La fondation Gerstenmaier offre une série de tableaux au musée du Prado

Le tableau « Bayadères indiennes », peint par l’artiste espagnol Eduardo Chicharro en 1924, exposé au musée du Prado, à Madrid (photographie : Paco Campos, EFE et El País)

Connue pour ses importantes collections d’art espagnol, la fondation allemande Gerstenmaier, qui tire son nom de l’homme d’affaires Hans Rudolf Gerstenmaier (né à Hambourg et âgé de 84 ans), est très liée à notre voisin ibérique car son fondateur l’a traversé en autostop en 1962 avec à peine 1 000 pesetas en poche. Ce lundi 15 juillet 2019, cet organisme a officialisé un important don d’œuvres d’art espagnoles au musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne.

Concrètement, onze peintures datées de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle ont été déposées dans la salle 60 du bâtiment Villanueva de la vénérable institution. Ces tableaux sont l’œuvre de grands noms de la peinture espagnole : Darío de Regoyos y Valdés (1857-1913), Juan de Echevarría (1875-1931), Hermenegildo Anglada Camarasa (1871-1959), Eduardo Chicharro y Agüera (1873-1949), Ignacio Zuloaga Zabaleta (1870-1945), Joaquín Mir y Trinxet (1873-1940), Joaquín Sorolla y Bastida (1863-1923), Aureliano de Beruete (1845-1912) et Agustín de Riancho Gómez de la Mora (1841-1929).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/07/15/actualidad/1563211676_009449.html

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Javier Solana va devenir directeur du patronage du musée du Prado

L’ancien ministre espagnol Javier Solana (photographie : Andrea Comas et El País)

À la suite du décès de José Pedro Pérez-Llorca, qui occupait ce poste, l’ancien ministre espagnol Francisco Javier Solana de Madariaga va devenir président du patronage du musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne. Né à Madrid le 14 juillet 1942, Solana est loin d’être un inconnu outre-Pyrénées puisqu’il a occupé divers poste ministériels avant de faire une carrière à l’international. Ministre de la Culture de 1982 à 1988 sous la présidence de Felipe González (Parti socialiste ouvrier espagnol), il a été porte-parole du gouvernement de 1985 à 1988.

Devenu ministre de l’Éducation et de la Science en 1988, il est ensuite ministre des Affaires étrangères de 1992 à 1995. C’est en effet cette année-là qu’il est élu secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN), fonction qu’il occupe jusqu’en 1999, avant de devenir haut représentant de la Politique extérieure et de Sécurité commune de l’Union européenne (UE) jusqu’en 2009. En tant que ministre de la Culture, Solana a mené à bien plusieurs opérations d’envergure dans le domaine de l’art, comme la restauration du célèbre tableau Les Ménines ou encore le rapatriement à Madrid de La Marquise de Santa Cruz, qui était à l’époque détenue par le Royaume-Uni.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/07/11/actualidad/1562846244_943816.html?ssm=TW_CM_CUL

L’Espagne compte désormais sa première femme général

Le général Patricia Ortega, lorsqu’elle est devenue colonel de l’armée de terre espagnole, en 2016 (photographie : Álvaro García et El País)

Âgée de 56 ans, la Madrilène Patricia Ortega est devenue ce vendredi 12 juillet 2019 la première femme général d’Espagne, trois ans après avoir été nommée colonel de l’armée de terre. Cette promotion a été proposée par la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), au gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE), qui a validé le changement en Conseil des ministres.

Cette promotion se produit trente-et-un ans après l’ouverture de la carrière militaire aux femmes outre-Pyrénées. Patricia Ortega fait justement partie des pionnières qui ont permis l’accès plus massif des femmes à l’armée et qui leur ont ouvert les grades supérieurs. En 2009, elle est ainsi devenue la première lieutenant-colonel de l’armée de terre puis, en 2016, le premier colonel.

Source : https://elpais.com/politica/2019/07/10/actualidad/1562784246_624867.html

L’entreprise espagnole ACS est la compagnie de construction qui récolte le plus d’argent à l’international

Florentino Pérez, président directeur général de l’entreprise espagnole de construction ACS (photographie : EFE et La Razón)

Selon le rapport annuel Global Powers of Construction (littéralement, Puissances mondiales de la construction) élaboré par le cabinet d’audit et de conseil américain Deloitte, la compagnie espagnole ACS, dirigée par Florentino Pérez et sise à Madrid, est la principale firme mondiale dans le domaine du bâtiment et des travaux publics pour ce qui est de ses revenus à l’étranger, avec près de 39 milliards d’euros en 2018. Elle devance ainsi des géants internationaux du secteur comme les compagnies françaises Vinci et Bouygues.

