La firme technologique espagnole SICE s’étend en Océanie

L’ancien logotype de la compagnie technologique espagnole SICE (image : Patentes y Marcas)

Sise à Alcobendas, dans la Communauté de Madrid, la compagnie technologique espagnole SICE, dont le nom est un acronyme signifiant Sociedad Ibérica de Construcciones Eléctricas (littéralement, « Société ibérique de Constructions électriques »), est considérée comme une référence mondiale dans son domaine, qui englobe de nombreuses branches, dont la fabrication et l’installation de systèmes de communication et de signalisation dans le domaine des transports sur route et ferroviaires. C’est par exemple cette firme qui a mis en place le premier feu tricolore de circulation à Barcelone (Catalogne) en 1929.

À l’heure actuelle, elle a signé des contrats dans une trentaine de pays du monde entier et le nombre de ses employés s’élève à environ 2 500 personnes. Ces derniers temps, SICE a consolidé son expansion avec des projets en Océanie, plus particulièrement en Australie et en Nouvelle-Zélande. L’entreprise participe par exemple au plus grand congrès de technologie ferroviaire de l’hémisphère sud, organisé par l’Association australienne du Chemin de Fer (AusRAIL). SICE a récemment proposé des solutions intelligentes et intégrées pour les transports de ce pays ainsi que de l’archipel dont la capitale est Wellington, projets qui s’ajoutent à ceux déjà mis en marche dès 2011 dans ces deux nations anglophones. La compagnie s’occupe par exemple du futur réseau autoroutier souterrain de Sydney, la WestConnex.

Source : https://www.elespanol.com/economia/20200113/sice-conquista-oceania-soluciones-tecnologicas-infraestructuras-clave/458704637_0.html

La flotte de pêche de l’Espagne reste la plus importante de l’Union européenne

Un navire de pêche espagnol (photographie : Gondan et Mundiario)

Comme le rappelait récemment le ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas (Parti socialiste ouvrier espagnol), la flotte de pêche de notre voisin ibérique reste la plus importante de l’Union européenne (UE) avec environ 250 navires battant pavillon espagnol et approximativement 2 500 membres d’équipage. L’Espagne est également le premier pays bénéficiaire des accords de pêche passés avec des nations tierces comme, dans le désordre, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Nouvelle-Zélande (via les îles Cook), le Liberia, le Maroc, l’île Maurice, la Mauritanie, São Tomé-et-Príncipe, le Sénégal et les Seychelles.

Ces conventions sont surtout concentrées dans le monde africain et l’océan Pacifique. Dans le même temps, la flotte de pêche espagnole est engagée dans les objectifs du développement durable de l’Organisation des Nations unies (ONU). Les navires de pêche espagnols qui sillonnent les océans sont, pour l’essentiel, des bateaux spécialisés dans le thon, les crustacés et les crevettes. D’autres accords sont prévus entre l’UE et plusieurs pays afin que la flotte de pêche espagnol puisse se rendre dans leurs eaux territoriales, comme les Kiribati et Madagascar.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/economia/flota-espanola-9000-barcos-es-primera-union-europea/20190810121455160594.html

Le ferroviaire espagnol regarde vers l’Est

Des rames de tramway dans une usine de l’entreprise espagnole CAF (photographie : Cinco Días)

Bien connue pour le succès de ses exportations et contrats internationaux dans le domaine du ferroviaire (trains conventionnels, trains à grande vitesse, métros, tramways), l’Espagne cherche également à se positionner dans ce secteur à l’Est, en Asie et en Océanie. C’est ainsi que l’entreprise CAF, sise à Beasáin (province de Guipuscoa, Pays basque), a récemment remporté un contrat international en Australie en tant que membre d’un consortium plus large. Baptisé Great River City Rail Train, ce conglomérat est formé par CAF Rail Australia et Transdev Australia.

La firme ibérique devra ainsi fournir huit véhicules de la gamme URBOS, qui comprennent chacun huit voitures, pour un train léger. Par ailleurs, pour renforcer ses chances de remporter un important contrat dans le domaine de la grande vitesse ferroviaire au Royaume-Uni, l’entreprise nationale espagnole RENFE s’est alliée au sein d’un autre conglomérat à l’opérateur chinois Guangshen Railway Company et à la compagnie MTR, sise à Hong Kong.

Sources : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/12/20/economia/1545308769_167423.html et https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/12/20/companias/1545295157_587132.html

La marine espagnole est plus déployée dans le monde que jamais

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Le patrouilleur Rayo, de la Marine espagnole (photographie : Buques de Guerra)

Présente dans les eaux de presque tous les continents (à l’exception de l’Asie), la Marine espagnole est aujourd’hui plus déployée que jamais dans le monde entier. Pas moins de douze navires et deux mille soldats de notre voisin pyrénéen sont ainsi présents sur plusieurs théâtre d’action de toute la planète.

Le golfe d’Aden, la mer Noire, les côtes australiennes, la mer Méditerranée, le golfe de Guinée, l’Antarctique ou le littoral britannique sont ainsi quelques-uns des endroits où l’Armada est présente, que ce soit dans le cadre de la lutte contre la piraterie, du contrôle de l’immigration illégale ou de coopérations internationales.

