Il y a autant de chômeurs en Espagne que dans 19 pays européens cumulés

Des chômeurs font la queue devant un bureau pour l’emploi en Andalousie (photographie : Diario de Sevilla)

Si le marché du travail espagnol présente des problèmes structurels très préoccupants, la crise engendrée par le confinement à la suite de la pandémie de coronavirus d’origine chinoise a encore aggravé ces soucis de fond, notamment avec une forte augmentation en quelques mois du nombre de demandeurs d’emploi. Ils sont désormais autant outre-Pyrénées que dans 19 pays de l’Union européenne en cumulé : Belgique, Bulgarie, République tchèque, Danemark, Irlande, France, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède.

Par ailleurs, si on compare l’Espagne à l’Allemagne (souvent présentée comme le modèle économique à suivre pour le reste de l’Europe, à tort ou à raison), l’on constate que notre voisin ibérique compte 3,3 millions de demandeurs d’emploi au mois de mai 2020, soit deux fois plus que notre voisin d’outre-Rhin (qui en compte pour sa part 1,7 million). Et même en comparaison de l’Italie, dont les données économiques sont elles aussi inquiétantes, l’Espagne recense 1,3 million de chômeurs supplémentaires.

Source : https://okdiario.com/economia/espana-tiene-mismo-numero-parados-que-19-paises-ue-juntos-doble-que-alemania-5840165?utm_term=Autofeed&utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1593684162

La crise de l’Institut espagnol d’Océanographie se poursuit

Des scientifiques de l’Institut espagnol d’Océanographie lors de la campagne Porcupine, menée à bien dans les eaux territoriales irlandaises à l’automne 2019 (photographie : Francisco Baldó et El País)

Organisme public sis rue du Cœur-de-Marie, à Madrid, fondé en 1914, l’Institut espagnol d’Océanographie (Instituto Español de Oceanografía, IEO) traverse depuis quatorze mois une très grave crise marquée par des pénuries de matériel, l’impossibilité de sortir en haute mer, de grandes difficultés pour embaucher des chercheurs… et pourtant, l’organisme dispose d’excédents financiers confortables. Et plus récemment encore, l’ensemble du directoire de l’Institut a décidé de démissionner en signe de protestation contre le ministre de la Science et de l’Innovation, Pedro Duque (Parti socialiste ouvrier espagnol).

La dette accumulée ne peut être payée avec l’excédent de l’organisme car un conflit oppose chercheurs et administration centrale, conflit qui a également provoqué la démission du directeur du centre de l’IEO des îles Baléares et de celui de Cadix (Andalousie). En février 2020, Pedro Duque a nommé un nouveau directeur à sa tête, Rafael González-Quiros, peu apprécié des employés, dans ce qui semble être un coup de point sur la table très mal perçu.

Source : https://elpais.com/ciencia/2020-06-30/dimite-la-cupula-del-mayor-organismo-oceanografico-de-espana.html

L’Espagnole Nadia Calviño ne présidera finalement par l’Eurogroupe

La troisième vice-président du gouvernement espagnol, en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE et La Razón

Même si elle partait favorite, car soutenue par la France d’Emmanuel Macron et l’Allemagne d’Angela Merkel, l’Espagnole Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), troisième vice-présidente du gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE), en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique, ne présidera pas l’Eurogroupe – réunion mensuelle des ministres des Finances et de l’Économie de la zone euro. Cette tâche sera dévolue à l’Irlandais Paschal Donohoe, qui lui a été préféré lors du second tour de vote.

Au premier tour, le troisième candidat en lice, le Luxembourgeois Pierre Gramegna, a préféré retirer sa candidature, probablement pour passer un pacte avec Donohoe. Le soutien des deux principaux pays de la zone euro et de l’Union européenne (UE) n’aura donc pas suffi à Nadia Calviño, notamment face à la rébellion des « petits » pays et des nations membres de la zone euro les plus intraitables face aux pays dits « du Sud ».

Source : https://www.larazon.es/economia/20200709/3pb27k2fufeobglv7vydgpxx2q.html

Une ministre espagnole veut diriger l’Organisation mondiale du Commerce

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Partis socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : El Español

Après la troisième vice-présidente du gouvernement, en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui brigue le poste de présidente de l’Eurogroupe, c’est au tour d’une autre ministre membre du gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (PSOE), de tenter de décrocher un emploi prestigieux. La ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (PSOE), souhaite en effet remplacer le Brésilien Roberto Azevêdo à la tête de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), sise à Genève (Suisse).

