L’Espagne est, selon une étude indépendante, l’un des pays développés où l’on lit le plus

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L’entrée principale de la Casa del Libro (chaîne de librairies espagnoles) à Madrid (photographie : Info literaria)

Selon une étude baptisée « Fréquence dans la lecture de livres » et réalisée par l’institut allemand d’études de marché GfK, l’Espagne est l’un des pays développés où les citoyens lisent le plus. Cette analyse, qui prend en considération 17 pays parmi les principales économies du monde (Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, France, Allemagne, Italie, Japon, Mexique, Pays-Bas, Russie, Corée du Sud, Royaume-Uni, États-Unis d’Amérique et, donc, Espagne), a été menée durant l’été 2016 sur 22 000 personnes âgées d’au moins 15 ans.

En fonction des réponses des personnes sondées, l’on a ainsi pu établir que 32 % des Espagnols lisaient tous les jours ou presque, soit autant qu’au Royaume-Uni et légèrement moins que la Chine (36 %), qui occupe le premier rang du classement. Ce sont surtout les femmes qui lisent en Espagne (40 % consultent un ouvrage tous les jours, contre 25 % chez les hommes) mais également les personnes âgées de 60 ans ou plus (40 %, contre 21 % pour les 15-19 ans).

Source : http://www.europapress.es/cultura/libros-00132/noticia-espana-segundo-pais-17-analizados-donde-leen-libros-forma-diaria-casi-todos-dias-estudio-20170327151833.html

Quelques éléments sur le budget espagnol modifié de 2017

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Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (à gauche), accompagné de la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor, lors de la présentation du projet de budget modifié pour 2017 (photographie : La Región)

Toujours en pleine négociation afin de trouver suffisamment de partenaires parlementaires pour qu’il puisse être adopté au Congrès des députés, le gouvernement espagnol, par l’entremise du ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro, a remis à la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor, le projet de loi concernant le budget modifié du pays pour l’année 2017. Il s’agit en effet d’une adaptation du budget de 2016 automatiquement reconduit à un certain nombre de nouvelles contraintes venues de l’intérieur et de l’extérieur du pays (notamment des directives européennes) et non pas d’un budget totalement nouveau.

Outre les nouvelles mesures sociales prévues par le gouvernement de Mariano Rajoy, cette proposition de budget permet déjà de tirer quelques enseignements de l’année à venir en matière financière et économique. Il prévoit en effet des dépenses de 220 milliards d’euros environ pour des recettes de 200 milliards d’euros approximativement, soit la confirmation d’un certain déficit public. Ces recettes, toutefois, sont en augmentation sensible par rapport à l’année dernière (+3,1 %) et atteindront même un niveau record selon les prévisions gouvernementales.

Les deux principaux postes de dépense de ce budget seront le paiement des pensions de retraite (40,7 % des dépenses prévues) et le remboursement des intérêts de la dette (9,4 %, soit un peu moins qu’en 2016). Les prestations économiques, de leur côté, représenteront 3,9 % du total ; les services sociaux, 0,7 % ; l’aide à l’emploi, 1,6 % ; l’accès au logement, 0,1 % ; et l’administration de la Sécurité sociale, 1,2 %. Au total, l’ensemble des dépenses sociales du gouvernement représente 55,8 % des dépenses totales prévues. La santé publique atteindra, pour sa part, le taux de 1,2 % du total, contre 0,7 % à l’éducation ; 0,2 % pour la culture ; ou 4,9 % pour la sécurité intérieure, la défense, la justice et la politique étrangère.

Au sein des dépenses économiques, l’agriculture et la pêche atteignent 2,2 % du total ; l’industrie et l’énergie, 1,6 ; le tourisme et les PME, 0,3 % ; les subventions aux transports, 0,4 % ; les infrastructures, 1,6 ; et la recherche et le développement, 1,8 %. Le ministre des Finances et de la Fonction publique a par ailleurs annoncé que le Fonds de Réserve de la Sécurité sociale (qui permet de payer les pensions de retraite en cas de coup dur ou de manque de liquidités de la part de l’État) serait recapitalisé à hauteur de 15 milliards d’euros.

Ce budget va désormais devoir franchir l’obstacle du Parlement, où l’opposition lui réserve un accueil logiquement plutôt glacial.

Source : https://intereconomia.com/economia/macroeconomia/las-pensiones-alcanzan-los-407-euros-100-los-presupuestos-20170404-1213/

Le dictionnaire de María Moliner fête ses 50 ans

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María Moliner, prise en photographie aux Archives générales de Simancas, en Castille-et-León, en 1922 (photographie : Centro virtual Cervantes)

Née à Paniza, dans la province de Saragosse (Aragon), en 1900, et morte à Madrid en 1981, la philologue et lexicographe María Moliner est l’auteur d’un très célèbre dictionnaire de la langue espagnole qui porte son nom et qui fait aujourd’hui référence, au même titre que le Dictionnaire de l’Académie royale espagnole de la Langue. L’Espagne en célèbre cette année les 50 ans de la publication et cet ouvrage est d’autant plus impressionnant qu’elle l’a rédigé seule, seulement armée de son crayon et chez elle, après des années de recherche.

