Dopée par les séries télévisées espagnoles, la langue de Cervantes connaît un fort essor dans le monde arabe

Un extrait de la série télévisée espagnole « La casa de papel » en version originale sous-titrée en arabe (photographie : El Mundo)

En une décennie à peine (2009-2019), la langue espagnole, qui était très marginale dans le système scolaire et le monde de l’apprentissage du monde arabe, y est devenue l’objet d’une passion toujours plus forte. L’Université de Bagdad (Irak), par exemple, a récemment mis en place un master en linguistique espagnole tandis que l’Institut Cervantes (organisme public espagnol visant à promouvoir la culture et la langue de notre voisin ibérique dans le monde entier) confirme cet engouement sans précédent.

À Alexandrie (Égypte), par exemple, le nombre d’élèves de l’Institut Cervantes ne cesse de croître année après année (+ 63 % en un an). À celui d’Amman (Jordanie), il a augmenté de 50 % environ sur la dernière année. Il faut dire que le succès de séries télévisées espagnoles comme La casa de papel, diffusée sur la plateforme américaine en ligne Netflix, attire également de plus en plus de jeunes gens du monde arabophone désireux d’apprendre la langue de Cervantes.

Source : https://www.elmundo.es/papel/historias/2019/05/29/5ced62f9fdddff32388b4861.html

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Crise diplomatique hispano-américaine autour de l’Iran

La frégate espagnole Méndez-Núñez (au centre), en compagnie du groupe de combat américain commandé par le porte-avions Abraham-Lincoln (photographie : Jeremiah Bartelt, AFP et El País)

Dans le cadre de tensions diplomatiques croissantes avec l’Iran, les États-Unis d’Amérique ont dépêché dans le golfe Persique un groupe de combat naval dirigé par le porte-avions Abraham-Lincoln et dont faisait partie jusqu’à il y a peu l’un des plus importants navires espagnols, la frégate Méndez-Núñez. Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a toutefois décidé de retirer ce bâtiment de la flottille américaine pour l’envoyer à Bombay (Inde), marquant ainsi son refus (intelligent) de participer à une escalade des tensions dans la région.

Cette décision, communiquée par la ministre de la Défense, Margarita Robles (PSOE), a été très mal reçue à Washington, même si aucune plainte officielle n’a été transmise au gouvernement de Madrid. De telles tensions rappellent celles qui avaient éclaté entre le président américain George W. Bush et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero lorsque ce dernier avait engagé, en 2004, le retrait des soldats espagnols basés en Irak. Les conséquences d’un tel désaccord sont pour le moment difficiles à évaluer même si l’entreprise publique espagnole de construction navale Navantia craint pour le contrat concernant une vingtaine de navires que souhaitent acheter les États-Unis.

Sources : https://elpais.com/politica/2019/05/14/actualidad/1557856419_574691.html et https://www.larazon.es/espana/crisis-de-la-fragata-navantia-pendiente-de-un-contrato-de-16400-millones-de-euros-FG23348638?fbclid=IwAR2U8UHcvDCryiDb_rtq6lvj2PWGfwZV-AJgvwhpNLopRaNHJ8wgfJGuBkM

Le peintre historique espagnol Augusto Ferrer-Dalmau rayonne à l’international

Le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau devant l’une de ses œuvres (photographie : Mundiario)

Né en 1964 à Barcelone (Catalogne), le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau est célèbre outre-Pyrénées depuis des années pour ses tableaux historiques, qui représentent les grands épisodes guerriers de l’histoire nationale – depuis la Reconquête (718-1492) jusqu’aux campagnes de l’armée espagnole en Irak. Mais, récemment, la célébrité de Ferrer-Dalmau a dépassé les frontières espagnoles.

En 2018-2019, cet artiste est devenu collaborateur du Ministère de la Défense, actuellement dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), et a participé à diverses missions extérieures en Afghanistan, au Liban, au Mali ou en Syrie. Il a par ailleurs réalisé un tableau pour l’armée géorgienne, ce qui lui vaut désormais une salle d’exposition permanente au Musée national d’Art de Tbilissi.

Il a également acquis ses lettres de noblesse aux États-Unis d’Amérique, dans le cadre de la récupération du passé hispanique de ce pays (avec des œuvres comme La Marche de Gálvez ou Pour le roi et pour l’Espagne, Gálvez à Pensacola). La Russie et la Finlande ont également envoyé des représentants diplomatiques lors du vernissage de l’une de ses peintures consacrées à Carl Gustaf Emil Mannerheim, grand homme d’État finlandais qui a combattu l’Empire tsariste puis l’Union soviétique.

