L’ancien ministre espagnol Íñigo Méndez de Vigo se retire de la vie politique

L’ancien ministre espagnol Íñigo Méndez de Vigo (Parti populaire), au Congrès des députés, à Madrid, en 2017 (photographie : Uly Martin et El País)

L’on apprenait ce lundi 11 mars 2019 que l’homme politique espagnol Íñigo Méndez de Vigo (Parti populaire) se retire définitivement de la vie politique après plusieurs décennies. Né à Tétouan (Maroc), alors sous protectorat espagnol, en 1956, neuvième baron de Claret, il est député national de la province de Palencia (Castille-et-León) à partir de 2016.

Député au Parlement européen de 1992 à 2011, il devient logiquement secrétaire d’État à l’Union européenne en 2011, après avoir été nommé à ce poste dans le premier gouvernement de Mariano Rajoy (PP). Il devient en 2015 ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport et il cumule cette fonction, un an plus tard, avec celle de porte-parole de l’exécutif.

Source : https://elpais.com/politica/2019/03/11/actualidad/1552303620_817015.html

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Le Pacte de Tolède déraille quelques semaines avant les élections générales espagnoles

La ministre espagnole du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale, Magdalena Valerio (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), lors d’une comparution devant le Pacte de Tolède, à Madrid (photographie : EFE et El Mundo)

Le Pacte de Tolède (nom donné à la commission du Congrès espagnol des députés chargée d’examiner l’état et la réforme du système des retraites outre-Pyrénées), convoqué par l’ancien président du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), pour tenter de trouver une solution au défi du vieillissement accéléré de la population espagnole, a abouti en ce mardi 19 février 2019 à une impasse quelques semaines avant la tenue des élections générales du 28 avril prochain.

L’ensemble des partis politiques qui y sont représentés rejettent la faute sur Podemos, dont le porte-parole au Pacte de Tolède a exigé sans crier gare de l’exécutif présidé par Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) qu’il adopte un décret-loi concernant la revalorisation des pensions de retraite conformément à l’inflation. Une liste de dix-sept autres exigences a été communiquée par ce parti de « gauche radicale », ce qui a poussé le PP puis les formations restantes à abandonner la table des négociations.

Source : https://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2019/02/19/5c6c06e021efa0fb5e8b45a3.html

L’Espagne cède le Grand Théâtre Cervantes de Tanger au Maroc

L’intérieur en ruine du Grand Théâtre Cervantes de Tanger (Maroc), photographié en 2013 (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Ce vendredi 8 février 2019, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), réuni en Conseil des ministres, a approuvé le don au Royaume du Maroc du Grand Théâtre Cervantes de Tanger, situé dans le Nord de ce pays africain, sur demande du ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (PSOE). Jadis espèce scénique le plus important d’Afrique du Nord, avec 1 400 places, il a commencé à être transféré de Madrid à Rabat sous le mandat de Mariano Rajoy (Parti populaire), en 2016.

Totalement abandonné, en ruine et uniquement soutenu par des étais, le bâtiment a été acquis en 1928 par le gouvernement de Miguel Primo de Rivera. Le Grand Théâtre Cervantes, qui a 106 ans d’âge, devra être en échange totalement rénové et réhabilité par le Maroc, qui devra y créer un espace culturel polyvalent.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/02/08/actualidad/1549634225_006826.html

« Les tourments européens de l’Espagne »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), à Bruxelles (Belgique), en compagnie du président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (photographie : El Plural)

Cet audio, intitulé « Les tourments européens de l’Espagne » et publié le 6 février 2019 sur le très bon site suisse Ekouter.net, revient sur la conférence du même nom donnée par votre serviteur à Lyon le 25 janvier dernier : http://ekouter.net/les-tourments-europeens-de-l-espagne-avec-nicolas-klein-au-cercle-jean-bodin-4180?fbclid=IwAR1pXxk55cs6LZoaj9W5-ygm5mbCuIaDWebwOSCdr6m4s4O7ZL-Qvq8rLxU

Pedro Sánchez entame un nouveau voyage en Amérique latine

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Kike Para et El País)

Alors que la crise politique et économique bat actuellement son plein au Venezuela, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), entame le quatrième voyage en Amérique latine de son court mandat – ce qui traduit son engagement dans cette partie du monde, après les législatures de José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE) et Mariano Rajoy (Parti populaire), plus en demi-teinte dans le domaine.

