Crise entre Madrid et Rabat autour des eaux territoriales des îles Canaries

Une carte des zones économiques exclusives de l’Espagne, du Portugal et du Maroc (image : ABC)

Ce mercredi 22 janvier 2020, le Parlement marocain a validé une série de lois visant à faire reconnaître les droits du pays sur les eaux de l’océan Atlantique situées au large du Sahara occidental, bande de territoire que l’Organisation des Nations unies (ONU), sise à New York (États-Unis d’Amérique), n’attribue pas au Royaume chérifien mais que ce dernier revendique. Or, cette revendication d’eaux territoriales et d’une zone économique exclusive (ZEE) dans cette région entre en contradiction avec la possible extension légale des eaux territoriales espagnoles au large des îles Canaries. Le gouvernement canarien, aujourd’hui dirigé par Ángel Víctor Torres (Parti socialiste ouvrier espagnol), et la Coalition canarienne (CC) ont demandé au gouvernement central de Pedro Sánchez (PSOE) de transmettre une plainte auprès de Rabat.

Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, s’est empressé d’expliquer à son homologue espagnole, Arancha González Laya (PSOE), que son pays ne voulait pas imposer des faits accomplis à l’Espagne et que les lois récemment votées par le Parlement du pays maghrébin étaient négociables en termes diplomatiques. Il a cependant rappelé que Rabat ne renoncerait à aucun des « droits stratégiques » qu’il estime être les siens dans la zone. Cette extension des revendications sur les eaux territoriales dans l’océan Atlantique et en mer Méditerranée touche également deux autres voisins du Maroc, à savoir la Mauritanie et l’Algérie.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-marruecos-aprueba-ampliacion-frontera-maritima-hacia-canarias-202001222111_noticia.html

L’Espagne relance son expansion diplomatique dans le monde

L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie de son homologue marocain, Nasser Bourita, en juin 2019, à Rabat, au Maroc (photographie : Jalal Morchidi, EFE et El País)

Après des années de « vaches maigres » et de coupes budgétaires liées à la crise économique de 2008, l’Espagne relance ces dernières semaines son processus d’expansion diplomatique dans le monde entier, en ciblant en particulier certaines zones géographiques et certains pays. C’est notamment par le biais de l’ouverture ou de la réouverture de certains consulats (indispensables dans la délivrance de visas et la bonne marche du commerce extérieur de notre voisin ibérique) que ce phénomène voit le jour.

Une telle décision doit aussi améliorer l’assistance envers les Espagnols expatriés. Environ 150 nouveaux employés sont ainsi chargés de renforcer les 180 consulats que l’Espagne entretient sur la planète ou d’en ouvrir d’autres. C’est notamment le cas du consulat de Chengdu, en Chine ; de celui de Manchester, au Royaume-Uni ; de celui de Camagüey, à Cuba, etc. Certains organismes consulaires particulièrement sollicités sont considérablement « musclés » depuis l’année dernière, comme à La Havane (Cuba), Caracas (Venezuela), Buenos Aires (Argentine), Londres et Édimbourg (Royaume-Uni), entre autres.

Source : https://elpais.com/politica/2019/12/15/actualidad/1576437085_808265.html

Plus de 90 000 résidants étrangers ont obtenu la nationalité espagnole en 2018

Un serveur d’origine étrangère dans un bar espagnol (photographie : El Economista)

Au cours de l’année 2018, 90 774 résidents étrangers outre-Pyrénées ont obtenu la nationalité espagnole, soit une augmentation de 36,5 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis au mois de décembre 2019 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid. La nationalité étrangère qui a le plus bénéficié de cette vague de naturalisations sont les Marocains, suivis des Latino-Américains (dans l’ordre décroissant, les Boliviens, les Équatoriens, les Colombiens, les Dominicains, les Péruviens, les Cubains, les Paraguayens, les Brésiliens, les Argentins, les Vénézuéliens, les Honduriens et les Uruguayens).

