La Légion espagnole dirige la nouvelle stratégie de lutte contre le djihad au Mali

Des membres du groupe tactique Millán-Astray de la Légion espagnole, en poste au Mali (photographie : Miguel Temprano et La Razón)

Membre de la Mission d’Entraînement européenne sur place (EUTM), le groupe tactique Millán-Astray, détachement de la Légion espagnole (Legión Española), est chargé de diriger la nouvelle stratégie des troupes internationales et locales contre le djihadisme, qui connaît une recrudescence au Sahel depuis plusieurs années. Commandé par le lieutenant-colonel Fernando Sánchez, ce détachement entraîne ainsi les soldats maliens à faire face au terrorisme islamique.

Mais les contacts avec l’armée malienne ne sont pas les seuls nécessaires à la mission du groupe tactique Millán-Astray. Il s’agit également d’améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment en entretenant de bonnes relations avec les communautés les plus susceptibles de former un rempart solide contre le djihadisme. Il faut en effet éviter que les habitants du cru ne se laisse facilement séduire par des terroristes formés au Syrie ou en Irak.

Source : https://www.larazon.es/espana/20200104/etgzekz6lvgp5bvnmottgteqgq.html?fbclid=IwAR1q4TlXVwWmcb10oOUArtdveGDqPnvtOgpfmAgYS-DZpUUkWKqkc0CT0tE

Le Prix Planeta 2019 est remis à l’auteur espagnol Javier Cercas

L’auteur espagnol Javier Cercas (à gauche), récipiendaire du Prix Planeta 2019 (photographie : Albert García)

Fondé en 1952 et doté, pour son gagnant, d’un chèque de 601 000 euros, le Prix Planeta est remis chaque année à un romancier espagnol écrivant dans l’une des langues officielles outre-Pyrénées par l’entreprise du même nom – un des géants européens et mondiaux du secteur du livre. Cette année, c’est l’écrivain Javier Cercas, né à Ibahernando, dans la province de Cáceres (Estrémadure), en 1962, qui a été déclaré lauréat du prix.

Bien que la maison d’édition Planeta ait son siège à Madrid depuis deux ans, elle continue de remettre cette récompense à Barcelone (Catalogne), son ancienne base. Javier Cercas a été distingué pour le roman Terra Alta, qui revient sur les attentats islamistes de Barcelone et Cambrils (province de Tarragone, Catalogne), qui ont eu lieu les 17 et 18 août 2017. Le finaliste de cette année, qui empoche un chèque de 150 250 euros, est Manuel Vilas, né à Barbastro, dans la province de Huesca (Aragon). Il a été distingué pour le roman Alegría (littéralement, Joie), qui est d’inspiration autobiographique.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/10/15/actualidad/1571168276_076327.html

L’Espagne rapatriera ses ressortissants djihadistes retenus en Syrie

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Union européenne, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Parlement européen, à Bruxelles (Belgique) – Photographie : Kenzo Tribouillard, AFP et El País)

C’est le ministre espagnol des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Union européenne, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui l’a confirmé ce lundi 7 octobre 2019 lors d’un déplacement au Parlement européen, à Bruxelles (Belgique) : les djihadistes espagnols retenus en Syrie seront rapatriés dans leur pays. Cette mesure concernera concrètement trois Espagnols ainsi qu’une Marocaine dont le mari, aujourd’hui décédé, était de nationalité espagnole.

Ces individus sont actuellement sous le coup d’une enquête de la part de l’Audience nationale (Audiencia Nacional), haut tribunal sis à Madrid. Pour le moment, l’État espagnol a expliqué qu’il menait à bien des tâches de sécurité et d’identification de ces femmes qui ont rejoint l’État islamique en Syrie et en Irak. D’autres ressortissants espagnols pourraient être concernés par cette future mesure de rapatriement mais le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) n’a pas encore communiqué à leur sujet.

Source : https://elpais.com/politica/2019/10/07/actualidad/1570459584_071129.html

L’Espagne commémore les 15 ans des attentats du 11 mars 2004 à Madrid

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – au centre), en compagnie des autorités qui ont rendu hommage aux victimes des attentats du 11 mars 2004 à Madrid (photographie : EFE et La Razón)

Ce lundi 11 mars 2019, à Madrid, les autorités nationales, régionales et municipales ont rendu hommage aux victimes des attentats du 11 mars 2004, qui ont ensanglanté la capitale quinze ans auparavant tout juste. Le président du gouvernement, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a déposé une couronne de laurier au pied de la plaque commémorative fixée sur la façade du siège de la présidence de la Communauté de Madrid, sur la Puerto del Sol.

