Les inégalités entre régions riches et régions pauvres ont chuté de moitié en Espagne sur les soixante dernières années

Des usagers d’un bureau pour l’emploi de la Communauté de Madrid font la queue (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Il est certain que, comme dans tous les pays du monde, régions riches et régions pauvres d’Espagne présentent un écart de développement sensible. Pourtant, sur les soixante dernières années, cet écart, qui s’est réduit de moitié, n’a jamais été aussi faible. Selon les données fournies par la Fondation d’Études d’Économie appliquée (Fundación de Estudios de Economía Aplicada, FEDEA), dont le siège se trouve à Madrid, entre 1955 et 2018, la distance entre la région la plus riche en termes de produit intérieur brut (PIB) par habitant (à l’époque, le Pays basque ; aujourd’hui, la Communauté de Madrid) et la plus pauvre (l’Estrémadure hier comme aujourd’hui) est ainsi passée de 124 à 65 points.

C’est ce que révèle le rapport intitulé La dinámica territorial de la renta en España (littéralement, La dynamique territoriale des revenus en Espagne), publié ce mardi 28 janvier 2020. Toutefois, ce rattrapage est à la fois le fait de l’accélération de la croissance dans les communautés autonomes les plus modestes et du ralentissement de ladite croissance dans les communautés autonomes les plus aisées. D’un point de vue territorial et macro-économique, la FEDEA découpe l’Espagne en cinq grandes régions : les grands centres industriels (Pays basque, Catalogne, Communauté de Madrid) ; les deux autonomies insulaires (îles Baléares, îles Canaries) ; le Grand Sud (Andalousie, Estrémadure, Castille-La Manche, Région de Murcie, Ceuta et Melilla), le Nord-Ouest (Galice, Principauté des Asturies, Cantabrie et Castille-et-León) et la vallée de l’Èbre (La Rioja, Aragon, Navarre et Communauté de Valence).

La convergence entre centres industriels et régions méridionales a ainsi été très rapide à partir des années 80. Le Nord-Ouest a lui aussi connu une croissance réelle sur les soixante dernières années tandis que les communautés autonomes insulaires ont dépassé la moyenne nationale au début des années 2000 avant de prendre à nouveau du retard avec l’éclatement de la crise économique de 2008 et de la bulle immobilière. Quant à la vallée d’Èbre, elle a plutôt connu un recul au cours des décennies écoulées. Pour parvenir à ces conclusions, le rapport de la FEDEA se fonde sur la décomposition du produit intérieur brut par habitant et trois autres grands critères : démographie, emploi et productivité.

Source : https://elpais.com/economia/2020/01/28/actualidad/1580244843_529045.html

Un détachement de la Légion espagnole part à la recherche d’un monument en hommage à Miguel de Unamuno

L’île du Congrès, située dans l’archipel espagnol des Zaffarines, en mer Méditerranée (photographie : Commandement général militaire de Melilla)

En 1924, l’écrivain et philosophe espagnol Miguel de Unamuno (1864-1936), l’une des sommités intellectuelles de son temps, est déporté sur l’île de Fuerteventura, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) par le dictateur Miguel Primo de Rivera (1923-1930), qui ne supporte pas l’opposition de ce penseur à son régime. Unamuno choisit ensuite l’exil volontaire à Paris (France), en 1926, tandis que quatre de ses compagnons sont déportés sur l’île du Congrès (Isla del Congreso), en plein archipel espagnol de Zaffarines, en mer Méditerranée.

