Analyses personnelles et points de situation sur l’épidémie de coronavirus en Espagne (1)

La présidente régionale de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire) – Photographie : Maroc Diplomatique)

Vous pourrez retrouver sur mon compte Facebook des analyses personnelles et points de situation sur la situation en Espagne face à l’actuelle épidémie de coronavirus :

Beatriz Corredor est nommée à la tête du régulateur du réseau électrique espagnol

La femme politique espagnole Beatriz Corredor (photographie : Alberto Ferreras et El País)

C’est la femme politique espagnole Beatriz Corredor Sierra, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) née à Madrid en 1968, qui a été nommée par le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) nouvelle présidente de Réseau électrique d’Espagne (Red Eléctrica de España, REE), régulateur de la distribution d’énergie outre-Pyrénées. Elle doit encore être confirmée dans ce poste le mardi 25 février prochain par le Conseil d’administration de la compagnie publique. Elle remplace ainsi un autre socialiste, Jordi Sevilla – né à Valence (Communauté de Valence) en 1956 -, démissionnaire.

Outre le Conseil d’administration, la Société d’État des Participations industrielles (Sociedad Estatal de Participaciones Industriales, SEPI), principal actionnaire de REE (à hauteur de 20 %), devra également valider cette décision enregistrée officiellement par la Commission des Nominations et Rétributions (Comisión de Nombramientos y Retribuciones) de l’exécutif. Licenciée en droit, Beatriz Corredor est membre du PSOE depuis 2003. Elle a notamment été ministre du Logement de 2008 à 2010, dans le cadre du second gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero (2004-2011).

Source : https://elpais.com/economia/2020/02/21/actualidad/1582302593_187525.html

Une figure historique du Congrès espagnol des députés prend sa retraite

Paloma Santamaría, huissière historique du Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE, Emilio Naranjo et La Razón)

C’est en 1983 que Paloma Santamaría a fait son entrée au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) en tant qu’huissière et elle y a officié dans son traditionnel uniforme pendant trente-six ans. Il s’agit probablement de l’employée la plus médiatique de l’institution et elle a pris sa retraite le 4 novembre dernier. Elle a ainsi connu cinq présidents du gouvernement : Felipe González (Parti socialiste ouvrier espagnol, 1982-1996), José María Aznar (Parti populaire, 1996-2004), José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE, 2004-2011), Mariano Rajoy (PP, 2011-2018) et Pedro Sánchez (PSOE, depuis 2018).

Elle a organisé la veillée funèbre de grandes figures comme Leopoldo Calvo-Sotelo (Union du Centre démocratique, président du gouvernement de 1981 à 1982, mort en 2008), Gabriel Cisneros (PP, décédé en 2007, l’un des « sept pères de la Constitution » de 1978) ou encore Alfredo Pérez Rubalcaba (décédé en 2019, plusieurs fois ministre). Elle était également présente lors de la proclamation en tant que roi que Philippe VI, le 19 juin 2014, et a dû assister à bien des négociations et discussions plus ou moins secrètes.

Source : http://www.larazon.es/espana/paloma-la-ujier-que-mas-sabe-de-los-diputados-dice-adios-al-congreso-IH25448044

Le lieutenant-général espagnol Luis Martínez Mejide devient chef de l’Unité militaire d’Urgence (UME)

La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol – au premier rang, au centre, en rouge) en compagnie de membres de l’Unité militaire d’Urgence (UME) – Photographie : MDE et ABC

Ce mercredi 23 octobre 2019, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a nommé le lieutenant-général Luis Martínez Mejide chef de l’Unité militaire d’Urgence (Unidad Militar de Emergencias, UME), en remplacement du général Miguel Alcañiz, qui a pris sa retraite il y a peu.

