L'Espagne multiplie par 20 son installation de systèmes de production électrique renouvelable en un an

La centrale photovoltaïque de Tejeda de Tiétar, dans la province de Cáceres, en Estrémadure (photographie : Solparpack et El Independiente)

Au cours de l’année 2019, notre voisin ibérique a vu l’installation sur son sol de 6 456 mégawatts d’électricité renouvelable, soit vingt fois plus qu’au cours de l’année 2018 (330 mégawatts). Il s’agit d’un nouveau record qui bat celui qu’avait établi l’Espagne au cours de la décennie 2000, selon les données fournies par l’opérateur du système électrique de notre voisin pyrénéen, Réseau Électrique d’Espagne (Red Eléctrica de España, REE), sis à Alcobendas (Communauté de Madrid). En 2008, en effet, 4 658 mégawatts d’énergies « vertes » avaient été mises en route outre-Pyrénées, avant le début de la crise économique et le ralentissement des investissements dans le domaine.

Une nouveauté par rapport il y a dix ans, cependant : l’essentiel des centrales photovoltaïques et éoliennes mises en place l’année dernière en Espagne n’ont bénéficié d’aucune aide financière de l’État. Elles font en revanche partie du plan mis en œuvre dans le domaine par le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) en 2017. À l’époque, l’État central avait ainsi permis aux entreprises concernées de construire des centrales de production pour un maximum de 8 000 mégawatts. En 2019, par ailleurs, la production d’électricité photovoltaïque et éolienne a battu tous les records. Ainsi, le 3 novembre dernier, les éoliennes ont couvert 75,97 % de la demande électrique immédiate.

Source : https://www.elindependiente.com/economia/2020/01/23/espana-instala-20-veces-mas-renovables-en-un-ano-y-pulveriza-el-record-historico/

Insolite : Mariano Rajoy pourrait-il poser sa candidature pour devenir président de la Fédération espagnole royale de Football ?

L’ancien président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy (Parti populaire) – Photographie : ABC

C’est une information révélée par l’émission El partidazo de COPE (littéralement, Le Sacré Match de la COPE), sur la fréquence radio espagnole COPE, que le principal intéressé n’a pour le moment ni confirmé, ni démenti : l’ancien président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), voudrait-il déposer sa candidature pour présider la Fédération espagnole royale de Football (Real Federación Española de Fútbol, RFEF) ? Son actuel dirigeant est Luis Rubiales et une candidature semble s’être déjà déclarée à sa succession, celle du gardien de but espagnol Iker Casillas, ancien membre de la sélection espagnole – sachant que Rubiales sera candidat à sa propre succession.

Mais il semblerait que, si Casillas se désiste finalement, Mariano Rajoy soit sur les rangs. En effet, selon le journaliste de la COPE Juan Antonio Alcalá, le gardien de but réfléchit toujours à sa position à ce sujet tandis qu’il est bien connu que Rajoy est un grand amateur de football – et un fin connaisseur du ballon rond. Iker Casillas, qui joue actuellement pour le FC Porto (Portugal), devrait en premier lieu décider à la fin de la saison (entre mai et juin 2020) s’il poursuit sa carrière professionnelle ou s’il y met au contraire un terme. De quoi alimenter, dans tous les cas, les gazettes sportives.

Source : https://www.abc.es/deportes/futbol/abci-rajoy-seria-candidato-presidir-rfef-si-casillas-no-presenta-202001230044_noticia.html

Le salaire minium doit augmenter cette année jusqu’à 950 euros par mois

La ministre espagnole du Travail, Yolanda Díaz (Unidas Podemos) – Photographie : La Voz de Galicia

Ce mercredi 22 janvier 2020, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), les principaux syndicats de travailleurs du pays et les représentants des organisations patronales se sont mis d’accord sur une augmentation du salaire minimal (Salario Mínimo Interprofesional, SMI) jusqu’à 950 euros par mois sur quatorze mois. C’est moins que ce qu’avait promis Podemos, qui espérait en effet le faire monter jusqu’à 1 000 euros par mois. La Confédération espagnole des Organisations d’Entrepreneurs (Confederación Española de Organizaciones Empresariales, CEOE), dont l’actuel président est Antonio Garamendi, ainsi que la Confédération espagnole de la petite et de la moyenne Entreprise (Confederación Española de la Pequeña y Mediana Empresa, CEPYME), présidée par Gerardo Cuerva, ont toutefois refusé de s’engager plus avant.

