« Sommet franco-espagnol Macron-Sánchez d’ici décembre »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron (à droite), et du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (photographie : Reuters et Le Figaro)

Cet article publié le 9 juillet 2020 sur le site Internet du journal français Le Figaro et intitulé « Sommet franco-espagnol Macron-Sánchez d’ici décembre » revient sur la première visite officielle de la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol), en France et sur la future organisation d’un sommet franco-espagnol à la fin de l’année 2020 : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/sommet-franco-espagnol-macron-sanchez-d-ici-decembre-20200709

L’Espagne prévoit de diriger la mission militaire européenne au Mali en 2021

Un soldat espagnol enseigne des techniques de combat à un soldat malien dans la ville de Koulikoro, au Mali (photographie : EFE et ABC)

À l’occasion de son premier voyage à l’étranger après la pandémie de coronavirus d’origine chinoise, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a fait le choix du Mali, où se tient en 2020 une réunion ministérielle dans le cadre du Sommet international du Sahel. Cette initiative, notamment parrainée par la France d’Emmanuel Macron, doit permettre au chef de l’exécutif espagnol de faire la rencontre de ses homologues et des chefs d’État des pays membres du G5 (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad).

C’est justement dans ce cadre que Pedro Sánchez a officiellement annoncé que l’Espagne comptait prendre la tête de l’EUTM Mali, mission militaire européenne sur place, à compter de janvier 2021. L’objectif avait déjà été affiché pour 2019 mais le président du gouvernement de notre voisin ibérique n’avait alors pas été formellement reconduit dans ses fonctions et ne pouvait qu’expédier les affaires courantes. En 2018, le commandement de cette mission a été confiée à une coalition germano-autrichienne et, en 2019, au Portugal.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-espana-preve-liderar-2021-mision-militar-union-europea-mali-202006300249_noticia.html?fbclid=IwAR0_DxHavIp1HdySiLskyyqFzkMMAq1n4N1rdRt6rn0YZrAaSh0KOivmnGw

Les missions extérieures des forces armées espagnoles ont coûté 967 millions d’euros au pays en 2019

Des soldats espagnols entraînent des militaires irakiens dans leur pays au maniement d’engins d’artillerie (photographie : La Razón)

Ce lundi 8 juin 2020, dans le cadre d’une commission parlementaire spécifique, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a détaillé le coût des différentes opérations extérieures réalisées par les forces armées de notre voisin ibérique au cours de l’année 2019. Elles ont coûté au pays un total de 967 millions d’euros, soit 133 millions d’euros de moins qu’en 2018. L’année dernière a été marquée par une éphéméride importante (le 30e anniversaire de la première participation de l’armée espagnole à une mission militaire internationale). Par ailleurs, jusqu’à 2 800 soldats de notre voisin pyrénéen ont été déployés en même temps en 2019.

Voici le détail du coût de chacune de ces opérations extérieures :

  • groupements navals permanents de l’OTAN : 133 millions d’euros ;
  • soutien aux troupes irakiennes : 115 millions d’euros ;
  • opération au Liban : 104,7 millions d’euros ;
  • mission Atalanta contre la piraterie dans l’océan Indien : 73,8 millions d’euros ;
  • présence au sein des forces de l’OTAN en Lettonie : 71,7 millions d’euros ;
  • mission internationale au Mali : 65,5 millions d’euros ;
  • opération navale Sophia en mer Méditerranée : 44,2 millions d’euros ;
  • police aérienne en mer Baltique : 41,7 millions d’euros ;
  • mission Ivoire au Sénégal : 39 millions d’euros ;
  • soutien à la Turquie : 33,7 millions d’euros ;
  • opération Sea Guardian en mer Méditerranée : 28,4 millions d’euros ;
  • détachement militaire au Gabon : 21 millions d’euros ;
  • mission en Afghanistan : 12,6 millions d’euros ;
  • opérations de sécurité coopérative dans divers pays (Cap-Vert, Mauritanie, Nigeria, Côte d’Ivoire, Tunisie, etc.) : 3,1 millions d’euros ;
  • présence en Somalie : 3 millions d’euros ;
  • opération de maintien de la paix en République centrafricaine : 3 millions d’euros ;
  • aide à la Colombie : 1,5 million d’euros ;
  • présence en Bosnie-Herzégovine : 0,3 million d’euros ;
  • autres contributions : 171,5 millions d’euros.

Source : https://www.larazon.es/espana/20200608/xz2mka3js5cdrpfu4w7624hhee.html

Crise entre Madrid et Rabat autour des eaux territoriales des îles Canaries

Une carte des zones économiques exclusives de l’Espagne, du Portugal et du Maroc (image : ABC)

Ce mercredi 22 janvier 2020, le Parlement marocain a validé une série de lois visant à faire reconnaître les droits du pays sur les eaux de l’océan Atlantique situées au large du Sahara occidental, bande de territoire que l’Organisation des Nations unies (ONU), sise à New York (États-Unis d’Amérique), n’attribue pas au Royaume chérifien mais que ce dernier revendique. Or, cette revendication d’eaux territoriales et d’une zone économique exclusive (ZEE) dans cette région entre en contradiction avec la possible extension légale des eaux territoriales espagnoles au large des îles Canaries. Le gouvernement canarien, aujourd’hui dirigé par Ángel Víctor Torres (Parti socialiste ouvrier espagnol), et la Coalition canarienne (CC) ont demandé au gouvernement central de Pedro Sánchez (PSOE) de transmettre une plainte auprès de Rabat.

Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, s’est empressé d’expliquer à son homologue espagnole, Arancha González Laya (PSOE), que son pays ne voulait pas imposer des faits accomplis à l’Espagne et que les lois récemment votées par le Parlement du pays maghrébin étaient négociables en termes diplomatiques. Il a cependant rappelé que Rabat ne renoncerait à aucun des « droits stratégiques » qu’il estime être les siens dans la zone. Cette extension des revendications sur les eaux territoriales dans l’océan Atlantique et en mer Méditerranée touche également deux autres voisins du Maroc, à savoir la Mauritanie et l’Algérie.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-marruecos-aprueba-ampliacion-frontera-maritima-hacia-canarias-202001222111_noticia.html

L’Espagne fait partie des meilleurs pays au monde pour les infrastructures routières selon le Forum économique mondial

Une portion de la voie rapide espagnole A-6 (dite « voie rapide du Nord-Ouest », « autovía del Noroeste »), qui relie Madrid à Arteijo, dans la province de La Corogne, en Galice (photographie : Wikipedia)

Selon un rapport publié au mois de septembre 2019 par le Forum économique mondial, organisation à but non lucratif sise à Genève (Suisse), l’Espagne fait partie des meilleurs pays au monde concernant l’état et la qualité de ses infrastructures routières. Pas moins de 137 pays ont été analysés par l’organisme pour élaborer ce classement correspondant à l’année 2018 et les experts chargés de sa rédaction ont pris en compte divers critères comme l’état concret du revêtement, la signalisation ou encore le nombre de kilomètres assurés par des autoroutes ou des voies rapides. Les deux pays en tête de ce classement sont les Émirats arabes unis et Singapour.

L’on retrouve ensuite la Suisse et, un peu plus bas, l’Espagne avec une note de 5,5 sur 7. Il s’agit de la même note que d’autres nations comme le Qatar, la Suède, la Croatie et le Luxembourg mais notre voisin ibérique se retrouve ainsi devant la Finlande, le Canada ou le Royaume-Uni. Les pays disposant des pires infrastructures routières sont, toujours selon ce classement, la Mauritanie, la République démocratique du Congo, Haïti, Madagascar et la Guinée.

Source : https://motor.elpais.com/actualidad/los-paises-con-las-mejores-y-peores-carreteras-que-nota-obtiene-espana/

Programme du défilé militaire de la fête nationale espagnole du 12 octobre prochain

Des membres de la Légion espagnole lors du défilé de la fête nationale espagnole, le 12 octobre 2018 (photographie : Maya Balanyà et ABC)

Ce 12 octobre 2019, comme chaque année depuis les années 80, un important défilé militaire au lieu à Madrid, en présence du roi Philippe VI et de la reine Letizia, afin de commémorer la fête nationale espagnole. Cette dernière est organisée en mémoire du débarquement de Christophe Colomb en Amérique, le 12 octobre 1492. Les cérémonies officielles devraient commencer vers 11 heures du matin et devraient donner un plus grand rôle que d’habitude à des organisations comme la Croix-Rouge, les polices locales ou encore les détachements de sauveteurs en mer ou dans les mines.

Le défilé aura lieu, comme l’année dernière, entre la place de Castille et la place Saint-Jean-de-la-Croix et mettra en branle 4 000 soldats ainsi que 152 véhicules et 88 avions. Il est également prévu que paradent les régiments de l’armée espagnole en mission extérieure au Mali, au Liban, au Sénégal et en Mauritanie. Il s’agira en effet de commémorer le trentième anniversaire des missions des forces armées espagnoles à l’étranger.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/espana/desfile-militar-fiesta-nacional-2.html?fbclid=IwAR38J35-uA-dV99Y3Md8AFwl0f_T24CvP_A4hgeTcZd0Sg1kTqnAlftXatw

Le retour du phoque moine de Méditerranée est prévu en Espagne

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Le récif des Sirènes, l’un des lieux emblématiques du cap de Gata-Níjar, dans la province d’Almería, en Andalousie (photographie : Wikipedia)

Emblématique du bassin méditerranéen, le phoque moine peuplait auparavant une grande partie de cette région, notamment le long des côtes espagnoles. Il a disparu dans les années 80 de la plupart des pays qu’il habitait, notamment du littoral du cap de Gata-Níjar, dans la province d’Almería, en Andalousie. Il n’existe désormais plus que certaines colonies en Mauritanie, à Madère (Portugal), en Croatie, en Grèce et en Turquie ainsi qu’en Algérie et au Maroc. Certains individus ont été capturés au large du Cap Blanc, en Mauritanie, pour être réintroduits prochainement dans le parc naturel de Jandía, sur les côtes de l’île de Fuerteventura (îles Canaries).

