Quatre chais espagnols se retrouvent parmi les 50 meilleurs au monde selon World’s Best Vineyards

La commune d’Elciego, située dans la province d’Alava (Pays basque), vue depuis le chais Marquis-de-Riscal (photographie : Javier Mingueza et ABC)

Lors de la semaine du 13 juillet dernier, le classement World’s Best Vineyards (littéralement, « Meilleurs vignobles au monde ») a été révélé dans son édition 2020. Parmi les cinquante meilleurs chais et vignobles au monde, l’on en retrouve ainsi quatre situés en Espagne :

  1. le chais Marquis-de-Riscal, situé sur le territoire de la commune d’Elciego, dans la province d’Alava (Pays basque), en sixième position au niveau international ;
  2. le chais González Byass-Tío Pepe, à Jerez de la Frontera, dans la province de Cadix (Andalousie), en dix-huitième place ;
  3. Vivanco, chais de la commune de Briones (La Rioja), qui occupe la quarante-et-unième position ;
  4. et enfin, Familia Torres, à Villafranca del Panadés, dans la province de Barcelone (Catalogne), quarante-deuxième dans le monde.

Source : https://www.abc.es/viajar/vinos/abci-cuatro-bodegas-espanolas-entre-50-mejores-mundo-para-hacer-enoturismo-202007180201_noticia.html

Décès du toréro espagnol Juan José à l’âge de 68 ans

Le toréro Juan José (au centre), en compagnie de ses collègues Palomo Linares (à gauche) et Curro Romero (photographie : EFE et ABC)

L’on apprenait ce mercredi 15 juillet 2020 le décès à Salamanque (Castille-et-León), à l’âge de 68 ans du toréro espagnol Juan José García del Corral (dit « Juan José »), qui était né à La Fuente de San Esteban, dans la province de Salamanque, le 22 juin 1951. C’est en 1968 qu’il réussit son alternativa, c’est-à-dire son entrée dans le monde de la tauromachie, à Manzanares, dans la province de Ciudad Real (Castille-La Manche), afin de faire sa confirmation à Madrid en 1969.

Un accident de voiture survenu en 1971 lui cause de graves problèmes aux yeux et il ne peut revenir dans l’arène que plusieurs mois plus tard, à Haro (La Rioja). De 1989 à 2013, il dirige l’École de Tauromachie de Salamanque (Escuela de Tauromaquia de Salamanca), où il devient une référence dans le domaine.

Source : https://www.abc.es/cultura/toros/abci-muere-maestro-juan-jose-grandes-referentes-toreo-salamanca-202007151050_noticia.html

L’Espagne vide, paradis de l’observation astronomique

La Voie lactée, observée depuis la province d’Ávila, en Castille-et-León (photographie : Ramón Morcillo et El Confidencial)

Caractérisée par ses très faibles densités de population et son dépeuplement aux aspects inquiétants, l' »Espagne vide » (España vacía) ou « Espagne vidée » (España vaciada) fait l’objet depuis plusieurs années de reportages et de considérations plus ou moins alarmistes. Pourtant, cette vaste zone qui concerne tout ou partie de plusieurs communautés autonomes (Castille-et-León, Castille-La Manche, Estrémadure, La Rioja, Navarre, Principauté des Asturies, Galice, Andalousie, Catalogne, Communauté de Madrid, Communauté de Valence, Aragon) dispose de nombreux atouts, dont certains sont directement causés par ce dépeuplement. C’est notamment le cas de l’absence de pollution lumineuse sur de vastes zones, ce qui rend plus aisée l’observation astronomique.