L’exécutif au sein duquel Yolanda Díaz (Unidas Podemos) est ministre du Travail souhaite en effet faire suivre cette augmentation de plusieurs autres sur les prochaines années, jusqu’à plus de 1 000 euros par mois, ce que refusent les organisations patronales. Entre 2016 et 2020, le SMI a donc connu un accroissement de 45 %, avec un bond de 22 % rien que sur l’année 2019. Cette nouvelle mesure promue par Pedro Sánchez et ses ministres devrait bénéficier à plus de deux millions de travailleurs, même s’il reste plusieurs inconnues, notamment concernant les employés à temps partiel. Yolanda Díaz a également certifié aux médias que, dans la foulée, elle allait réfléchir à une dérogation au moins partielle de la réforme du marché du travail promue par le cabinet de Mariano Rajoy (Parti populaire) en 2012, même si des doutes demeurent en la matière.

Source : https://www.elmundo.es/economia/2020/01/22/5e27466afc6c83c47f8b45d9.html

Selon la Banque d’Espagne, la création d’emploi dans le pays dépend de moins en moins d’une croissance forte

Des usagers d’un bureau pour l’emploi de la Communauté de Madrid (photographie : El Economista)

Selon de récentes déclarations de la Banque d’Espagne, organisme sis à Madrid et présidé par Pablo Hernández de Cos, le seuil de croissance du produit intérieur brut (PIB) nécessaire à la création d’emploi dans le pays aurait singulièrement diminué au cours des dernières années. L’institution affirme ainsi que de nouveaux postes de travail peuvent être créés outre-Pyrénées même si ladite croissance ne dépasse pas 1 %. Selon la Banque d’Espagne, la réforme du marché du travail mise en place par le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) en 2012 est en partie à l’origine de ce phénomène.

De fait, selon Hernández de Cos, la création d’emploi en Espagne est plus dynamique aujourd’hui qu’elle ne l’était avant le début de la crise économique de 2008. Désormais, toujours en accord avec ses déclarations, le ralentissement de la conjoncture économique retombe majoritairement sur d’autres variables macro-économiques que la création de postes de travail. Une récession massive et prolongée serait donc moins dommageable à l’emploi outre-Pyrénées qu’auparavant.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10261811/12/19/Hecho-historico-en-el-mercado-laboral-Espana-seguira-creando-empleo-incluso-creciendo-menos-de-un-1.html

Une figure historique du Congrès espagnol des députés prend sa retraite

Paloma Santamaría, huissière historique du Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE, Emilio Naranjo et La Razón)

C’est en 1983 que Paloma Santamaría a fait son entrée au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) en tant qu’huissière et elle y a officié dans son traditionnel uniforme pendant trente-six ans. Il s’agit probablement de l’employée la plus médiatique de l’institution et elle a pris sa retraite le 4 novembre dernier. Elle a ainsi connu cinq présidents du gouvernement : Felipe González (Parti socialiste ouvrier espagnol, 1982-1996), José María Aznar (Parti populaire, 1996-2004), José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE, 2004-2011), Mariano Rajoy (PP, 2011-2018) et Pedro Sánchez (PSOE, depuis 2018).

Elle a organisé la veillée funèbre de grandes figures comme Leopoldo Calvo-Sotelo (Union du Centre démocratique, président du gouvernement de 1981 à 1982, mort en 2008), Gabriel Cisneros (PP, décédé en 2007, l’un des « sept pères de la Constitution » de 1978) ou encore Alfredo Pérez Rubalcaba (décédé en 2019, plusieurs fois ministre). Elle était également présente lors de la proclamation en tant que roi que Philippe VI, le 19 juin 2014, et a dû assister à bien des négociations et discussions plus ou moins secrètes.

Source : http://www.larazon.es/espana/paloma-la-ujier-que-mas-sabe-de-los-diputados-dice-adios-al-congreso-IH25448044

L’armée espagnole reçoit peu à peu ses nouveaux drones Predator B

Un drone Predator B qui va être utilisé par l’armée espagnole (photographie : ABC)

Conçus par les États-Unis d’Amérique, auxquels l’armée espagnole les a achetés, les Predator B sont des drones de dernière génération qui seront opérationnels outre-Pyrénées à partir de janvier 2020. Également nommés MQ-9 Reaper, ils seront connus au sein des forces armées de notre voisin ibérique sous le nom de code NR.5. Leurs premières pièces de rechange ont été livrées à la fin du mois de septembre 2019 à la base aérienne de Talavera la Real, dans la province de Badajoz (Estrémadure).

