Décès de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló à l’âge de 96 ans

La femme de lettres espagnole Anna Rosselló (photographie : Vilaweb)

L’on apprenait ce mardi 21 avril le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 96 ans, de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló i Elias, qui était née à Flix, dans la province de Tarragone (Catalogne), en 1923. Opposante à la dictature franquiste (1939-1975), elle s’exile pendant un temps au Brésil en 1956 avec son mari, Josep Travesset, et sa fille, Carme, alors âgée de deux ans et demi.

Elle entame alors un tour d’Amérique latine à la rencontre des populations amérindiennes au Brésil, en Bolivie, au Pérou, en Équateur, en Colombie, au Panamá, au Costa Rica, au Nicaragua, au Honduras, au Salvador et au Guatemala. Activiste indépendantiste catalane, elle est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages relatant notamment son périple latino-américain.

Source : https://www.vilaweb.cat/noticies/sha-mort-anna-rossello-activista-antifranquista-i-simbol-de-les-protestes-contra-la-sentencia/

Le nombre de demandeurs d’asile explose en Espagne

Une famille d’immigrés vénézuéliens en Espagne (photographie : Sergio Valero et El Mundo)

L’instabilité internationale, qui frappe notamment le continent américain, pousse de nombreux immigrés à demander l’asile dans des pays qu’ils jugent plus sûrs, dont l’Espagne. Selon les données fournies par le Bureau de l’Asile et des Réfugiés (Oficina de Asilo y Refugio) de notre voisin ibérique, la situation a explosé cette année puisque, rien qu’au premier semestre 2019, le pays a enregistré 55 498 demandes officielles d’asile, à peine 170 de moins que sur l’ensemble de 2018. Entre 2006 et 2015, la moyenne annuelle était de 5 460 dossiers à traiter.

La liste des nationalités des demandeurs d’asile en Espagne est largement latino-américaine, puisque cinq pays de la région (Venezuela, Colombie, Nicaragua, Honduras et Salvador) représentent à eux seuls 40 826 demandes sur le total. D’habitude, l’essentiel des demandes venait d’Algérie, d’Ukraine, de Palestine et de Syrie. Il faut dire que le système des visas facilite aujourd’hui l’entrée de Latino-Américains en Espagne en comparaison des ressortissants de pays arabo-musulmans ou d’Europe de l’Est.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2019/08/17/5d56df7bfc6c83a7748b462e.html

L’Espagne cherche à renforcer sa coopération avec l’Amérique centrale

Le roi d’Espagne, Philippe II (deuxième), en compagnie du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – premier), et du ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (PSOE – troisième), lors du Sommet ibéro-américain de 2018 (photographie : EFE et El País)

Dans le cadre du XXVIe Sommet ibéro-américain, qui réunissait les pays hispanophones et lusophones d’Europe et d’Amérique à La Antigua (Guatemala) ce weekend, le roi d’Espagne, Philippe VI, et le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrer espagnol), ont cherché à tendre des ponts vers l’Amérique centrale afin de renforcer la coopération avec cette région. En l’absence de plusieurs présidents latino-américains, qui se sont faits représenter pour l’occasion (comme Mauricio Macri, président argentin ; Sebastián Piñera, président chilien ; Tabaré Vázquez, président uruguayen ; ou encore Iván Duque, président colombien), cette collaboration apparaît tout à fait cruciale.

Par ailleurs, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, et le président brésilien, Michel Temer, sont sur le départ, respectivement en faveur d’Andrés Manuel López Obrador et Jair Bolsonaro. Philippe VI et Pedro Sánchez ont donc accentué le dialogue avec le représentant nicaraguayen à La Antigua mais également avec le président guatémaltèque, Jimmy Morales ; le président panaméen, Juan Carlos Varela ; le président hondurien, Juan Orlando Hernández ; le président dominicain, Danilo Medina ; et le président salvadorien, Salvador Sánchez Cerén. D’ailleurs, Madrid continuera de se faire l’avocate de l’accord d’association en vigueur entre l’Union européenne et l’Amérique centrale.

