Décès de l’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia à l’âge de 68 ans

L’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia, à droite sur la photographie (photographie : Noelia Ruiz et Europa Press)

C’est ce vendredi 12 juin 2020 qu’est décédé à Séville (Andalousie), à l’âge de 68 ans, l’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia Rodríguez, qui était né à Berlanga, dans la province de Badajoz (Estrémadure), en 1952. Diplômé en philosophie et en lettres auprès de l’Université de Barcelone (Catalogne) en 1976, docteur en arabe après avoir soutenu sa thèse intitulée Sevilla musulmana hasta la caída del Califato – Contribución a su estudio (littéralement, Séville musulmane jusqu’à la chute du Califat – Contribution à son étude) à l’Université Complutense de Madrid, il est professeur assistant à l’Université de Bagdad (Irak) de 1978 à 1979.

Il enseigne l’arabe et l’histoire du monde musulman dans plusieurs centres d’enseignement supérieur argentins (Université de Buenos Aires, Université du Sauveur, Université Belgrano, Université pontificale catholique, École supérieure de Guerre, entre autres) de 1990 à 1997 avant d’être engagé dans diverses universités marocaines (Université de Fès, Université de Marrakech, Université de Rabat, Université de Tétouan) ainsi qu’à l’Université du Qatar. C’est en 1982 qu’il fait son entrée à l’Université de Séville, où il enseigne jusqu’à sa retraite la langue arabe, l’histoire de l’Islam ainsi que l’histoire et la littérature d’al-Andalus (portion de la péninsule ibérique sous domination arabo-berbère de 711 à 1492).

Source : https://www.europapress.es/andalucia/sevilla-00357/noticia-fallece-rafael-valencia-director-academia-sevillana-buenas-letras-profesor-universidad-sevilla-20200613131723.html

Les missions extérieures des forces armées espagnoles ont coûté 967 millions d’euros au pays en 2019

Des soldats espagnols entraînent des militaires irakiens dans leur pays au maniement d’engins d’artillerie (photographie : La Razón)

Ce lundi 8 juin 2020, dans le cadre d’une commission parlementaire spécifique, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a détaillé le coût des différentes opérations extérieures réalisées par les forces armées de notre voisin ibérique au cours de l’année 2019. Elles ont coûté au pays un total de 967 millions d’euros, soit 133 millions d’euros de moins qu’en 2018. L’année dernière a été marquée par une éphéméride importante (le 30e anniversaire de la première participation de l’armée espagnole à une mission militaire internationale). Par ailleurs, jusqu’à 2 800 soldats de notre voisin pyrénéen ont été déployés en même temps en 2019.

Voici le détail du coût de chacune de ces opérations extérieures :

  • groupements navals permanents de l’OTAN : 133 millions d’euros ;
  • soutien aux troupes irakiennes : 115 millions d’euros ;
  • opération au Liban : 104,7 millions d’euros ;
  • mission Atalanta contre la piraterie dans l’océan Indien : 73,8 millions d’euros ;
  • présence au sein des forces de l’OTAN en Lettonie : 71,7 millions d’euros ;
  • mission internationale au Mali : 65,5 millions d’euros ;
  • opération navale Sophia en mer Méditerranée : 44,2 millions d’euros ;
  • police aérienne en mer Baltique : 41,7 millions d’euros ;
  • mission Ivoire au Sénégal : 39 millions d’euros ;
  • soutien à la Turquie : 33,7 millions d’euros ;
  • opération Sea Guardian en mer Méditerranée : 28,4 millions d’euros ;
  • détachement militaire au Gabon : 21 millions d’euros ;
  • mission en Afghanistan : 12,6 millions d’euros ;
  • opérations de sécurité coopérative dans divers pays (Cap-Vert, Mauritanie, Nigeria, Côte d’Ivoire, Tunisie, etc.) : 3,1 millions d’euros ;
  • présence en Somalie : 3 millions d’euros ;
  • opération de maintien de la paix en République centrafricaine : 3 millions d’euros ;
  • aide à la Colombie : 1,5 million d’euros ;
  • présence en Bosnie-Herzégovine : 0,3 million d’euros ;
  • autres contributions : 171,5 millions d’euros.