Ce Dictionnaire d’usage de l’espagnol, considéré comme l’un des plus complets et des plus utiles actuellement disponibles, a été édité par Gredos, le tout grâce au patronage du poète Dámaso Alonso. De nombreux écrivains de renom, comme Miguel Delibes ou Francisco Umbral, en ont assuré la promotion au fil des décennies

Source : http://www.vozpopuli.com/cultura/Maria-Moliner-escribio-diccionario-DRAE_0_1002500789.html

Un Espagnol gagne un prix iranien de traduction

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Joaquín Rodríguez Vargas, traducteur espagnol récompensé en Iran (photographie : Sedigheh Babavi et El País)

Le nom de Joaquín Rodríguez Vargas est inconnu de la plupart des Espagnols mais il a pourtant remporté un important prix littéraire en Iran : le prix du livre de l’année dans la catégorie de la meilleure traduction d’une œuvre perse, dont le titre espagnol est Los arcanos de la unicidad de Dios en las estancias espirituales del sheij Abu Sa’id. Il s’agit de l’ouvrage d’un écrivain soufi perse du XIe siècle et Rodríguez Vargas a reçu ce prix des mains du président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani.

Âgé de 51 ans, Joaquín Rodríguez Vargas a appris le perse de manière autodidacte, avant qu’il n’existe le premier centre d’Espagne spécialisé dans l’enseignement de cette langue. Il la parle désormais couramment et a commencé à traduire des ouvrages persans à partir de 2007, s’intéressant particulièrement au mysticisme de ce qui est aujourd’hui l’Iran.

Source : http://cultura.elpais.com/cultura/2017/02/06/actualidad/1486403388_972542.html

L’Académie royale espagnole s’emporte une nouvelle fois contre la chanson espagnole de l’Eurovision

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La pochette du single Do it for your lover, de Manel Navarro (photographie : Víctor de la Torre)

C’est en 2016 que la chanson censée représenter l’Espagne au concours Eurovision de la chanson, intitulée Say yay! et interprétée par l’artiste Barei, est devenue le premier titre de notre voisin pyrénéen proposé pour ce festival à ne comporter aucun mot dans la langue de Cervantes. À l’époque, de nombreux secteurs de la société espagnole, dont l’Académie royale de la Langue espagnole, s’en étaient émus et avaient protesté contre cette marginalisation intolérable d’un idiome parlé par plus de 500 millions de personnes dans le monde.

Cette année, le candidat finalement choisi par la télévision publique espagnole pour représenter son pays à l’Eurovision, qui se déroulera en Ukraine, suscite lui aussi la polémique. Les raisons en sont similaires : le titre Do it for your lover, de Manel Navarro, ne comporte aucun mot en espagnol. Or, ce choix est surtout celui du jury qui avait été constitué pour l’émission Objetivo Eurovisión, tandis que le public a montré son mécontentement car il avait très majoritairement soutenu la chanteuse Mirela avec son titre (en espagnol), intitulé Contigo. De son côté, l’Académie royale espagnole a une fois de plus officiellement demandé à la RTVE de modifier les paroles de la chanson gagnante afin qu’elles soient traduites en espagnol.

Source : http://cronicaglobal.elespanol.com/pensamiento/vida/rae-cancion-eurovision-manel-navarro-espanol_68017_102.html

Plus de 80 000 livres ont été publiés en Espagne en 2016

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Le logo de Planeta, principale maison d’édition espagnole (photographie : Tebeósfera)

Selon les données fournies par l’agence de l’ISBN, ce sont 81 391 livres qui ont été publiés en Espagne en 2016, dont 28 % en édition numérique (soit 23 061 volumes). Ces derniers ne représentent cependant que 5 % du chiffre d’affaires total du monde éditorial espagnol, situation comparable à ce qui se déroule dans d’autres pays européens, comme la France, l’Allemagne ou l’Italie.

Selon la Fédération des Syndicats des Éditeurs espagnols (FGEE), 22,8 % de tous ces ouvrages édités sont des livres pour enfants, pour la jeunesse ou à visée didactique. C’est dans la Communauté de Madrid (27 223 ouvrages, soit 33,4 % du total) et en Catalogne (23 538 livres, soit 28,9 % du total) que le plus grand nombre de volumes a été publié. Les autres communautés autonomes les plus concernées par ce marché ont été l’Andalousie (14,5 %), la Communauté de Valence (8,4 %), le Pays basque (3,5 %), la Galice (2,7 %) et la Castille-et-León (1,5 %).

Chaque année, l’industrie éditoriale espagnole donne du travail à 30 000 personnes et génère 3 milliards d’euros de bénéfices.

Source : http://www.abc.es/cultura/libros/abci-2016-publicaron-81391-libros-espana-201702011252_noticia.html

Teruel débute les festivités du huitième centenaire de la légende des Amants de Teruel

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Le mausolée des Amants de Teruel (photographie : ABC)

C’est ce samedi 4 février que commence, comme chaque année à la même époque, le festival des Amants de Teruel, qui rappelle un célèbre épisode semi-légendaire de l’histoire de cette capitale de province aragonaise. L’édition 2017 a toutefois une saveur particulière puisqu’elle permet aussi aux Aragonais et aux Espagnols de commémorer le huitième centenaire de cette fameuse histoire, qui évoque les amours impossibles de Diego de Marcilla et Isabel de Segura.