Le pays de naissance le plus courant de ces citoyens naturalisés est l’Espagne (17 256 cas) et, dans leur majorité, il s’agit d’enfants âgés de moins de 10 ans (86,4 %). Parmi les citoyens naturalisés nés à l’étrangers, les Marocains sont majoritaires (15 398 acquisitions de nationalité). C’est au Pays basque (4,3 %), en Navarre (3,9 %) et en Principauté des Asturies (3,7 %) que le phénomène a été le plus intense si on le rapporte à la population étrangère résidente en 2018. Au contraire, dans les îles Baléares (1,2 %), en Andalousie (1,4 %) et aux îles Canaries (1,4 %), le mouvement été bien plus modéré.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10237025/12/19/En-2018-consiguieron-la-nacionalidad-espanola-90774-extranjeros-residentes-un-36-mas-que-el-ano-anterior.html

Le Ministère espagnol de l’Équipement lance les travaux de la future Fondation ENAIRE d’Art contemporain

Le futur siège de la Collection ENAIRE d’Art contemporain, dans la zone des Nouveaux Ministères, à Madrid (photographie : Gacetín Madrid)

Ce mardi 3 décembre 2019, le Ministère espagnol de l’Équipement, aujourd’hui dirigé par José Luis Ábalos (Parti socialiste ouvrier espagnol), a officiellement lancé les travaux de rénovation et de conditionnement de l’espace Arquería (littéralement, « Arcature »), qui se trouve dans la zone des Nouveaux Ministère (Nuevos Ministerios), à Madrid. Ce lieu devra accueillir dès 2021 la collection de la Fondation ENAIRE d’Art contemporain (Fundación ENAIRE de Arte Contemporáneo), en pleine avenue de la Castillane.

Cet ensemble d’œuvres d’art tire son nom de la firme publique ENAIRE, maison-mère d’AENA, sise à Madrid, qui gère le trafic aérien et les aéroports d’Espagne et du Sahara occidental (territoire disputé du Maroc). L’espace Arquería, dont la réhabilitation devrait coûter un peu plus de 2,6 millions d’euros, permettra d’accueillir tableaux, sculptures et installations sur une superficie totale de 2 800 mètres carrés et il sera pensé par le cabinet espagnol Frade Arquitectos.

Source : https://gacetinmadrid.com/2019/12/03/fomento-licita-las-obras-en-la-arqueria-de-nuevos-ministerios-futura-sede-permanente-de-la-coleccion-enaire-de-arte-contemporaneo/

L’Espagne accroît fortement ses importations de charbon face à la fermeture de ses mines

Une ancienne mine de charbon à Velilla del Río Carrión, dans la province de Palencia, en Castille-et-León (photographie : Diario de Valderrueda)

La fermeture totale et définitive des mines de charbon encore en activité en Espagne (situées dans la Principauté des Asturies, en Castille-et-León ainsi qu’en Aragon) a été annoncée et mise en œuvre par le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), en particulier par sa ministre pour la Transition écologique, Teresa Ribera (PSOE). Or, il semble que cette fermeture précipitée ait été faite dans l’impréparation car notre voisin ibérique achète à l’étranger plus de charbon qu’il ne l’a jamais fait au cours de son histoire.

Concrètement, c’est surtout le Maroc (qui a récemment accru la capacité extractive de ses mines) et l’Allemagne (dont les centrales au charbon tournent à plein rendement) qui vendent cet or noir et solide à notre voisin pyrénéen. Rien que pour l’année 2018, 90 % du charbon consommé par les centrales thermiques espagnoles venait de l’étranger. Une nouvelle terrible lorsque l’on sait à quel point la fermeture des mines espagnoles est une tragédie pour les mineurs et les régions concernés.

Source : http://www.diariodevalderrueda.es/texto-diario/mostrar/1639889/espana-lidera-compra-carbon-extranjero-cerrar-minas

La Légion espagnole fêtera ses 100 ans en 2020 avec un ambitieux programme

Des membres de la Légion espagnole défilent à Madrid dans le cadre de la fête nationale espagnole, le 12 octobre 2019 (photographie : ABC)

Le 20 septembre 2020, la Légion espagnole (Legión Española) fêtera son centenaire. Fondée le 20 septembre 1920 par le ministre de la Guerre de l’époque, José Villalba Riquelme, elle se verra célébrée dans l’ensemble de l’Espagne entre juin 2020 et juin 2022 avec un ambitieux programme dont le parrain est le roi Philippe VI.

C’est la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui a fixé le calendrier des célébrations qui pourrait s’achever par la remise d’une importante distinction à l’une de ses unités en raison de son rôle historique dans le cadre de la guerre du Rif (1911-1927), au Maroc. Le 12 septembre 2020, la Légion devrait être particulièrement à l’honneur pour le défilé militaire de la fête nationale.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/otros-temas/centenario-legion-junio-2020.html?fbclid=IwAR3zyS1nLZvc7djZ3AkuNs6OvDszU63ZfbrfxRM-Tm0-LokmxfLpti3Qrzg

L’Espagne rend accessible au monde entier 64 000 textes destinés aux personnes aveugles

Le logo officiel de l’Organisation nationale des Aveugles d’Espagne (ONCE) – Photographie : Fondation Vodafone Espagne

Ce mardi 8 octobre 2019, l’Organisation nationale des Aveugles d’Espagne (Organización Nacional de Ciegos Españoles, ONCE), sise à Madrid, a rendu accessible en ligne au monde entier l’ensemble de sa bibliothèque numérique. Cette dernière compte 64 000 ouvrages que les personnes aveugles peuvent consulter et qui sont adaptées à leurs besoins spécifiques. Cette mise en ligne fait de l’Espagne le premier pays européen à respecter les engagements contractés dans le cadre du Traité de Marrakech (Maroc).

