L’Académie royale d’Histoire présentera le 3 mai son nouveau « Dictionnaire biographique »

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La directrice de l’Académie royale d’Histoire (RAH), Carmen Iglesias (photographie : Guillermo Navarro et ABC)

C’est le 3 mai prochain que l’Académie royale d’Histoire (RAH), dirigée depuis 2014 par Carmen Iglesias, comtesse de Gisbert, présentera son nouveau Dictionnaire biographique, parrainé et financé par la Fondation bancaire La Caixa et l’entreprise en télécommunications Telefónica. Cet ouvrage réunit le résumé de la vie de 45 000 Espagnols de toutes les époques, depuis des personnages du VIIe siècle avant Jésus-Christ jusqu’à des personnalités ayant vécu au XXe siècle de notre ère.

Le dictionnaire présente les données les plus actualisées possibles et les personnages sélectionnés l’ont été en fonction de 22 critères différents. Les Espagnols dont la vie y est consignée n’ont pas seulement vécu sur le territoire qui correspond aujourd’hui à l’Espagne mais aussi dans d’autres contrées de l’Empire hispanique : Amérique latine, Philippines, Italie, Flandres, etc. Près de 5 500 historiens ont collaboré à l’élaboration du dictionnaire, qui cherche à lier les personnages entre eux et à montrer leurs conditions de vie réelles, y compris dans des aspects quotidiens ou a priori insignifiants.

L’on retrouve dans cet ouvrage des profils surprenants, comme celui de Domingo Badía y Leblich (1767-1818), aventurier inspiré par la science française qui a utilisé le sobriquet d’Ali Bey Abd Allah et s’est fait passer pour musulman afin de parcourir l’Afrique et des pays actuels comme le Kenya, l’Éthiopie ou la Libye. Mentionnons également Pedro Páez Jaramillo (né à Olmeda de las Fuentes, près de Madrid, en 1564) qui, devenu missionnaire jésuite, a parcouru le Yémen, l’Éthiopie et a découvert les sources du Nil en 1618 (bien avant le Britannique John Hanning Speke). Évoquons enfin le cas de Teresa Castellanos de Mesa y del Castillo (née en 1817), qui a été une pionnière de l’introduction de l’escrime sportive outre-Pyrénées.

Sources : http://www.abc.es/cultura/abci-carmen-iglesias-201804271839_noticia.html, http://www.abc.es/cultura/abci-domingo-badia-y-leblich-viajero-fingio-musulman-para-recorrer-africa-201804271935_noticia.html, http://www.abc.es/cultura/abci-paez-jaramillo-misionero-espanol-descubrio-fuentes-nilo-201804272117_noticia.html et http://www.abc.es/cultura/abci-teresa-castellanos-mesa-y-castillo-pionera-esgrima-espana-decimononica-201804271920_noticia.html

« People traffickers target Spain to exploit new route into Europe »

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Le remorqueur de la Marine espagnole Clara-Campoamor, qui sert aujourd’hui au sauvetage en haute mer (photographie : Wikipedia)

Cet article de Graham Keeley, publié le 20 janvier dernier dans le journal britannique The Times, évoque le défi migratoire de l’Espagne, qui doit faire face à d’importantes arrivées illégales de pateras, ces embarcations de fortune utilisées par des Africains pour traverser la mer Méditerranée. Ils veulent en effet arriver en Europe via l’Andalousie, la Région de Murcie et les îles Canaries, tandis que les villes autonomes de Ceuta et Melilla doivent elles aussi résoudre ce problème  : https://www.thetimes.co.uk/article/people-traffickers-target-spain-to-exploit-new-route-into-europe-hcm3k3wxd?shareToken=9a150cab327330942f4ce4d8ac700e0c

L’armée espagnole fait l’acquisition d’un nouveau drone pour l’infanterie de marine

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Un drone Fulmar conçu par Thales España (photographie : ABC)

Le Ministère espagnol de la Défense, dirigé par María Dolores de Cospedal, a fait l’acquisition à la fin du mois d’octobre d’un drone de la gamme Fulmar, conçu par l’entreprise Thales España, pour son infanterie de marine, ainsi que l’a révélé le président de la compagnie, Jesús Sánchez Bargos, durant une visite dans les installations de la firme à Getafe réalisée par le maire de cette commune de la banlieue méridionale de Madrid, Sara Hernández (Parti socialiste ouvrier espagnol). Cet engin de grande dimension, conçu comme un avion commandé à distance, a coûté la bagatelle de 1,3 million d’euros à l’armée espagnole (pour deux exemplaires) et fait partie du programme Rapaz, qui vise à doter la défense de notre voisin ibérique de ce type de technologie.