C’est en novembre 2015 que le Conseil des ministres, alors présidé par Mariano Rajoy (Parti populaire), a validé l’achat de cette nouvelle unité fabriquée par l’entreprise américaine General Atomics Aeronautical Systems Inc. (GA-ASI). Il s’agira désormais de former les pilotes au sol et les spécialistes des capteurs situés sur ces appareils.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/industria-de-defensa/predator-ejercito-aire.html

Le nombre de super riches a augmenté de 74 % en Espagne ces dernières années

Un yacht en construction dans les chantiers navals Astondoa de Santa Pola, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence) – Photographie : El País

Selon les données fournies par le Trésor public espagnol (Agencia Tributaria) pour l’année 2017, il y a outre-Pyrénées 611 contribuables qui déclarent disposer d’un patrimoine de 30 millions d’euros au moins, soit 74 % de plus qu’en 2011, lorsque l’on en comptait 352. Cette année-là, le président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol) avait rétabli l’impôt sur la fortune (impuesto sobre el patrimonio) afin de faire face à la dégradation des finances publiques dans le cadre de la crise économique de 2008.

La suppression de cette taxe par Mariano Rajoy (Parti populaire) a fait exploser le nombre de contributeurs fortunés, y compris dans la catégorie de ceux qui déclarent posséder un patrimoine de 1,5 million d’euros ou plus : 60 337, soit 35 % de plus qu’en 2011. Ces statistiques démontrent que les citoyens espagnols les plus aisés ont davantage profité que les plus défavorisés de la reprise économique enclenchée en 2014-2015.

Source : https://elpais.com/economia/2019/09/03/actualidad/1567536292_271765.html

Décès du comédien Arturo Fernández, géant du théâtre contemporain espagnol

Le comédien espagnol Arturo Fernández, lors d’une interview à l’Hôtel Palace de Madrid, en 2017 (photographie : Álvaro García et El País)

L’on apprenait ce jeudi 4 juillet 2019 le décès à Madrid du comédien espagnol Arturo Fernández Rodríguez, âgé de 90 ans, qui était né à Gijón (Principauté des Asturies) le 21 février 1929. Il a trouvé la mort des suites d’un problème à l’estomac dont il n’a pu se remettre. Surtout connu pour sa très longue carrière au théâtre, il avait dû arrêter ses activités le 2 avril dernier en raison de sa maladie, suspendant ainsi les représentations de la pièce Alta seducción (littéralement, Haute séduction), qu’il présentait dans l’ensemble de l’Espagne.

Arturo Fernández était surtout célèbre pour son éternel personnage de séducteur drôle et élégant. Marqué à droite, il avait soutenu le président du gouvernement Mariano Rajoy (Parti populaire), avait refusé de se produire dans la ville de Cadix (Andalousie) gouvernée par Podemos et se targuait de n’avoir jamais reçu un sou de subventions publiques pour monter ses pièces de théâtre. Il avait également joué de nombreux rôles au cinéma.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/07/04/actualidad/1562232371_919453.html

L’ancien ministre espagnol Íñigo Méndez de Vigo se retire de la vie politique

L’ancien ministre espagnol Íñigo Méndez de Vigo (Parti populaire), au Congrès des députés, à Madrid, en 2017 (photographie : Uly Martin et El País)

L’on apprenait ce lundi 11 mars 2019 que l’homme politique espagnol Íñigo Méndez de Vigo (Parti populaire) se retire définitivement de la vie politique après plusieurs décennies. Né à Tétouan (Maroc), alors sous protectorat espagnol, en 1956, neuvième baron de Claret, il est député national de la province de Palencia (Castille-et-León) à partir de 2016.

Député au Parlement européen de 1992 à 2011, il devient logiquement secrétaire d’État à l’Union européenne en 2011, après avoir été nommé à ce poste dans le premier gouvernement de Mariano Rajoy (PP). Il devient en 2015 ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport et il cumule cette fonction, un an plus tard, avec celle de porte-parole de l’exécutif.

Source : https://elpais.com/politica/2019/03/11/actualidad/1552303620_817015.html

Le Pacte de Tolède déraille quelques semaines avant les élections générales espagnoles

La ministre espagnole du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale, Magdalena Valerio (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), lors d’une comparution devant le Pacte de Tolède, à Madrid (photographie : EFE et El Mundo)

Le Pacte de Tolède (nom donné à la commission du Congrès espagnol des députés chargée d’examiner l’état et la réforme du système des retraites outre-Pyrénées), convoqué par l’ancien président du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), pour tenter de trouver une solution au défi du vieillissement accéléré de la population espagnole, a abouti en ce mardi 19 février 2019 à une impasse quelques semaines avant la tenue des élections générales du 28 avril prochain.

L’ensemble des partis politiques qui y sont représentés rejettent la faute sur Podemos, dont le porte-parole au Pacte de Tolède a exigé sans crier gare de l’exécutif présidé par Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) qu’il adopte un décret-loi concernant la revalorisation des pensions de retraite conformément à l’inflation. Une liste de dix-sept autres exigences a été communiquée par ce parti de « gauche radicale », ce qui a poussé le PP puis les formations restantes à abandonner la table des négociations.

Source : https://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2019/02/19/5c6c06e021efa0fb5e8b45a3.html