Il faudra cependant, pour que cette réintroduction soit un succès, protéger l’espèce et empêcher qu’elle ne soit chassée pour sa graisse et sa viande, comme elle l’était jusque dans les années 70 au large des côtes de la province d’Alicante (Communauté de Valence). Par ailleurs, la Commission d’État du Patrimoine naturel et de la Biodiversité ainsi que la Conférence sectorielle de l’Environnement doivent encore approuver les modalités de cette réintroduction.

Source : http://www.elmundo.es/ciencia-y-salud/ciencia/2018/10/08/5bb2515ce5fdea80378b458b.html

L’Espagne veut davantage s’investir dans la sécurité et le développement du Sahel

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite), discute avec la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel (au centre), lors d’un sommet à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 2017 (photographie : AFP et ABC)

C’est ce vendredi 23 février que se tenait à Bruxelles (Belgique) un sommet exceptionnel entre les dirigeants de l’Union européenne et les chefs d’État du G5 Sahel (organisation regroupant la Mauritanie, le Mali, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso) afin d’aborder le renforcement de la sécurité (notamment face au terrorisme islamiste) et le développement économique de la bande sahélienne, l’une des zones les plus pauvres d’Afrique et du monde. Lors d’une conférence de presse qu’il a donnée à cette occasion, le président du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), a affirmé la volonté de son pays de davantage s’investir dans cette tâche.

Cette année, notre voisin ibérique va d’ailleurs diriger la force militaire chargée de sécuriser la région, ce qui est somme toute logique puisque ses forces armées sont déjà présentes dans plusieurs pays africains (comme le Sénégal ou le Gabon) et assure 30 % du transport des troupes et du matériel militaire français dans la région. Par ailleurs, Madrid financera aussi une partie du plan d’aide au développement sahélien (environ 100 millions d’euros).

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2018/230218rajoydeclsahel.aspx

La France et l’Espagne organisent des manœuvres communes en Méditerranée

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Le navire français Dixmude vu depuis un hélicoptère Chinook de l’armée espagnole lors de manœuvres militaires communes dans le golfe de Cadix en mai 2016 (photographie : Antonio Vázquez et ABC)

Entre le mardi 6 et le vendredi 9 juin, la Marine nationale française et l’armée espagnole organisent des manœuvres communes en Méditerranée, précisément entre le port provençal de Toulon et la ville de Barcelone. Ces exercices impliquent le navire français Dixmude ainsi que des hélicoptères des Forces aéromobiles de l’armée de terre espagnole (un Chinook, un Cougar et un Super Puma). Trente soldats espagnols cohabiteront avec leurs homologues français durant toute la durée de ces manœuvres afin de s’habituer au travail en équipe.

Ces manœuvres font suite à un intérêt croissant de la France pour l’armée espagnole. Paris aimerait en effet que Madrid envoie ses hélicoptères en Afrique afin de soutenir les forces hexagonales au Sahel, en particulier en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. C’est la troisième fois que les hélicoptères espagnols collaborent avec le navire Dixmude. Ce dernier arrivera donc à quai le 9 juin prochain ; des élèves du lycée français de Barcelone, accompagnés par l’ambassadeur de France à Madrid, Yves Saint-Geours, rendront visite aux marins et soldats.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-francia-maniobras-barcelona-21538.asp/

L’Espagne aspire à présider ou intégrer deux organismes qui dépendent de l’ONU

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Le chef de la délégation espagnole à l’Organisation des Nations unies, Juan Sebastián de Erice (à gauche), aux côtés de José María de Areilza, alors ambassadeur d’Espagne aux États-Unis d’Amérique, lors de la cérémonie d’entrée de l’Espagne à l’ONU, en 1955 (photographie : Nueva Tribuna)

La réélection de Mariano Rajoy au poste de président du gouvernement en octobre 2016 a permis au nouvel exécutif espagnol de rattraper le temps perdu en matière de politique étrangère, notamment en remplaçant de nombreux ambassadeurs dans le monde. Conformément à son plan de retour en force de l’Espagne sur la scène internationale, l’homme fort du conservatisme ibérique vise désormais la présidence de certains organismes internationaux pour l’un de ses compatriotes. Au sein du système des Nations unies, Fernando Arias, actuel ambassadeur d’Espagne aux Pays-Bas, souhaite devenir directeur général de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques (OIAC), récipiendaire du prix Nobel de la paix en 2013.

Représentant de l’Espagne auprès de cet organisme depuis 2014, Fernando Arias a également été ambassadeur de son pays auprès de l’ONU de 2012 à 2014 après avoir joué ce rôle en Mauritanie et en Bulgarie. Il pourrait substituer à la tête de l’OIAC le Turc Ahmet Üzümcü à partir de 2018 mais il devra triompher de la candidature sud-coréenne, danoise, hongroise et peut-être russe pour ce faire. Par ailleurs, Mariano Rajoy espère que l’Espagne pourra faire partie du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies pour la période 2018-2020.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/un-espanol-aspira-a-dirigir-la-organizacion-para-la-prohibicion-de-armas-quimicas-16721.asp/