C’est d’ailleurs ce qui explique le grand nombre de télescopes de rang international que l’on retrouve chez notre voisin ibérique, particulièrement dans la province de Teruel (Aragon) mais également en Andalousie et dans les îles Canaries. L’initiative récemment lancée par le blog intitulé « Capture the Atlas » afin de recenser les plus belles vues du ciel de nuit met en valeur ce patrimoine immatériel de l' »Espagne vide » et, in fine, de l’Espagne tout court. Des provinces comme Ávila (Castille-et-León) et Cuenca (Castille-La Manche) ou des îles comme Ténérife, Fuerteventura et La Palma sont ainsi très propices à l’observation par les curieux ou les scientifiques

Source : https://www.elconfidencial.com/tecnologia/2020-07-07/via-lactea-fotos-espana-espacio-astrofotografia_2666068/

Dix villages espagnols sont en lice pour devenir la capitale du tourisme rural en 2020

La commune d’Artenara, située sur l’île de Grande Canarie, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie, aux îles Canaries (photographie : El País)

Lancée en 2017 par le site Internet espagnol Escapada Rural (littéralement, « Escapade Rurale »), la compétition de capitale du tourisme rural a pour objectif de promouvoir des destinations moins connues ou courues en Espagne afin de mettre en valeur le patrimoine naturel, historique et artistique de la campagne de notre voisin ibérique. En 2017, c’est Sigüenza (province de Guadalajara, Castille-La Manche) qui a été sélectionnée. Elle a été suivie par Aínsa-Sobrarbe (province de Huesca, Aragon) en 2018 et par Santillana del Mar (Cantabrie) en 2019.

Pour l’année 2020, les communes suivantes sont en lice :

  1. Artenara, île de Grande Canarie, province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) ;
  2. Aýna, province d’Albacete (Castille-La Manche) ;
  3. Cazalla de la Sierra, province de Séville (Andalousie) ;
  4. Colombres, hameau de la commune de Ribadedeva (Principauté des Asturies) ;
  5. La Puebla de Guadalupe, province de Cáceres (Estrémadure) ;
  6. Leiza (Navarre) ;
  7. Potes (Cantabrie) ;
  8. Rascafría (Communauté de Madrid) ;
  9. El Rasillo de Cameros (La Rioja) ;
  10. et Santo Domingo de Silos, province de Burgos (Castille-et-León).

Source : https://elviajero.elpais.com/elviajero/2020/05/29/album/1590751580_140649.html#foto_gal_1

Décès du lieutenant-colonel espagnol Jesús Gayoso à l’âge de 48 ans

Le lieutenant-colonel espagnol Jesús Gayoso (photographie : Actualidad Rioja Baja)

L’on apprenait ce vendredi 27 mars 2020 le décès à Logroño (La Rioja), à l’âge de 48 ans, du lieutenant-colonel (teniente coronel) de la Garde civile espagnole Jesús Gayoso Rey des suites de l’épidémie de coronavirus venue de Chine. Né à Mieres (Principauté des Asturies) le 26 avril 1971, il était installé à La Corogne (Galice) avec sa femme et ses deux enfants.

Après être passé par l’Académie générale militaire de Saragosse (Aragon), entre 1991 et 1996, il a été affecté à première compagnie du Groupe d’Action rapide (Grupo de Acción Rápida, GAR) – force d’élite de la Garde civile créée en 1982 -, basé à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque). Depuis 2014, il était le directeur de cette unité qui était notamment intervenue pour boucler La Rioja en pleine pandémie de COVID-19.

Source : https://diariopatriota.com/jesus-hayoso-teniente-coronel-de-la-guardia-civil-fallece-por-coronavirus-a-la-edad-de-48-anos/

L'Espagne bat en 2019 son record de recyclage du verre

Un conteneur en verre géant dans une ville espagnole à l’occasion de l’édition 2019 de la Journée mondiale du Recyclage (photographie : EFE et El Confidencial)

Les premières lois sur le recyclage en Espagne datent d’il y a plus de vingt ans et, parmi les grands succès que l’on peut mettre à leur actif, le recyclage du verre est indéniablement un point fort de nos voisins ibériques. Selon la fondation espagnole Ecovidrio, en 2019, 896 450 tonnes de verre ont ainsi été recyclées outre-Pyrénées, soit une moyenne de 19 kilogrammes par citoyen – environ 65 contenants entre les bouteilles, les flacons et autres pots. Il s’agit d’un nouveau record pour l’Espagne avec une augmentation de 6,6 % par rapport à 2018 ou encore 30 % de plus qu’il y a cinq ans.