De fait, les autorités de Moscou ont demandé à Augusto Ferrer-Dalmau d’accompagner l’armée russe en Syrie – ce qui lui a valu la Médaille de la Lutte contre le Terrorisme international. En France, il fait partie des peintres sélectionnés pour une grande exposition internationale à l’hôtel des Invalides tandis que l’Université de León (Mexique) lui a également commandé des œuvres.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/cultura/imparable-proyeccion-internacional-ferrer-dalmau-pintor-batallas/20190420201753151566.html

L’Espagne a destiné plus de 830 millions d’euros à ses missions militaires à l’étranger en 2018

Des avions de chasse espagnols dans le ciel (photographie : ABC)

En 2018, l’Espagne a consacré 838,55 millions d’euros à ses 18 missions militaires à l’étranger, selon le document remis au début du mois de février par la ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Congrès des députés, chambre basse des Cortes (le Parlement national), à Madrid.

Cette part budgétaire correspond peu ou prou à ce qu’avait déjà dépensé l’Espagne en 2017 dans le même domaine. À l’heure actuelle, 2 512 soldats espagnols sont mobilisés à l’international, dont 686 au sein de l’Union européenne (UE) ; 615 dans le cadre de l’Organisation des Nations unies (ONU) ; 554 en partenariat avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) ; 551, au sein de la coalition mondiale contre l’État islamique ; et 104 en partenariat avec la France.

Ces missions sont les suivantes :

  • forces navales permanentes dans l’Atlantique nord et en mer Méditerranée ;
  • Liban ;
  • Irak ;
  • Mali ;
  • océan Indien ;
  • Lettonie ;
  • Lituanie ;
  • Turquie ;
  • Sénégal ;
  • Gabon ;
  • Afghanistan ;
  • République Centrafricaine ;
  • Somalie ;
  • sécurité coopérative ;
  • Colombie ;
  • Bosnie-Herzégovine.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-destino-83855-millones-a-las-misiones-en-el-exterior-en-2018-26165.asp/?fbclid=IwAR16qCk8_fAxXLigSfD4u-1ocFIgjYd9xalQmUCwoaV-NHEZ0aeS8eyW2vs

Philippe VI rend une visite surprise aux troupes espagnoles stationnées en Irak pour son 51e anniversaire

Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche), en compagnie de soldats espagnols stationnés en Irak, ce mercredi 30 janvier 2019 (photographie : Chema Moya, EFE et El País)

À l’occasion de son 51e anniversaire, le roi d’Espagne, Philippe VI, s’est rendu en Irak pour y effectuer une visite surprise auprès des troupes espagnoles stationnées sur place (ce déplacement n’était pas inscrit dans son agenda officiel, notamment pour des raisons de sécurité). Accompagné de la ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), il s’est notamment rendu à la base Gran-Capitán de Besmayah, située à environ 60 kilomètres de Bagdad, où se trouvent 551 militaires espagnols.

Ces derniers participent à la mission d’entraînement et d’armement des forces de sécurité irakiennes qui luttent contre l’État islamique (EI). Le roi en a également profité pour s’entretenir avec plusieurs responsables internationaux de cette mission avant de se rendre dans la capitale irakienne. C’est là-bas qu’il a rencontré officiellement le président du pays, Barham Salih, qui lui a offert un rosaire musulman pour son anniversaire.

Source : https://elpais.com/politica/2019/01/30/actualidad/1548823888_291372.html

Les archéologues découvrent un grand bâtiment sur le site archéologique andalou de Madinat al-Zahra

Une vue aérienne du site archéologique de Madinat al-Zahra, non loin de Cordoue, en Andalousie (photographie : ABC)

Situé à proximité de Cordoue (Andalousie), le site archéologique omeyyade de Madinat al-Zahra, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et joyau de l’époque musulmane en péninsule Ibérique, n’a pas fini de nous livrer ses secrets. L’Institut archéologique allemand qui travaille sur place met ainsi au jour de nouveaux lieux inconnus ou encore mal explorés, notamment la place d’armes de l’ancienne ville, selon l’analyse réalisée par Félix Hernández dans son Projet général de Recherches.

