L’ancienne ministre María Dolores de Cospedal abandonne son poste de députée et se retire de la politique active

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L’ancienne députée María Dolores de Cospedal, qui représentait la province de Tolède (Castille-La Manche) pour le Parti populaire (PP) au Congrès des députés, à Madrid (photographie : Bernardo Díaz et El Mundo)

Ministre de la Défense de 2016 à 2018 et présidente régionale de Castille-La Manche de 2011 à 2015, María Dolores de Cospedal (Parti populaire) a annoncé ce mercredi 7 novembre sa démission du siège de député qu’elle occupait en représentant la province de Tolède (Castille-La Manche). Dans la tourmente médiatique depuis plusieurs jours en raison d’une sombre affaire d’écoutes illégales qui concernait son mari, Ignacio López del Hierro, elle a ainsi quitté la politique active après avoir déjà écartée de son poste de secrétaire générale du PP en juillet dernier.

Née en 1965 à Madrid, María Dolores de Cospedal a été une fidèle de l’ancien président du gouvernement, Mariano Rajoy, et a longtemps présidé la fédération régionale du PP en Castille-La Manche. Anciennement députée à l’assemblée de cette communauté autonome, sénatrice, sous-secrétaire aux Administrations publiques et à la Politique territoriale puis secrétaire d’État à la Sécurité sous la présidence de José María Aznar (PP), elle a également été conseillère régionale aux Transports et aux Infrastructures de la Communauté de Madrid pendant deux ans. À noter qu’elle a aussi abandonné toutes ses fonctions au sein du Comité exécutif national de sa formation.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2018/11/07/5be31be622601dd30b8b4660.html

Pedro Sánchez envisage de réaliser une visite officielle à Cuba prochainement

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Christian Bruna, EFE et El Mundo

Alors qu’il s’est récemment rendu au Canada et aux États-Unis d’Amérique dans le cadre d’une tournée nord-américaine, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), s’est rapproché du nouveau président cubain, Miguel Díaz-Canel, afin d’entamer les démarches dans le but d’organiser une visite officielle dans cet archipel des Caraïbes.

La dernière fois qu’un chef de l’exécutif de notre voisin ibérique se rendait à La Havane, c’était il y a 32 ans, en 1986, lorsque Felipe González (PSOE) s’était entretenu sur place avec Fidel Castro.

En 1999, un autre chef de cabinet espagnol, José María Aznar (Parti populaire), avait lui aussi fait le déplacement mais c’était dans un cadre multilatéral puisque la capitale cubaine accueillait un Sommet ibéro-américain. Le voyage de haut niveau prévu par le gouvernement précédent de Mariano Rajoy (PP) n’a finalement pas pu se concrétiser.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/09/22/5ba5403e268e3e622e8b45dd.html

Pablo Casado est élu président du Parti populaire

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Le nouveau président du Parti populaire (PP), Pablo Casado (photographie : Pierre-Philippe Marcou, AFP et El País)

Ce samedi 21 juillet dans l’après-midi s’affrontaient deux candidats, Pablo Casado et Soraya Sáenz de Santamaría, pour succéder à Mariano Rajoy à la tête du Parti populaire (PP), principale formation conservatrice en Espagne. C’est finalement le premier qui l’a emporté sur l’ancienne vice-présidente du gouvernement avec près de 60 % des votes des grands électeurs du parti (compromisarios). Au premier tour, c’était les adhérents à jour de cotisation qui s’étaient exprimés (avec une faible participation) et avaient sélectionné ces deux candidats au second tour.

Tous les prétendants éliminés à l’issue du premier tour (dont María Dolores de Cospedal, ancienne ministre de la Défense, et José Manuel García-Margallo, ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération) s’étaient ralliés à Pablo Casado. Né en 1981 à Palencia (Castille-et-León), le nouveau président du PP est l’héritier de José María Aznar et consomme le virage à droite de la formation, notamment sur les questions économiques (il est plus libéral que Sáenz de Santamaría ou Rajoy), sociétales (il est opposé à la légalisation de l’euthanasie) et territoriales (il a un discours plus belligérant concernant le séparatisme catalan).