Il était accompagné du président de la communauté autonome, Ángel Garrido (Parti populaire), du maire de la capitale, Manuela Carmena (Maintenant Madrid, liste soutenue par Podemos), et de plusieurs autres représentants institutionnels.

Source : https://www.larazon.es/local/madrid/madrid-homenajea-a-las-victimas-de-los-atentados-del-11-m-BA22337732

L’Espagne a destiné plus de 830 millions d’euros à ses missions militaires à l’étranger en 2018

Des avions de chasse espagnols dans le ciel (photographie : ABC)

En 2018, l’Espagne a consacré 838,55 millions d’euros à ses 18 missions militaires à l’étranger, selon le document remis au début du mois de février par la ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Congrès des députés, chambre basse des Cortes (le Parlement national), à Madrid.

Cette part budgétaire correspond peu ou prou à ce qu’avait déjà dépensé l’Espagne en 2017 dans le même domaine. À l’heure actuelle, 2 512 soldats espagnols sont mobilisés à l’international, dont 686 au sein de l’Union européenne (UE) ; 615 dans le cadre de l’Organisation des Nations unies (ONU) ; 554 en partenariat avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) ; 551, au sein de la coalition mondiale contre l’État islamique ; et 104 en partenariat avec la France.

Ces missions sont les suivantes :

  • forces navales permanentes dans l’Atlantique nord et en mer Méditerranée ;
  • Liban ;
  • Irak ;
  • Mali ;
  • océan Indien ;
  • Lettonie ;
  • Lituanie ;
  • Turquie ;
  • Sénégal ;
  • Gabon ;
  • Afghanistan ;
  • République Centrafricaine ;
  • Somalie ;
  • sécurité coopérative ;
  • Colombie ;
  • Bosnie-Herzégovine.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-destino-83855-millones-a-las-misiones-en-el-exterior-en-2018-26165.asp/?fbclid=IwAR16qCk8_fAxXLigSfD4u-1ocFIgjYd9xalQmUCwoaV-NHEZ0aeS8eyW2vs

L’Espagne veut lancer un fichier judiciaire antiterroriste avec six autres pays européens

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La ministre espagnole de la Justice, Dolores Delgado (à gauche), en compagnie, entre autres, de son homologue française, Nicole Belloubet, qui est en train de s’exprimer (photographie : Christophe Petit Tesson, EFE et El País)

Ce lundi 5 novembre, l’Espagne s’est formellement engagée à créer un fichier judiciaire antiterroriste avec six autres pays européens (l’Allemagne, la Belgique, la France, les Pays-Bas, l’Italie et le Luxembourg) à l’issue d’une réunion des ministres de la Justice de ces différentes nations à Paris. L’objectif de cette base de données commune sera de permettre l’échange rapide et sûr d’informations sur des individus ou des groupes, le tout sous la supervision de l’Unité de Coopération judiciaire de l’Union européenne (plus couramment appelée Eurojust). Il s’agira in fine de repérer plus facilement les terroristes et de les traduire en justice avec plus de célérité.

Le terrorisme, notamment dans son versant islamiste, est de plus en plus transfrontalier et les auteurs d’actes de ce type circulent facilement au sein de l’espace Schengen. Ils peuvent même être d’une autre nationalité européenne que celle de la nation où ils ont commis leurs forfaits et c’est d’ailleurs ce qui a été remarqué lors des attentats de Barcelone et Cambrils (province de Tarragone), en Catalogne, en août 2017. 

Source : https://elpais.com/internacional/2018/11/05/actualidad/1541449082_914664.html

Les forces de l’ordre espagnoles mettent en garde les autorités de leur pays face à d’imminentes attaques informatiques

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Des paraboles utilisées par le CNI (Centre national du Renseignement), les services secrets espagnols (photographie : TVE)

L’Espagne n’échappe pas particulièrement aux menaces d’attaques informatiques qui ont touché de nombreux pays dans le monde (et tout spécialement en Occident) ces dernières années. C’est en tout cas le sens du message qu’a délivré le colonel de la Garde civile Luis Fernando Hernández García, haut responsable du renseignement dans son corps des forces de l’ordre, auprès du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), ce mardi 9 octobre. Il s’est ainsi montré pessimiste à ce sujet et sa voix porte nécessairement puisqu’il a vingt ans d’expérience dans le domaine.

Il a notamment alerté face aux possibles piratages venus de l’État islamique, qui subsiste toujours de manière résiduelle en Irak et en Syrie, et a expliqué que l’ensemble des pays-membres de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) étaient potentiellement touchés par une telle menace. Il a également détaillé les modalités que pourraient utiliser les terroristes afin de déstabiliser l’Espagne ou ses voisins : déstabilisation, diffusion de fausses nouvelles, attaques contre les infrastructures critiques, etc.