Source : https://elpais.com/internacional/2018/11/16/actualidad/1542394544_645703.html

La femme de lettres uruguayenne Ida Vitale remporte le prix Cervantes 2018

La femme de lettres uruguayenne Ida Vitale prise en photographie à la Résidence des Étudiants de Madrid (photographie : El Mundo)

Le ministre espagnol de la Culture et du Sport, José Guirao (Parti socialiste ouvrier espagnol), a révélé ce jeudi 15 novembre le nom du prix Cervantes de littérature 2018. Il s’agit de la femme de lettres uruguayenne Ida Vitale, née en 1923 à Montevideo, qui est à la fois poétesse, traductrice, essayiste, professeur et critique littéraire. Elle a déjà été distinguée outre-Pyrénées à plusieurs reprises puisqu’elle a remporté le prix Reine-Sophie de Poésie ibéro-américaine en 2015 et le Prix international de Poésie Federico-García-Lorca de Grenade (Andalousie) en 2016.

Âgée de 95 ans, Ida Vitale a été témoin de nombreux événements et bouleversements qui ont touché l’Amérique latine au XXe siècle. Elle a longtemps été exilée au Mexique et en France, lorsque la dictature a frappé son pays natal, et est l’auteur de plusieurs recueils connus comme Cada uno en su noche (littéralement, Chacun dans sa nuit) en 1960 ou encore Mella y criba (littéralement, Blessure et tamis). Remis en Espagne par le roi et la reine depuis 1976, le prix Cervantes est la plus importante distinction littéraire internationale pour un auteur de langue espagnole.

Ida Vitale succède au palmarès de cette récompense à l’auteur nicaraguayen Sergio Ramírez et est la cinquième femme à le recevoir après l’Espagnole María Zambrano en 1988, la Cubaine Dulce María Loynaz en 1992, l’Espagnole Ana María Matute en 2010 et la Mexicaine Elena Poniatowska en 2013.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/musica/2018/11/15/5bed2dfee5fdeac3628b45c8.html

Une vingtaine d’ambassades espagnoles de par le monde vont changer d’ambassadeurs dans les prochains moins

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L’ancien président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire – au centre), en compagnie de Ramón Gil-Casares (à gauche), alors ambassadeur d’Espagne aux États-Unis d’Amérique (photographie : EFE et ABC)

Après la valse des ambassadeurs espagnols des dernières années liée à la période 315 jours durant laquelle l’Espagne n’a pas eu de gouvernement de plein droit, l’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (Parti populaire), devait encore changer les représentants de son pays dans une vingtaine de nations étrangères dans les prochains mois avant la motion de censure de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol). Le plus connu d’entre eux est le diplomate Ramón Gil-Casares, ambassadeur aux États-Unis d’Amérique de 2012 à 2017, qui deviendra ambassadeur au Mexique une fois que les autorités locales lui auront donné leur feu vert. Il est à l’heure actuelle directeur de l’École diplomatique de Madrid.

Parmi les autres noms concernés par ce chassé-croisé des ambassadeurs, l’on retrouve des personnes qui occupent déjà leur nouveau poste depuis le début de l’année 2018 : Román Oyarzun (Danemark), Anunciada Fernández de Córdova (Hongrie), José María Valdemoro (Bosnie-Herzégovine), Fernando Curcio (Nouvelle-Zélande) ou encore Consuelo Femenía (Malte). Actuellement représentant de l’Espagne en Tunisie, Juan López-Doriga devrait être affecté au Chili tandis que Mar Fernández-Palacios, actuelle sous-directrice générale du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes devrait devenir ambassadrice au Nicaragua.

Pedro Sanz, ancien ambassadeur au Kazakhstan, sera remplacé par David Carriedo. Quelques autres changements sont prévus : Luis Fernández-Cid quittera le Mexique pour les Philippines ; Fidel Sendagorta (directeur général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour l’Amérique du Nord, l’Asie et le Pacifique) ira au Japon ; José María Robles Fraga sera nommé en Turquie ; Guillermo Ardizone (actuel directeur du Bureau d’Information diplomatique) partira en Tunisie ; Emilio Pérez de Ágreda s’installera au Pakistan ; Álvaro Rodríguez Álvarez deviendra ambassadeur au Koweït ; Javier Romera posera ses valises en Namibie ; Dolores Ríos sera affectée au Cap-Vert ; María Jesús Alonso sera nommé aux Pays-Bas ; Álvaro Castillo dirigera l’ambassade à Chypre ; Santiago Gómez-Acebo sera le nouvel ambassadeur d’Espagne au Zimbabwe ; Fernando Alonso s’installera au Gabon et, enfin, Miguel Aguirre de Cárcer deviendra le nouveau représentant permanent de son pays auprès du Conseil de l’Europe.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-dastis-recupera-ramon-gil-casares-para-embajador-mexico-201805210408_noticia.html