Il s’agit du journaliste et conservateur Francisco de Cossío (1887-1975), de l’étudiant en droit Salvador María Vila, de l’écrivain Arturo Casanueva et de l’avocat pénaliste Luis Jiménez de Asúa (1889-1970). Sur place, les quatre hommes improvisent un petit monument en hommage à Miguel de Unamuno et y enterrent un petit message de soutien. À la fin de cette année 2019, le détachement (Tercio) du Grand Capitaine (Gran Capitán) de la Légion espagnole (Legión Española) a entamé des travaux de recherche de ce tumulus.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-legion-emprende-busqueda-monumento-unamuno-erigido-deportados-chafarinas-201912080134_noticia.html

Décès de l’actrice espagnole Concha Hidalgo à l’âge de 95 ans

L’actrice espagnole Concha Hidalgo (photographie : Marca)

C’est ce samedi 30 novembre 2019 que l’on apprenait le décès à Madrid, à l’âge de 95 ans, de l’actrice espagnole Concha Hidalgo, qui était née à Melilla le 13 décembre 1923. Elle était surtout connue des Espagnols pour certains de ses rôles à la télévision, comme celui de Milagritos dans la série La que se avecina (littéralement, Qu’est-ce qu’on va se prendre), diffusée sur Telecinco, ou encore celui de Doña Emilia dans le feuilleton Aída, émis par la même chaîne privée.

Sa carrière est pourtant loin de se résumer à ces quelques rôles comiques et populaires. Elle a en effet interprété des textes classiques au théâtre, aussi bien de la littérature espagnole qu’étrangère : Roméo et Juliette, de l’Anglais William Shakespeare (1564-1616) ; La casa de Bernarda Alba (La Maison de Bernarda Alba, en français), de l’Espagnol Federico García Lorca (1898-1936) ; ou encore Fuenteovejuna, de l’Espagnol Lope de Vega (1562-1635).

Source : https://www.heraldo.es/noticias/ocio-y-cultura/2019/12/02/fallece-concha-hidalgo-actriz-de-aida-y-la-que-se-avecina-a-los-95-anos-1347031.html

Cinq aéroports espagnols sont distingués par le Conseil international des Aéroports

Un terminal de l’aéroport d’Alicante-Elche, dans la Communauté de Valence (photographie : Juan Carlos Soler et ABC)

Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le mercredi 11 septembre 2019 sur l’île de Bali (Indonésie), le Conseil international des Aéroports (ACI, selon son sigle anglais) a distingué cinq infrastructures aéroportuaires espagnoles de taille modeste ou moyenne qui se sont fait remarquer par le retour de leurs usagers et des compagnies aériennes qui y font escale ou s’en servent comme point de départ et/ou point d’arrivée.

Cette année, dans le domaine des services aéroportuaires, l’aéroport d’Almería (Andalousie), celui de Gérone-Costa Brava (Catalogne), celui de Melilla, celui de Saragosse (Aragon) et celui d’Alicante-Elche (Communauté de Valence) ont donc été récompensés. Les quatre premiers accueillent chaque année moins de deux millions de passagers et le cinquième se situe dans la catégorie des aéroports accueillant cinq à quinze millions de passagers par an.

Source : https://www.abc.es/viajar/noticias/abci-cinco-aeropuertos-pequenos-y-medianos-espana-premiados-calidad-201909120154_noticia.html

Environ 65 % des jeunes Espagnols ne pratiquent pas suffisamment d’exercice physique

Le basketteur espagnol Pau Gasol rendant visite à des élèves du collège Calvo-Sotelo de Madrid (photographie : Europa Press et La Razón)

Selon une étude menée à bien par la fondation pour le sport du basketteur espagnol Pau Gasol, plus de la moitié des mineurs espagnols ne pratiquent pas suffisamment d’exercice physique au regard des critères établis par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sise à Genève (Suisse) : 60 minutes chaque jour. Plus concrètement, 63,6 % d’entre eux ne suivent pas cette recommandation, qui permet notamment d’entretenir le système cardiaque et respiratoire.

Les filles (70,04 %) et les adolescents âgés de 12 à 16 ans (72,4 %) sont les plus concernés par ce problème. À l’heure actuelle, dans le système scolaire espagnol, l’on compte deux heures de cours d’éducation physique par semaine, à l’exception des villes autonomes de Ceuta et Melilla, qui en dispensent trois heures par semaine. Cette absence d’exercice physique soutenu et régulier entraîne des problèmes de santé chroniques, comme le surpoids, voire l’obésité.