L’actuel directeur général de l’organisme doit en effet quitter son poste cette année mais plusieurs concurrents à González Laya vont eux aussi tenter leur chance. Il s’agit du Mexicain Jesús Seade, négociateur en chef de son pays lors de la mise en œuvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), d’un côté et de l’Irlandais Phil Hogan, actuel commissaire européen au Commerce. Notons également que l’Égypte et le Nigeria sont intéressés par le poste.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-06-10/mexico-irlanda-candidatura-espana-omc_2631447/

L’Espagnole Nadia Calviño part favorite pour devenir nouvelle présidente de l’Eurogroupe

La vice-présidente du gouvernement espagnol Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Les Échos

Cette annonce était attendue et elle est tombée ce mardi 9 juin 2020 : l’actuel président de l’Eurogroupe (réunion mensuelle des ministres de l’Économie et des Finances des États membres de la zone euro), le Portugais Mário Centeno, a annoncé qu’il allait quitter le gouvernement de son pays et ne pourrait donc pas prétendre à sa propre succession à la tête de l’institution. La course pour le remplacer à l’issue d’un vote des pays concernés le 9 juillet prochain est donc ouverte, avec une Espagnole qui part favorite.

Il s’agit de l’actuelle troisième vice-présidente du gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique de l’Espagne, Nadia Calviño (PSOE). Théoriquement, au vu du rapport de force actuel au sein de l’Union européenne (UE), la présidence de l’Eurogroupe devrait échoir à un représentant des « pays du Sud ». Par ailleurs, les sociaux-démocrates européens veulent conserver ce poste, d’où le choix probable de Calviño.

Cette dernière devra toutefois triompher de plusieurs concurrents : le Luxembourgeois Pierre Gramegna, l’Irlandais Paschal Donohoe et l’Italien Roberto Gualtieri. Pour respecter les équilibres entre Nord et Sud ainsi qu’entre différentes forces politiques, seul le nom de Gualtieri semble vraiment faire de l’ombre à l’heure actuelle à celui de Nadia Calviño. Notons cependant que l’actuel commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière, Paolo Gentiloni, est italien, ce qui semble faciliter la tâche à Calviño.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-06-09/centeno-deja-el-eurogrupo-y-empiezan-las-quinielas-calvino-presidenta_2631219/

L’essor international des séries télévisées tournées en Galice

De gauche à droite, Sergio Pazos, Victoria Guerra et Monti Castiñeiras, qui jouent tous les trois dans la série espagnole « Auga Seca » (photographie : El País)

En 2018, la série télévisée Fariña (littéralement, Farine, en galicien), diffusée sur la chaîne de télévision privée espagnole Antena 3, a remporté un grand succès aussi bien chez notre voisin ibérique que dans d’autres pays et a ouvert la voie à tout un ensemble de séries tournées en Galice. Le courant de la « Galice noire », qui s’inspire de faits plus ou moins réels notamment liés au trafic de drogue dans la communauté autonome, séduit de plus en plus le monde entier. Toujours en 2018, le feuilleton O sabor das margaridas (littéralement, La Saveur des marguerites, en langue galicienne), diffusé sur la plateforme américaine en ligne Netflix, a renforcé cette tendance.

Il s’agissait alors de la première série en galicien émise par Netflix et elle a remporté un franc succès au Royaume-Uni et en Irlande. Une seconde saison a alors été commandée par Netflix pour l’année 2019. La chaîne de télévision régionale galicienne TVG a joué un grand rôle dans l’éclosion de ces feuilletons suivis par des millions de téléspectateurs sur toute la planète. D’autres entreprises de divertissement américaines (HBO, Amazon) mais aussi espagnoles (Movistar) se sont engouffrées dans la brèche, notamment avec El desorden que dejas (littéralement, Le Désordre que tu laisses, en espagnol) ou encore La unidad (littéralement, L’Unité, en espagnol).

Source : https://elpais.com/television/2020-04-15/la-galicia-negra-escenario-mundial-de-series.html

Décès de l’acteur espagnol de doublage Salvador Vives à l’âge de 78 ans

Le doubleur espagnol Salvador Vives (photographie : CCMA)

L’on apprenait ce samedi 28 mars 2020 le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 78 ans, du doubleur espagnol Salvador Vives Gómez, qui était dans le quartier de Pueblo Seco, dans la capitale catalane, en 1942. Après une formation à l’Institut du Théâtre (Instituto del Teatro) de la ville, il commence à jouer sur les planches, notamment dans Dangerous Corner (Esquina peligrosa, en espagnol), du Britannique John Boynton Priestley (1894-1984).

