Décès de l’académicien espagnol Francisco Rodríguez Adrados à l’âge de 98 ans

L’académicien espagnol Francisco Rodríguez Adrados (photographie : ABC)

L’on apprenait ce mardi 21 juillet 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 98 ans, de l’académicien espagnol Francisco Rodríguez Adrados, qui était né à Salamanque (Castille-et-León) le 29 mars 1922. Helléniste de formation, il obtient son doctorat de philologie classique à l’Université de Salamanque à l’Université centrale de Madrid (devenue depuis lors Université Complutense) en 1946. Après avoir occupé divers postes de professeur de grec à Madrid et Barcelone (Catalogne), il obtient un poste à l’Université Complutense.

Il y reste de 1952 à 1988. Président d’honneur de la Société espagnole des Études classiques (Sociedad Española de Estudios Clásicos, SEEC), directeur de diverses revues appartenant à son champ de compétence (Emerita, Revista española de lingüística), il coordonne également la collection de classiques latins et grecs Alma Máter, publiée par le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de Madrid.

Outre la littérature grecque classique, il se distingue également par des recherches et ouvrages sur la littérature latine, espagnole et indienne. Expert en linguistique indo-européenne, il reçoit en 1989 le prix Aristote-Onassis, remis par la Grèce, pour son dictionnaire du grec classique et médiéval. Le 28 avril 1991, il est reçu à l’Académie royale espagnole (Real Academia Española, RAE), au fauteuil d, en remplacement de Dámaso Alonso (1898-1990).

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-muere-academico-francisco-rodriguez-adrados-202007211205_noticia.html

Insolite : un robot tire des bières dans un bar sévillan pour éviter toute contagion de coronavirus

Le robot en question (photographie : Raúl Doblado et ABC)

La pandémie de coronavirus d’origine chinoise qui a durement touché l’Espagne a des conséquences insolites et parfois un brin effrayantes. C’est ainsi qu’à Séville (Andalousie), en pleine côte du Rosaire, au sein du bar La Gitana Loca (littéralement, La Gitane Folle), depuis ce lundi 11 mai 2020, un robot tire les bières-pression afin d’éviter que les serveurs ou clients ne le fassent et réduire ainsi au maximum les risques de contamination au Covid-19.

La machine en question a été achetée par le propriétaire du bar, Alberto Martínez, à l’entreprise espagnole Macco Robotics, sise à Séville, en pleine île de la Chartreuse. Cette firme ibérique dispose déjà de filiales à New York (État de New York, États-Unis d’Amérique) et en Inde et va prochainement en ouvrir une nouvelle à Miami (Floride, États-Unis d’Amérique).

Source : https://sevilla.abc.es/sevilla/sevi-crisis-coronavirus-robot-sevillano-tira-cervezas-cuesta-rosario-para-evitar-contagio-202005121212_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=fb&vli=cm-general&_tcode=bmxpa2gy

L'Espagne est le huitième pays au monde où les habitants ont le plus changé leurs habitudes pour préserver l'environnement

Des Espagnoles font leurs achats dans un marché couvert (photographie : Junte d’Andalousie et Europa Press)

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’institut de sondages français Ipsos pour le Forum économique mondial, organisme sis à Genève (Suisse), l’Espagne est le huitième pays au monde dont les citoyens ont le plus modifié leurs habitudes au quotidien afin de préserver l’environnement. Ils sont environ 76 % à se prononcer en sens auprès de l’entreprise française, ce qui place notre voisin ibérique loin devant les pays fermant la marche (Japon, États-Unis d’Amérique, Pays-Bas et Russie). Devant l’Espagne, l’on retrouve l’Inde, le Mexique, le Chili, la Chine, la Malaisie et le Pérou.

Parmi les points forts du comportement quotidien des Espagnols, l’on note l’augmentation des habitudes de recyclage (57 % environ des personnes sondées), les économies d’énergie (50 % approximativement des citoyens interrogés), la réutilisation des objets (50 % là aussi), le choix de la consommation de proximité (46 %), les choix d’achat en matière d’équipement du logement (41 %) et les économies d’eau (61 %).