Reste désormais à voir ce que Pablo Casado fera et dira réellement à la tête du parti mais aussi la façon dont réagiront les électeurs.

Sources : http://www.elmundo.es/espana/2018/07/21/5b531d5a268e3e293c8b4624.html, https://elpais.com/politica/2018/07/21/actualidad/1532157539_615979.html et https://elpais.com/politica/2018/07/21/actualidad/1532164012_594823.html

Mariano Rajoy démissionne de son poste de président du Parti populaire

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La présidente du Congrès des députés, Ana Pastor (Parti populaire – en robe rose), en compagnie des trois favoris à la succession de Mariano Rajoy à la tête de la formation : de gauche à droite, Soraya Sáenz de Santamaría ; le président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo ; et María Dolores de Cospedal (photographie : Bernardo Díaz et El Mundo)

Après la motion de censure perdue au Congrès des députés face à Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnole), Mariano Rajoy (Parti populaire) présidait ce matin à Madrid le Comité exécutif de sa formation dans une ambiance de tension. Beaucoup se demandaient en effet quelles annonces il allait faire. L’ancien président du gouvernement a de fait révélé qu’il démissionnait de son poste de président du PP et qu’il resterait en fonction jusqu’à l’élection de son remplaçant. Lundi prochain, l’Assemblée de Direction du Parti populaire devrait donc convoquer un congrès extraordinaire afin de déterminer l’identité de ce remplaçant.

Jusqu’au choix du nouveau président du PP, aucun candidat ne sera choisi par la formation pour les élections municipales et régionales qui doivent se tenir en 2019. Mariano Rajoy n’a donc pas voulu suivre le chemin de José María Aznar, qui avait lui-même désigné son successeur en 2003. Désormais, trois noms reviennent dans tous les médias espagnols pour prendre la relève : celui d’Alberto Núñez Feijóo, président de la Junte de Galice et favori du parti ; celui de Soraya Sáenz de Santamaría, ancienne vice-présidente du gouvernement et ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, qui a aussi été porte-parole de l’exécutif ; et celui de María Dolores de Cospedal, ancienne ministre de la Défense et secrétaire générale du PP.

Sources : http://www.elmundo.es/espana/2018/06/05/5b16558ce2704ec8278b45de.html, http://www.elmundo.es/espana/2018/06/05/5b168801e2704e26248b4582.html et http://www.elmundo.es/espana/2018/06/05/5b167856e2704e2a248b4583.html

La province de Teruel, symbole d’une Espagne en voie de désertification

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Le village de Miravete de la Sierra, dans la province de Teruel, en Aragon, n’est plus peuplé que d’une trentaine d’habitants (photographie : Julián Rojas et El País)

Il y a quarante ans, face à l’exode rural, à la concentration de la population et des activités économiques à Madrid, Barcelone ou Valence et au dépeuplement de la région, les habitants de la province de Teruel, dans le Sud de l’Aragon, se sont regroupés dans la petite commune de Miravete de la Sierra, symbole de cette déperdition démographique, pour lancer le mouvement « Teruel existe ». L’objectif était d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation dramatique de la zone et d’exiger de leur part plus de moyens économiques et matériels pour la développer et la rendre attractive. Miravete de la Sierra était peuplée, à l’époque, d’environ 3 000 habitants.

Il n’en reste plus qu’une trentaine à l’heure actuelle, dans ce hameau situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale provinciale. En 1977, plusieurs manifestations avaient agité la commune et, en 2000, une grève générale avait secoué la province afin de se rappeler au bon souvenir du gouvernement central, alors présidé par José María Aznar (Parti populaire). Au mois de mai 2018, 4 000 personnes ont marché dans les rues de la capitale aragonaise, Saragosse, pour réclamer des investissements dans les infrastructures. Il faut dire que, tout comme l’Estrémadure, la province de Teruel est très mal connectée à Madrid par voie ferroviaire et que ses trains sont en moyenne les plus lents du pays.