Les communautés autonomes espagnoles qui recyclent le plus le verre sont les îles Baléares (31,6 kilogrammes par habitant), le Pays basque (28,4 kilogrammes par habitant), La Rioja (28,2 kilogrammes par habitant), la Navarre (26,6 kilogrammes par habitant) et la Catalogne (22,5 kilogrammes par habitant). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-La Manche (14,2 kilogrammes par habitant), l’Andalousie (14,4 kilogrammes par habitant) et l’Estrémadure (8,9 kilogrammes par habitant). Le taux de croissance du recyclage du verre dans ces dernières autonomies est considérable sur la dernière année. La province de Málaga (Andalousie) a ainsi enregistré une augmentation de 48,7 % dans le domaine par rapport à 2018 ; celle de Badajoz (Estrémadure), de 48,4 % ; celle d’Almería (Andalousie), de 31,4 % ; celle de Jaén (Andalousie), de 27,3 % ; et celle de Cordoue (Andalousie), de 17,1 %.

Source : https://www.elconfidencial.com/sociedad/2020-03-02/reciclaje-vidrio-espana-bra_2468244/

« Nicolas Klein : L’ Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) »

Une capture d’écran de la vidéo de cet entretien (image : Cercle Aristote et YouTube)

Cet entretien, intitulé « Nicolas Klein : L’Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) », a été donné par votre serviteur au Cercle Aristote, basé à Paris, et s’intéresse notamment à la crise du coronavirus chez notre voisin pyrénéen : https://youtu.be/yI2LGLWSI7I

Des chercheurs espagnols identifient le plus long aqueduc romain de péninsule Ibérique

Un aqueduc romain à son passage par Manises, dans la province de Valence (Communauté de Valence) – Photographie : Miquel Martí Matíes et El País

C’est en 1538 que l’historien espagnol Pere Antoni Beuter (1490-1554) commence à formuler de premières hypothèses sur un aqueduc d’origine romaine qui traverse plusieurs communes de l’actuelle province de Valence, dans la Communauté de Valence, à l’instar de Chelva, Calles, Domeño et Tuéjar, dans une zone relativement montagneuse. Durant plusieurs siècles, les experts se perdent en conjectures et se demandent si cette infrastructure a véritablement fonctionné un jour. Finalement, la plupart des questions qui se posaient à ce sujet ont été récemment résolues par un archéologue et docteur en architecture de l’Université polytechnique de Valence, Miquel Martí Matíes, à l’occasion du sixième Congrès international d’Ingénierie romaine, qui se tenait cette année à Santo Domingo de la Calzada (La Rioja).

D’une longueur totale de 98,6 kilomètres, cet aqueduc est le plus long de la péninsule Ibérique dont on ait connaissance et la sixième infrastructure hydraulique romaine du monde par sa taille. Elle fonctionnait effectivement durant l’Antiquité et partait d’une source située dans les montagnes de l’actuelle province de Valence, à Tuéjar, à environ 585 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer. L’ouvrage d’art s’achevait à Valence, où il approvisionnait les habitants en eau potable. Toutefois, cet aqueduc du premier siècle de notre ère a vu par la suite l’un de ses tronçons s’effondrer en raison de filtrations, à hauteur de l’actuelle commune de Chelva. C’est ce qui a donné lieu à la structure localement appelée « Balcon du Diable » (Balcón del Diablo).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/12/actualidad/1581509446_650911.html

Le défilé de la Journée des Forces armées espagnoles aura lieu cette année à Huesca