Parmi les cent plus importantes entreprises de construction au monde dans le domaine, l’on retrouve d’autres compagnies de notre voisin ibérique :

  • Acciona, sise à Alcobendas (Communauté de Madrid) et dirigée par José Manuel Entrecanales ;
  • FCC, sise à Madrid et dirigée par Esther Koplowitz ;
  • Ferrovial, sise à Madrid et dirigée par Rafael del Pino ;
  • Sacyr, sise à Madrid et dirigée par Manuel Manrique ;
  • OHL, sise à Madrid et dirigée par Juan Miguel Villar Mir ;
  • et Grupo San José, sise à Madrid et dirigée par Jacinto Rey González.

Source : https://www.larazon.es/economia/acs-presidida-por-florentino-perez-se-alza-como-la-constructora-con-mayor-volumen-de-facturacion-en-el-exterior-AD24144370

Trois Espagnoles reçoivent le Prix national de la Recherche 2019 dans leur pays

La scientifique espagnole Mercedes García-Arenal, l’une des récipiendaires du Prix national de la Recherche dans son édition 2019 (photographie : YouTube)

Remis chaque année par l’État espagnol, le Prix national de la Recherche récompense dans son édition de 2019 trois chercheuses espagnoles :

  • Ángela Nieto, de l’Institut des Neurosciences d’Alicante (Communauté de Valence) ;
  • Susana Marcos, de l’Institut d’Optique Danza-de-Valdés (Madrid) ;
  • et Mercedes García-Arenal, de l’Institut des Langues et Cultures de la Méditerranée et du Proche-Orient (Madrid).

Elles se sont partagés les cinq prix décernés cette année, aux côtés du cardiologue Valentín Fuster et du psychologue Manuel Carreiras. Le Prix national de la Recherche a été créé en 1982 par le Ministère de la Science, de l’Innovation et des Universités, dont l’actuel responsable est Pedro Duque (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Source : https://www.csic.es/es/actualidad-del-csic/angela-nieto-susana-marcos-y-mercedes-garcia-arenal-premios-nacionales-de?fbclid=IwAR0ZPXAOxdPMmAU-dzCWVSm8RpNeOiCD3KmfmrxtpgNq-jFkjmbrmxxM22c

Des scientifiques espagnols font d’importantes découvertes sur le vieillissement des espèces animales

Le siège du Centre national des Recherches oncologiques (CNIO), à Madrid (photographie : CNIO)

Des scientifiques espagnols faisant partie du Centre national des Recherches oncologiques (Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas, CNIO), sis à Madrid, ont récemment publié une étude sur le vieillissement des espèces animales dans la revue spécialisée américaine Proceedings of the National Academy of Science. Pour eux, cela ne fait aucun doute : ce qui détermine la sénescence des espèces et donc leur longévité est lié aux télomères, les extrémités des chromosomes qui raccourcissent plus ou moins vite selon que l’on soit un être humain, une souris ou un éléphant.

Les télomères ont en effet tendance à rapetisser avec la division cellulaire propre à la vie. Comme l’explique la directrice du CNIO, María Blasco, le raccourcissement des télomères est mille fois plus rapide chez les souris que chez les hommes, ce qui donne un solide indice sur les différences concernant leur durée de vie. Même s’ils restent prudents, ces chercheurs espagnols estiment qu’ils ont mis en lumière et testé un patron universel du vieillissement.

Source : https://www.abc.es/salud/enfermedades/abci-vivimos-mas-raton-respuesta-esta-telomeros-201907082055_noticia.html

Décès de l’historienne espagnole Balbina Martínez Caviró à l’âge de 93 ans

L’historienne espagnole Balbina Martínez Caviró (photographie : La Tribuna de Toledo)

L’Académie royale des Beaux-Arts et Sciences historiques de Tolède (Castille-La Manche) a annoncé ce jeudi 4 juillet 2019 le décès à Madrid de l’historienne et professeur espagnole Balbina Martínez Caviró à l’âge de 93 ans. Née à Tolède en 1926, elle était spécialiste de l’art mudéjar (art des royaumes chrétiens ibériques du Moyen Âge qui incorporait des éléments d’origine musulmane), de la céramique et de sa ville natale.