Cette nomination a eu lieu alors que Margarita Robles n’est pas ministre de plein exercice en raison des élections générales anticipées du 10 novembre dernier. L’Unité militaire d’Urgence a été créée en octobre 2005 par le président du gouvernement espagnol de l’époque, José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE), afin d’imiter d’autres pays (comme la France, le Canada, le Mexique ou la Russie, par exemple) qui ont confié à leurs forces armées des missions de protection civile en cas de catastrophe majeure.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/otros-temas/el-teniente-general-luis-martinez-meijide-nuevo-jefe-de-la-ume.html?fbclid=IwAR3GO_ma6HZaLuRzvFS_Bfb9vBE2dPowpnooWU_Adpazvp2qgq29aDFPH4w

Le nombre de super riches a augmenté de 74 % en Espagne ces dernières années

Un yacht en construction dans les chantiers navals Astondoa de Santa Pola, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence) – Photographie : El País

Selon les données fournies par le Trésor public espagnol (Agencia Tributaria) pour l’année 2017, il y a outre-Pyrénées 611 contribuables qui déclarent disposer d’un patrimoine de 30 millions d’euros au moins, soit 74 % de plus qu’en 2011, lorsque l’on en comptait 352. Cette année-là, le président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol) avait rétabli l’impôt sur la fortune (impuesto sobre el patrimonio) afin de faire face à la dégradation des finances publiques dans le cadre de la crise économique de 2008.

La suppression de cette taxe par Mariano Rajoy (Parti populaire) a fait exploser le nombre de contributeurs fortunés, y compris dans la catégorie de ceux qui déclarent posséder un patrimoine de 1,5 million d’euros ou plus : 60 337, soit 35 % de plus qu’en 2011. Ces statistiques démontrent que les citoyens espagnols les plus aisés ont davantage profité que les plus défavorisés de la reprise économique enclenchée en 2014-2015.

Source : https://elpais.com/economia/2019/09/03/actualidad/1567536292_271765.html

Le Fonds de Restructuration bancaire espagnol achève ses opérations avec un déficit de 53 milliards d’euros

Le siège de la banque Bankia, sur la place de Castille, à Madrid (photographie : AP et La Vanguardia)

Créé le 28 juin 2009 par le gouvernement espagnol de José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol) afin de faire face à la crise du système bancaire outre-Pyrénées, le Fonds de Restructuration ordonnée bancaire (Fondo de Reestructuración Ordenada Bancaria, FROB) a annoncé ce mardi 28 mai 2019 avoir conclu ses opérations d’assainissement, de liquidation et ou de fusion des banques et caisses d’épargne de notre voisin ibérique qui étaient en difficulté.

Il reste encore au FROB à vendre son paquet d’actions de la banque Bankia (qui représentent 62 % des actions de l’entreprise) mais l’on sait déjà que l’organisme accumule des pertes d’environ 53 milliards d’euros (autant d’argent public perdu pour les Espagnols). De nombreuses firmes bancaires ont été concernées par les opérations du FROB, depuis la Caisse de Castille-La Manche en 2009 jusqu’au Banco Popular en 2017.

Source : https://www.lavanguardia.com/economia/20190529/462552620637/frob-reestructuracion-bancos-cajas.html

Crise diplomatique hispano-américaine autour de l’Iran

La frégate espagnole Méndez-Núñez (au centre), en compagnie du groupe de combat américain commandé par le porte-avions Abraham-Lincoln (photographie : Jeremiah Bartelt, AFP et El País)

Dans le cadre de tensions diplomatiques croissantes avec l’Iran, les États-Unis d’Amérique ont dépêché dans le golfe Persique un groupe de combat naval dirigé par le porte-avions Abraham-Lincoln et dont faisait partie jusqu’à il y a peu l’un des plus importants navires espagnols, la frégate Méndez-Núñez. Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a toutefois décidé de retirer ce bâtiment de la flottille américaine pour l’envoyer à Bombay (Inde), marquant ainsi son refus (intelligent) de participer à une escalade des tensions dans la région.

Cette décision, communiquée par la ministre de la Défense, Margarita Robles (PSOE), a été très mal reçue à Washington, même si aucune plainte officielle n’a été transmise au gouvernement de Madrid. De telles tensions rappellent celles qui avaient éclaté entre le président américain George W. Bush et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero lorsque ce dernier avait engagé, en 2004, le retrait des soldats espagnols basés en Irak. Les conséquences d’un tel désaccord sont pour le moment difficiles à évaluer même si l’entreprise publique espagnole de construction navale Navantia craint pour le contrat concernant une vingtaine de navires que souhaitent acheter les États-Unis.

