L’entreprise luso-espagnole Elaia, géant mondial de l’exploitation d’oliviers

Une oliveraie exploitée par Elaia au Portugal (photographie : Elaia et El Confidencial)

Sise à Ferreira do Alentejo, dans le Sud du Portugal, l’entreprise luso-espagnole Elaia, possédée par le groupe portugais Sovena et la multinationale espagnole Atitlán, intègre verticalement toute la chaîne de production de l’olive, depuis la culture de l’olivier en lui-même jusqu’à la production d’huile en passant par la commercialisation des bouteilles. Elle produit ainsi plus de 20 000 tonnes d’huile d’olive par an et dispose de 80 exploitations réparties dans trois pays (11 en Espagne, 65 au Portugal et le reste au Maroc).

Elle continue toutefois d’acquérir des hectares d’oliveraie, notamment grâce à l’argent des investisseurs espagnols d’Atitlán, Roberto Centeno et Aritza Rodero, tandis que Sovena est le plus important groupe d’embouteillage d’huile d’olive au monde, avec des clients comme les grands supermarchés français Auchan et Carrefour. L’Espagnol Ramón Rivera est le président directeur général d’Elaia.

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2018-11-25/aniversario-inelfe-interconexion-electrica-espana-francia-bra_1643814/

L’Espagne devient le deuxième pays d’Europe depuis lequel est envoyé le plus d’argent par les immigrés

Un bureau d’envoi d’argent vers l’étranger à Madrid (photographie : Enrique Villarino et El Confidencial)

Avec la reprise économique qui a démarré en 2014, de nombreux immigrés (notamment latino-américains, avec les Colombiens et Équatoriens en tête, mais aussi marocains) qui avaient quitté l’Espagne à la suite de la crise de 2008 ont décidé de revenir, attirés par les nouvelles possibilités professionnelles chez notre voisin ibérique. La cotisation des travailleurs étrangers à la Sécurité sociale espagnole augmente régulièrement ces derniers mois, notamment chez les employés au salaire modeste et sans réelle qualification. C’est ce qui explique l’explosion des envois d’argent vers leur nation d’origine (ce que l’on appelle remesas en espagnol).

Selon des données de l’agence européenne des statistiques, Eurostat, l’Espagne est ainsi devenue en 2017 le deuxième pays européen pour ces remesas, derrière la France et devant le Royaume-Uni. Tout au long de l’année dernière, 7,3 milliards d’euros ont ainsi été transférés à l’étranger – contre 10,63 milliards d’euros pour notre pays et 6,8 milliards d’euros pour le Royaume-Uni. Les remesas croissent à un rythme exponentiel depuis 2014 (+ 24 % en trois ans). 

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2018-11-17/remesas-inmigrantes-espana-segundo-pais-extranjero_1652582/

Les étrangers n’ont jamais acheté autant de logements en Espagne

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Le port de plaisance de Marbella, dans la province de Málaga, en Andalousie (photographie : Europa Press et El País)

Au premier semestre de l’année 2018, les achats de logements en Espagne par des étrangers ont battu un nouveau record et n’ont jamais été aussi élevés : 53 359 opérations immobilières, selon les données fournies par les différentes études de notaires du pays. Il s’agit donc du chiffre le plus élevé depuis que des statistiques ont été établies à ce sujet, en 2007, au moment le plus aigu de la bulle immobilière – il y a eu à l’époque 33 000 opérations dans le secteur parmi les acquéreurs étrangers. Ces 53 359 achats-ventes représentent une augmentation de 5,4 % par rapport au premier semestre de l’année 2017.

Les acheteurs étrangers des logements espagnols sont d’abord britanniques, avec 7 613 opérations du 1er janvier au 30 juin 2018. Les suivent les Français (4 211 opérations), les Allemands (4 138 opérations), les Roumains (3 872 opérations), les Marocains (3 662 opérations) et les Italiens. Les deux nationalités qui ont connu la plus forte croissance dans ce contexte sont les Irlandais (+ 24,7 %) et les Danois (+ 18,2 %). En revanche, les opérations réalisées par les acheteurs suisses ont sensiblement reculé (- 13,2 %).

Source : https://elpais.com/economia/2018/11/14/vivienda/1542193768_934754.html

Les navires de guerre russes se remettent à faire des escales techniques à Ceuta

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Un navire de guerre russe en mer Méditerranée, au large de Ceuta (photographie : ABC)

C’était une tradition jusqu’à ce qu’une énième protestation du Royaume-Uni auprès des États-Unis d’Amérique et Moscou s’y est remis ces derniers jours : des navires de guerre russes font de nouveau des escales techniques à Ceuta, ville autonome espagnole enclavée dans le Nord du Maroc. Cette reprise du passage des bâtiments russes fait suite à une visite officielle du ministre des Affaires étrangères de ce pays, Sergueï Lavrov, à Madrid, où il a été reçu, entre autres, par le roi, Philippe VI, et par le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol).

