Deux mauvaises nouvelles industrielles pour l’Espagne : fermeture de l’usine Nissan de Barcelone et réduction de personnel à l’usine d’Alcoa en Galice

Une manifestation de décembre 2019 contre les licenciements de l’usine d’Alcoa à San Ciprián, dans la province de Lugo, en Galice (photographie : EFE et Cinco Días)

Cette fin de mois de mai 2020 a été marquée par deux très mauvaises nouvelles industrielles pour l’Espagne, qui sont en partie le fruit de la suspension ou du ralentissement de l’activité économique liés à l’épidémie de coronavirus d’origine chinoise. D’un côté, l’entreprise américaine Alcoa, sise à New York (État de New York) et Pittsburgh (Pennsylvanie), spécialiste mondial de l’aluminium, a annoncé une réduction du personnel pour son usine située à San Ciprián, hameau de la commune de Cervo (province de Lugo, Galice), tandis que l’autre partie des 1 000 employés de l’infrastructure attend dans l’angoisse la révélation prochaine de la suppression de l’usine.

Par ailleurs, l’usine historique de la marque automobile japonaise Nissan, située dans la Zone franche (Zona Franca) de Barcelone (Catalogne), fermera définitivement ses portes en décembre 2020, ainsi que l’a révélé la compagnie le 28 mai dernier. En tout, 3 000 emplois directs devraient ainsi être détruits tandis que 12 000 indirects seront directement touchés par la décision. Cela faisait de nombreux mois que l’infrastructure menaçait de disparaître.

Sources : https://www.elmundo.es/motor/2020/05/28/5ecf45c4fc6c83c9408b4604.html et https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/05/28/companias/1590651016_217912.html

L’Espagne développe une caméra de dernière génération pour la Station spatiale internationale

La caméra spatiale ultra-légère développée en Espagne pour Satlantis (photographie : Satlantis et ABC)

Le mercredi 20 mai dernier a décollé depuis le centre spatial japonais de Yoshinobu, sur l’île de Tanegashima, le véhicule nippon Kounotori 9 (aussi connu sous le nom de HTV-9), dont l’objectif est de réapprovisionner la Station spatiale internationale (ISS), en orbite autour de la Terre. L’agence spatiale nationale japonaise Jaxa a ainsi permis à ce vaste complexe financé par plusieurs pays de la planète d’accueillir divers équipements, dont une caméra ultra-légère de conception espagnole.

Cette caméra peut s’adapter à n’importe quel satellite d’observation et porte le nom technique d’iSIM 70. Elle sera installée dans le modèle nippon de l’ISS, baptisé Kibo. L’engin a été réalisé par la firme espagnole Satlantis, sise à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), et ne pèse que 15 kilogrammes (soit 80 % de moins que les caméras spatiales utilisées jusqu’à présent). Il peut avoir une résolution de moins d’un mètre à une altitude de 500 kilomètres au-dessus de nos têtes, couvrant de même tout le spectre visible ainsi que les infrarouges.

Source : https://www.abc.es/ciencia/abci-camara-espanola-espacio-esta-misma-semana-202005170151_noticia.html

Décès du prêtre espagnol Adolfo Nicolás à l’âge de 84 ans

Le prêtre espagnol Adolfo Nicolás (photographie : COPE)

L’on apprenait ce mercredi 20 mai 2020 le décès à Tokyo (Japon), à l’âge de 84 ans, du prêtre espagnol Adolfo Nicolás Pachón, qui était né à Villamuriel de Cerrato (province de Palencia, Castille-et-León) le 29 avril 1936. Novice au sein de la Compagnie de Jésus à partir de 1953, il débute ses études théologiques à Aranjuez (Communauté de Madrid) et achève sa formation en philosophie à Alcalá de Henares (Communauté de Madrid).

Ordonné prêtre en 1967 à Tokyo, il obtient ensuite un doctorat de théologie en 1971 à Rome (Italie). En 1971, il retourne en Asie, où il passe quarante-quatre années de sa vie. Il grimpe dans la hiérarchie des jésuites dans l’Empire du Soleil Levant avant d’en être élu préfet général (c’est-à-dire plus haut dirigeant) en 2008, en remplacement du prêtre néerlandais Peter Hans Kolvenbach. Adolfo Nicolás reste en poste jusqu’en 2016, date à laquelle il est remplacé en tant que préfet général de la Compagnie de Jésus par le prêtre vénézuélien Arturo Sosa Abascal.