Source : https://www.larazon.es/sociedad/casi-el-65-de-los-menores-espanoles-no-hace-el-ejercicio-que-recomienda-la-oms-OI24795913

Le gouvernement espagnol enlèvera les éléments blessants de la barrière de Ceuta et Melilla

Des sauveteurs en mer espagnols amènent à Melilla des immigrés clandestins qui ont tenté de rejoindre les îles Chaffarines dans une embarcation de fortune (photographie : Antonio Ruiz et El País)

C’est le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui l’a annoncé ce lundi 26 août 2019 : dans le courant du mois de septembre, les lames (cuchillas) et les barbelés spirales (concertinas) qui couronnent la barrière frontalière de Ceuta et Melilla avec le Maroc seront retirés pour être remplacés par des éléments non blessants mais dissuasifs. Le sujet est à la fois technique, politique et polémique et cette substitution est une revendication de longue date des associations humanitaires.

De plus, les travaux actuellement en cours au niveau de ces deux barrières devraient être conclus d’ici à 2020. La troisième protection de Ceuta et Melilla, installée en 2005, a toujours été décriée par certains secteurs de la société espagnole en raison des dangers qu’elle présente pour les immigrés clandestins qui tenteraient de la franchir. De son côté, l’État marocain renforce ses propres murs.

Sources : https://elpais.com/politica/2019/08/16/actualidad/1565970321_912408.html et https://elpais.com/politica/2019/08/25/actualidad/1566757489_085161.html

La nouvelle Miss Espagne est andalouse

La nouvelle Miss Espagne, María del Mar Aguilera (photographie : EFE et ABC)

Ce dimanche 18 août 2019 se déroulait à l’Auditorium Carvajal de Melilla la cérémonie d’élection de Miss Espagne, qui a permis de choisir parmi 52 candidates venues de l’ensemble du pays. La grande gagnante, originaire de Cordoue (Andalousie), se nomme María del Mar Aguilera Zuheros. Sa première dauphine (dama de honor) est Miss Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries), Tania Medina García, et sa deuxième dauphine est Miss Ténérife (îles Canaries), Marta González Pérez.

Psychologue et mannequin, María del Mar Aguilera est âgée de 21 ans et mesure 1,76 mètres. Le projet social qu’elle a présenté à l’occasion de la cérémonie consiste à faire prendre conscience à ses concitoyens des problèmes liés aux maladies mentales (notamment les troubles bipolaires). Elle participera le 14 décembre prochain, à Londres (Royaume-Uni), à Miss Monde 2019.

Source : https://www.abc.es/estilo/gente/abci-cordobesa-maria-mar-aguilera-representara-espana-certamen-miss-mundo-2019-201908190917_noticia.html

Presque tous les présidents régionaux ont été élus en Espagne

La nouvelle présidente régionale de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire) – Photographie : El Mundo Today

Au soir du mercredi 14 août 2019, la quasi totalité des présidents des communautés autonomes espagnoles ont été élus. À l’exception de Concepción Andreu Rodríguez (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui est toujours en négociation avec la Gauche unie (IU) et Podemos pour devenir présidente de La Rioja en remplacement de José Ignacio Ceniceros González (Parti populaire), tous ont ainsi été désignés par leur Parlement et, pour beaucoup, ont déjà constitué leur gouvernement régional et prêté serment.

En voici la liste exhaustive (ne sont inclues que les treize autonomies et les deux-villes autonomes qui faisaient l’objet d’élections en 2019, ce qui exclut l’Andalousie, la Catalogne, la Galice et le Pays basque) :

