Décès de l’ancien policier franquiste espagnol « Billy el Niño » à l’âge de 73 ans

Le policier espagnol « Billy el Niño » jeune (à gauche) et plus âgé (photographie : Mediterráneo Digital)

L’on apprenait ce jeudi 7 mai 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 73 ans, de l’ancien policier franquiste espagnol Antonio González Pacheco, dit Billy el Niño (littéralement, Billy the Kid), qui était né à Aldea del Cano, dans la province de Cáceres (Estrémadure), le 10 octobre 1946. Membre du Corps supérieur de Police (Cuerpo Superior de Policía, CGP), il devient numéro deux du commissaire Roberto Conesa (1917-1994) à la brigade politico-sociale (Brigada Políticosocial). En 1977, après la fin de la dictature franquiste (1939-1975), il reste dans les forces de l’ordre et lutte notamment contre le terrorisme d’extrême-gauche.

C’est cette année-là qu’il reçoit une très polémique récompense, la médaille d’argent au Mérite policier (medalla de plata al Mérito Policial) – il en reçoit même trois autres au cours de sa carrière. En 2013, il est concerné par une première affaire judiciaire en raison de ses agissements passés : la juge argentine María Servini le poursuit suite à la plainte d’anciennes victimes de la dictature, qui l’accusent de torture. Le mouvement de remise en cause de ses récompenses et de mise en œuvre de procès à son égard s’accéléré outre-Pyrénées à partir de 2018.

Source : https://www.lavanguardia.com/politica/20200507/481010197731/billy-el-nino.html

Décès du magistrat espagnol José María Luzón Cuesta à l’âge de 85 ans

Le magistrat espagnol José María Luzón Cuesta (photographie : El País)

L’on apprenait ce vendredi 24 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 85 ans, du magistrat espagnol José María Luzón Cuesta, qui était né à Jaén (Andalousie) en 1935. Diplômé en droit auprès de l’Université de Murcie (Région de Murcie), il débute comme procureur en 1960 et, en 1985, il est nommé à la Cour suprême (Tribunal Supremo). En 1994, il est promu au rang de procureur en chef de la chambre pénale (Sala de lo Penal) de cette institution judiciaire majeure.

Il est surtout connu du grand public pour avoir été le premier magistrat espagnol à s’être intéressé aux Groupes antiterroristes de Libération (Grupos Antiterroristas de Liberación), organisation paramilitaire illégale créée par le gouvernement de Felipe González (Parti socialiste ouvrier espagnol) dans les années 80 pour lutter contre le terrorisme séparatiste basque de l’ETA. Il a notamment enquêté sur l’enlèvement du citoyen franco-espagnol Segundo Marey par cette organisation.

Source : https://elpais.com/espana/2020-04-24/muere-jose-maria-luzon-cuesta-ex-teniente-fiscal-del-supremo.html

Décès de l’homme politique espagnol Antonio Carro Martínez à l’âge de 96 ans

L’homme politique espagnol Antonio Carro Martínez (à droite) – Photographie : AEP et El Progreso)

L’on apprenait ce vendredi 10 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 96 ans, de l’homme politique espagnol Antonio Carro Martínez, qui était né à Lugo (Galice) le 3 mai 1923. Docteur en droit et diplômé également en sciences politiques et économiques, juriste (letrado) du Conseil d’État, membre du Corps technique de l’Administration civile (Cuerpo Técnico de la Administración Civil), il est nommé procurateur au Parlement franquiste.

Directeur général de l’administration locale en 1973, il est nommé ministre de la Présidence le 3 janvier 1974, poste qu’il occupe jusqu’au 12 décembre 1975. Juste avant de son décès, il est l’avant-dernier ministre de Francisco Franco (1939-1975) encore en vie. Après la dictature, il est élu député de la province de Lugo pour le Parti populaire (PP) durant cinq législatures.

Source : https://www.elprogreso.es/articulo/lugo/exministro-exdiputado-lucense-carro-martinez-fallece-96-anos-madrid/202004121011021432963.html

Décès de l’homme politique espagnol Landelino Lavilla à l’âge de 85 ans

L’homme politique espagnol Landelino Lavilla (photographie : Sergio Enríquez-Nistal et El Mundo)

L’on apprenait ce lundi 13 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 85 ans, de l’homme politique espagnol Landelino Lavilla Alsina, qui était né à Lérida (Catalogne) le 6 août 1934. Après des études de droit à l’Université de Saragosse (Aragon), il termine son cursus à l’Université de Madrid, où il entre notamment en contact avec le cardinal espagnol Ángel Herrera Oria, très actif sur le plan culturel et intellectuel. Devenu juriste (letrado) de la Cour des Comptes (Tribunal de Cuentas) en 1958, il passe ensuite au Conseil d’État (Consejo de Estado) en 1959.