Le vieillissement de la population est palpable dans les milieux ruraux et les petits villages du Sud de l’Aragon sont très dispersés. Les services publics disparaissent peu à peu, faute d’habitants (et notamment de familles avec des enfants). Une situation à laquelle ne veulent pas se résigner ceux qui vivent encore sur place et défendent le mode de vie local.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/11/actualidad/1526054281_854487.html

L’Espagne commémore les vingt ans du désastre écologique d’Aznalcóllar

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Une vue des effets du désastre d’Aznalcóllar, dans la province de Séville, en Andalousie (photographie : Ay Terra)

Le 25 avril 1998, les habitants de la bourgade d’Aznalcóllar, située dans la province de Séville, en Andalousie, ont pu entendre une grande détonation. Cette explosion marquait le début de l’un des plus grands désastres écologiques de l’histoire contemporaine de l’Espagne, dans la mine des Moines, jadis exploitée par l’entreprise suédoise Boliden. C’est durant la nuit du 25 avril de cette année-là qu’a cédé le mur de contention d’une vaste mare de résidus chimiques, les déchets pouvant ainsi se déverser dans la rivière Agrío, affluant du Guadiamar, qui se jette lui-même dans le Guadalquivir, fleuve qui arrose l’exceptionnel Parc national de Doñana.

Sur 62 kilomètres, plus de six millions de kilomètres de mètres cubes de boue et d’eau contaminé au zinc, au plomb ou au soufre ont pollué les environs. Le gouvernement central espagnol (à l’époque dirigé par José María Aznar, du Parti populaire), la Junte d’Andalousie et la firme Boliden ont alors fait installer des dizaines de digues sur le Guadiamar afin d’éviter que les eaux contaminées ne se déversent plus en aval. Le cours d’eau pollué n’a ainsi pas atteint Doñana. Les environs ont été nettoyés et dépollués au fil des mois qui ont suivi mais Boliden refuse toujours de payer 100 millions d’euros à la Junte d’Andalousie.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/04/20/actualidad/1524223258_103979.html

Le Fonds de Réserve de la Sécurité sociale espagnole n’augmentera pas avant 2023 au moins

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Un graphique montrant la diminution du Fonds de Réserve de la Sécurité sociale de 2006 à 2015 (graphique : El Español)

Mis en place en l’an 2000 par le gouvernement conservateur de José María Aznar (Parti populaire), alors que l’Espagne connaissait une période de prospérité économique et d’expansion de ses recettes, le Fonds de Réserve de la Sécurité sociale (souvent surnommé « tirelire des retraites » dans les médias) est censé aider l’exécutif à payer les pensions de traite des Espagnols en cas de crise ou de coup dur, ce qui a largement été le cas ces dernières années. L’actuel chef du cabinet de notre voisin pyrénéen, Mariano Rajoy (PP), a de fait allègrement pioché dans cette cagnotte depuis son élection à la fin de l’année 2011, à tel point que beaucoup s’inquiètent aujourd’hui de son niveau très bas.

D’ailleurs, selon plusieurs organismes et économistes, aucune somme ne pourra être versée sur ce fonds avant au moins 2023. Selon le spécialiste Javier Santacruz, le décalage entre recettes et dépenses de la Sécurité sociale sera de 1,1 % du produit intérieur brut cette année, de 0,9 % en 2019 et de 0,5 % en 2020. L’Autorité indépendante de Responsabilité fiscale (AIREF) se montre plus pessimiste et table sur un décalage de 0,83 % du PIB en 2022. C’est pourquoi le gouvernement espagnol, quelle que soit sa couleur, pourra difficilement y verser les excédents du système de la Sécurité sociale avant cinq ans au moins.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9049239/04/18/La-hucha-de-las-pensiones-seguira-sin-ingresos-al-menos-hasta-el-ano-2023.html

Román Escolano, nouveau ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité en remplacement de Luis de Guindos

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Le nouveau ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Román Escolano (photographie : FAES et Libre Mercado)

Après avoir été choisi comme futur vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) suite au désistement de son seul adversaire, l’Irlandais Philip Lane, le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, devait démissionner de son poste au sein du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire). Pendant une période de plusieurs semaines, le chef de l’exécutif de notre voisin ibérique a laissé plané le suspense sur le nom de son successeur.