Source : https://www.larazon.es/espana/20200608/xz2mka3js5cdrpfu4w7624hhee.html

L’Espagne entame le retrait total de ses troupes stationnées en Irak et en Afghanistan

Un soldat espagnol en poste à Bismayah, en Irak (photographie : El País)

À la fin du mois de juillet 2020, l’Espagne fermera la principale base militaire qui est la sienne en Irak, celle du Grand-Capitaine, située à Bismayah. Environ 350 des 500 soldats dont elle dispose dans le pays asiatique s’y trouvent en effet stationnés, notamment dans le but d’entraîner les troupes et forces de l’ordre irakiennes. Par ailleurs, le Ministère espagnol de la Défense, aujourd’hui dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a expliqué aux médias du pays qu’il rapatrierait les derniers soldats espagnols présents en Afghanistan entre la fin de cette année et le début de l’année 2021.

Depuis 2015, au sein de la base du Grand-Capitaine, 17 brigades de l’armée irakienne et 10 unités de la police de ce pays arabo-musulman ont ainsi été formées par les forces armées de notre voisin ibérique – soit 50 000 soldats approximativement. La base militaire espagnole de Bismayah est commandée par le colonel César García del Castillo et a été visitée en janvier 2019 par le roi Philippe VI.

Source : https://elpais.com/espana/2020-05-31/espana-cerrara-este-verano-la-principal-base-de-sus-tropas-en-irak.html

La Légion espagnole dirige la nouvelle stratégie de lutte contre le djihad au Mali

Des membres du groupe tactique Millán-Astray de la Légion espagnole, en poste au Mali (photographie : Miguel Temprano et La Razón)

Membre de la Mission d’Entraînement européenne sur place (EUTM), le groupe tactique Millán-Astray, détachement de la Légion espagnole (Legión Española), est chargé de diriger la nouvelle stratégie des troupes internationales et locales contre le djihadisme, qui connaît une recrudescence au Sahel depuis plusieurs années. Commandé par le lieutenant-colonel Fernando Sánchez, ce détachement entraîne ainsi les soldats maliens à faire face au terrorisme islamique.

Mais les contacts avec l’armée malienne ne sont pas les seuls nécessaires à la mission du groupe tactique Millán-Astray. Il s’agit également d’améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment en entretenant de bonnes relations avec les communautés les plus susceptibles de former un rempart solide contre le djihadisme. Il faut en effet éviter que les habitants du cru ne se laisse facilement séduire par des terroristes formés au Syrie ou en Irak.

Source : https://www.larazon.es/espana/20200104/etgzekz6lvgp5bvnmottgteqgq.html?fbclid=IwAR1q4TlXVwWmcb10oOUArtdveGDqPnvtOgpfmAgYS-DZpUUkWKqkc0CT0tE

Le Musée archéologique national de Madrid organise une exposition inédite sur l’art du métal en al-Andalus

Le « Griffon de Pise », plus grande pièce en bronze jamais sculptée par l’art islamique médiéval, exposée au Musée archéologique national de Madrid (photographie : Fernando Alvarado, EFE et El País)

Les responsables du Musée archéologique national (Museo Arqueológico Nacional, MAN) de Madrid ont mis quatre ans à monter cette exposition temporaire inédite et de grande qualité : depuis le mois de décembre 2019, le grand public peut admirer de nombreuses pièces artistiques d’al-Andalus (portion de la péninsule Ibérique dominée par les musulmans de 711 à 1492) dans le cadre de cette exposition baptisée Las artes del metal en al-Ándalus (littéralement, Les arts du métaux en al-Andalus). La sélection d’œuvres balaye tout l’émirat (756-929) et du califat de Cordoue (929-1036) ainsi que la période des royaumes dits « de taifa » (1036-1492).