À l’âge de 27 ans à peine, il est nommé secrétaire général de la Banque espagnole de Crédit (Banco Español de Crédito) puis vice-président et enfin président de la maison d’édition Editorial Católica, fondée par Herrera Oria. Membre de l’Union du Centre démocratique (UCD) après la mort de Francisco Franco (1939-1975), il est ministre de la Justice de 1976 à 1979 dans le gouvernement d’Adolfo Suárez puis, de 1979 à 1982, il préside le Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol). Élu président de l’UCD en 1982, il démissionne suite à l’échec de la formation aux élections générales de cette année-là et devient membre permanent du Conseil d’État. Il est également membre de l’Académie royale des Sciences morales et politiques et de l’Académie royale de Jurisprudence et de Législation.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/04/13/5e944afffdddff16238b45e9.html

Décès de l’homme politique espagnol Enrique Múgica à l’âge de 88 ans

L’homme politique espagnol Enrique Múgica, ici photographié en 2004 (photographie : Uly Martín et El País)

L’on apprenait ce vendredi 10 avril 2020 le décès à Saint-Sébastien, dans la province de Guipuscoa (Pays basque), à l’âge de 88 ans, de l’homme politique espagnol Enrique Múgica Herzog, qui était né dans la même ville le 20 février 1932. Il a trouvé la mort des suites de l’épidémie de coronavirus d’origine chinoise. Fils d’un violoniste basque et d’une maire française originaire de Pologne, il étudie le droit à l’Université de Madrid et milite clandestinement au sein du Parti communiste d’Espagne (PCE). Il s’engage ensuite aux côtés du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) aux côtés du futur président du gouvernement Felipe González (1982-1996).

Député national pour la province de Guipuscoa de 1977 à 2000, il est l’une des rares personnalités politiques espagnols de premier plan à être de confession juive. À ce titre, il est l’un des plus grands défenseurs des liens d’amitié entre l’Espagne et Israël. De 1988 à 1991, Enrique Múgica est ministre de la Justice dans le deuxième gouvernement de Felipe González puis il est nommé défenseur du peuple (Defensor del Pueblo), équivalent du défenseur des droits en France, en 2000, poste qu’il occupe jusqu’en 2010. À ce titre, il s’oppose au statut d’autonomie catalan de 2006, ce qui lui vaut l’inimitié durable et les calomnies de la part de certains dirigeants régionaux catalans.

Source : https://elpais.com/espana/2020-04-11/muere-el-historico-dirigente-socialista-enrique-mugica.html?ssm=TW_CM

Décès de l’homme politique espagnol Abelardo Sánchez à l’âge de 84 ans

Le musée de la Coutellerie d’Albacete, en Castille-La Manche (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce mercredi 8 avril 2020 le décès à Albacete (Castille-La Manche), à l’âge de 84 ans, de l’homme politique espagnol Abelardo Sánchez Moreno, qui était dans la même ville en 1936. Petit-fils d’un ancien maire de la commune, Abelardo Sánchez García, qui a occupé cette fonction en 1910, il était avocat de formation et professeur d’université dans le domaine du droit.

Procurateur (équivalent de député) au sein du Parlement franquiste (les Cortes), il est choisi conseiller municipal de sa ville natale en 1971, poste qui est le sien durant huit ans. Le 16 juillet 1978, il devient maire d’Albacete et le reste jusqu’en avril 1979, date des élections municipales.

Source : https://www.eldigitaldealbacete.com/2020/04/08/fallece-el-exalcalde-de-albacete-abelardo-sanchez/

Décès du journaliste espagnol Antonio Álvarez Solís à l’âge de 90 ans

Le journaliste espagnol Antonio Álvarez Solís (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce lundi 30 mars 2020 le décès à Madrid du journaliste espagnol Antonio Álvarez Solís, qui était né dans la capitale espagnole le 18 juin 1929. Après des études de droit à Barcelone (Catalogne) puis à Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), il débute sa vie professionnelle au sein du journal régional catalan La Vanguardia, dont il devient rédacteur en chef à l’âge de 27 ans à peine.

Secrétaire particulier de l’avocat et militaire Felipe Acedo Colunga (1896-1965), gouverneur civil de Barcelone entre 1951 et 1960 sur décision de Francisco Franco (1939-1975), il fonde en 1976 la revue à sensation Interviú tout en participant à la création du magazine Por favor. Il a également collaboré en tant que chroniqueur et commentateur à de nombreux débats télévisés ou radiophoniques dans divers médias d’importance régionale ou nationale.