Ce déploiement massif correspond quoi qu’il en soit à la volonté de réarmer progressivement le pays et de donner plus de visibilité à ses forces armées, ainsi que l’exprimait la ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, en janvier dernier.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-armada-espanola-despliegue-cinco-continentes-201703210227_noticia.html

Les pâtisseries espagnoles de Noël partent à la conquête du monde

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Le touron de Jijona, spécialité de la Communauté de Valence appréciée dans toute l’Espagne (photographie : Conseil de régulation de l’AOC « Touron de Jijona »)

En 2015, les ventes à l’étranger de touron et de massepain espagnols ont augmenté de 9,5 % par rapport à l’année précédente, soit un total de 5 197 tonnes. Les exportations représentaient dès lors 15 % de la production totale sur douze mois et les fabricants de ces pâtisseries et douceurs de Noël typiquement espagnoles attendent un résultat encore meilleur pour l’année 2016. C’est notamment ce qu’expliquait Produlce, organisme qui réunit les producteurs espagnols de touron et de massepain, lors d’une cérémonie le 1er décembre dernier au marché Saint-Antoine de Madrid qui avait pour titre « Saborea la Navidad, lo bueno se hace esperar » (« Savoure Noël, les bonnes choses se font attendre »).

Les Espagnols consomment en moyenne 580 grammes par an et par personnes de tourons et de massepain et notre voisin pyrénéen est en tête de tous les classements mondiaux en la matière. L’Union européenne reste le principal marché de l’Espagne à l’export, avec 82 % des achats, tandis que suivent les États-Unis d’Amérique ou l’Amérique latine (12 %) et les autres continents (6 %). Le Portugal, le Royaume-Uni et l’Italie sont les principaux clients européens pour le touron et le massepain espagnol, même s’il faut également compter, hors d’Europe, sur de nouveaux marchés comme Israël, le Canada, la Jordanie et les Émirats arabes unis.

Source : http://marcaespana.es/actualidad/econom%C3%ADa/los-dulces-espanoles-navidenos-se-consolidan-en-el-exterior

Ces confettis d’Espagne dans le monde

Riche d’une histoire longue, plurielle, complexe et sans laquelle le monde ne saurait être compréhensible, l’Espagne a certes perdu de nombreux territoires ultramarins au cours des mouvements de décolonisation. Elle a pourtant su conserver quelques-uns de ces « confettis » qui lui assurent aujourd’hui une présence à certains endroits stratégiques du monde, particulièrement en Méditerranée.

C’est le cas des « places de souveraineté » (plazas de soberanía) qu’elle détient dans le Nord du Maroc ou au large du royaume chérifien. L’on distingue ainsi les îles Alhucemas (archipel composé du rocher d’Alhucemas, de l’île de la Mer et de l’île de la Terre), qui abritent une garnison de 350 soldats à 100 kilomètres de Melilla. L’on peut également citer le cas des îles Zaffarines (« islas Chafarinas », en espagnol), archipel situé à 3,5 kilomètres des côtes marocaines et à 48 kilomètres de Melilla. Composé de l’île du Congrès, de l’île Isabelle-II et de l’île du Roi, il abrite à son tour 200 soldats et garde-côtes espagnols. Moins connu est l’île d’Alboran, qui doit son nom au corsaire musulman al-Borani, auquel a été arraché cet îlot en 1540. Elle n’est habitée que depuis les années 60 par une petite garnison de 21 militaires. L’histoire de l’îlot Persil (« isla Perejil », en espagnol) est plus célèbre. Ce rocher situé à 200 mètres des côtes marocaines est conquis par le Portugal en 1415, avant d’être cédé à l’Espagne en 1688. Constamment réclamé par le Maroc, ce petit morceau de terre a donné lieu à de vives tensions entre Madrid et Rabat en 2002, lorsqu’un contingent des forces auxiliaires marocaines a débarqué sur place pour y planter le drapeau national et investir les lieux. C’est par l’opération Recuperar Soberanía que le gouvernement de José María Aznar a tenté de reprendre le contrôle de la situation, même s’il a fallu la médiation des États-Unis d’Amérique pour que l’îlot soit bien rétrocédé à l’Espagne.

Plus près de chez nous, c’est l’île des Faisans (ou île de la Conférence), située sur la Bidassoa, à la frontière franco-espagnole, qui rappelle ce passé glorieux de l’Espagne. Il s’agit d’un cas unique dans le droit et la géopolitique internationales, puisqu’il s’agit d’un condominium hispano-français qui prévoit que chaque pays administrera la langue de terre six mois par an. Le traité de Bayonne, signé par Madrid et Paris en 1856, règle cette organisation particulière.

Rappelons enfin l’affaire de la Micronésie espagnole, qui a récemment fait la une des médias outre-Pyrénées. En 2014, en effet, le député basque Jon Iñarritu (parti séparatiste de gauche Amaiur) avait formulé une question au gouvernement de Mariano Rajoy à propos des anciennes colonies espagnoles dans l’actuelle Océanie et au large de l’Asie. Cette zone a en effet été explorée et nommée par les Espagnols bien avant que les Britanniques et les Français n’y mettent le pied mais Madrid a dû céder la souveraineté sur les îles Mariannes, les îles Carolines et les Palaos aux États-Unis d’Amérique. Certains chercheurs avaient avancé la possibilité d’une réclamation auprès de l’Organisation des Nations unies afin de récupérer quelques-uns de ces « confettis » d’empire. Mariano Rajoy et son gouvernement, toutefois, ont préféré couper court à toutes les spéculations à ce sujet et renoncer définitivement à un recours auprès de l’ONU.

Source : http://www.abc.es/historia/abci-islas-hispanicas-perdidas-todo-mundo-recuerdo-espana-imperio-201609230122_noticia.html