L’archéologue Felix Arnold a ainsi découvert que ce grand espace n’était pas seulement délimité à l’Ouest (c’est-à-dire dans sa partie proche du palais du calife) mais aussi à l’Est (c’est-à-dire dans sa partie plus proche de la cité de Madinat al-Zahra en elle-même) par une autre série d’arcades tout à fait intéressante. Ces arcades ne ressemblent en effet pas au style des Omeyyades de Damas (actuelle Syrie) mais à celui de la dynastie des Abbassides de Bagdad (actuel Irak), qui lui a succédé.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-descubren-edificacion-sin-parangon-medina-azahara-201811282011_noticia.html

Les forces de l’ordre espagnoles mettent en garde les autorités de leur pays face à d’imminentes attaques informatiques

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Des paraboles utilisées par le CNI (Centre national du Renseignement), les services secrets espagnols (photographie : TVE)

L’Espagne n’échappe pas particulièrement aux menaces d’attaques informatiques qui ont touché de nombreux pays dans le monde (et tout spécialement en Occident) ces dernières années. C’est en tout cas le sens du message qu’a délivré le colonel de la Garde civile Luis Fernando Hernández García, haut responsable du renseignement dans son corps des forces de l’ordre, auprès du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), ce mardi 9 octobre. Il s’est ainsi montré pessimiste à ce sujet et sa voix porte nécessairement puisqu’il a vingt ans d’expérience dans le domaine.

Il a notamment alerté face aux possibles piratages venus de l’État islamique, qui subsiste toujours de manière résiduelle en Irak et en Syrie, et a expliqué que l’ensemble des pays-membres de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) étaient potentiellement touchés par une telle menace. Il a également détaillé les modalités que pourraient utiliser les terroristes afin de déstabiliser l’Espagne ou ses voisins : déstabilisation, diffusion de fausses nouvelles, attaques contre les infrastructures critiques, etc.

Source : https://elpais.com/politica/2018/10/09/actualidad/1539112748_135086.html

Pedro Sánchez ne veut pas augmenter les dépenses militaires espagnoles à hauteur de 2 % du PIB du pays

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie du secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN), Jens Stoltenberg, au palais de La Moncloa, à Madrid, le 3 juillet dernier (photographie : EFE et El Español)

Il y a quelques jours, le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, écrivait une lettre au président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), pour lui demander de respecter les engagements de son prédécesseur, Mariano Rajoy (Parti populaire), en matière d’augmentation du budget lié à la Défense jusqu’à 2 % du produit intérieur brut (PIB). Alors qu’il accueillait le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN), le Norvégien Jens Stoltenberg, au palais de La Moncloa, à Madrid, le 3 juillet dernier, le chef de l’exécutif de notre voisin ibérique a toutefois refusé un tel ultimatum.

Il a en effet affirmé que la contribution de son pays à la sécurité mondiale ne pouvait être mesurée uniquement par un pourcentage de dépenses. À son sens, il s’agit de prendre également en compte « la disponibilité des forces militaires et la volonté de les utiliser au service de la paix et de la sécurité internationales ». Dans le cadre de l’OTAN, l’Espagne a déployé des troupes en Lituanie, en Turquie, en Irak et en Afghanistan. Pedro Sánchez adresse donc pour le moment à Donald Trump une fin de non recevoir.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/07/03/5b3b30c946163f564f8b4608.html

L’Espagne tente de séduire l’Inde avec son navire de guerre Juan-Carlos-I

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Le navire de guerre espagnol Juan-Carlos-I (photographie : El Diario)

Le porte-aéronefs de la Marine espagnole Juan-Carlos-I est un peu le navire-amiral et le plus beau représentant de la technologie de notre voisin ibérique sur mer. C’est la raison pour laquelle l’Espagne le présente à l’heure actuelle aux autorités indiennes car c’est en Inde que l’entreprise publique Navantia, qui construit des bâtiments de grande ampleur, espère réaliser quatre navires pour le compte du gouvernement fédéral.

Des responsables de la Marine indienne et une vingtaine de techniciens de ce pays ont ainsi visité le bateau, qui avait fait escale au Koweït dans le cadre de l’engagement espagnol en Irak. Le gouvernement indien doit faire son choix pour la construction de ces quatre nouveaux navires de guerre entre la France et l’Espagne.

Source : https://www.eldiario.es/politica/buque-Juan-Carlos-conquistar-India_0_779023049.html

« Espagne : des ambitions sous condition »

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L’actuelle ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire) – Photographie : One Magazine

Cet article publié le 31 janvier 2018 sur le site de la Lettre d’Informations stratégiques et de Défense évoque le programme de réarmement mis en place par la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire), et plus généralement les ambitions de notre voisin pyrénéen en la matière : https://www.ttu.fr/espagne-ambitions-condition/