Le palmarès de la 64e édition de la SEMINCI de Valladolid

La réalisateur chinois Wang Quan’an, récompensé lors de cette cérémonie cinématographique espagnole (photographie : La Razón)

Du 19 au 26 octobre 2019 se déroulait la 64e édition de la Semaine internationale du Cinéma de Valladolid (Semana Internacional de Cine de Valladolid, SEMINCI), en Castille-et-León, dont le jury était présidé par la cinéaste espagnole Josefina Molina. Sous les auspices de son directeur, Javier Angulo, elle a récompensé cette année avec l’Épi d’Or (Espiga de Oro) le réalisateur chinois Wang Quan’an (né en 1965) pour le film mongol Öndög, qui sera diffusé en Espagne sous le titre El huevo del dinosaurio (littéralement, L’Œuf du dinosaure).

L’action de ce long métrage se déroule dans la steppe de Mongolie et met en scène la rencontre fortuite entre une femme solitaire et un policier inexpérimenté. L’Épi d’Argent (Espiga de Plata), de son côté, a été remise au cinéaste brésilien Karim Aïnouz pour le long métrage La Vie invisible d’Eurídice Gusmão. Les deux principaux acteurs de cette production, Carol Duarte et Fernanda Montenegro, ont également été distingués.

Source : http://www.larazon.es/local/castilla-y-leon/wang-quan-an-se-alza-con-la-espiga-de-oro-con-ondog-KH25448736

Ruy González de Clavijo, l’Espagnol qui a fait connaître Samarcande en Occident

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Un portrait de Ruy González de Clavijo (photographie : ABC)

Personnage méconnu du règne d’Henri III de Castille (1390-1406), dit « le Maladif », le diplomate Ruy González de Clavijo (mort en 1412) a été chargé par son maître et souverain de mener une délégation jusqu’à la cour de Tamerlan, grand khan de Samarcande (actuel Ouzbékistan), au début du XVe siècle. C’est la haute géopolitique de l’époque qui pousse le monarque castillan à procéder à un échange d’ambassadeurs avec le roi mongol car la chrétienté a été défaite par le sultan ottoman Bajazet Ier à Nicopolis (ville aujourd’hui située en Bulgarie) en 1396 et l’Empire byzantin vit ses dernières heures.

L’objectif est de renforcer le pouvoir de Tamerlan à l’Est alors qu’il a étendu son empire en Asie et en Europe et a déjà battu les troupes de Bajazet lors de la bataille d’Ankara (1402). C’est d’ailleurs à cette occasion que Bajazet Ier devient prisonnier de Tamerlan et deux envoyés d’Henri III de Castille (Payo Gómez de Sotomayor et Hernán Sánchez de Palazuelos) n’en perdent pas une miette.

Parti d’El Puerto de Santa María, dans l’actuelle province de Cadix (Andalousie), Ruy González de Clavijo est accompagné d’Alonso Páez de Santamaría, de Gómez de Salazar et d’Alfonso Fernández de Mesa. L’ambassade parvient à Samarcande, à la Cour de Tamerlan, en 1404. Or, Ruy González de Clavijo décrit son voyage et son séjour sur place dans une chronique riche en détails qui contribuera à rendre la ville ouzbèke célèbre dans tout l’Occident.

Source : http://www.abc.es/viajar/destinos/asia/abci-espanol-mas-contribuyo-leyenda-samarcanda-occidente-201804290048_noticia.html