Iberia adopte une nouvelle stratégie de croissance pour 2018

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Un avion de la compagnie Iberia à l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas (photographie : Cinco Días)

Iberia, principale compagnie aérienne espagnole (et l’une des plus anciennes au monde), a connu des années difficiles qui ont coïncidé avec la crise économique et financière de 2008. Puis, au prix d’une certaine austérité salariale et d’un nouveau plan de développement, la firme a pu à nouveau se développer et rattraper une grande partie du terrain perdu. Son président directeur général, Luis Gallego, considère désormais que 2018 sera l’année d’une nouvelle stratégie plus offensive pour Iberia à l’international. La compagnie prévoit notamment d’augmenter de 8 % le nombre de sièges mis en vente l’année prochaine pour chaque kilomètre parcouru par ses appareils.

Elle devrait également se renforcer sur un certain nombre de destinations-clé (Mexique, Brésil, Colombie, Chili et Argentine) tout en ouvrant de nouvelles routes aériennes vers Managua (Nicaragua) et San Francisco (États-Unis d’Amérique) depuis l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas. Récemment, Iberia a rouvert ses allers-retours vers Bâle (Suisse) et s’est considérablement développée sur trente destinations.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2017/12/11/companias/1513005471_124003.html

« Interview de Félix Ovejero sur l’Espagne, l’Europe et le monde, par Nicolas Klein »

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Le philosophe espagnol Félix Ovejero (photographie : Youtube)

Le samedi 9 décembre, le site du Cercle Aristote publiait une interview réalisée et traduite par mes soins. J’y interroge le philosophe espagnol Félix Ovejero, classé à gauche, qui évoquait l’actualité espagnole (notamment la problématique séparatiste catalan) mais aussi l’Union européenne et l’avenir de la langue espagnole : http://cerclearistote.com/interview-de-felix-ovejero-sur-lespagne-leurope-et-le-monde-par-nicolas-klein/

Le prix Cervantes 2017 sera remis au Nicaraguayen Sergio Ramírez

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L’écrivain nicaraguayen Sergio Ramírez (photographie : El Nuevo Mexicano)

Né en 1942 à Masatepe, l’écrivain nicaraguayen Sergio Ramírez est le récipiendaire du prix Cervantes 2017. Cette distinction, considérée comme le plus prestigieux prix littéraire pour un auteur hispanophone, est accompagnée d’une récompense de 125 000 euros et elle est remise tous les 23 avril dans le grand amphithéâtre historique de l’université d’Alcalá de Henares, dans la périphérie orientale de Madrid. À la fois romancier, essayiste, mémorialiste et journaliste, Sergio Ramírez a eu une vie bien remplie.

Engagé au sein du mouvement sandiniste contre la dictature d’Anastasio Somoza dans son pays d’origine, l’écrivain a été vice-président du Nicaragua de 1985 à 1990, durant le premier mandat proprement dit de Daniel Ortega. Les deux hommes sont aujourd’hui en froid car Ramírez se montre critique avec ce qu’il estime être une dérive autoritaire de la part du dirigeant.

Traduites dans vingt langues, les œuvres de Sergio Ramírez se font l’écho de son activisme en faveur de différentes causes politiques ou sociales. Avocat de formation, il est le premier Nicaraguayen à recevoir le prestigieux prix Cervantes, créé en 1975, qui lui sera remis par le roi Philippe VI. Il succède à l’auteur espagnol Eduardo Mendoza, qui faisait partie du jury de cette année.