Sources : https://elpais.com/politica/2019/05/14/actualidad/1557856419_574691.html et https://www.larazon.es/espana/crisis-de-la-fragata-navantia-pendiente-de-un-contrato-de-16400-millones-de-euros-FG23348638?fbclid=IwAR2U8UHcvDCryiDb_rtq6lvj2PWGfwZV-AJgvwhpNLopRaNHJ8wgfJGuBkM

Décès de l’ancien dirigeant socialiste espagnol Alfredo Pérez Rubalcaba

Alfredo Pérez Rubalcaba, photographié en 2016 dans la salle de la faculté de chimie de l’Université Complutense de Madrid, où il donnait des cours (photographie : Samuel Sánchez et El País)

L’on apprenait ce vendredi 10 mai 2019 le décès de l’ancien dirigeant socialiste espagnol Alfredo Pérez Rubalcaba à l’hôpital Porte-de-Fer de Majadahonda (Communauté de Madrid). Né à Solares (Cantabrie) le 28 juillet 1951, il était chimiste et professeur de formation et était marié à Pilar Goya. Admis en urgence à l’hôpital le jeudi 9 mai en raison d’un infarctus, il a vu son état de santé se dégrader d’heure en heure.

Docteur en chimie organique après une thèse soutenue à l’Université Complutense de Madrid, Alfredo Pérez Rubalcaba était un membre historique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Ministre de l’Éducation et de la Science (1992-1993) et de la Présidence (1993-1996) sous la présidence de Felipe González (PSOE), il a été premier vice-président du gouvernement (2010-2011) sous celle de José Luis Rodríguez Zapatero après en avoir été ministre de l’Intérieur (2006-2011). Il a également été premier secrétaire du PSOE de 2012 à 2014.

Député national pour les provinces de Tolède (Castille-La Manche), de Madrid, de Cantabrie et de Cadix (Andalousie) de 1993 à 2014, il est candidat malheureux pour son parti aux élections générales de la fin de l’année 2011. Il avait abandonné son siège et la politique en général en 2014.

Source : https://elpais.com/politica/2019/05/10/actualidad/1557464508_194765.html

Un Espagnol présidera pour la première fois l’Autorité bancaire européenne

L’Espagnol José Manuel Campa, choisi pour devenir président de l’Autorité bancaire européenne (ABE) – Photographie : EFE et Vózpopuli

Né à Oviedo (Principauté des Asturies) en 1964, l’économiste espagnol José Manuel Campa (Parti socialiste ouvrier espagnol), secrétaire d’État à l’Économie de 2009 à 2011 durant le second gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE), a été choisi comme le nouveau président de l’Autorité bancaire européenne (ABE).

Cette dernière, qui est un organisme-clé dans la régulation financière au sein de l’Union européenne (UE), doit quitter son actuel siège de Londres (Royaume-Uni) pour s’installer à Paris (France) dans le cadre du Brexit.

José Manuel Campa succèdera ainsi à l’économiste italien Andrea Enria à la tête de l’institution. Il s’est imposé à ses deux concurrents, le Français Édouard Fernandez-Boll et le Hongrois Adam Farkas.

Source : https://elpais.com/economia/2019/02/19/actualidad/1550571672_199492.html

Le gouvernement espagnol veut sceller définitivement le centre de stockage gazier Castor

La plateforme du centre de stockage gazier Castor, en face de la province de Castellón de la Plana (Communauté de Valence), en pleine mer Méditerranée (photographie : Domenech Castelló, EFE et El País)

Le centre de stockage gazier Castor, situé au large des côtes de la province de Castellón de la Plana (Communauté de Valence), en pleine mer Méditerranée – plus précisément à 21 kilomètres de la commune de Vinaroz – et qui a coûté la bagatelle de 1,7 milliard d’euros à l’État espagnol n’ouvrira finalement jamais ses portes. C’est la ministre pour la Transition écologique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui l’a annoncé ce mardi 29 janvier.

Planifiée par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE), cette infrastructure est paralysée depuis 2013 en raison de la contestation populaire qu’elle a suscitée et des risques qu’elle fait courir à l’ensemble de l’Espagne. Le creusement en profondeur dans la zone peut entraîner en effet de graves problèmes sismiques pour l’Espagne. De fait, plus d’un millier de séismes ont été enregistrés dans la région depuis le début des perforations, la plupart sans gravité.

Source : https://elpais.com/sociedad/2019/01/29/actualidad/1548759895_579162.html