Les comédies musicales jouées à Madrid réalisent de plus gros bénéfices que l'ensemble du cinéma espagnol

« Le Roi Lion », l’une des comédies musicales à succès qui anime la ville de Madrid (photographie : « Le Roi Lion » et La Razón)

Régulièrement objets de polémiques, les subventions versées par l’État espagnol à l’industrie du septième art outre-Pyrénées ne génèrent pas toujours un retour sur investissement, tant s’en faut. Et, comme pour remettre une pièce dans la machine, la maison de production espagnole SOM Produce a récemment divulgué une donnée qui va dans le sens des adversaires de ces subventions : les comédies musicales jouées à Madrid, l’une des principales villes au monde pour ce genre de spectacles, réalisent des bénéfices plus importants que l’ensemble du cinéma de notre voisin pyrénéen. Concrètement, en 2018, elles ont réalisé un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros en termes d’entrées, soit 7 millions d’euros de plus que les films espagnols.

Ces 110 millions d’euros représentent par ailleurs l’essentiel des 160 millions d’euros générés par les 21 entreprises privées et les 28 théâtres et salles de spectacles de la capitale espagnole la même année, selon le producteur espagnol José María Cámara. Environ 90 % de cette somme est d’ailleurs le fait de deux maisons de production, SOM Produce et Stage Entertainment. La première de ces deux firmes est la plus importante du pays, avec 4 700 sièges gérés en propre. C’est en partie elle qui permet à Madrid de se consolider comme capitale mondiale de la comédie musicale en espagnol.

Source : https://www.larazon.es/cultura/20200205/5lbp7xy64ne3bi6oigwy6lciiy.html

Décès de l’ecclésiastique espagnol Julio Lavandero Pérez à l’âge de 89 ans

L’ecclésiastique espagnol Julio Lavandero Pérez (à droite) et l’un de ses ouvrages sur Ajotejana (photographie : Tane Tanae)

L’on apprenait ce mardi 7 janvier 2020 le décès à San José de Tucupita (Venezuela), à l’âge de 89 ans, de l’ecclésiastique espagnol Julio Lavandero Pérez, qui était né à Cabezón de la Sal (Cantabrie) le 14 août 1930. Membre de l’ordre des capucins, il a commencé par officier dans sa commune natale puis dans la bourgade voisine de Reocín, suivant ainsi l’exemple de son oncle, Miguel Lavandero.

Il a ensuite voyagé vers l’Amérique du Sud, où il a poursuivi son ministre et a également fait office d’évangélisateur auprès de certaines communautés indigènes. Il est notamment connu pour son labeur chez la peuplade warao du Nord du Venezuela, dont il a étudié l’anthropologie et la langue. Il était membre de l’Académie vénézuélienne de la Langue, sise à Caracas.

Source : https://tanetanae.com/ad-delta-amacuro-despide-con-honra-al-fray-de-los-warao-julio-lavandero-perez/

Les œuvres les plus vues sur le site de la Bibliothèque nationale d’Espagne en 2019

La pochette du disque de la marche populaire intitulée « Suspiros de España » (photographie : ABC)

Sise avenue des Récollets, à Madrid, la Bibliothèque nationale d’Espagne (Biblioteca Nacional de España, BNE) est forte d’un site Internet recueillant environ 500 000 documents et œuvres accessibles à tous de manière gratuite. L’année dernière, plus de 4 000 titres ont encore été rajoutés parmi les ouvrages, manuscrits, photographies, cartes, gravures ou enregistrements sonores. Environ sept millions d’usagers ont d’ailleurs consulté ces fonds numérisés.