Le commissaire de l’exposition, Sergio Vidal, a expliqué aux médias la façon dont le travail du métal par les seigneurs d’al-Andalus se trouve au confluent de plusieurs techniques et influences : les méthodes traditionnelles importées de la péninsule Arabique, les goûts propres à la péninsule Ibérique, les métaux extraits sur place ainsi que les progrès réalisés par les Abbassides de l’actuel Irak. Pour monter cette exposition, plusieurs musées espagnols ou étrangers ont prêté des pièces au MAN : le Musée archéologique de Cordoue (Andalousie), le Musée de l’Alhambra de Grenade (Andalousie), le Musée des Arts islamiques de Berlin (Allemagne), le Musée de la Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Pise, en Toscane (Italie), ou encore la Bibliothèque nationale de France, à Paris.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/17/actualidad/1576594395_497194.html?ssm=TW_CC

L’Espagne rapatriera ses ressortissants djihadistes retenus en Syrie

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Union européenne, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Parlement européen, à Bruxelles (Belgique) – Photographie : Kenzo Tribouillard, AFP et El País)

C’est le ministre espagnol des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Union européenne, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui l’a confirmé ce lundi 7 octobre 2019 lors d’un déplacement au Parlement européen, à Bruxelles (Belgique) : les djihadistes espagnols retenus en Syrie seront rapatriés dans leur pays. Cette mesure concernera concrètement trois Espagnols ainsi qu’une Marocaine dont le mari, aujourd’hui décédé, était de nationalité espagnole.

Ces individus sont actuellement sous le coup d’une enquête de la part de l’Audience nationale (Audiencia Nacional), haut tribunal sis à Madrid. Pour le moment, l’État espagnol a expliqué qu’il menait à bien des tâches de sécurité et d’identification de ces femmes qui ont rejoint l’État islamique en Syrie et en Irak. D’autres ressortissants espagnols pourraient être concernés par cette future mesure de rapatriement mais le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) n’a pas encore communiqué à leur sujet.

Source : https://elpais.com/politica/2019/10/07/actualidad/1570459584_071129.html

L’Espagne envoie vers l’Irak la réplique de deux lions ailés mésopotamiens

La réplique des dieux lions ailés irakiens reconstitués en Espagne par la Fondation Factum (photographie : Ministère espagnol de la Défense et ABC)

Sise à Madrid, dans l’arrondissement de la Cité Linéaire, la Fondation Factum mêle habilement art et technologie afin d’assister les créateurs ou de reconstituer des œuvres millénaires. C’est le cas de deux lions ailés d’origine mésopotamienne, dont l’original est aujourd’hui conservé au British Museum de Londres (Royaume-Uni). Ce mercredi 25 septembre 2019, ces deux répliques ont été envoyés depuis notre voisin ibérique vers l’Irak afin d’orner la Bibliothèque de l’Université de Mossoul, détruite par le groupe État islamique (ÉI) en 2014.

Ces lions à visage humain, munis d’une paire d’ailes et de cinq pattes chacun, sont appelés lammasus et ont été sculptés sous le règne du roi d’Assyrie Assurnasirpal II (883-859 avant notre ère). Ils ont été redécouverts en 1847, après deux millénaires d’oubli, par l’archéologue britannique Austen Henry Layard. C’est en 2004 que les originaux ont été enregistrés via scanner par la Fondation Factum.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-avion-ejercito-aire-espanol-lleva-irak-copias-leones-alados-asirios-asurnasirpal-201909250933_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

Dopée par les séries télévisées espagnoles, la langue de Cervantes connaît un fort essor dans le monde arabe

Un extrait de la série télévisée espagnole « La casa de papel » en version originale sous-titrée en arabe (photographie : El Mundo)

En une décennie à peine (2009-2019), la langue espagnole, qui était très marginale dans le système scolaire et le monde de l’apprentissage du monde arabe, y est devenue l’objet d’une passion toujours plus forte. L’Université de Bagdad (Irak), par exemple, a récemment mis en place un master en linguistique espagnole tandis que l’Institut Cervantes (organisme public espagnol visant à promouvoir la culture et la langue de notre voisin ibérique dans le monde entier) confirme cet engouement sans précédent.

À Alexandrie (Égypte), par exemple, le nombre d’élèves de l’Institut Cervantes ne cesse de croître année après année (+ 63 % en un an). À celui d’Amman (Jordanie), il a augmenté de 50 % environ sur la dernière année. Il faut dire que le succès de séries télévisées espagnoles comme La casa de papel, diffusée sur la plateforme américaine en ligne Netflix, attire également de plus en plus de jeunes gens du monde arabophone désireux d’apprendre la langue de Cervantes.