Source : https://www.cope.es/religion/actualidad-religiosa/iglesia-en-espana/noticias/fallece-adolfo-nicolas-superior-general-compania-jesus-20200520_726371

Décès du sportif espagnol Francisco Aritmendi à l’âge de 81 ans

Le sportif espagnol Francisco Aritmendi (photographie : Fédération royale espagnole d’Athlétisme et Marca)

C’est ce dimanche 12 avril 2020 qu’est décédé à Guadalajara (Castille-La Manche), à l’âge de 81, le sportif espagnol Francisco Aritmendi Criado, qui était né à Málaga del Fresno, dans la province de Guadalajara, le 19 septembre 1938. Issu d’une famille modeste durement touchée par la Guerre civile (1936-1939), il débute dans l’athlétisme en 1957, où il se distingue déjà au niveau régional par ses excellentes performances dans le domaine de la course.

De condition physique apparemment limitée (il mesure 1,60 mètre pour 50 kilogrammes), il obtient pourtant de très bons résultats dans les courses de fond et le cross-country. Vainqueur du Cross des Nations (plus importante compétition internationale dans le domaine) en 1964, il fait partie intégrante de la sélection nationale espagnole d’athlétisme à quatorze reprises, notamment aux Jeux olympiques d’été de Tokyo (Japon) en 1964.

Source : https://www.marca.com/atletismo/2020/04/12/5e93172d22601d3a358b45c5.html

Le site archéologique romain de Torreparedones, en Andalousie, livre de nouveaux secrets

Le forum du site archéologique romain de Torreparedones, situé sur le territoires des communes de Baena et Castro del Río, dans la province de Cordoue, en Andalousie (photographie : Musée historique de Baena et El País)

Situé sur le territoire des communes de Baena et Castro del Río, dans la province de Cordoue (Andalousie), le site archéologique romain de Torreparedones correspond à l’ancienne cité de Virtus Iulia, qui a été fondé autour de 30 avant Jésus-Christ sur la ville d’Ituci, bâtie par le peuple ibère des Turdétans. Il est exploré par des archéologues espagnols depuis une trentaine d’années et plusieurs éléments nous sont déjà connus à son sujet : portes d’accès monumentales, marché, thermes, forum, sculptures des empereurs Auguste (-27-14), Caligula (37-41) et Claude (41-54), amphithéâtre, etc.

Cette dernière infrastructure accueillait notamment des combats de gladiateurs sur un axe long de 70 mètres. Elle est justement l’objet d’une étude menée par le chercheur espagnol Antonio Monterroso-Checa et six de ses collègues dont les conclusions ont été publiées dans un article intitulé Use of Remote Sensing, Geophysical Techniques and Archaeological Excavations to Define the Roman Amphitheatre of Torreparedones (littéralement, Utilisation des capteurs à distance, des techniques géophysiques et des fouilles archéologiques pour définir l’amphithéâtre romain de Torreparedones), dans la revue japonaise Remote Sensing. La télédétection au laser est l’une des techniques employées par ces scientifiques.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-03-25/los-gladiadores-vuelven-a-virtus-iulia.html

L'Espagne est le pays le plus sain au monde selon la Fondation Bloomberg

L’Hôpital universitaire de la Fondation Jiménez-Díaz, à Madrid (photographie : Quirón Salud)

Chaque année, la Fondation Bloomberg, dont le siège se trouve à New York (États-Unis d’Amérique), édite un Indice mondial de Santé qui classe les pays du globe du plus sain au moins sain. Cette année, selon les données collectées en 2019, l’Espagne est, selon cette fondation, le pays le plus sain au monde, détrônant ainsi l’Italie, qui passe en deuxième position. Sur la troisième marche du podium, l’on retrouve l’Islande. Le classement de la Fondation Bloomberg prend en compte toute une série de facteurs : les habitudes et conduites à risque de la population (tabagisme, obésité, pression sanguine, etc.), des facteurs environnementaux (accès à l’eau potable, alimentation, qualité de l’air), la sécurité sociale, l’espérance de vie, les causes les plus fréquentes de décès, etc.

Après l’Islande, l’on retrouve les nations suivantes parmi les dix premières du classement de la Fondation Bloomberg : le Japon, la Suisse, la Suède, l’Australie, Singapour, la Norvège et Israël. La bonne place de l’Espagne et de l’Italie est en partie due à la pratique du régime méditerranéen (légumes secs, légumes verts, fruits, céréales, huile d’olive). Concernant notre voisin pyrénéen, le haut taux de personnes qui marchent quotidiennement (37 % des Espagnols environ se rendent à pied sur leur lieu de travail) et l’espérance de vie à la naissance (83,5 ans à l’heure actuelle) sont également des facteurs qui expliquent ce résultat.