Les œuvres les plus consultées en 2019 sont les suivantes :

  1. du matériel graphique sur le camp de concentration de la Guerre civile (1936-1939) d’Albatera, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence) ;
  2. l’index de plusieurs ouvrages de généalogie ;
  3. le Poème du Cid (Poema del Cid) ;
  4. un manuscrit du Don Quichotte de Miguel de Cervantes ;
  5. le codex du comte de Castille et roi de León Fernand Ier le Grand du Beatus de Liébana ;
  6. l’ouvrage intitulé Cien fórmulas para preparar salsas – Recetas exquisitas y variadas de mademoiselle Rose (littéralement, Cent formules pour préparer des sauces – Recettes exquises et variées de mademoiselle Rose) ;
  7. la marche populaire intitulée Suspiros de España (littéralement, Soupirs d’Espagne) ;
  8. une grammaire de la langue espagnole ;
  9. un ouvrage de voyage en Espagne ;
  10. les Cantigas de Santa María, du roi de Castille Alphonse X le Sage.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-estas-obras-digitalizadas-mas-consultadas-biblioteca-nacional-2019-202001071219_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

Les autorités madrilènes offrent 2 000 livres aux habitants de la communauté autonome pour l’Épiphanie

La librairie Pérez Galdós, établissement historique de la rue Hortaleza, à Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Traditionnellement, c’est le 6 janvier, pour la fête de l’Épiphanie, que les enfants espagnols reçoivent des cadeaux de la part des rois mages (Reyes Magos) – un rite qui se maintient malgré la pénétration, ces dernières décennies, du Père Noël outre-Pyrénées. À l’occasion de l’Épiphanie 2020, la Communauté de Madrid, aujourd’hui dirigée par Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire), accompagnée de l’Institut Cervantes (Instituto Cervantes, organisme de promotion des langues et cultures de notre voisin ibérique), a décidé d’offrir 2 000 livres aux habitants de l’autonomie.

Il s’agit de 2 000 exemplaires des romans El 19 de marzo (littéralement, Le 19 mars) et El 2 de mayo (littéralement, Le 2 mai), qui sont tous les deux les « enfants » de l’écrivain espagnol Benito Pérez Galdós. Né à Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) le 10 mai 1843, cet auteur majeur de la littérature de notre voisin pyrénéen est décédé le 4 janvier 1920 à Madrid et c’est pourquoi l’année 2020 est consacrée au centenaire de sa mort. L’année qui a débuté il y a peu est donc l’année Pérez Galdós, tout comme l’année 2019 avait été l’année García Lorca.

Source : https://madridsecreto.co/madrid-reparte-2-000-libros-gratis-a-los-ciudadanos-durante-este-sabado/?fbclid=IwAR2P20v9SYm2c3VAMOXQlElmIz_RGPFPE1BNUgT8YDAptvjwQxGQXHQ6BOs

Les termes « émoticône » et « émoji » sont les mots de l’année pour la Fundéu BBVA

La reine d’Espagne Letizia (première à gauche) lors d’une réunion au siège madrilène de la Fundéu BBVA (photographie : Maison de Sa Majesté le roi)

Parrainée par la banque BBVA (dont le siège se trouve à Bilbao, dans la province de Biscaye, au Pays basque), la Fondation de l’Espagnol urgent (Fundación del Español Urgente), sise à Madrid et souvent désignée sous l’acronyme Fundéu BBVA, élit chaque année le mot qui a le plus marqué les 365 jours écoulés. Après el escrache (manifestation de mécontentement de la population visant une personnalité en particulier, généralement politique, devant son domicile ou son lieu de travail) en 2013, el selfi (« le selfie« ) en 2014, el refugiado (« le réfugié ») en 2015, el populismo (« le populisme ») en 2016, la aporofobia (« l’aporophobie », c’est-à-dire la peur des pauvres) en 2017 et el microplástico (« le microplastique ») en 2018, c’est au tour de el emoticono (« l’émoticône ») et el emoji (« l’émoji ») de connaître le même sort en 2019.