Le Fulmar, d’une envergure de trois mètres et d’une longueur de 1,2 mètres, pèse dix-huit kilogrammes et il est développé en coopération avec l’entreprise Wake Engineering. Il peut transporter des charges pesant jusqu’à huit kilogrammes et sera utilisé par la marine espagnole pour surveiller le détroit de Gibraltar. Thales España a déjà vendu ce modèle à l’export, notamment à l’agence des garde-côtes de Malaisie. D’autres pays, comme le Pérou, les Philippines, le Nigeria ou la Libye, sont intéressés par la technologie.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/fulmar-infanteria-marina-22369.asp/

L’Espagne note une nette recrudescence des tentatives de traversée de la Méditerranée vers ses côtes

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Des sauveteurs espagnols qui viennent de recueillir des migrants qui tentaient la traversée de la Méditerranée en embarcation de fortune (photographie : Carlos Barba, EFE et El País)

Le 17 août dernier a été une journée particulièrement agitée pour les sauveteurs espagnols en mer qui ont dû recueillir en douze heures plus de 600 migrants qui tentaient de traverser la mer Méditerranée pour rejoindre les côtes espagnoles. Il s’agit d’un record pour l’année 2017, qui dépasse déjà les statistiques de l’année dernière : de janvier à septembre de cette année, 11 043 personnes ont ainsi été sauvées en mer d’Alboran (dépendance de la Méditerranée qui baigne le littoral andalou, marocain et algérien), contre 10 389 à la même époque de l’année 2016. Pour les organisations non gouvernementales ibériques, les causes de cette recrudescence sont claires : les restrictions aux migrations appliquées par la Libye forcent les réfugiés à choisir d’autres itinéraires pour rallier l’Europe et le conflit social en cours dans le Rif empêche le Maroc d’être aussi vigilant face aux flux migratoires.

Les provinces de Cadix, Málaga et Almería ont ainsi vu arriver cet été de nombreuses pateras, ces embarcations de fortune qu’utilisent les migrants pour quitter l’Afrique et rejoindre notre continent. Rien qu’au mois de juin 2017, la Croix Rouge espagnole a secouru 2 384 personnes qui tentaient la traversée de la Méditerranée, contre 671 au mois de juin 2016. Selon cette organisation caritative, ces chiffres sont comparables à ceux de 2008, année au cours de laquelle 12 690 migrants ont été secourus. Il faut par ailleurs ajouter aux données dont nous disposons l’ensemble des personnes qui ont pu accoster sur le littoral espagnol et n’ont pu être comptabilisées par les autorités de notre voisin ibérique. Il existe trois grands itinéraires suivis par les migrants : celui qui part de Nador (Maroc) et Oran (Algérie), traverse la mer d’Alboran et arrive dans les provinces d’Almería et Grenade ; celui qui prend les îles Alhucemas (Maroc) pour point de départ afin de rejoindre les côtes de la province de Málaga ; et celui qui part de Tanger (Maroc) afin de rallier la province de Cadix.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/09/13/actualidad/1505297407_338569.html

En visite à Paris, Mariano Rajoy annonce pour l’automne l’organisation d’un sommet des pays européens et africains à Madrid

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), et le président de la République française, Emmanuel Macron, lors de leur conférence de presse commune après leur premier déjeuner à Paris, le 16 juin 2017 (photographie : AFP et OKDiario)

Ce lundi 28 août, le président de la République française, Emmanuel Macron, accueillait à Paris le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, à un dîner politique précédé d’une réunion avec plusieurs dirigeants africains. Étaient présents à ce sommet, outre les personnes susnommées et la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Italienne Federica Mogherini, des représentants du Tchad, du Niger et de la Libye. Les deux principaux thèmes abordés lors de la rencontre entre dirigeants européens africains et européens ont été le terrorisme et les flux migratoires actuels.

À cette occasion, Mariano Rajoy a rappelé que l’Espagne accueillera bientôt une rencontre entre le ministre de l’Intérieur des six principaux pays de l’Union européenne (Espagne, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et Pologne). Il a également annoncé que notre voisin pyrénéen organisera à l’automne (plus précisément entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre) une rencontre entre l’Espagne, la France, l’Allemagne et l’Italie d’un côté et plusieurs pays africains de l’autre afin de préparer le prochain sommet UE-Afrique, qui aura lieu les 29 et 30 novembre prochains en Côte d’Ivoire.

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2017/280817-rajoyrueda.aspx

L’Espagne veut devenir un partenaire stratégique de la Russie

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (à gauche), en compagnie de son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors d’une rencontre à Moscou le 7 juin 2017 (photographie : EFE et ABC)

Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, a réalisé un voyage officiel en Russie le mercredi 7 juin dernier afin d’y rencontrer son homologue russe, Sergueï Lavrov, dans l’objectif de dynamiser les relations entre les deux pays. Cette réunion fait suite à des manifestations culturelles communes mais aussi à des sommets ministériels récents. Les deux ministres ont notamment signé un « Plan de consultations politiques », qui vise à rendre plus fréquentes les discussions entre les deux pays concernant les affaires internationales. Ce protocole, qui vaut pour les années 2017-2018, concerne la stabilité mondiale, l’Amérique latine, la lutte contre le terrorisme ou encore les médias.

Les deux hommes ont profité du court séjour de Dastis à Moscou afin d’évoquer la situation dans plusieurs pays asiatiques ou africains comme la Syrie, l’Irak, la Libye, la Corée du Nord et l’Afghanistan. L’épineuse thématique ukrainienne a aussi fait partie des échanges. Notons enfin que, même si aucune date n’a pour le moment été fixée, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, devront se rencontrer dans les mois qui viennent.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-acerca-rusia-como-interlocutor-estrategico-201706080419_noticia.html