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-espana-pais-mas-saludable-mundo-segun-bloomberg-202002292130_noticia.html

Une récente étude consacre le métro de Madrid comme le sixième meilleur au monde

Une rame à quai sur la ligne 1 du métro de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

La plateforme immobilière en ligne Essential Living, sise à Londres (Royaume-Uni), a récemment divulgué un classement des meilleurs réseaux de métro au monde en prenant en compte plusieurs critères : accessibilité, tarifs et abonnements, horaires d’ouverture, animaux domestiques, confort (climatisation, sanitaires, etc.), ancienneté, nombre de passagers, qualité des rames, disponibilité du paiement sans contact, etc. Le métro de Madrid arrive sixième dans ce classement.

Il se place ainsi derrière Séoul (Corée du Sud), Shanghai (Chine), Tokyo (Japon), Mexico (Mexique) et Londres (Royaume-Uni). Il devance celui de New York (États-Unis d’Amérique), Moscou (Russie), Pékin (Chine) et Paris (France). Le métro de Madrid a été particulièrement bien noté en matière d’accessibilité et d’horaires d’ouverture.

Source : https://madridsecreto.co/metro-madrid-mejores-mundo/?fbclid=IwAR0DPmB-x8wt9Dpg2H6N9i2VrcrUGNq-WvINhwlPfuC5FM3_z57Xz8I1YeY

Décès du sportif espagnol Jaime Amat Fontanals à l'âge de 78 ans

La sélection nationale espagnole de hockey sur gazon masculin lors des Jeux olympiques d’été de Londres (Royaume-Uni), en 2012 (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce mardi 18 février 2020 le décès à l’âge de 78 ans du sportif espagnol Jaime Amat Fontanals, joueur professionnel de hockey sur gazon qui était né à Tarrasa, dans la province de Barcelone (Catalogne), le 1er septembre 1941. Lié au Club Egara, qui joue ses matches à domicile dans sa ville natale, il faisait partie d’une grande famille de spécialistes de hockey sur gazon.

Ses frères Juan, Pedro et Francisco étaient également des professionnels de la discipline, tout comme son neveu Pol et son fils Jaime, dit « Santi ». Jaime Amat Fontanals a eu l’honneur de représenter l’Espagne au sein de la sélection nationale lors des Jeux olympiques d’été de Tokyo (Japon), en 1964 (quatrième place), et de ceux de Munich (Allemagne), en 1972 (septième place).

Source : https://www.rfeh.es/ha-fallecido-jaime-amat-fontanals/

« Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? – L’Espagne et son système de santé face au coronavirus »

Le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Teller Report

Cet article de mon cru, intitulé « Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? – L’Espagne et son système de santé face au coronavirus » et publié le mercredi 8 avril 2020 sur le site Internet du club de réflexion français du Cercle Aristote, revient sur l’épidémie de coronavirus outre-Pyrénées et ses conséquences tout en se proposant un rapide tour d’horizon du système sanitaire espagnol : https://cerclearistote.com/2020/04/faut-il-jeter-le-bebe-avec-leau-du-bain-lespagne-et-son-systeme-de-sante-face-au-coronavirus-par-nicolas-klein/?fbclid=IwAR1Qnz4mdFfYfgA-H34NfwzQqr82XkrEXBpBj24xuvqgV5_F-w8FuA1CgcQ#_ftn22

Le Forum économique mondial décerne à l'Espagne le titre de meilleur système de santé au monde

Une opération dans un hôpital espagnol (photographie : Redacción Médica)

Sis à Genève (Suisse), le Forum économique mondial décerne cette année à l’Espagne le titre de meilleur système de santé au monde, place que notre voisin ibérique partage en 2020 avec Singapour, Hong Kong et le Japon. C’est ce qui se dégage de son index mondial de la compétitivité relatif à l’année 2019, qui donne ainsi aux quatre États la note maximale de 100 points. Par ailleurs, toujours selon l’organisme international, l’Espagne partage avec le Japon et Singapour la plus longue espérance de vie à la naissance sur la planète – 72,4 ans en moyenne, contre 73,1 ans pour l’Empire du Soleil Levant et 74,2 ans pour la cité-État.

Le système sanitaire espagnol dépasse ainsi une année de plus la moyenne des systèmes de santé des autres pays européens et de ceux d’Amérique du Nord. L’index de compétitivité du Forum économique mondial place l’Espagne en 23e place dans son classement général, soit trois rangs de plus qu’en 2018. Reposant sur douze piliers fondamentaux, il donne ainsi à notre voisin pyrénéen une meilleure note globale que l’Irlande, les Émirats arabes unis, la Chine, l’Italie, le Portugal ou encore le Brésil. Outre le santé, l’Espagne se distingue particulièrement dans le domaine des infrastructures et celui de stabilité macro-économique.

Source : https://www.redaccionmedica.com/secciones/sanidad-hoy/espana-cuenta-con-la-mejor-sanidad-el-mundo-segun-el-foro-economico-mundial-8476