Les émoticônes et émojis sont ces visages exprimant divers sentiments et émotions ou ces pictogrammes utilisés sur Internet, que ce soit sur les forums en ligne ou les réseaux sociaux, afin de transmettre rapidement une idée particulière. Ils ont été inventés dès les années 90 mais leur succès est plus récent, à la faveur de la démocratisation d’Internet. Le coordinateur général de la Fundéu BBVA, Javier Lascuráin, et son président, Mario Tascón, ont rappelé à cet égard qu’émoticônes et émojis sont probablement ce qui se rapproche le plus d’un langage universel.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/2019/12/29/5e0873e721efa08e488b4657.html

L’écrivain espagnol Joan Margarit est récipiendaire du prix Cervantes 2019

L’écrivain espagnol Joan Margarit (photographie : Wikipedia)

Ce jeudi 14 novembre 2019, le Ministère espagnol de la Culture et du Sport – aujourd’hui dirigé par José Guirao (Parti socialiste ouvrier espagnol) – a annoncé le nom du lauréat de l’édition 2019 du prix Cervantes (plus prestigieux prix au monde pour un écrivain de langue espagnole, créé en 1976 et remis par notre voisin ibérique). Il s’agit de Joan Margarit i Consarnau, né Sanahuja, dans la province de Lérida (Catalogne), le 11 mai 1938. Il est déjà récipiendaire du prix Reine-Sophie de Poésie ibéro-américaine.

Cette annonce est une petite nouveauté puisqu’il s’agit du premier écrivain bilingue (espagnol et catalan) à être récompensé par le jury de cette célèbre récompense, à laquelle est adjointe un chèque de 125 000 euros. Le nom du lauréat de cette année a été révélé par José Guirao et la gagnante de l’année dernière, la femme de lettres uruguayenne Ida Vitale. Ancien professeur à l’Université polytechnique de Catalogne et de l’École technique supérieure d’Architecture de Barcelone (Catalogne), il recevra le prix le 23 avril 2020 (date de commémoration traditionnelle du décès de Miguel de Cervantes, en 1616) des mains du roi Philippe VI à l’Université d’Alcalá de Henares (Communauté de Madrid).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/14/actualidad/1573725177_542488.html

Quelques-uns des nouveaux mots entrés dans le dictionnaire de l’Académie royale de la Langue espagnole

Un exemplaire du dictionnaire de l’Académie royale de la Langue espagnole (photographie : David Folgueiras et El País)

Sise à Madrid, l’Académie royale de la Langue espagnole (Real Academia de la Lengua española, souvent abrégé en RAE) est chargée, entre autres tâches, de rédiger un dictionnaire de référence concernant la langue de Cervantes. Si ce précieux ouvrage existe dans un format papier, renouvelé tous les dix à quinze ans, il est également disponible en ligne et les académiciens y rajoutent régulièrement de nouveaux termes passés dans l’usage courant.

Ce jeudi 7 novembre 2019, la nouvelle version en ligne du dictionnaire a été révélée, avec un certain nombre de nouveaux termes. C’est le cas, par exemple :

  • d’el zasca, que l’on pourrait traduire par « la réponse cinglante » ;
  • d’el casopolón, terme familier et péjoratif qui désigne une grande demeure bourgeoise, notamment dans la Communauté de Madrid ;
  • ou encore d’el arboricidio, « l’arboricide ».

En tout et pour tout, 1 100 nouveautés sont à l’ordre du jour dans cette nouvelle version en ligne préparée par le directeur de la RAE, Santiago Muñoz Machado, l’académicienne Paz Battaner et la directrice de l’Académie guatémaltèque de la Langue, Raquel Montenegro.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/07/actualidad/1573087285_460962.html

L’Institut Cervantes présente sa future antenne de Los Angeles

Le directeur de l’Institut Cervantes, Luis García Montero (photographie : Institut Cervantes de Tolède)

Ce lundi 21 octobre 2019, le directeur de l’Institut Cervantes (organisme chargé de promouvoir la langue espagnole et la culture de notre voisin ibérique dans le monde entier, fondé en 1991 et sis à Madrid), Luis García Montero, a présenté à Los Angeles, en Californie (États-Unis d’Amérique), la future antenne de l’organisation. Il s’agit de la plus grande métropole américaine avec une telle concentration d’Hispaniques outre-Atlantique – environ 47 % de la population totale.