Ce mardi 29 janvier, le chef de l’exécutif s’est ainsi rendu en République dominicaine afin de participer à la clôture de la réunion de l’Internationale socialiste, qui s’y déroule. Il en a profité pour faire un tour des investissements espagnols dans ce pays très touristique. Il se rendra ensuite au Mexique, l’une des principales puissances d’Amérique latine, où l’Espagne est le deuxième investisseur étranger.

Source : https://elpais.com/politica/2019/01/28/actualidad/1548703982_025035.html?id_externo_rsoc=FB_CM&fbclid=IwAR3W4K9KXbsI0tMwIE5SSay5JY4gEaF15btZ0dXUG9KG6jiUZEtc6UrfTl4

Juan Manuel Moreno est élu président régional de l’Andalousie

Le nouveau président de la Junte d’Andalousie, Juan Manuel Moreno (Parti populaire) – Photographie : Paco Puentes et El País

Même si le suspense était limité suite à l’accord de gouvernement passé avec la formation Citoyens (C’s) et le contrat signé séparément avec le parti d’extrême droite Vox, tout le monde a attendu la soirée de ce mercredi 16 janvier pour que le candidat du Parti populaire (PP), Juan Manuel Moreno, soit élu président de la Junte d’Andalousie grâce aux voix de sa formation et de ses deux nouveaux alliés. Il succède ainsi à Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol) à ce poste et devient le premier président régional andalou de droite depuis le retour à la démocratie, en 1975. Il a recueilli 59 votes en sa faveur et 50 votes contre lui.

Né à Barcelone (Catalogne) le 1er mai 1970, Juan Manuel Moreno Bonilla (dit « Juanma » Moreno) est président de la fédération andalouse du PP depuis le 1er mars 2014. Député (2000-2004 et 2007-2011) de Cantabrie puis de la province de Málaga (Andalousie) et sénateur national (2014-2017), secrétaire d’État aux Services sociaux et à l’Égalité (2011-2014) sous la présidence de Mariano Rajoy (PP), il échoue à être élu président régional andalou en 2015 mais y parvient finalement cette année.

La répartition du nouveau gouvernement régional sera équitable entre le PP et Citoyens. La formation de droite occupera six Départements sur onze tandis que les cinq restants reviendront à C’s. Une nouvelle page s’ouvre donc dans l’histoire politique andalouse.

Sources : https://www.elmundo.es/andalucia/2019/01/16/5c3f54a0fdddff6e438b4579.html et https://elpais.com/politica/2019/01/14/actualidad/1547463117_740033.html

Le gouvernement espagnol diminue les prévisions de croissance du pays pour 2019

La ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), lors d’une conférence de presse au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : EFE, Ángel Díaz et La Razón)

Ce jeudi 10 janvier, la ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), a annoncé que le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) abaissait officiellement les prévisions de croissance pour le pays concernant l’année 2019. Le budget de l’État devrait en effet supposer un plus grand effort fiscal que prévu, puisque l’exécutif doit pour le moment reconduire les prévisions du cabinet de Mariano Rajoy (Parti populaire), faute d’accord au Parlement pour en adopter un nouveau.

Le gouvernement Sánchez sera donc forcé de réduire le déficit public jusqu’à 1,3 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Espagne, contre les 1,8 % qu’il avait initialement envisagés. La nouvelle prévision du cabinet en place est donc de 2,2 % de croissance, en lieu et place des 2,3 % qui avaient été annoncés au départ.