Source : https://elpais.com/politica/2018/10/09/actualidad/1539112748_135086.html

Le gouvernement espagnol va élaborer une stratégie de cybersécurité et une stratégie de sécurité aérospatiale

CONSEJO DE SEGURIDAD NACIONAL
Le roi d’Espagne, Philippe VI (en bout de table), en compagnie de l’exécutif de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à sa droite), lors de la réunion du Conseil de Sécurité nationale, le lundi 16 juillet, au palais de la Zarzuela, à Madrid (photographie : ABC)

Réuni au palais de la Zarzuela, à Madrid, ce lundi 16 juillet, sous la présidence du roi d’Espagne, Philippe VI, le Conseil de Sécurité nationale (CSN) a validé les principaux objectifs espagnols en la matière, avec l’aval du président du gouvernement, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), du Parti populaire (PP) et de la formation Citoyens (C’s). Le CSN a d’ores et déjà prévu d’adapter les directives nationales de sécurité aux nouvelles réalités technologiques de notre monde, notamment en matière de sécurisation des réseaux immatériels.

C’est pourquoi l’exécutif social-démocrate va mettre en place dans les prochains mois une stratégie de cybersécurité ainsi qu’une stratégie de sécurité aérospatiale, afin de protéger l’espace aérien et spatial dont l’Espagne a la charge. D’autres questions ont été abordées au cours de la séance plénière du CSN, comme la problématique migratoire ou le terrorisme djihadiste.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/csn-ciberseguridad-aeroespacial-24992.asp/

Le nouveau gouvernement Sánchez est constitué

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La nouvelle ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : El Plural

La valse des noms a duré pendant plusieurs jours et c’est finalement hier, en début de soirée, que le nouveau président du gouvernement, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a révélé la composition de son exécutif. Très féminin, résolument tourné vers le reste de l’Union européenne, ce cabinet comporte dix-sept portefeuilles, dont onze détenus par des femmes, et s’oriente vers le centre-droite, comme par volonté de concurrencer le principal opposant au dirigeant espagnol, le président du parti Citoyens (C’s), Albert Rivera. Il est aussi clairement orienté vers le libéralisme économique.

Outre Pedro Sánchez Pérez-Castejón lui-même, jeune économiste né en 1972 à Madrid, l’on retrouve ainsi dans cet exécutif :

  • María del Carmen Calvo Poyato, née en 1957 à Cabra, dans la province de Cordoue (Andalousie), vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Égalité. Spécialiste de droit constitutionnel, elle est engagée depuis longtemps dans la cause féministe.
  • Josep Borrell Fontelles, né en 1947 à Puebla de Segur, dans la province de Lérida (Catalogne), ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération. Ministre des Travaux publics et des Transports de 1991 à 1993, sous la présidence de Felipe González (PSOE), il ajoute l’Environnement à ses compétences de 1993 à 1996. Il est président du Parlement européen de 2004 à 2007.
  • Dolores Delgado García, née à Madrid en 1962, ministre de la Justice. Avocate de formation, elle est connue pour ses positions progressistes (elle est proche du célèbre juge Baltasar Garzón) et est spécialisée dans la lutte contre le terrorisme islamiste.
  • María Margarita Robles Fernández, née à León (Castille-et-León) en 1956, ministre de la Défense. Ancienne magistrate à la Cour suprême, elle est l’une des plus proches collaboratrices de Pedro Sánchez.
  • María Jesús Montero Cuadrado, née Séville (Andalousie) en 1966, ministre des Finances. Débauchée de son poste de conseillère régionale andalouse aux Finances et aux Administrations publiques, elle est connue pour être une adepte de la rigueur budgétaire.
  • Fernando Grande-Marlaska Gómez, né en 1962 à Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque), ministre de l’Intérieur. Juge progressiste, il est connu pour avoir lutté avec acharnement contre le groupe terroriste basque ETA.
  • José Luis Ábalos Meco, né en 1959 à Torrente, dans la province de Valence (Communauté de Valence), ministre de l’Équipement. Proche de Pedro Sánchez, il est professeur des écoles dans le civil.
  • María Isabel Celaá Diéguez, née en 1949 à Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque), ministre de l’Éducation et de la Formation professionnelle. Elle occupe aussi le rôle de porte-parole du gouvernement. Elle travaille depuis longtemps dans le domaine de l’enseignement et a notamment été conseillère régionale basque à l’Éducation, aux Universités et à la Recherche.
  • Magdalena Valerio Cordero, née en 1959 à Torremocha, dans la province de Cáceres (Estrémadure), ministre du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale. Elle a occupé divers postes régionaux en Castille-La Manche et est connue pour ses travaux sur le système de retraites par répartition, ce qui sera son principal dossier en tant que ministre.
  • María Reyes Maroto Illera, née en 1973 à Medina del Campo, dans la province de Valladolid (Castille-et-León), ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme. Économiste de formation, elle est connue pour ses positons progressistes.
  • Luis Planas Puchades, né en 1952 à Valence (Communauté de Valence), ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation. Il est aussi membre du Comité économique et social européen depuis 2014.
  • Meritxell Batet Lamaña, née 1973 à Barcelone (Catalogne), ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique. Issue des rangs du Parti des Socialistes catalans (PSC), elle est le principal atout de Pedro Sánchez pour le « dialogue » avec les séparatistes catalans.
  • Teresa Ribera Rodríguez, née à Madrid en 1969, ministre pour la Transition écologique. Ancienne secrétaire d’État au Changement climatique sous la présidence de José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE), elle est engagée depuis longtemps dans le domaine de l’écologie.
  • Màxim Huerta Hernández, né 1971 en à Utiel, dans la province de Valence (Communauté de Valence), ministre de la Culture et des Sports. Écrivain, ancien présentateur de télévision, il est probablement la surprise de ce gouvernement.
  • Nadia María Calviño Santamaría, née en 1968 à La Corogne (Galice), ministre de l’Économie et de l’Entreprise. Elle a été débauchée de son poste de directrice générale des Budgets au sein de la Commission européenne. C’est un partisan de l’austérité et de la rigueur financières.
  • Carmen Montón Giménez, née en 1976 à Burjasot, dans la province de Valence (Communauté de Valence), ministre de la Santé, de la Consommation et du Bien-Être social. C’est elle aussi une militante féministe.
  • Pedro Francisco Duque Duque, né en 1963 à Madrid, ministre de la Science, des Universités et de l’Innovation. Ancien cosmonaute, ingénieur aéronautique de formation, c’est un grand défenseur de la recherche scientifique et un pourfendeur des pseudo-sciences.

