réunit chaque année les meilleurs clubs continentaux dans cette disciplines) entre les deux grands rivaux de Buenos Aires (Argentine), River Plate et Boca Juniors, aura lieu le dimanche 9 décembre au stade Santiago-Bernabéu de Madrid, antre du Real Madrid.

La rencontre aura lieu à 20h30 à l’heure espagnole (soit 16h30 à Buenos Aires). Cette décision a également été approuvée par le président du Real Madrid, Florentino Pérez ; par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; par le président de la Fédération espagnole de Football, Luis Rubiales ; par le président de l’UEFA, le Slovène Aleksander Čeferin ; et par le président de la FIFA, l’Italien Gianni Infantino. La cité sportive de Valdebebas sera attribuée à River Plate pour ses entraînements et la Cité du Football de Las Rozas, à Boca Juniors.

Cette rencontre se déroulera sous haute tension en raison du caractère bagarreur des supporters de ces deux grands clubs argentins. Un dispositif de sécurité spécifique sera donc mis en place pour le 9 décembre. Madrid était en concurrence pour accueillir cette finale tant attendue et reportée plusieurs fois avec Miami (États-Unis d’Amérique), Asunción (Paraguay) et Doha (Qatar).

Source : https://www.abc.es/deportes/futbol/abci-river-boca-jugara-santiago-bernabeu-201811292329_noticia.html

L’Espagne va participer au projet de train transocéanique en Amérique latine

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Javier Barbancho et El Mundo)

Alors qu’il a entamé une grande tournée latino-américaine (la première de son mandat), le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), va annoncer au président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales, que l’Espagne participera au projet de chemin de fer interocéanique qui doit relier le littoral pacifique, au Pérou, à la ville brésilienne de Santos, en passant par la Bolivie. Le chef de l’exécutif devrait donc signer le mémorandum d’entente qui doit permettre à notre voisin ibérique d’entrer dans la danse.

Plusieurs nations sont déjà engagées dans ce chantier pharaonique : le Pérou, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie, l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni. Ce chemin de fer qui traversera le continent d’Est en Ouest parcourra 4 000 kilomètres de longueur et devrait offrir à l’Amérique latine la possibilité d’accroître son potentiel commercial. Outre la Bolivie, Pedro Sánchez se rend ces jours-ci au Chili, en Colombie et au Costa Rica.

Source : http://www.elmundo.es/economia/2018/08/22/5b7d26f2e5fdeaa1658b45f4.html

La coopération espagnole a fourni l’eau courante et des sanitaires modernes à 3 millions de Latino-Américains

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La reine Letizia lors de sa première visite de coopération en tant que femme du chef de l’État, en mai 2015, au Honduras (photographie : Hola)

Depuis dix ans, le Ministère espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération promeut l’un de ses principaux programmes, le Fonds de Coopération pour l’Eau et l’Assainissement (FCAS), qui a permis à près de trois millions de Latino-Américains de disposer de l’eau courante et de sanitaires dignes de ce nom. Alors qu’était célébrée ce mercredi 22 mars la Journée mondiale de l’Eau, l’Agence espagnole de Coopération internationale pour le Développement (AECID) a révélé plusieurs données statistiques à ce sujet : près de 790 millions d’euros ont été répartis par notre voisin pyrénéen sur la planète entière au bénéfice de 19 pays, dans le cadre de 67 programmes qui concernent l’adduction d’eau à des fins d’alimentation ou d’hygiène. Le Fonds a également pu compter sur la participation d’autres partenaires, notamment espagnols, avec un portefeuille de dépenses de 1,3 milliard d’euros au total.

Le directeur de l’AECID, Luis Tejada, souligne d’ailleurs dans une récente interview que l’Espagne a toujours été à l’avant-garde dans la défense des droits de l’homme en matière d’accès à l’eau potable. Lors de son premier voyage de coopération en tant que reine d’Espagne, qui se déroulait en Amérique centrale, Letizia a donné une forte visibilité au FCAS. L’Agence espagnole de Coopération internationale pour le Développement travaille actuellement sur de nombreux projets de traitement des eaux usées en Bolivie, au Salvador, au Guatemala, au Nicaragua, au Paraguay et en République dominicaine, mais également dans des pays non hispanophones d’Amérique, comme Haïti. L’objectif de l’AECID est de s’assurer le partenariat matériel, financier et humain des gouvernements nationaux et locaux en la matière.