En 1990, elle fait publier aux éditions El Viso l’ouvrage Los conventos de Toledo (littéralement, Les Couvents de Tolède), devenu un classique dans le domaine. Diplômée en droit et en histoire de l’Université Complutense de Madrid, elle était membre correspondant de l’Académie des Beaux-Arts et Sciences historiques de Tolède depuis 1975 et avait été distinguée en 2016 pour son travail sur les lignages nobiliaires de la ville.

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-la-mancha/toledo/ciudad/abci-muere-academica-toledana-balbina-martinez-caviro-201907042004_noticia.html

Paz Esteban devient la première femme à diriger les services secrets espagnols (bien qu’elle ne soit là qu’à titre intérimaire)

La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie de l’ancien directeur du Centre national du Renseignement, Félix Sanz Roldán (au centre), et de l’actuelle directrice intérimaire de l’organisme, Paz Esteban (photographie : EFE et ABC)

Entré en fonction le 6 juillet 2009, le général Félix Sanz Roldán, ancien chef d’état major de l’armée espagnole, a effectué à la tête du Centre national des Renseignements (Centro Nacional de Inteligencia, CNI, les services secrets de notre voisin ibérique) deux mandats de cinq ans et a donc dû quitter son poste le 6 juillet 2019. Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) étant encore en fonction à l’heure où nous écrivons ces lignes, il a été remplacé par la secrétaire générale de l’organisation, Paz Esteban López.

Bien qu’uniquement en poste à titre intérimaire, cette dernière est devenue la première femme à diriger les services secrets espagnols. Elle a été nommée en vertu de la Loi de Régulation du Centre national des Renseignements (Ley Reguladora del Centro Nacional de Inteligencia). Née en 1958, elle est licenciée en lettres et en philosophie après avoir obtenu son diplôme à l’Université autonome de Madrid. Elle a fait son entrée au Centre supérieur de l’Information de la Défense (Centro Superior de Información de la Defensa, CESID, ancêtre du CNI) en 1983.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/otros-temas/paz-esteban-primera-mujer-al-frente-del-cni-aunque-sea-de-modo-interino.html

Un tableau d’une grande valeur de Rubens est restauré à l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand de Madrid

La peinture « Suzanne et les vieillards », du peintre flamand Pierre Paul Rubens (photographie : Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand et ABC)

Il s’agit de l’une des dix œuvres picturales les plus importantes de l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand, située à Madrid : le tableau Suzanne et les vieillards, du peintre baroque flamand Pierre Paul Rubens (1577-1640), a été restauré. Il a ainsi pu récupérer sa splendeur originelle, ses couleurs de départ et les nuances qui avaient disparu avec l’usure et le passage du temps.

Cette huile sur toile a été méticuleusement nettoyée afin de restituer sa couche picturale d’origine. La restauration a été rendue possible grâce au mécénat de la fondation Calia, présidée par Carmen Reviriego. Les fonds ont notamment été récoltées lors d’un gala de bienfaisance qui s’est déroulée au Théâtre royal de Madrid.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-rubens-joya-academia-bellas-artes-recupera-esplendor-201907041700_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

La marque chinoise Huawei a ouvert son plus grand magasin du monde à Madrid

Une cliente observe un écran dans la première boutique de Huawei à Madrid (photographie : Cinco Días)

Ce vendredi 5 juillet 2019, le géant chinois des télécommunications Huawei a ouvert sa plus grande boutique du monde au numéro 48 de la célèbre Gran Vía de Madrid, sur deux étages. Le principe de cette boutique n’est pas seulement de vendre les produits (téléphones portables et tablettes, notamment) de la marque mais également de partager des expériences virtuelles avec le grand public espagnol, de proposer aux clients une assistance personnalisée et de présenter des produits qui seront mis en vente prochainement.

Le magasin s’étend sur une surface totale de 1 100 mètres carrés et se distingue bien entendu par ses dispositifs technologique dernier cri (comme des écrans géants) mais également par sa décoration. L’on retrouve ainsi une cascade artificielle sur la devanture du bâtiment qui l’abrite. Le design de la boutique reprend l’opposition entre « eau » et « feu » que l’on retrouve dans la devise de la capitale espagnole : Fui sobre agua edificada, mis muros de fuego son (littéralement, « J’ai été édifiée sur l’eau, mes murs sont faits de feu »).

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/07/04/album/1562239867_211609.html