Décès de la journaliste espagnole Ana Alba García à l’âge de 48 ans

La journaliste espagnole Ana Alba García (photographie : Ana Alba García et El Mundo)

C’est ce mercredi 6 mai 2020 qu’est décédée à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 48 ans, la journaliste espagnole Ana Alba García, qui était née dans la capitale catalane le 16 octobre 1971. Diplômée en sciences de l’information auprès de l’Université autonome de Barcelone, elle couvre la guerre de Bosnie et la guerre du Kosovo pour le journal régional catalan Avui à la fin des années 90 en tant que correspondante à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine).

Elle travaille aussi en indépendant pour d’autres publications catalanes, comme El Periódico. Elle rend également compte des manifestations contre le président serbe Slobodan Milošević (2000) avant de s’installer au Moyen-Orient, notamment à Jérusalem (Israël). Ana Alba García couvre aussi les protestations de la population iranienne à l’occasion de l’élection présidentielle de 2009. Elle travaille un temps pour l’antenne espagnole de l’agence de presse russe Sputnik.

Source : https://www.elmundo.es/television/medios/2020/05/06/5eb2c9ddfc6c839b5b8b464e.html

L’Espagne est le pays européen qui réalise le plus grand nombre de tests sur des patients humains pour lutter contre le Covid-19

Un technicien de laboratoire espagnol manipule une fiole (photographie : Reuters et Cinco Días)

Selon des données fournies au début du mois de mai 2020 par le Registre espagnol des Essais cliniques (Registro Español de Ensayos Clínicos), sis à Madrid, l’Espagne est le pays d’Europe qui pratique le plus grand nombre de ces tests sur des patients humains afin de trouver des remèdes à l’épidémie de coronavirus venue de Chine. Concrètement, à l’heure actuelle, 58 essais cliniques sont en marche outre-Pyrénées sur 332 participants volontaires dans les hôpitaux du pays.

Selon le Ministère de la Santé, aujourd’hui dirigé par Salvador Illa (Parti socialiste ouvrier espagnol), 28 000 personnes devraient avoir accès à ces essais cliniques d’ici à quelques mois. Au niveau mondial, seuls trois autres nations réalisent un plus grand nombre de tests de médicaments, traitements et vaccins contre le Covid-19 : la Chine (154 études), les États-Unis d’Amérique (109 études) et l’Iran (63 études). Au sein de l’Union européenne (UE), selon les données fournies par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), installée à Genève (Suisse), la France (51 essais cliniques) et le Royaume-Uni (17 essais cliniques) complètent le podium.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/05/06/companias/1588759559_801140.html

Décès du philosophe et arabisant espagnol Miguel Cruz Hernández à l’âge de 100 ans

Le philosophe et arabisant espagnol Miguel Cruz Hernández (photographie : Salamanca 24 horas)

C’est ce mercredi 25 mars 2020 qu’est décédé à Salamanque (Castille-et-León), à l’âge de 100 ans, le philosophe et arabisant espagnol de renom Miguel Cruz Hernández, qui était né à Málaga (Andalousie) le 15 janvier 1920. Diplômé en philologie sémitique à l’Université de Grenade (Andalousie), il obtient son doctorat à l’Université de Madrid en 1946 avec une thèse sur le philosophe et médecin persan Avicenne (980-1037).

Bien qu’engagé aux côtés des républicains durant la Guerre civile espagnole (1936-1939), il occupe diverses fonctions officielles dans le cadre de la dictature franquiste (1939-1975), dont celle de maire de Salamanque de 1958 à 1962, ce qui lui vaut le surnom de « maire rouge de Franco » (alcalde rojo de Franco). Il est également gouverneur civil d’Albacete (Castille-La Manche) de 1962 à 1968 puis directeur général du Département de la Culture populaire de 1974 à 1975.

Source : https://www.salamanca24horas.com/texto-diario/mostrar/1857801/fallece-filosofo-arabista-miguel-cruz-hernandez-doctor-honoris-causa-universidad-salamanca

Selon une étude de l’Université d’Oxford, l’Espagne est l’un des principaux pays où l’information est manipulée sur les réseaux sociaux

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche) – Photographie : Libération

Selon une étude menée à bien sur 70 pays différents par l’Université d’Oxford (Royaume-Uni), l’Espagne est l’une des nations où l’information est la plus manipulée en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux. D’après les concepteurs de cette recherche, l’on compte en effet outre-Pyrénées au moins un parti politique ou une agence gouvernementale qui utilisent ces plateformes sur Internet pour modeler les nouvelles et l’opinion publique en dehors de la réalité ou de la vérité.

En 2018, selon cette étude britannique, 48 des pays analysés sont concernés par ce problème, soit 42 de plus qu’en 2017. La plateforme américaine en ligne Facebook reste le réseau social privilégié pour mener à bien cette manipulation, que ce soit par le biais de fausses nouvelles ou de faux comptes généralement attribués à des robots. Par ailleurs, sept pays (la Chine, l’Inde, l’Iran, le Pakistan, la Russie, l’Arabie saoudite et le Venezuela) utilisent également le réseau social américain Twitter ou un équivalent à cette fin.

