Décès du chef d’entreprise espagnol Manuel Jove à l’âge de 78 ans

Le chef d’entreprise espagnol Manuel Jove (au centre) – Photographie : EFE et El Confidencial

C’est ce jeudi 7 mai 2020 qu’est décédé à La Corogne (Galice), à l’âge de 78 ans, le chef d’entreprise espagnol Manuel Jove Capellán, qui était né dans la même ville le 21 juin 1941. C’est à la fin des années 70 qu’il fonde l’entreprise immobilière Fadesa, qui devient au fil des décennies l’un des symboles de ce secteur au niveau national.

Également président de l’Association provinciale des Promoteurs immobiliers de La Corogne (Asociación Provincial de Promotores Inmobiliarios de La Coruña), il vend ses actions au sein de Fadesa en 2006 à l’entrepreneur espagnol Fernando Martín Álvarez. À partir de l’année suivante, il s’engage dans divers projets dans le domaine des investissements, de l’énergie, de la gestion foncière et de l’agroalimentaire.

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2020-05-07/manuel-jove-fadesa-inveravante_2583687/

Décès de l’homme politique et haut fonctionnaire espagnol Juan Cotino à l’âge de 70 ans

L’homme politique et haut fonctionnaire espagnol Juan Cotino (photographie : EFE, Kai Forsterling et La Vanguardia)

L’on apprenait ce lundi 13 mars 2020 le décès à Manises, dans la province de Valence (Communauté de Valence), à l’âge de 70 ans, de l’homme politique et haut fonctionnaire espagnol Juan Gabriel Cotino Ferrer, qui était né le 26 janvier 1950 à Chirivella, dans la province de Valence. Originaire d’une famille d’entrepreneurs du monde agricole, il adhère l’Union du Centre démocratique (UCD) en 1976 avant de passer au Parti populaire (PP). Élu conseiller municipal de Valence en 1991, il devient directeur général de la Police nationale en 1996, poste qu’il occupe jusqu’en 2002.

C’est à cette époque que le gouvernement central de José María Aznar (PP) le nomme délégué du gouvernement (équivalent d’un préfet français) dans la Communauté de Valence. En 2004, il devient conseiller régional de la Communauté de Valence à l’Agriculture, la Pêche et l’Alimentation puis, en 2007, troisième vice-président régional en charge du Bien-être social. En 2009, il passe au département régional de l’Environnement puis, de 2011 à 2014, il préside le Parlement régional de la Communauté de Valence.

Source : https://www.lavanguardia.com/local/valencia/20200413/48462164898/juan-cotino-fallece-a-causa-coronavirus.html

Décès de l'entrepreneur espagnol Borja Domecq à l'âge de 75 ans

L’entrepreneur espagnol Borja Domecq (photographie : ABC)

C’est ce lundi 23 mars 2020 qu’est décédé à Mérida (province de Badajoz, Estrémadure), à l’âge de 75 ans, le chef d’entreprise espagnol Francisco de Borja Domecq y Solís, qui était né à Pampelune (Navarre) en 1945. Né au sein de la grande famille andalouse des Domecq, spécialisée dans le vin et l’élevage de taureaux de combat, il était le propriétaire du troupeau bovin qui paît au sein de la propriété familiale de Vejer de la Frontera, dans la province de Cadix (Andalousie).

À ce titre, il a poursuivi les travaux génétiques de son père, Juan Pedro, et de ses oncles, Salvador et Álvaro Domecq. En 1986, Borja Domecq prend la direction de l’élevage Zalduendo, créé par son frère Fernando, et fait de cette entreprise un acteur majeur du monde de la tauromachie outre-Pyrénées. C’est également Borja qui prend la décision de transférer les taureaux de l’élevage depuis l’Andalousie vers l’Estrémadure. Il décède d’une pneumonie causée par la pandémie de coronavirus.