C’est, entre autres, le croiseur antimissile Maréchal-Ustinov qui est venu remplir ses réserves de carburant et se ravitailler à Ceuta en ce début de mois de novembre. Un peu plus de 700 marins russes ont passé trois jours sur place, sans que les engagements de l’Espagne auprès de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) n’en pâtissent puisque la ville autonome n’est pas située sous la juridiction de cette alliance militaire.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/los-buques-de-guerra-rusos-vuelven-a-repostar-en-ceuta-25613.asp/?fbclid=IwAR3dWRb9CeRtj_kya82jV_nDofijdZyHDYOryI0CfNnuOt4ku-6IpwPA05k

Les exploitants agricoles de Castille-et-León font massivement appel à de la main-d’œuvre étrangère

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Une exploitation agricole en Espagne (photographie : David García et El Confidencial)

Avec la crise économique de 2008, beaucoup d’Espagnols qui avaient perdu leur emploi sont retournés vers la campagne et la terre afin d’occuper des postes de travail pénibles dans le domaine des vendanges et des récoltes. Or, depuis 2014, à la faveur de la reprise et de la baisse du taux de chômage outre-Pyrénées, bon nombre de nos amis espagnols ont pu retrouver un emploi dans un autre secteur. Les exploitants agricoles ont donc du mal à trouver de la main-d’œuvre saisonnière et ont donc recours à des entreprises d’intérim (appelées ETT en Espagne, c’est-à-dire Empresas de Trabajo temporal, « Entreprises de Travail temporaire » en français) pour recruter des manœuvres étrangers.

Des autobus entiers sont ainsi affrétés pour faire venir des ouvriers agricoles depuis des pays comme la Bulgarie, la Roumanie, le Sénégal ou le Maroc afin de faire face aux récoltes et aux vendanges sur les mois de septembre, octobre et novembre. C’est aussi la période propice aux semailles pour certaines cultures, comme celle de l’ail. Parmi les communautés autonomes les plus concernées par ce travail temporaire étranger, l’on retrouve les grandes terres agricoles du centre de l’Espagne, notamment en Castille-et-León mais aussi en Castille-La Manche et, dans une moindre mesure, les exploitations andalouses.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2018-10-31/vendimia-cultivos-agricultura-patatas-mano-obra_1637746/

Le retour du phoque moine de Méditerranée est prévu en Espagne

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Le récif des Sirènes, l’un des lieux emblématiques du cap de Gata-Níjar, dans la province d’Almería, en Andalousie (photographie : Wikipedia)

Emblématique du bassin méditerranéen, le phoque moine peuplait auparavant une grande partie de cette région, notamment le long des côtes espagnoles. Il a disparu dans les années 80 de la plupart des pays qu’il habitait, notamment du littoral du cap de Gata-Níjar, dans la province d’Almería, en Andalousie. Il n’existe désormais plus que certaines colonies en Mauritanie, à Madère (Portugal), en Croatie, en Grèce et en Turquie ainsi qu’en Algérie et au Maroc. Certains individus ont été capturés au large du Cap Blanc, en Mauritanie, pour être réintroduits prochainement dans le parc naturel de Jandía, sur les côtes de l’île de Fuerteventura (îles Canaries).

Il faudra cependant, pour que cette réintroduction soit un succès, protéger l’espèce et empêcher qu’elle ne soit chassée pour sa graisse et sa viande, comme elle l’était jusque dans les années 70 au large des côtes de la province d’Alicante (Communauté de Valence). Par ailleurs, la Commission d’État du Patrimoine naturel et de la Biodiversité ainsi que la Conférence sectorielle de l’Environnement doivent encore approuver les modalités de cette réintroduction.

Source : http://www.elmundo.es/ciencia-y-salud/ciencia/2018/10/08/5bb2515ce5fdea80378b458b.html

L’immigration illégale vers l’Espagne risque de battre tous les records historiques cette année

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Des immigrants dans une embarcation de fortune sont sauvés par les garde-côtes espagnols (photographie : Europa Press et El Independiente)

Après l’arrivée de l’Aquarius à Valence il y a quelques semaines, les mouvements migratoires illégaux vers l’Espagne n’ont pas cessé ni faibli, bien au contraire : ils n’ont jamais été aussi forts. L’arrivée de migrants clandestins entre le 1er janvier et le 31 juillet de l’année en cours atteint selon les estimations officielles 40 000 personnes, plus qu’au cours de la même période de l’année 2017 et presque plus que jamais durant les sept premiers mois de l’année depuis qu’il existe des statistiques fiables à ce sujet.