L’ouverture des festivités aura lieu à grand renfort de jeux de sons et lumières, de pyrotechnie et de chorégraphie. La culture sera aussi mise à l’honneur avec la création en l’église Saint-Pierre d’un opéra sur ce thème composé par Javier Navarrete et la représentation d’autres œuvres, dont une recréation du mariage d’Isabel de Segura. C’est le roi Philippe VI qui est président d’honneur du comité organisateur de ce huitième centenaire.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/174105/cultura/luz-danza-y-pirotecnia-en-el-inicio-del-viii-centenario-de-los-amantes-de-teruel.html

Le cinéma espagnol connaît un succès record à l’étranger

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L’affiche du film Julieta, de Pedro Almodóvar (photographie : Blog de Cine)

Cela fait plusieurs années que le cinéma espagnol poursuit une internationalisation qui avait commencé dans les années 80 avec le succès des films de Pedro Almodóvar en Europe. L’année 2016 confirme cette tendance à la hausse avec des recettes de près de 65 millions d’euros à l’étranger pour les productions espagnoles, contre 62 millions d’euros en 2015 – soit 4,83 % en plus.

C’est le long métrage Julieta, de Pedro Almodóvar, en lice pour l’Oscar du meilleur film étranger, qui a été le plus couronné de succès dans les autres pays (il a exactement été distribué dans 50 nations), puisqu’il a obtenu 15 millions d’euros de recettes. Cette comédie dramatique est suivie du film d’animation Objectif Lune (Atrapa la bandera en version originale), avec 9,6 millions d’euros ; Tini : la nouvelle vie de Violetta (Tini : el gran cambio de Violetta en version originale), tourné en partie en Espagne, avec 6,7 millions d’euros ; El hilo rojo, en partie produit par l’Espagne, avec près de 4 millions d’euros ; Citoyen d’honneur (El ciudadano ilustre en version originale), là aussi partiellement produit par l’Espagne, avec 3,3 millions d’euros ; et enfin la comédie espagnole Truman, avec 5,2 millions d’euros.

Source : http://www.abc.es/play/cine/noticias/abci-cine-espanol-recauda-65-millones-euros-extranjero-201701281033_noticia.html

Juan Manuel Bonet devient directeur de l’Institut Cervantes

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L’institut Cervantes de Paris, sis rue Quentin-Bauchart, dans le huitième arrondissement de la capitale française (photographie : Sanahuja & Partners)

Né à Paris en 1953, le poète et critique littéraire Juan Manuel Bonet a été nommé par le ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport, Íñigo Méndez de Vigo, nouveau directeur de l’Institut Cervantes, organisme chargé de la promotion de l’espagnol et de la culture de notre voisin pyrénéen dans le monde entier. Il va remplacer à ce poste Víctor García de la Concha, qui l’exerçait depuis janvier 2012 et avait communiqué ces derniers mois sa volonté de céder la main.

Bibliophile reconnu, Juan Manuel Bonet a dirigé ces dernières années l’institut Cervantes de Paris après avoir été directeur de l’Institut valencien d’Art moderne (IVAM) de 1995 à 2000 puis du Musée de la Reine-Sophie de Madrid. Spécialiste des avant-gardes littéraires espagnoles, il a écrit de nombreuses monographies sur des artistes et écrivains espagnols comme Juan Gris, Ramón Gaya, Gerardo Rueda, José Manuel Ballester ou Pelayo Ortega.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-confirmado-juan-manuel-bonet-nuevo-director-instituto-cervantes-201701262210_noticia.html

Eduardo Mendoza, prix Cervantes 2016

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L’écrivain espagnol Eduardo Mendoza (photographie : Ana Blanco)

Plus prestigieux prix littéraire au monde pour un auteur de langue espagnole, le prix Cervantes a été remis cette année à l’écrivain espagnol Eduardo Mendoza, né à Barcelone en 1943. Spécialiste du roman, il a été récompensé car il a « inauguré » en 1975 « une nouvelle étape dans le genre narratif espagnol », donnant au lecteur du « plaisir » à la lecture de ses récits, notamment grâce à une langue littéraire « pleine de subtilités et d’ironie ».

Eduardo Mendoza s’est en effet fait connaître l’année de la mort de Francisco Franco avec la publication du roman La Vérité sur l’affaire Savolta, qui nous plonge dans l’anarchisme barcelonais des années 10. Il est également connu pour d’autres œuvres comme le roman burlesque Sans nouvelles de Gurb ou encore son ouvrage majeur, La Ville des prodiges.

Eduardo Mendoza succède ainsi à de très prestigieux auteurs hispanophones récompensés depuis 1976 en Espagne, et en particulier à l’écrivain mexicain Fernando del Paso, récompensé en 2015.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/172221/cultura/eduardo-mendoza-premio-cervantes.html