Source : https://www.abc.es/cultura/toros/abci-muere-borja-domecq-ganadero-jandilla-coronavirus-202003231916_noticia.html

Le régime alimentaire des Ibères est mis au jour par des archéologues

Une recréation du site archéologique de La Bastida, situé sur le territoire de l’actuelle commune de Totana, dans la Région de Murcie (image : Dani Méndez-Revives et El País)

Il y a environ 4 000 ans fleurissait dans le Sud-Est de la péninsule Ibérique la culture d’El Argar, qui tire son nom du site archéologique éponyme, situé sur le territoire de la commune d’Antas, dans la province d’Almería (Andalousie). Il s’agissait à l’époque de l’une des plus avancées d’Europe et son économie reposait pour l’essentiel sur l’agriculture et le travail des métaux. Depuis des décennies, les archéologues espagnols et étrangers étudient de près cette culture, qui connaissait un début de division du travail et des classes sociales naissantes. D’autres sites archéologiques liés à El Argar sont apparus depuis la découverte du site d’Antas, comme celui de La Bastida, à Totana (Région de Murcie) ; celui de Gatas, à Turre (province d’Almería) ; ou encore celui de Fuente Álamo de Murcia (Région de Murcie).

Tous ces anciens lieux d’habitation sont situés sur des hauteurs naturelles qui ont été passées au peigne fin par les chercheurs, notamment afin d’établir quel était le régime alimentaire des représentants de la civilisation d’El Argar et, partant, d’une bonne partie des Ibères de la Préhistoire. Grâce au recours aux isotopes du carbone et de l’azote, l’équipe dirigée par l’Espagnol Jordi Voltas, de l’Université de Lérida (Catalogne), d’importantes découvertes ont pu être faites à ce sujet et ont été publiées dans la revue en ligne PLoS ONE, éditée à San Francisco, en Californie (États-Unis d’Amérique). L’on sait désormais qu’hommes et femmes avaient à peu de choses près le même régime alimentaire mais que ce dernier variait beaucoup en fonction de la richesse et de la classe sociale. Par exemple, la viande était réservée à une petite élite et, plus le temps passait, plus la civilisation d’El Argar déclinait et plus l’apport en végétaux augmentait.

Source : https://elpais.com/ciencia/2020-03-11/la-dieta-de-los-ibericos-prehistoricos-se-basaba-en-los-cereales-y-solo-para-la-casta-tambien-en-la-carne.html

Le site archéologique espagnol d'Almallutx nous en apprend plus sur la Reconquête des îles Baléares

Le site archéologique d’Almallutx, situé sur l’île de Majorque, dans les îles Baléares, sur le territoire de la commune d’Escorca (photographie : Projet Almallutx et El País)

C’est au sein du site du lac de barrage de Gorg Blau, en pleine chaîne de Tramontane (Sierra de Tramontana), à l’Ouest de l’île de Majorque (îles Baléares), que se trouve le site archéologique d’Almallutx. Situé sur le territoire de la commune d’Escorca, peuplée d’à peine 200 habitants, il nous en apprend davantage sur la Reconquête de l’archipel sous la férule du roi Jacques Ier le Conquérant d’Aragon (1213-1276), en 1229. C’est en effet à cette date que le souverain installe le siège de la ville musulmane de Madina Mayurqa (actuelle Palma de Majorque). L’opération militaire est payante puisqu’environ 20 000 à 30 000 adversaires sont tués mais 3 000 survivants s’échappent de la ville et fuient vers la chaîne de Tramontane pour s’y réfugier.

Ils vivent environ deux ans dans les environ et y installent des fortifications afin de résister aux troupes aragonaises. Les archéologues espagnols Jaume Deyà, du Musée de Sóller (îles Baléares), et Pablo Galera ont travaillé pendant dix ans sur la zone d’Almallutx afin de reconstituer cette ville de fortune, qui s’étendait à l’époque sur environ 160 000 mètres carrés. La difficulté du projet réside dans le fait que la zone a été volontairement inondée dans les années 70 afin de mettre en place le lac de retenue du barrage de Gorg Blau. Dès que les eaux remontent, les restes d’habitations et d’exploitations agricoles (alquerías) disparaissent ainsi.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-03-10/la-ultima-resistencia-musulmana-de-mallorca.html