Finalement, c’est l’homme de confiance de Luis de Guindos, Román Escolano, qui a pris sa suite le 8 mars dernier. Né en 1965 à Saragosse (capitale de l’Aragon), Escolano a suivi un cursus en sciences économiques et entrepreneuriales à l’Université autonome de Madrid puis a officié en tant que technicien commercial et économiste de l’État espagnol. Polyglotte, il devient président de l’Institut de Crédit officiel (ICO) en 2012, poste qu’il quitte en 2014 pour devenir vice-président de la Banque européenne d’Investissements (BEI). Conseiller économique de l’ancien président du gouvernement José María Aznar (PP), il connaît bien les arcanes de l’Union européenne (UE) et les actuels ministres de l’Économie de la zone.

Source : http://www.elmundo.es/economia/2018/03/07/5a9fcfc2ca4741cb068b458c.html

Importante manifestation de retraités devant le Parlement espagnol

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Des retraités manifestent devant le Congrès des députés, à Madrid (photographie : Zipi, EFE et El Mundo)

Une importante manifestation de retraités a convergé ce jeudi 22 février devant les portes du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), à Madrid, et a obligé à couper la circulation rue Saint-Jérôme. Plusieurs heures durant, les manifestants ont exprimé leur colère et exigé des pensions de retraite dignes, alors que le Fonds de Réserve de la Sécurité sociale (surnommé hucha de la pensiones, c’est-à-dire « tirelire des retraites »), qui a été prévu dans les années 90 par le gouvernement conservateur de José María Aznar (Parti populaire), fond comme neige au soleil depuis le début de la crise économique de 2008.

Selon les organisateurs de cette manifestation, de 3 000 à 4 000 personnes étaient réunies et soutenues par les principaux syndicats espagnols et la protestation s’est déroulée très pacifiquement, même si la police nationale a dû improviser un cordon de sécurité. D’autres manifestations avaient été convoquées dans plusieurs autres villes espagnoles, comme à Séville (Andalousie) ou Bilbao (Pays basque). C’est évidemment le gouvernement de Mariano Rajoy (PP) qui est visé par ces rassemblements en raison de ses récentes déclarations concernant la possibilité d’une épargne privée pour la retraite. 

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/02/22/5a8ea3d246163f18678b460d.html

Un retour du service militaire très improbable en Espagne (pour le moment)

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La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors d’un discours à Tolède, en 2016 (photographie : Ismael Herrero et El Correo gallego)

Toujours attentifs à ce qui se fait et se dit de ce côté-ci des Pyrénées, les médias espagnols se sont emparés des récentes déclarations du président de la République française, Emmanuel Macron, qui s’est montré décidé à rétablir une forme de service militaire dans notre pays, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Une telle discussion est tout naturellement revenue sur le devant de la scène chez nos voisins ibériques, même si le rétablissement de l’ancien système est plus qu’improbable à l’heure actuelle. Face à la recrudescence des attentats terroristes dans toute l’Europe (et sur le sol espagnol), certains réclament davantage une sorte de formation citoyenne à l’auto-défense et à la gestion de ce type de cas critiques.

C’est en 1996 que le président du gouvernement espagnol de l’époque, José María Aznar (Parti populaire), suspend le service militaire obligatoire dans son pays. À l’instar de ce qui se passe dans la plupart des autres nations européennes, l’objectif est à la professionnalisation des forces armées, qui doivent pour ce faire subir une « cure d’amaigrissement ». Certains autres pays du continent, comme la Norvège et la Suède, sont aussi favorables à un retour sur cette abolition. Pourtant, outre-Pyrénées, tout cela semble bien brumeux. Le Parti populaire (PP) étant en situation de minorité au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), il peut difficilement manœuvrer en ce sens, d’autant qu’il ne semble pas favorable à une mesure telle que celle annoncée par Emmanuel Macron. De leur côté, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Podemos font preuve d’un antimilitarisme plus ou moins développé, ce qui amenuise là aussi les possibilités d’un rétablissement du service militaire ou d’une formation à la défense en Espagne.

Source : https://elpais.com/elpais/2018/01/22/opinion/1516605424_891722.html