Source : http://www.notimerica.com/sociedad/noticia-espana-lleva-agua-potable-banos-dignos-millones-personas-america-latina-caribe-20170321164557.html

Quelle est l’image de l’Espagne en Amérique latine ?

L’image de l’Espagne en Amérique latine est-elle bonne ou mauvaise ? Environ deux siècles après l’indépendance de la plupart des pays latino-américains (aussi bien hispanophones que lusophones), quels sont les rapports qu’ils entretiennent avec leur ancienne métropole ? En réalité, il est très difficile de répondre à ces questions, surtout de façon aussi catégorique. La perception de l’Espagne par les Latino-Américains dépend de multiples facteurs parfois plus conjoncturels que structurels. Au XIXe siècle, l’Amérique latine voyait affluer de nombreux émigrés espagnols qui cherchaient une vie meilleure ; le mouvement s’est ensuite inversé dans la seconde moitié du XXe siècle. Voilà donc un phénomène qui a puissamment contribué à changer l’image de l’Espagne dans ses anciennes colonies. De la même façon, l’arrivée massive des multinationales espagnoles outre-Atlantique (notamment dans le domaine du bâtiment, de la banque, de l’énergie ou des communications) a parfois été très mal vécue par les Latino-Américains, notamment en Bolivie, en Argentine ou au Venezuela. L’idée d’une « nouvelle conquête » n’a guère aidée à décrisper les relations bilatérales. Notons enfin que dans certaines nations, comme l’Équateur, la crise économique débutée en 2008 a forcé de nombreux émigrés à quitter l’Espagne pour rentrer dans leur pays d’origine, ce qui n’a pas amélioré l’image de notre voisin dans ces contrées, tant s’en faut.

D’après une enquête baptisée « Latinobarómetro » et réalisée par l’Institut royal Elcano, les pays qui ont la moins bonne image de l’Espagne sont la Bolivie (39 % d’avis favorables), le Venezuela (43 %) et le Costa Rica (48 %), tandis que ceux qui en ont la perception la plus positive sont l’Uruguay (74 %), le Honduras (71 %) et l’Équateur (71 % également). Globalement, les Latino-Américains ont une moins bonne image de l’Espagne que les membres du G8. La réputation de notre voisin pyrénéen est excellente en Argentine, au Mexique et au Pérou mais nettement moins bonne au Brésil, au Chili et en Colombie. Ce sont les Paraguayens et les Honduriens qui ont la meilleure opinion de la démocratie espagnole, tandis que les Uruguayens ne la voient pas comme une démocratie très aboutie.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-imagen-espana-cambio-continuo-america-latina-201610240753_noticia.html

Radiographie des travailleurs étrangers en Espagne

En juin dernier, le nombre de travailleurs étrangers affiliés à la Sécurité sociale espagnole augmentait de 16 783 personnes, soit +0,97 % par rapport au moins de mai, et de 79 702 personnes (+4,78 %) par rapport au mois de juin 2015. Il s’agit du collectif le plus rapidement et le plus durement touché par l’augmentation du chômage depuis le déclenchement de la crise économique, en 2008, et cette statistique a donc réjoui plus d’un commentateur.

Elle donne aussi l’occasion de s’intéresser un peu à l’origine desdits travailleurs, dont 60 % (soit un peu plus d’un million) viennent de pays situés en dehors de l’Union européenne. Avec plus de 316 000 et plus de 210 000 représentants respectivement, la Roumanie et le Maroc sont les deux pays qui ont envoyé le plus de travailleurs chez notre voisin pyrénéen. Ils sont suivis par la Chine, avec 95 000 personnes environ, l’Italie (87 000 travailleurs), l’Équateur (70 000 personnes), le Royaume-Uni (quasiment 62 000 travailleurs) et la Bulgarie (57 000 personnes environ). Parmi les pays hispaniques, les suivants dans la liste sont la Colombie, la Bolivie, le Paraguay, le Pérou et l’Argentine.

La France n’occupe que la onzième place dans le classement, avec presque 43 000 travailleurs, devant l’Ukraine ou l’Allemagne mais derrière le Portugal.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-paises-proceden-extranjeros-trabajan-espana-201607220255_noticia.html