Source : https://www.europapress.es/sociedad/medio-ambiente-00647/noticia-espana-octavo-pais-mundo-mas-ciudadanos-cambiado-dia-dia-responsabilidad-ambiental-20200130172945.html

Madrid devient la ville d’Europe où les touristes étrangers dépensent en moyenne le plus d’argent par journée de visite

Des touristes étrangers font les magasins dans une rue chic du centre de Madrid (photographie : Guillermo Navarro et ABC)

Selon l’édition 2019 du classement Global Destination Cities, élaboré par la firme américaine Mastercard, dont le siège se trouve à Purchase (État de New York), Madrid est devenue la ville européenne où les touristes étrangers dépensent en moyenne le plus d’argent par journée de visite. Chaque visiteur étranger dépense en effet 355 euros par jour, contre 267 euros pour Paris (France), 273 euros pour Barcelone (Catalogne) et 134 euros pour Londres (Royaume-Uni). Ce résultat est le fruit d’efforts constants de la part des autorités régionales de la Communauté de Madrid.

Ces dernières veulent maintenant concentrer leur attention sur plusieurs pays émetteurs (Corée du Sud, Inde, Russie, Argentine, Brésil, Chili) d’où proviennent des touristes généralement plus aisés et plus enclins à dépenser d’importantes sommes d’argent. C’est pourquoi les autorités régionales, présidées par Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire), veulent faire de Madrid la meilleure destination européenne pour les achats dans les boutiques – elle est actuellement deuxième dans le classement élaboré par l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT), dont le siège se trouve justement dans la capitale espagnole, derrière Londres.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-madrid-alcanza-primer-puesto-europa-gasto-medio-diario-turistas-202001260050_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-madrid

L’entreprise nucléaire espagnole ENSA livre d’importants composants de centrales à la France

La principale usine du groupe nucléaire espagnol ENSA, située à Camargo, en Cantabrie (photographie : El Diario Montañés)

Sise dans le hameau de Maliaño, qui appartient à la commune de Camargo (Cantabrie), peuplée d’environ 30 000 habitants, l’entreprise espagnole ENSA (sigle signifiant Equipos Nucleares Sociedad Anónima, soit « Équipements nucléaires Société anonyme ») est l’un des poids lourds du secteur nucléaire outre-Pyrénées. Son savoir-faire est largement reconnu à l’étranger et elle a justement commencé ce lundi 20 janvier 2020 la livraison à la France d’importants composants de centrales nucléaires.

Il s’agit précisément de deux générateurs de vapeur pesant chacun 320 tonnes, mesurant 21 mètres de longueur et 4,5 mètres de diamètre. La commande concernant ces deux pièces avait été passée à la fin de l’année 2012 par la compagnie française Framatome, dont le siège est à Courbevoie et qui dépend de l’ÉDF (Électricité de France). Outre la France, ENSA a des clients dans plusieurs pays étrangers, dont les États-Unis d’Amérique, la Belgique, l’Inde, la Corée du Sud et la Chine.

Source : https://www.foronuclear.org/es/noticias/ultimas-noticias/124935-ensa-entrega-dos-generadores-de-vapor-para-centrales-nucleares-francesas?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Le succès de l’entreprise espagnole Mahou, spécialisée dans la bière

Une usine du groupe brassicole espagnol Mahou à Alovera, dans la province de Guadalajara, en Castille-La Manche (photographie : Jaime Villanueva et El País)

Fondée en 1890 et sise à Madrid, l’entreprise brassicole espagnole Mahou-San Miguel (plus souvent dénommée « Mahou ») est une histoire à succès qui se poursuit aujourd’hui. Ses propriétaires, devenus multimillionnaires, regardent désormais vers l’étranger pour continuer l’expansion de leur firme. La compagnie a été fondée par une matriarche, Brígida Solana, a pris le nom de son mari, Casimiro Mahou, décédé quelques années avant sa création et qui avait le projet de monter une entreprise spécialisée dans la bière. Les descendants de Solana sont toujours à la tête de la firme à l’heure actuelle.

La compagnie a peu à peu racheté d’autres marques de boisson : l’entreprise brassicole San Miguel, créée en 1885 à Málaga (Andalousie), a été acquise en 2000 ; Alhambra, créée en 1925 à Grenade (Andalousie), a été achetée en 2007 ; Solán de Cabras, marque d’eau minérale fondée dans les années 1920 à Beteta, dans la province de Cuenca (Castille-La Manche), a été acquise en 2011 ; et, plus récemment, les compagnies américaines Founders et Avery ainsi que Nómada (Barcelone, Catalogne), La Salve (Bilbao, province de Biscaye, Pays basque) et Aguas del Valle de la Orotava (La Orotava, île de Ténérife, province de Santa Cruz de Ténérife, îles Canaries).