Il s’agit donc pour l’essentiel d’un gouvernement de spécialistes et de technocrates qui envoie des signaux parfois contradictoires, notamment du côté du séparatisme catalan. Désormais, il restera à nommer tout l’organigramme des Ministères (notamment les secrétaires d’État) ainsi que les nouveaux dirigeants des entreprises publiques (comme l’opérateur aéroportuaire AENA ou l’entreprise nationale des chemins de fer RENFE).

Sources : http://www.eleconomista.es/politica/noticias/9184958/06/18/Los-nombres-confirmados-del-nuevo-Gobierno-de-Pedro-Sanchez.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/06/06/actualidad/1528281293_900923.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/06/06/actualidad/1528281293_900923.html, http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9187333/06/18/Sanchez-manda-un-mensaje-de-rigor-fiscal-a-la-UE-con-sus-ministras-del-area-economica.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/06/05/actualidad/1528200680_136620.html et http://www.abc.es/economia/abci-empresas-publicas-preparan-para-baile-presidentes-nuevo-gobierno-201806042151_noticia.html

Menaces sur le tourisme en Espagne ? La Côte blanche est concernée

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Une plage de la Côte blanche (Costa blanca), littoral de l’Espagne situé au Sud de la Communauté de Valence, sur la côte méditerranéenne de la province d’Alicante (photographie : Spain Coast – Iberian Playas)

Alors que l’Espagne a enregistré un record absolu de visites internationales en 2017 (plus de 82 millions de touristes étrangers) et que les chiffres du début d’année 2018 sont encourageants, les craintes sur l’évolution du tourisme dans les mois à venir semblent se confirmer, avec un premier avertissement pour la Côte blanche (Costa blanca), celle qui s’étire le long de la mer Méditerranée dans la province d’Alicante (Communauté de Valence). En effet, les tour-opérateurs britanniques, par lesquels passent 50 % des visiteurs de ce pays, commencent à détourner une partie de leurs clients vers la Turquie et l’Égypte, deux pays qui avaient été frappés par le terrorisme mais qui commencent à se rouvrir aux visiteurs étrangers et où les prix sont moins élevés que dans la Communauté de Valence, les îles Canaries et les îles Baléares.

Cela fait en effet quatre ans que les tarifs hôteliers grimpent dans ces communautés autonomes. Par ailleurs, suite à la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit), la livre sterling a connu une forte dévaluation, ce qui handicape le touriste britannique dès lors qu’il veut changer son pécule en euros. Afin de favoriser leurs marges, les grands tour-opérateurs britanniques semblent ainsi préférer l’autre rive de la mer Méditerranée, même si les représentants du secteur touristique espagnol conservent pour le moment leur sang froid.

Source : http://www.elmundo.es/comunidad-tvalenciana/alicante/2018/05/19/5afef8f4268e3ec7298b45b0.html