Des légionnaires espagnols défilent (photographie : Juan Manuel Serrano et ABC)

Après Guadalajara (Castille-La Manche) en 2017, Logroño (La Rioja) en 2018 et Séville (Andalousie) en 2019, cette année, c’est la ville de Huesca (Aragon) qui accueillera le défilé militaire clôturant la Journée des Forces armées espagnoles (Día de las Fuerzas Armadas, souvent abrégé DIFAS). L’événement aura lieu le samedi 30 mai et comptera, comme d’habitude, la présence du roi d’Espagne, Philippe VI, ainsi que celle de son épouse, la reine Letizia, et de la ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Le choix de Huesca ne doit rien au hasard puisque la cité aragonaise doit abriter une nouvelle garnison, la division Castillejos, qui sera logée au sein du quartier général Sancho-Ramírez. Environ 700 militaires doivent ainsi quitter leur régiment de Madrid pour cette capitale de province du Nord de l’Aragon, au pied des Pyrénées. La décision de les déplacer a été prise en décembre 2017 par la ministre de la Défense de l’époque, María Dolores de Cospedal (Parti populaire).

Source : https://www.abc.es/espana/abci-huesca-albergara-fuerzas-armadas-30-mayo-202002052130_noticia.html

Les inégalités entre régions riches et régions pauvres ont chuté de moitié en Espagne sur les soixante dernières années

Des usagers d’un bureau pour l’emploi de la Communauté de Madrid font la queue (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Il est certain que, comme dans tous les pays du monde, régions riches et régions pauvres d’Espagne présentent un écart de développement sensible. Pourtant, sur les soixante dernières années, cet écart, qui s’est réduit de moitié, n’a jamais été aussi faible. Selon les données fournies par la Fondation d’Études d’Économie appliquée (Fundación de Estudios de Economía Aplicada, FEDEA), dont le siège se trouve à Madrid, entre 1955 et 2018, la distance entre la région la plus riche en termes de produit intérieur brut (PIB) par habitant (à l’époque, le Pays basque ; aujourd’hui, la Communauté de Madrid) et la plus pauvre (l’Estrémadure hier comme aujourd’hui) est ainsi passée de 124 à 65 points.

C’est ce que révèle le rapport intitulé La dinámica territorial de la renta en España (littéralement, La dynamique territoriale des revenus en Espagne), publié ce mardi 28 janvier 2020. Toutefois, ce rattrapage est à la fois le fait de l’accélération de la croissance dans les communautés autonomes les plus modestes et du ralentissement de ladite croissance dans les communautés autonomes les plus aisées. D’un point de vue territorial et macro-économique, la FEDEA découpe l’Espagne en cinq grandes régions : les grands centres industriels (Pays basque, Catalogne, Communauté de Madrid) ; les deux autonomies insulaires (îles Baléares, îles Canaries) ; le Grand Sud (Andalousie, Estrémadure, Castille-La Manche, Région de Murcie, Ceuta et Melilla), le Nord-Ouest (Galice, Principauté des Asturies, Cantabrie et Castille-et-León) et la vallée de l’Èbre (La Rioja, Aragon, Navarre et Communauté de Valence).

La convergence entre centres industriels et régions méridionales a ainsi été très rapide à partir des années 80. Le Nord-Ouest a lui aussi connu une croissance réelle sur les soixante dernières années tandis que les communautés autonomes insulaires ont dépassé la moyenne nationale au début des années 2000 avant de prendre à nouveau du retard avec l’éclatement de la crise économique de 2008 et de la bulle immobilière. Quant à la vallée d’Èbre, elle a plutôt connu un recul au cours des décennies écoulées. Pour parvenir à ces conclusions, le rapport de la FEDEA se fonde sur la décomposition du produit intérieur brut par habitant et trois autres grands critères : démographie, emploi et productivité.

Source : https://elpais.com/economia/2020/01/28/actualidad/1580244843_529045.html