Source : https://www.abc.es/tecnologia/redes/abci-espana-entre-paises-mas-manipula-opinion-publica-redes-sociales-201909290136_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-general&_tcode=enUzdWYz

Ces ressources gazières et pétrolières que l’Espagne ne veut pas exploiter

Une plateforme en mer d’extraction gazière au large de la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : EFE et ABC)

Alors que le prix des hydrocarbures remonte sensiblement ces dernières semaines en raison des tensions internationale (notamment en Iran et en Arabie saoudite), l’Espagne dédaigne ses propres ressources gazières et pétrolières. La technique de fracturation hydraulique (aussi appelée fracking) a ainsi été totalement abandonnée outre-Pyrénées tandis que la plateforme pétrolière d’Ayoluengo, située sur le territoire de la commune de Sargentes de la Lora, dans la province de Burgos (Castille-et-León), est peu à peu délaissée. À l’heure actuelle, l’Espagne ne produit que 0,14 % du pétrole qu’elle consomme et 0,3 % du gaz qui lui sert au quotidien.

Or, selon des études fiables menées à bien par le Conseil supérieur des Collèges d’Ingénieurs des Mines (CSCIM), il existe aujourd’hui des réserves gazières outre-Pyrénées pour les 45 prochaines années. Le cabinet d’audit américain Deloitte élève ce chiffre à 60 ans tandis que l’Association espagnole des Compagnies de Recherche, d’Exploration et de Production d’Hydrocarbures et de Stockage souterrain (ACIEP) va jusqu’à 70 ans. En matière pétrolière, l’Espagne pourrait s’approvisionner à 100 % sur son sol pendant quatre ans ou à 20 % durant vingt ans.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-petroleo-espana-desprecia-riqueza-oculta-201909230150_noticia.html

La sélection nationale espagnole de basketball masculin remporte sa deuxième Coupe du Monde

Le joueur de basketball espagnol Marc Gasol (à droite) empêche l’Argentin Luis Scola de marquer un panier lors de la finale de ce dimanche 15 septembre 2019 (photographie : AFP et El Mundo)

Ce dimanche 15 septembre 2019, au LeSports Center de Pékin (Chine), la sélection nationale espagnole de basketball masculin a réalisé un très bel exploit en remportant sa deuxième Coupe du Monde, après celle gagnée en 2006 à Saitama (Japon). Elle a vaincu l’équipe d’Argentine par 95 points à 75, notamment grâce à un excellent match de Marc Gasol et de Ricard Rubio (dit « Ricky » Rubio). Ce sont aussi les choix stratégiques et tactiques de l’entraîneur, l’Italien Sergio Scariolo, qui ont porté leurs fruits.

L’Espagne s’impose ainsi un peu plus comme la meilleure nation européenne dans ce sport car, outre ces deux Coupes du Monde, elle a remporté deux médailles d’argent olympiques – en 2008 à Pékin et en 2012 à Londres (Royaume-Uni) – ainsi que trois championnats d’Europe – en 2009 en Pologne, en 2011 en Lituanie et en 2015 dans une série de pays (France, Croatie, Allemagne et Lettonie).

Invaincue lors de la compétition de cette année, la sélection nationale espagnole de basketball masculin a battu :

  • en phase de groupes, Porto Rico, la Tunisie et l’Iran ;
  • au second tour, l’Italie et la Serbie ;
  • en quarts de finale, la Pologne ;
  • en demi-finales, l’Australie ;
  • et, enfin, en finale, l’Argentine.

Source : https://www.elmundo.es/deportes/baloncesto/mundial-de-baloncesto/2019/09/15/5d7e442421efa078148b463c.html

Pedro Sánchez participe au G7 de Biarritz, en France

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), en compagnie de son épouse, Begoña Gómez, à leur arrivée à l’aéroport de Biarritz-Pays-basque, en France (photographie : El Confidencial)

Ce dimanche 25 août 2019, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a participé aux côtés de son épouse, Begoña Gómez, au dîner officiel organisé par le président de la République française, Emmanuel Macron, et de la première dame, Brigitte Macron, à l’Hôtel du Palais de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Ce dîner s’inscrit dans le cadre du G7 de cette année, réunion informelle (mais hautement sécurisée) des chefs d’État et de gouvernement de sept pays occidentaux (États-Unis d’Amérique, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) et du Japon.