  • Aragon : Francisco Javier Lambán Montañés (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos, Junte d’Aragon (CHA) et Parti aragonais (PAR) soutenu par IU ;
  • Principauté des Asturies : Adrián Barbón Rodríguez (PSOE) succède à Javier Fernández Fernández (PSOE) en gouvernant en minorité ;
  • îles Baléares : Francesca Lluc Armengol Socías (PSOE) se succède à elle-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos et Plus pour Majorque (MÉS), soutenu par Plus pour Minorque (MpME) et le parti des Gens pour Formentera (GxF) ;
  • îles Canaries : Ángel Víctor Torres Pérez (PSOE) succède à Fernando Clavijo Battle (Coalition canarienne) au sein d’un gouvernement socialiste, Nueva Canarias (NC), Podemos et le Regroupement socialiste de La Gomera (ASG) ;
  • Cantabrie : Miguel Ángel Revilla Roiz (Parti régionaliste de Cantabrie) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PRC et du PSOE ;
  • Castille-La Manche : Emiliano García-Page Sánchez (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Castille-et-León : Alfonso Fernando Fernández Mañueco (PP) succède à Juan Vicente Herrera Campo (PP) au sein d’un gouvernement PP et Citoyens (C’s) ;
  • Ceuta : Juan Jesús Vivas Lara (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PP en minorité ;
  • Communauté de Valence : Joaquín Francisco Puig Ferrer (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Engagement et Podemos ;
  • Estrémadure : Guillermo Fernández Vara (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Communauté de Madrid : Isabel Natividad Díaz Ayuso (PP) succède à Pedro Rollán (PP) au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Melilla : Eduardo de Castro González (C’s) succède à Juan José Imbroda Ortiz (PP) au sein d’un gouvernement C’s, socialiste et Coalition pour Melilla (CpM) ;
  • Région de Murcie : Fernando López Miras (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Navarre : María Victoria Chivite Navascués (PSOE) succède à Miren Uxue Barcos Berruezo (Oui à l’Avenir – GB) au sein d’un gouvernement minoritaire socialiste, GB et Podemos soutenu par IU.

Source : https://www.elmundo.es/madrid/2019/08/14/5d5431b4fc6c83d7718b4588.html

La ville andalouse de Málaga veut rendre ses espaces emblématiques aux piétons

Une vue du port de plaisance de Málaga, en Andalousie (photographie : EFE et El Confidencial)

La ville de Málaga (Andalousie) va connaître une véritable petite révolution dans les prochaines années en matière de transport et d’urbanisme. Le maire de la commune, Francisco de la Torre (Parti populaire), veut en effet rendre une partie de ses espaces emblématiques aux piétons avec l’aide d’un projet conçu par l’architecte et urbaniste Salvador Moreno Peralta ainsi que l’ingénieur des ponts et chaussées José Alba. Un tel projet devrait coûter 277 millions d’euros et inclura notamment un tunnel de 2,5 kilomètres de longueur.

L’objectif est de bannir les véhicules à moteur dans le centre de la métropole le long d’un axe Est-Ouest, notamment au niveau du cours des Curés, du cours du Parc, du quai n° 1 du port de plaisance, de l’avenue Cánovas-del-Castillo et de la promenade maritime Ville-de-Melilla. De même, un échangeur souterrain devrait être créé pour les autobus ainsi qu’une nouvelle gare routière du côté de la place de la Marine.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/andalucia/2019-07-15/malaga-central-soterramiento-centro_2125807/

Un navire de guerre russe fait de nouveau une escale technique à Ceuta

Le navire de guerre russe Vassili-Bikov, alors de passage en Turquie (photographie : Reuters et ABC)

Les villes autonomes espagnoles de Ceuta et Melilla, enclavées dans le Nord du Maroc, se trouvent hors de la protection et de la juridiction de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN), ce qui explique que des navires de guerre russes y fassent régulièrement des escales techniques. De fait, du mardi 18 au jeudi 20 juin derniers, le patrouilleur slave Vassili-Bikov s’est arrêté dans le port de la ville autonome.

Il s’agissait de la première visite d’un bâtiment militaire russe depuis celui du croiseur anti-missiles Maréchal-Ustinov, d’un remorqueur et du ravitailleur Dubna. Cette dernière escale avait eu lieu le 9 novembre 2019 et s’était déroulée suite à une réunion entre le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), et son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/espana/un-buque-militar-de-rusia-vuelve-a-hacer-escala-en-ceuta.html