Source : https://www.elmundo.es/papel/historias/2019/05/29/5ced62f9fdddff32388b4861.html

Crise diplomatique hispano-américaine autour de l’Iran

La frégate espagnole Méndez-Núñez (au centre), en compagnie du groupe de combat américain commandé par le porte-avions Abraham-Lincoln (photographie : Jeremiah Bartelt, AFP et El País)

Dans le cadre de tensions diplomatiques croissantes avec l’Iran, les États-Unis d’Amérique ont dépêché dans le golfe Persique un groupe de combat naval dirigé par le porte-avions Abraham-Lincoln et dont faisait partie jusqu’à il y a peu l’un des plus importants navires espagnols, la frégate Méndez-Núñez. Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a toutefois décidé de retirer ce bâtiment de la flottille américaine pour l’envoyer à Bombay (Inde), marquant ainsi son refus (intelligent) de participer à une escalade des tensions dans la région.

Cette décision, communiquée par la ministre de la Défense, Margarita Robles (PSOE), a été très mal reçue à Washington, même si aucune plainte officielle n’a été transmise au gouvernement de Madrid. De telles tensions rappellent celles qui avaient éclaté entre le président américain George W. Bush et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero lorsque ce dernier avait engagé, en 2004, le retrait des soldats espagnols basés en Irak. Les conséquences d’un tel désaccord sont pour le moment difficiles à évaluer même si l’entreprise publique espagnole de construction navale Navantia craint pour le contrat concernant une vingtaine de navires que souhaitent acheter les États-Unis.

Sources : https://elpais.com/politica/2019/05/14/actualidad/1557856419_574691.html et https://www.larazon.es/espana/crisis-de-la-fragata-navantia-pendiente-de-un-contrato-de-16400-millones-de-euros-FG23348638?fbclid=IwAR2U8UHcvDCryiDb_rtq6lvj2PWGfwZV-AJgvwhpNLopRaNHJ8wgfJGuBkM

Le peintre historique espagnol Augusto Ferrer-Dalmau rayonne à l’international

Le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau devant l’une de ses œuvres (photographie : Mundiario)

Né en 1964 à Barcelone (Catalogne), le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau est célèbre outre-Pyrénées depuis des années pour ses tableaux historiques, qui représentent les grands épisodes guerriers de l’histoire nationale – depuis la Reconquête (718-1492) jusqu’aux campagnes de l’armée espagnole en Irak. Mais, récemment, la célébrité de Ferrer-Dalmau a dépassé les frontières espagnoles.

En 2018-2019, cet artiste est devenu collaborateur du Ministère de la Défense, actuellement dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), et a participé à diverses missions extérieures en Afghanistan, au Liban, au Mali ou en Syrie. Il a par ailleurs réalisé un tableau pour l’armée géorgienne, ce qui lui vaut désormais une salle d’exposition permanente au Musée national d’Art de Tbilissi.

Il a également acquis ses lettres de noblesse aux États-Unis d’Amérique, dans le cadre de la récupération du passé hispanique de ce pays (avec des œuvres comme La Marche de Gálvez ou Pour le roi et pour l’Espagne, Gálvez à Pensacola). La Russie et la Finlande ont également envoyé des représentants diplomatiques lors du vernissage de l’une de ses peintures consacrées à Carl Gustaf Emil Mannerheim, grand homme d’État finlandais qui a combattu l’Empire tsariste puis l’Union soviétique.

De fait, les autorités de Moscou ont demandé à Augusto Ferrer-Dalmau d’accompagner l’armée russe en Syrie – ce qui lui a valu la Médaille de la Lutte contre le Terrorisme international. En France, il fait partie des peintres sélectionnés pour une grande exposition internationale à l’hôtel des Invalides tandis que l’Université de León (Mexique) lui a également commandé des œuvres.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/cultura/imparable-proyeccion-internacional-ferrer-dalmau-pintor-batallas/20190420201753151566.html