L’Espagne y était invitée, un geste d’autant plus logique que le G7 se déroulait à quelques dizaines de kilomètres de sa frontière et que ses forces de l’ordre se sont largement impliquées dans la sécurité de l’événement. Les sujets de discussion de cette année portent sur l’environnement, les inégalités, les relations avec la Russie et l’Iran ou encore sur le départ du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (UE), généralement appelé Brexit. Pedro Sánchez a d’ailleurs rencontré le Premier ministre britannique, Boris Johnson, pour évoquer le problème de Gibraltar.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2019-08-25/pedro-sanchez-llega-a-biarritz-para-asisitir-a-la-cumbre-del-g-7_2192831/

Crise diplomatique hispano-américaine autour de l’Iran

La frégate espagnole Méndez-Núñez (au centre), en compagnie du groupe de combat américain commandé par le porte-avions Abraham-Lincoln (photographie : Jeremiah Bartelt, AFP et El País)

Dans le cadre de tensions diplomatiques croissantes avec l’Iran, les États-Unis d’Amérique ont dépêché dans le golfe Persique un groupe de combat naval dirigé par le porte-avions Abraham-Lincoln et dont faisait partie jusqu’à il y a peu l’un des plus importants navires espagnols, la frégate Méndez-Núñez. Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a toutefois décidé de retirer ce bâtiment de la flottille américaine pour l’envoyer à Bombay (Inde), marquant ainsi son refus (intelligent) de participer à une escalade des tensions dans la région.

Cette décision, communiquée par la ministre de la Défense, Margarita Robles (PSOE), a été très mal reçue à Washington, même si aucune plainte officielle n’a été transmise au gouvernement de Madrid. De telles tensions rappellent celles qui avaient éclaté entre le président américain George W. Bush et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero lorsque ce dernier avait engagé, en 2004, le retrait des soldats espagnols basés en Irak. Les conséquences d’un tel désaccord sont pour le moment difficiles à évaluer même si l’entreprise publique espagnole de construction navale Navantia craint pour le contrat concernant une vingtaine de navires que souhaitent acheter les États-Unis.

Sources : https://elpais.com/politica/2019/05/14/actualidad/1557856419_574691.html et https://www.larazon.es/espana/crisis-de-la-fragata-navantia-pendiente-de-un-contrato-de-16400-millones-de-euros-FG23348638?fbclid=IwAR2U8UHcvDCryiDb_rtq6lvj2PWGfwZV-AJgvwhpNLopRaNHJ8wgfJGuBkM

Le théâtre de Federico García Lorca triomphe en Iran

Un extrait d’une représentation de La Maison de Bernarda Alba au théâtre Vahdat de Téhéran, en Iran (photographie : El Mundo)

C’est dans une version traduite en farsi par l’un des plus célèbres poètes iraniens contemporains, Ahmad Shamlu (1925-2000), que la célèbre pièce de théâtre de l’écrivain espagnol Federico García Lorca (1898-1936) La Maison de Bernarda Alba triomphe actuellement en Iran, où elle est représentée à guichets fermés dans une mise en scène d’Ali Rafiei (né en 1938 à Ispahan), grande figure de la scène dans son pays.

Plus globalement, c’est toute l’œuvre de García Lorca (notamment son œuvre théâtrale), qui est très appréciée de la société iranienne. Dans un pays où la morale islamique est la base de la vie quotidienne et des institutions, l’honneur de la famille, la réclusion des femmes et l’importance donnée à l’apparence sont autant de thèmes exploités par l’écrivain andalou qui séduisent un public nombreux.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/teatro/2019/01/04/5c2e50c5fc6c832e668b45ae.html

Les films « El reino » et « Campeones », favoris pour les Goya 2019

Les acteurs espagnols Antonio de la Torre (à gauche) et Nacho Fresneda dans le rôle qu’ils campent dans le long métrage « El reino » (photographie : El Mundo)

Le 2 février 2019 se déroulera à Madrid la cérémonie des Goya, qui récompense le meilleur du cinéma espagnol, et les productions choisies dans les différentes catégories ont été révélées ce mercredi 12 décembre. Parmi les grands favoris et les films qui ont été les plus retenus par l’Académie des Arts et des Sciences cinématographiques (AACCE), l’on peut citer en premier lieu El reino (littéralement, Le Royaume), long métrage de Rodrigo Sorogoyen traitant de la corruption dans les communautés autonomes espagnoles. Cette production a été nommée 13 fois en tout et pour tout.

Il est suivi par la comédie Campeones (littéralement, Champions), réalisée par Javier Fesser, qui nous montre les aventures d’une équipe de basketball formée par des personnes atteintes d’un handicap mental, avec 11 nominations. Avec 8 nominations, l’on retrouve le long métrage Carmen y Lola (littéralement, Carmen et Lola), de la réalisatrice Arantxa Echevarría, et Everybody knows (Todos lo saben, en version originale), du cinéaste iranien Asghar Farhadi. Reste le cas d’Entre dos aguas (littéralement, Entre deux eaux), d’Isaki Lacuesta, qui a reçu la Conque d’Or au Festival de Saint-Sébastien (province de Guipuscoa, Pays basque) cette année. Ce film est nommé dans les deux catégories reines : meilleur long métrage et meilleur réalisateur.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/cine/2018/12/12/5c10e1edfc6c83df338b4705.html