Source : https://elpais.com/cultura/2017/11/16/actualidad/1510822591_464547.html

Le pape François canonise le prêtre espagnol Faustino Míguez

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Une affiche représentant le père Faustino Míguez, récemment canonisé par le pape François (photographie : Escuelas Pías Betania)

Ce dimanche 15 octobre, à Rome, le pape François a canonisé, en présence d’une large foule réunie sur une place Saint-Pierre baignée par le soleil, le prêtre piariste espagnol Faustino Míguez, pionnier de l’instruction féminine dans le monde (en particulier en Espagne et en Amérique latine) et fondateur des Filles de la Divine Bergère à l’Institut Calasanz. Né dans un hameau de Celanova, dans la province d’Orense (Galice) en 1831 et mort à Getafe, au Sud de Madrid, en 1925, il a servi comme prêtre piariste à Cuba, l’Escurial (Communauté de Madrid), Celanova, Monforte de Lemos (Galice) et Sanlúcar de Barrameda (Andalousie). C’est dans cette dernière commune qu’il a fondé en 1855 l’Institut Calasanz et l’ordre des Filles de la Divine Bergère, qui s’est étendu dans le reste de l’Espagne, en Argentine, au Chili, en Colombie, au Nicaragua, en Uruguay, en Équateur, au Cameroun, en Guinée équatoriale et en Inde.

Cet institut avait dès le départ pour vocation d’instruire les petites filles afin d’éviter qu’elles ne restent en marge de la société en grandissant. Lui-même professeur, Faustino Míguez a, durant ses 94 années d’existence, élaboré une douzaine de remèdes à base de plantes. Une délégation espagnole s’était rendue au Vatican pour l’occasion. Elle était composée du maire de Celanova, José Luis Ferro ; du vice-président de la députation d’Orense, Rosendo Fernández ; et du secrétaire général pour l’Administration de la Justice, Antonio Dorado Picón. À la fin de la messe de canonisation, l’Orchestre royal des Cornemuses (Real Banda de Gaitas), institution musicale espagnole, a interprété plusieurs morceaux en hommage à Faustino Míguez. Avaient également fait le déplacement l’évêque d’Orense, Leonardo Lemos, et celui de Getafe, Joaquín María López de Andújar.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-papa-canoniza-faustino-miguez-pionero-educacion-femenina-201710151258_noticia.html

Le Royaume-Uni est le premier client de l’industrie militaire espagnole

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), discute avec le premier ministre britannique, Theresa May, au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : David Castro et El Periódico)

Le Royaume-Uni n’est pas seulement, en dépit du Brexit, le premier émetteur de touristes qui viennent en Espagne et la première destination des investissements directs en provenance de notre voisin pyrénéen. Il est également le premier client de l’industrie militaire espagnole avec des achats totaux s’élevant à 1,3 milliard d’euros environ en 2016, soit 33,2 % des ventes d’armement espagnol à l’étranger durant la période. Le chiffre est d’autant plus important que l’Espagne a battu son propre record d’exportations militaires l’année dernière avec un peu plus de 4 milliards d’euros de ventes, soit 8,9 % de plus qu’en 2015.

Le Royaume-Uni est depuis au moins une décennie l’un des principaux clients de l’industrie espagnole de défense mais c’est la première fois qu’il atteint un tel poids dans les exportations de notre voisin. Il a notamment acquis quatre avions de transport A400M et deux avions de ravitaillement en vol MRTT ainsi que des pièces d’avion EF-2000 au cours de l’année 2016. Au sein de l’Union européenne, l’Allemagne est le deuxième client de la défense espagnole, avec 771 millions d’euros l’année dernière, devant la France (183 millions) et l’Italie (133 millions). En dehors de l’UE et de l’OTAN, l’Égypte (219 millions), l’Oman (208 millions), la Malaisie (167 millions), l’Arabie saoudite (116 millions) et le Kazakhstan (73 millions) ont acheté du matériel militaire à l’Espagne pour des sommes importantes.

Si l’on s’en tient au marché des munitions, les pays du monde arabe restent, et de loin, les principaux clients de l’Espagne. Arrive en tête l’Arabie saoudite, suivie de l’Irak et du Maroc. En Amérique latine, le Venezuela et le Nicaragua font aussi partie des acheteurs réguliers de l’industrie de la défense espagnole.

Source : http://politica.elpais.com/politica/2017/05/22/actualidad/1495471091_746411.html