Au cinéma, il obtient un petit rôle dans le film La familia bien, gracias (littéralement, La Famille va bien, merci), de l’Espagnol Pedro Masó, sorti en 1979. C’est toutefois dans le doublage d’acteurs connus qu’il se distingue le plus, avec à son actif la voix de comédiens comme le Britannique Jeremy Irons et de biens d’autres acteurs anglo-saxons (Alec Baldwin, Jeff Daniels, Liam Neeson, Michael Madsen, Rupert Everett, Jeff Bridges, Pierce Brosnan, Jeff Goldblum, William H. Macy, Mark Harmon, etc.)

Source : https://www.ccma.cat/324/mor-lactor-de-doblatge-barceloni-salvador-vives-per-coronavirus/noticia/3000790/

« Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? – L’Espagne et son système de santé face au coronavirus »

Le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Teller Report

Cet article de mon cru, intitulé « Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? – L’Espagne et son système de santé face au coronavirus » et publié le mercredi 8 avril 2020 sur le site Internet du club de réflexion français du Cercle Aristote, revient sur l’épidémie de coronavirus outre-Pyrénées et ses conséquences tout en se proposant un rapide tour d’horizon du système sanitaire espagnol : https://cerclearistote.com/2020/04/faut-il-jeter-le-bebe-avec-leau-du-bain-lespagne-et-son-systeme-de-sante-face-au-coronavirus-par-nicolas-klein/?fbclid=IwAR1Qnz4mdFfYfgA-H34NfwzQqr82XkrEXBpBj24xuvqgV5_F-w8FuA1CgcQ#_ftn22

Décès du metteur en scène espagnol Alberto González Vergel à l'âge de 97 ans

Le metteur en scène espagnol Alberto González Vergel (photographie : ABC)

L’on apprenait ce mercredi 12 février 2020 le décès à Gijón (Principauté des Asturies), à l’âge de 97 ans, du metteur en scène espagnol de renom Alberto González Vergel, qui était né à Rojales, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence), le 10 décembre 1922. Après une formation en chimie, il décide de se lancer dans une carrière théâtrale, d’abord en tant qu’amateur. Il travaille d’abord dans sa commune natale avant d’intégrer le Théâtre espagnol universitaire (Teatro Español Universitario, TEU) de Murcie (Région de Murcie).

En 1949, il s’installe à Madrid, ville où décolle véritablement sa carrière professionnelle. Il met alors en scène de nombreuses pièces d’auteurs de diverses nationalités : Fin de partie, de l’Irlandais Samuel Beckett ; The Winslow Boy, du Britannique Terence Rattigan ; Le Long Voyage vers la nuit, de l’Américain Eugene O’Neill ; Inquisition, de l’Italien Diego Fabbri, etc. Pour la télévision publique espagnole (Televisión Española, TVE), il met en scène environ 500 pièces de théâtre dans les années 70 et 80. Professeur de rang universitaire au sein de l’École royale supérieur d’Art dramatique (Real Escuela Superior de Arte Dramático, RESAD) de Madrid, il reçoit plusieurs prix au cours de sa carrière et dirige le prestigieux Théâtre espagnol (Teatro Español) de la capitale de 1970 à 1976.

Source : https://www.abc.es/cultura/teatros/abci-muere-veterano-director-escena-alberto-gonzalez-vergel-202002131556_noticia.html

Le Forum économique mondial décerne à l'Espagne le titre de meilleur système de santé au monde

Une opération dans un hôpital espagnol (photographie : Redacción Médica)

Sis à Genève (Suisse), le Forum économique mondial décerne cette année à l’Espagne le titre de meilleur système de santé au monde, place que notre voisin ibérique partage en 2020 avec Singapour, Hong Kong et le Japon. C’est ce qui se dégage de son index mondial de la compétitivité relatif à l’année 2019, qui donne ainsi aux quatre États la note maximale de 100 points. Par ailleurs, toujours selon l’organisme international, l’Espagne partage avec le Japon et Singapour la plus longue espérance de vie à la naissance sur la planète – 72,4 ans en moyenne, contre 73,1 ans pour l’Empire du Soleil Levant et 74,2 ans pour la cité-État.

Le système sanitaire espagnol dépasse ainsi une année de plus la moyenne des systèmes de santé des autres pays européens et de ceux d’Amérique du Nord. L’index de compétitivité du Forum économique mondial place l’Espagne en 23e place dans son classement général, soit trois rangs de plus qu’en 2018. Reposant sur douze piliers fondamentaux, il donne ainsi à notre voisin pyrénéen une meilleure note globale que l’Irlande, les Émirats arabes unis, la Chine, l’Italie, le Portugal ou encore le Brésil. Outre le santé, l’Espagne se distingue particulièrement dans le domaine des infrastructures et celui de stabilité macro-économique.

Source : https://www.redaccionmedica.com/secciones/sanidad-hoy/espana-cuenta-con-la-mejor-sanidad-el-mundo-segun-el-foro-economico-mundial-8476