La ville de Madrid et Iberia mettent en place un projet pour capter davantage de touristes lors des escales

Le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire – à gauche), serre la main du président directeur général (PDG) de la compagnie aérienne nationale espagnole Iberia, Luis Gallego (photographie : EFE et ABC)

La ville de Madrid, dont le maire est actuellement José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), et la compagnie aérienne nationale espagnole Iberia, dont le président directeur général (PDG) est alors l’Espagnol Luis Gallego, ont mis en place au mois de février 2020 un programme commun baptisé Stopover Madrid (littéralement, « Escale Madrid » en anglais) et surnommé « Del cielo a Madrid » (littéralement, « Du ciel vers Madrid », pastiche de la célèbre phrase De Madrid al cielo, soit « Voir Madrid et mourir »). L’objectif de ce projet ? Encourager les voyageurs étrangers qui font escale à l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas (environ 18 millions chaque année) à visiter la capitale espagnole.

L’idée, si elle est couronnée de succès, pourrait générer 100 000 nuitées supplémentaires par an pour Madrid. Plusieurs avantages seront offerts aux touristes de long courrier qui choisissent cette option : rester six nuits dans la capitale sans avoir de frais supplémentaire pour le changement de billet d’avion ; une dégustation gratuite de la célèbre bière madrilène Mahou ; des services personnalisés dans les centres commerciaux de la chaîne espagnole de grands magasins El Corte Inglés ; des prix réduits pour l’entrée dans les musées du Prado et Thyssen-Bornemisza ; des ristournes dans la chaîne d’hôtels espagnole Meliá ; un abonnement gratuit de deux jours dans les transports en commun de l’agglomération ; des visites guidées à Madrid et dans les villes proches, comme Ségovie (Castille-et-León) ou Tolède (Castille-La Manche), etc.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-cielo-madrid-proyecto-iberia-y-ayuntamiento-para-captar-turistas-escala-202002080041_noticia.html

Un massacre préhistorique est élucidé dans les Pyrénées espagnoles

Un crâne d’être humain retrouvé dans la grotte d’Els Trocs de Bisaurri, dans la province de Huesca, en Aragon (photographie : Manuel Rojo, Kurt Alt et El País)

C’est au sein de la grotte préhistorique d’Els Trocs, située sur le territoire de la commune de Bisaurri, dans la province de Huesca (Aragon), au cœur des Pyrénées espagnoles, qu’a eu lieu il y a environ 7 300 ans un massacre que deux chercheurs ont enfin pu élucider. Il s’agit de l’Espagnol Manuel Rojo Guerra, de l’Université de Valladolid (Castille-et-León), et de l’Autrichien Kurt Walt, de l’Université de Krems. Les êtres humains décédés dans cette grotte ont été assassinés de manière brutale à coups de flèche et de pierres sur le crâne. C’est en 2009 qu’ont commencé les campagnes de fouille sur ce site du Néolithique dont environ 50 mètres carrés ont été analysés jusqu’à présent.

Plusieurs autres universités et centres de recherche ont participé aux excavations : l’Université de Bâle (Suisse), l’Université autonome de Madrid et le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de la capitale espagnole. Sur les neuf personnes assassinées à Els Trocs, cinq étaient des adultes et quatre, des enfants. Le motif du meurtre semble relativement clair à l’heure actuelle : il s’agissait probablement d’une guerre entre clans pour le contrôle du territoire et, plus encore, des ressources alimentaires qui ont très certainement été accumulées dans la grotte en prévision de la période froide.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/20/actualidad/1582220182_932734.html?ssm=TW_CM

L'hôtellerie madrilène est l'une des mieux notées en Europe

L’intérieur d’une chambre de l’hôtel Riu Plaza de la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Booking.com)

Selon un rapport concernant 2019 et publié ce lundi 17 février 2020 par l’Association de l’Hôtellerie de Madrid (Asociación de Hostelería de Madrid), le site Internet américain Tripadvisor ainsi que le guide gastronomique et touristique espagnol El Tenedor, sis à Barcelone (Catalogne), l’hôtellerie de la capitale espagnole est l’une des mieux notées en Europe. L’année dernière, Tripadvisor a réuni 320 000 avis laissés en ligne par des usagers concernant Madrid. La moyenne des hôtels de la ville est ainsi de 4,05 sur 5, soit mieux qu’en 2018 (4,01) et que plusieurs autres capitales européennes, comme Paris (France) ou Bruxelles (Belgique).