Source : https://www.ultimahora.es/noticias/nacional/2020/03/30/1152933/fallece-periodista-antonio-alvarez-solis.html

Décès de l’aristocrate franco-espagnole Marie-Thérèse de Bourbon-Parme à l’âge de 86 ans

L’aristocrate franco-espagnole Marie-Thérèse de Bourbon-Parme (photographie : L’Éventail)

L’on apprenait ce jeudi 26 mars 2020 le décès à Paris (France), à l’âge de 86 ans, de l’aristocrate franco-espagnole Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, qui était née dans la capitale française le 28 juillet 1933. Membre d’une branche cadette de la famille royale espagnole, lointaine cousine du roi Philippe VI, elle était la fille de François-Xavier de Bourbon-Parme (1889-1977), prétendant carliste (c’est-à-dire légitimiste) au trône d’Espagne, et de Madeleine de Bourbon-Busset, duchesse de Parme (Italie).

Titulaire d’un doctorat en sciences ibérique auprès de la Sorbonne (Paris) ainsi que d’un doctorat en sociologie politique à l’Université Complutense de Madrid, où elle a enseigné le droit constitutionnel, elle était très proche des thèses socialistes et autogestionnaires, ce qui lui a valu le surnom de « princesse rouge » (princesa roja). Elle défend par ailleurs le carlisme et l’accession de son frère Charles-Hugues de Bourbon-Parme (1930-2010) au trône d’Espagne.

Source : https://www.abc.es/estilo/gente/abci-muere-coronavirus-maria-teresa-borbon-parma-princesa-roja-202003270847_noticia.html

Décès de l’homme politique espagnol Manuel del Valle à l’âge de 80 ans

L’homme politique espagnol Manuel del Valle (photographie : Juan José Úbeda et ABC)

L’on apprenait ce jeudi 26 mars 2020 le décès à Séville (Andalousie), à l’âge de 80 ans, de l’homme politique espagnol Manuel del Valle Arévalo, qui était né dans la capitale andalouse le 10 novembre 1939. Avocat de formation, spécialisé dans le droit du travail, il est élu en 1979 sénateur pour la province de Séville au sein des listes du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il occupe ce poste jusqu’en 1982. Dans le même temps, de 1979 à 1983, il est président de la Députation provinciale de Séville.

Sa carrière politique culmine entre 1983 et 1991, lorsqu’il est maire de la capitale andalouse. À ce titre, il est l’un des principaux artisans de la transformation contemporaine de la ville. À peine entré en fonction, il doit régler le grave problème de sécheresse qui touche la métropole. Il est également à l’origine du nouveau Plan général d’Agencement urbain (Plan General de Ordenación Urbana, PGOU), qui vient mettre à jour le précédent (lequel datait déjà de 1964). C’est dans le cadre de ce programme qu’est entamée la construction du métro et que sont bâtis plusieurs nouveaux ponts sur le Guadalquivir. Il est également aux commandes pour piloter la partie sévillane de la ligne ferroviaire à grande vitesse depuis Madrid.

Source : https://sevilla.abc.es/sevilla/sevi-muere-manuel-valle-exalcalde-sevilla-rediseno-ciudad-202003262158_noticia.html

Décès de l'homme politique espagnol Vicente Capdevila à l'âge de 83 ans

La mairie d’Hospitalet de Llobregat, commune de la province de Barcelone, en Catalogne (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce samedi 21 mars 2020 le décès à Hospitalet de Llobregat (province de Barcelone, Catalogne), à l’âge de 83 ans, de l’homme politique espagnol Vicente Capdevila Cardona, qui était né dans cette ville catalane le 28 octobre 1936. Avocat de formation, il étudie le droit à l’Université Deusto de Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) et il est nommé conseiller municipal de sa commune natale dès 1964. Devenu adjoint à la Culture, poste qu’il occupe jusqu’en 1971, il occupe le poste de maire d’Hospitalet de Llobregat en 1973.

Il reste premier édile de la deuxième commune la plus peuplée de Catalogne (environ 260 000 habitants en 2020) jusqu’en 1977. C’est cette année-là qu’il est élu député national pour la province de Barcelone, restant en poste jusqu’en 1979. Vice-président de la Corporation métropolitaine de Barcelone (Corporación Metropolitana de Barcelona), membre de l’Union du Centre démocratique (Unión de Centro Democrático, UCD), il est enfin député régional catalan de 1980 à 1984.

Source : https://www.ccma.cat/324/mor-per-coronavirus-vicenc-capdevila-exalcalde-de-lhospitalet-de-llobregat/noticia/2998966/