À la cérémonie de présentation ont également assisté l’adjointe au maire aux Relations internationales, Nina Hachigian ; le consul du Mexique à Los Angeles, Marcela Celorio ; et le secrétaire d’État espagnol à la Coopération internationale ainsi que pour l’Amérique ibérique et les Caraïbes, Juan Pablo de Laiglesia. L’acte a eu lieu à la Bibliothèque centrale de Los Angeles. Cette future ouverture doit mettre en valeur l’importance actuelle (les États-Unis d’Amérique sont le cinquième pays hispanophone au monde, derrière le Mexique, la Colombie, l’Espagne et à l’Argentine) et future (ils devraient être le deuxième pays hispanophone au monde en 2060) de la première puissance mondiale.

Source : https://www.cervantes.es/sobre_instituto_cervantes/prensa/2019/noticias/presentacion_los_angeles.htm?fbclid=IwAR23asSlaPGVcgyUtuXPVjVu6XWyexC14nacMZ1iDj-HNKNMD1qBcybGYtc

L’Espagne rend accessible au monde entier 64 000 textes destinés aux personnes aveugles

Le logo officiel de l’Organisation nationale des Aveugles d’Espagne (ONCE) – Photographie : Fondation Vodafone Espagne

Ce mardi 8 octobre 2019, l’Organisation nationale des Aveugles d’Espagne (Organización Nacional de Ciegos Españoles, ONCE), sise à Madrid, a rendu accessible en ligne au monde entier l’ensemble de sa bibliothèque numérique. Cette dernière compte 64 000 ouvrages que les personnes aveugles peuvent consulter et qui sont adaptées à leurs besoins spécifiques. Cette mise en ligne fait de l’Espagne le premier pays européen à respecter les engagements contractés dans le cadre du Traité de Marrakech (Maroc).

Les ouvrages disponibles peuvent non seulement être élus mais également surlignés ou annotés. Les 285 millions de personnes aveugles dans le monde peuvent désormais bénéficier de cette bibliothèque numérique. Ce téléchargement a été soutenu par l’Institut Cervantes (organisme sis à Madrid dont l’objectif est la défense et la diffusion de la langue de Cervantes et de la culture de notre voisin ibérique dans le monde), notamment par son directeur, Luis García Montero.

Source : https://www.lavanguardia.com/vida/20191008/47872405553/la-once-abre-sus-64000-obras-digitales-accesibles-a-ciegos-de-todo-el-mundo.html

L’Institut Cervantes se penche une fois de plus sur l’avenir de l’espagnol dans le monde

Une rue de New York (États-Unis d’Amérique) avec des magasins dont la devanture est en espagnol (photographie : Institut Cervantes et El País)

Ce samedi 12 octobre 2019, à l’occasion de la fête nationale espagnole, l’Institut Cervantes (organisme sis à Madrid et chargé de la promotion de la langue de Cervantes et de la culture espagnole sur la planète) s’est une nouvelle fois penché sur l’avenir de l’espagnol dans le monde. Il a ainsi présenté dans son antenne de New York (États-Unis d’Amérique), pour la première fois à l’étranger, son rapport annuel El español en el mundo (littéralement, L’espagnol dans le monde) et l’ouvrage dévoile un chiffre intéressant : en 2060, la première puissance mondiale devrait être le deuxième pays hispanophone au monde, derrière le Mexique.

Selon le directeur de l’Institut Cervantes, Luis García Montero, 580 millions de personnes ont en 2019 l’espagnol pour langue maternelle (soit 3 millions de plus qu’en 2018). De plus, la langue de Cervantes est la quatrième la plus puissante au monde, derrière l’anglais et non loin du français et du mandarin. Environ 8 millions de personnes étudient l’espagnol à l’heure actuelle aux États-Unis d’Amérique ; 6,1 millions au Brésil ; 2,7 millions en France ; ou encore 765 000 environ en Italie. L’espagnol est également devenu une importante lingua franca dans une grande partie des États-Unis, où son poids médiatique et économique ne cesse de croître.

Sources : https://elpais.com/cultura/2019/10/11/actualidad/1570806580_487492.html et https://elpais.com/cultura/2019/10/10/actualidad/1570743952_542098.html?ssm=TW_CM_CUL