La pauvreté de nombreux pays africains et le conflit dans le massif du Rif, au Maroc, poussent ainsi des Subsahariens et des Maghrébins à tenter leur chance en passant par le détroit de Gibraltar, tandis que le durcissement de la politique migratoire italienne a reporté les flux plus à l’Ouest. Si les tentatives de prise d’assaut de la frontière grillagée à Ceuta et Melilla laissent souvent des images impressionnantes, c’est bien par la mer qu’arrivent désormais beaucoup de migrants.

Source : https://www.elindependiente.com/economia/2018/08/13/inmigrantes-ilegales-record/?utm_source=share_buttons&utm_medium=facebook&utm_campaign=social_share

Le Maroc ferme la douane de Melilla de façon unilatérale

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Des camions attendent de pouvoir passer à la douane de Melilla (photographie : El Confidencial)

Entre le 31 juillet et le 1er août dernier, le Maroc, dans un geste visiblement hostile, a décidé de manière unilatérale de fermer la douane commerciale de Melilla, pourtant nécessaire au passage des marchandises depuis ou vers l’Espagne. Les autorités de la ville autonome enclavée dans le nord du pays maghrébin ont immédiatement protesté mais le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) n’ont jusqu’à présent émis aucune plainte officielle auprès de Rabat.

La fermeture de la douane commerciale terrestre de Beni Enzar s’ajoute à la longue liste des problèmes bilatéraux hispano-marocains qui s’accumulent ces derniers mois – et en particulier depuis l’accession de Pedro Sánchez au pouvoir. Melilla est la seule des deux villes autonomes espagnoles à disposer d’une douane commerciale avec le Maroc, puisque ce n’est pas le cas de Ceuta.

Source : https://www.elconfidencial.com/mundo/2018-08-11/marruecos-cierra-aduana-comercial-de-melilla_1603536/

Pedro Sánchez reçoit Angela Merkel en Espagne sur fond de crise migratoire

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), embrasse la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, à l’arrivée de cette dernière à Sanlúcar de Barrameda, dans la province de Cadix, en Andalousie (photographie : Reuters et El Economista)

Ce samedi 11 août, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a reçu la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, qui se trouve en déplacement officiel outre-Pyrénées, plus particulièrement en Andalousie. Elle a répondu à l’invitation de son homologue espagnol, qui l’a accueillie au palais des Guzmán, à Sanlúcar de Barrameda (province de Cadix), célèbre pour son patrimoine documentaire, architectural, artistique et naturel.

À l’issue d’un déjeuner de travail, les deux dirigeants ont offert une conférence de presse dans laquelle ils ont traité de diverses affaires concernant l’Union européenne mais surtout de l’actuelle crise migratoire que connaît le continent et qui touche particulièrement l’Espagne. Angela Merkel a publiquement affiché son soutien à Pedro Sánchez dans le domaine, confirmant qu’elle soutiendrait le versement de fonds communautaires au Maroc pour que ce pays puisse gérer les flux de migrants subsahariens qui arrivent sur son territoire.

Comme plusieurs chanceliers allemands avant elle, Angela Merkel passera quelques jours au palais des Marais (palacio de las Marismillas), au cœur du Parc national de Doñana, dans la province de Huelva. Il s’agit de la résidence d’été officielle des présidents du gouvernement espagnol.

Sources : http://www.eleconomista.es/politica/noticias/9327018/08/18/Sanchez-recibe-a-Merkel-en-Donana-para-hablar-de-migracion.html, http://www.elmundo.es/espana/2018/08/11/5b6e9cfbe2704ef4668b4596.html, http://www.elmundo.es/andalucia/2018/08/10/5b6dcb00268e3eba788b4604.html, https://www.abc.es/espana/abci-sanchez-y-merkel-buscan-donana-posiciones-comunes-sobre-inmigracion-201808110817_noticia.html et http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2018/110818sanchez-merkel.aspx

L’Union européenne débloque des fonds exceptionnels pour que l’Espagne puisse faire face aux nouveaux flux migratoires qui la touchent

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), serre la main du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker (photographie : El Periódico)

Le président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a assuré ce mercredi 1er août au président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), que l’Union européenne allait seconder l’Espagne dans le nouveau défi qu’elle connaît ces derniers mois face à l’urgence migratoire qui la touche. Plusieurs centaines de migrants ont en effet réussi à passer illégalement en territoire espagnol, que ce soit par voie terrestre (à Ceuta et Melilla) ou par voie maritime (en Andalousie).

Le commissaire européen aux Affaires intérieurs, le Grec Dimítris Avramópoulos, doit se déplacer en personne outre-Pyrénées afin d’examiner la situation sur place, tandis que l’UE a promis à Madrid le déblocage rapide de 55 millions d’euros destinés à gérer les frontières méditerranéennes aux côtés du Maroc et de la Tunisie. Une aide d’urgence est toutefois toujours attendue de la part de l’exécutif ibérique.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/08/01/5b619b6846163fdc848b4646.html