Les nationalités les plus enchantées par leur séjour dans les hôtels madrilènes en 2019, avec une moyenne de 4,23 sur 5, sont les Vénézuéliens, les Colombiens, les Roumains, les Américains et les Britanniques. De façon générale, les aspects qui plaisent le plus dans les hôtels de Madrid à leurs clients sont la gastronomie, l’ambiance globale, le service au client ainsi que le rapport qualité-prix. Notons que, sur les cinq dernières années, Tripadvisor observe un intérêt croissant des voyageurs étrangers pour la ville de Madrid et son agglomération.

Source : https://www.autonomosyemprendedor.es/articulo/actualidad/hosteleria-madrid-es-mejor-valoradas-europa/20200221145429021661.html

Décès du chef d'entreprise espagnol Evaristo García à l'âge de 86 ans

Le chef d’entreprise espagnol Evaristo García (photographie : El Confidencial)

L’on apprenait ce dimanche 23 février 2020 le décès à l’âge de 86 du chef d’entreprise espagnole Evaristo García, qui était né à Combarros, hameau de la commune de Brazuelo, dans la province de León (Castille-et-León), en 1933. Historiquement lié au commerce du poisson et des fruits de mer, il s’installe à Madrid très jeune et commence à travailler au sein de La Astorgana, entreprise du domaine qui fournit des clients prestigieux comme les hôtels Palace et Ritz ou encore le restaurant Lhardy.

C’est en 1956 qu’il conseille à son père de racheter le dernier établissement madrilène de Pescaderías Coruñesas, firme du secteur du poisson et des fruits de mer. Il prend la tête de cette boutique dont le succès pousse rapidement la famille García à s’étendre dans l’ensemble du pays. Il en est le président directeur général et principal actionnaire jusqu’à sa retraite, qu’il prend en 1994. À l’heure actuelle, la compagnie emploie 250 personnes et fournit des produits gourmets dans toute l’Espagne, principalement à des restaurateurs de renom.

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2020-02-23/evaristo-garcia-pescaderias-corunesas-pescado-empresa-madrid-combarros_2465331/

La luzerne, richesse cachée de l'agriculture espagnole

Un champ de luzernes en Espagne (photographie : Herbier Allium, Flickr et Crónica Global)

Originaire d’Asie et d’Afrique du Nord, la luzerne est une légumineuse aujourd’hui cultivée dans le monde entier et sert à nourrir les animaux – notamment les équins, les bovins et les ovins mais aussi les camélidés. À l’heure actuelle, l’Espagne en est le deuxième producteur mondial, derrière les États-Unis d’Amérique et devant la Chine (laquelle progresse néanmoins rapidement). La foire agricole de Saragosse (Aragon), qui se déroule chaque année au mois de février, a permis cette année de constater la très bonne tenue de ce marché au niveau planétaire et national, avec notamment la présence de professionnels de l’Empire du Milieu.

C’est l’Aragon qui est la première communauté autonome productrice en Espagne, devant la Catalogne, la Castille-et-León, la Castille-La Manche et l’Andalousie. Autour de l’Èbre se concentre l’essentiel des cultures aragonaises de luzerne, plante qui part ensuite, outre la Chine, vers les Émirats arabes unis, la France, la Jordanie et l’Italie. L’Espagne est à l’heure actuelle le seul pays au monde à offrir une luzerne déshydratée de haute qualité, ce qui lui assure ce succès sur l’ensemble du globe. Plusieurs milliers de personnes travaillent aujourd’hui à la culture d’une plante dont le cours mondial ne cesse de grimper.

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/vida/alfalfa-espanola-arrasa-mercado-mundial_320861_102.html