Source : https://www.larazon.es/economia/frenazo-economico-el-gobierno-rebaja-al-2-2-la-prevision-del-pib-para-2019-AE21346226

L’Espagne modernise les chars de combat vénézuéliens

Des chars de combat vénézuéliens lors de manœuvres d’entraînement (photographie : Andrew Alvarez, AFP, Getty et El País)

En dépit des interdictions édictées dans ce sens par l’Union européenne (UE), l’Espagne participe à la modernisation des chars de combat de l’armée vénézuélienne. En janvier 2018, le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) a ainsi validé l’envoi à Caracas de pièces de rechange pour ces véhicules pour la somme de 20 millions d’euros, et ce malgré l’entrée en vigueur d’un règlement spécifique de l’UE le 14 novembre 2017.

Au premier semestre de l’année 2018, l’Espagne a exporté vers le Venezuela pour un peu plus de 6,2 millions d’euros de pièces militaires, soit bien plus que toutes les ventes espagnoles dans le domaine vers ce pays latino-américain en 2017 (3,5 millions d’euros) et en 2016 (2,6 millions d’euros). Les chars de combat vénézuéliens modernisés grâce à l’aide espagnole sont des AMX-30 au nombre de 86.

Source : https://elpais.com/politica/2018/12/30/actualidad/1546199089_511448.html

Un foyer sur six de la classe moyenne espagnole a basculé dans la tranche des foyers pauvres en raison de la crise économique

La terrasse d’un café-restaurant espagnol (photographie : El Confidencial)

Selon un rapport sur les inégalités chez notre voisin ibérique publié par la Fondation Alternativas, entre 2009 et 2014, le groupe des foyers à faibles revenus a crû de 2 % en Espagne et celui des foyers de la classe moyenne a décru de 5 %. En d’autres termes, près d’un foyer espagnol sur six qui appartenait à la classe moyenne avant la crise économique de 2008 a basculé dans la tranche inférieure.

Les foyers aux revenus modestes sont définis outre-Pyrénées comme ceux touchant 60 % ou moins du revenu médian. Pour la Fondation Alternativas, les effets de la crise et des politiques d’austérité pratiquées par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol) et celui de Mariano Rajoy (Parti populaire) ont ainsi donné lieu à un déclassement tel que la société espagnole n’en avait pas connu depuis 40 ans.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2018-09-27/clase-media-espana-ingresos-hoy-rentas-bajas_1622053/

L’Espagne, pays des salons de coiffure

Une coiffeuse espagnole s’entraîne sur un mannequin (photographie : El Confidencial)

Outre les pharmacies, l’Espagne dispose d’un très grand nombre d’autres établissements au regard de sa population : les salons de coiffure. Aucun autre pays européen n’en accueille autant que notre voisin ibérique, avec 50 000 en 2018, soit 25 % de plus qu’en 2011 et plus du double de la moyenne européenne (23 000). La crise économique de 2008 en est en grande partie responsable puisque 20 % des salons de coiffure existants outre-Pyrénées ont dû fermer suite à ce choc majeur.

Bon nombre des salariés des salons de coiffure qui ont mis la clef sous la porte ont décidé de monter leur propre affaire et donc de devenir des travailleurs indépendants (autónomos). C’est ainsi que sont apparus des salons à bas coût avec des tarifs défiant toute concurrence mais aussi des marges bénéficiaires très faibles. Ces marges sont d’autant plus réduites que le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) a décidé en 2012 d’augmenter la TVA sur les prestations des salons de 8 % à 21 %, accroissement qui n’a pas été répercuté sur les tarifs moyens de ces établissements.

Il existe à l’heure actuelle en Espagne un salon de coiffure pour 900 habitants, alors que la moyenne est européenne s’élève à un salon par tranche de 1 500 habitants. D’ailleurs, ces salons de coiffure sont généralement aussi des instituts de beauté concentrés autour des faux ongles ou de l’épilation, avec la croissance de franchises comme Marco Aldany, Espejos ou Llongueras. Le patronat du secteur estime que 30 % des salons existants outre-Pyrénées ne sont pas rentables.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2018-12-08/peluquerias-peluqueros-salones-belleza-estetica_1679734/