Les ouvrages disponibles peuvent non seulement être élus mais également surlignés ou annotés. Les 285 millions de personnes aveugles dans le monde peuvent désormais bénéficier de cette bibliothèque numérique. Ce téléchargement a été soutenu par l’Institut Cervantes (organisme sis à Madrid dont l’objectif est la défense et la diffusion de la langue de Cervantes et de la culture de notre voisin ibérique dans le monde), notamment par son directeur, Luis García Montero.

Source : https://www.lavanguardia.com/vida/20191008/47872405553/la-once-abre-sus-64000-obras-digitales-accesibles-a-ciegos-de-todo-el-mundo.html

Le gouvernement espagnol enlèvera les éléments blessants de la barrière de Ceuta et Melilla

Des sauveteurs en mer espagnols amènent à Melilla des immigrés clandestins qui ont tenté de rejoindre les îles Chaffarines dans une embarcation de fortune (photographie : Antonio Ruiz et El País)

C’est le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui l’a annoncé ce lundi 26 août 2019 : dans le courant du mois de septembre, les lames (cuchillas) et les barbelés spirales (concertinas) qui couronnent la barrière frontalière de Ceuta et Melilla avec le Maroc seront retirés pour être remplacés par des éléments non blessants mais dissuasifs. Le sujet est à la fois technique, politique et polémique et cette substitution est une revendication de longue date des associations humanitaires.

De plus, les travaux actuellement en cours au niveau de ces deux barrières devraient être conclus d’ici à 2020. La troisième protection de Ceuta et Melilla, installée en 2005, a toujours été décriée par certains secteurs de la société espagnole en raison des dangers qu’elle présente pour les immigrés clandestins qui tenteraient de la franchir. De son côté, l’État marocain renforce ses propres murs.

Sources : https://elpais.com/politica/2019/08/16/actualidad/1565970321_912408.html et https://elpais.com/politica/2019/08/25/actualidad/1566757489_085161.html

La flotte de pêche de l’Espagne reste la plus importante de l’Union européenne

Un navire de pêche espagnol (photographie : Gondan et Mundiario)

Comme le rappelait récemment le ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas (Parti socialiste ouvrier espagnol), la flotte de pêche de notre voisin ibérique reste la plus importante de l’Union européenne (UE) avec environ 250 navires battant pavillon espagnol et approximativement 2 500 membres d’équipage. L’Espagne est également le premier pays bénéficiaire des accords de pêche passés avec des nations tierces comme, dans le désordre, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Nouvelle-Zélande (via les îles Cook), le Liberia, le Maroc, l’île Maurice, la Mauritanie, São Tomé-et-Príncipe, le Sénégal et les Seychelles.

Ces conventions sont surtout concentrées dans le monde africain et l’océan Pacifique. Dans le même temps, la flotte de pêche espagnole est engagée dans les objectifs du développement durable de l’Organisation des Nations unies (ONU). Les navires de pêche espagnols qui sillonnent les océans sont, pour l’essentiel, des bateaux spécialisés dans le thon, les crustacés et les crevettes. D’autres accords sont prévus entre l’UE et plusieurs pays afin que la flotte de pêche espagnol puisse se rendre dans leurs eaux territoriales, comme les Kiribati et Madagascar.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/economia/flota-espanola-9000-barcos-es-primera-union-europea/20190810121455160594.html

« La production automobile française va brutalement décrocher en 2020 »

Les employés et dirigeants de l’usine PSA de Vigo, dans la province de Pontevedra (Galice), fêtent les 12 millions de véhicules produits, en 2015 (photographie : Atlántico Diario)

Cet article intitulé « La production automobile française va brutalement décrocher en 2020 », publié le 6 août 2019 sur le site en ligne du journal français Les Échos et rédigé par Julien Dupont-Calbo, annonce de mauvaises nouvelles pour ce secteur de l’économie de notre pays tout en rappelant que l’Espagne bénéficiera en partie de ce décrochage : https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/la-production-automobile-francaise-va-brutalement-decrocher-en-2020-1122459