En 2018, Mahou-San Miguel a obtenu un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros, soit 3 % de plus que l’année précédente, et a affiché un bénéfice de 124,4 millions d’euros. Les actuels propriétaires de la compagnie se tournent désormais vers les marques premium ainsi que vers le secteur des bières artisanales. Il faut dire que Mahou-San Miguel a adopté une stratégie de montée en gamme très nette avec le ralentissement de la croissance de la consommation de bière outre-Pyrénées. La marque est également présente au Chili, via Mahou Andina, et en Inde, via Mahou India.

Source : https://elpais.com/economia/2019/12/30/actualidad/1577721159_061662.html

Le président chinois Xi Jinping effectue une nouvelle visite privée aux Canaries

Le président chinois Xi Jinping (à gauche) lors d’une visite privée aux îles Canaries (photographie : Reuters et ABC)

Ce samedi 16 novembre 2019, le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a effectué une nouvelle visite privée aux îles Canaries, communauté autonome espagnole où il apprécie passer de petits séjours. Il y a été reçu par le président régional, Ángel Víctor Torres (Parti socialiste ouvrier espagnol), à l’aéroport de Ténérife-Sud. Xi Jinping revenait d’une réunion officielle des BRICS (Chine, Inde, Russie, Brésil, Afrique du Sud) à Brasilia.

Il a notamment effectué une visite privée au sein du Parc national du Teide, privatisé pour l’occasion et hautement surveillé par les forces de l’ordre espagnoles. Lors de la réception officielle, Ángel Víctor Torres a offert à Xi Jinping plusieurs publications relatives aux îles Canaries ainsi que des planches illustrées de la faune et de la flore du Parc national du Teide.

Source : https://www.abc.es/internacional/abci-presidente-china-visita-parque-nacional-teide-201911161217_noticia.html

Selon le FMI, l’Espagne est l’un des pays développés avec le moins d’inégalités géographiques

Des élèves espagnols à la cantine (photographie : Llibert Teixidó et La Vanguardia)

Selon un rapport élaboré par le Fonds monétaire international (FMI), institution sise à Washington (États-Unis d’Amérique), et révélé au public le mercredi 6 novembre 2019, l’Espagne est l’un des pays développés avec les plus faibles inégalités géographiques. L’organisme pointe du doigt les disparités très importantes qu’il a relevées au Brésil, en Allemagne, en Irlande et en Inde. Au contraire, notre voisin ibérique fait partie des nations les moins inégalitaires de ce point de vue.

Il s’affiche ainsi aux côtés du Royaume-Uni, de la France, de la République tchèque, de la Suède et des États-Unis d’Amérique, à l’opposé de l’Italie ou de la Grèce. Cependant, ces inégalités ont eu tendance à augmenter depuis le début de la crise économique de 2008, ce qui n’est pas, là non plus, une surprise majeure. L’institut dirigé par la Bulgare Kristalina Gueorguieva montre dans tous les cas que, sur la dernière décennie, les bénéfices nets nécessaires au changement de région pour un travailleur donné ont diminué entre 25 % et 35 %.

Source : https://www.lavanguardia.com/economia/20191106/471430863193/espana-desigualdad-autonomias-regiones-fmi-economia.html

Repsol est l’entreprise espagnole avec la meilleure réputation au niveau mondial

Une station-service de la marque espagnole Repsol à Madrid (photographie : El Economista)

Selon un classement établi par la revue spécialisée américaine Forbes en collaboration avec le portail statistique en ligne allemand Statista, la firme pétrolière Repsol, dont le siège se trouve à Madrid, est l’entreprise espagnole ayant la meilleure réputation au monde. Fondée en 1987 par réunion de diverses compagnies énergétiques, elle est aujourd’hui dirigée par Antonio Brufau.

Elle se situe précisément en 129e rang sur 250 compagnies, devant la banque Santander (sise dans la ville du même nom, capitale de la Cantabrie), deuxième meilleure entreprise espagnole, qui pointe à la 156e place. La médaille de bronze des firmes espagnoles revient à Inditex, géant mondial du textil sis à Arteijo, dans la province de La Corogne (Galice). Sur le podium, l’on retrouve la société américaine de cartes de crédit Visa ; l’entreprise automobile italienne Ferrari ; et la société informatique indienne Infosys.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10111366/09/19/repsol-la-empresa-espanola-mejor-considerada-del-mundo.html

Selon une étude de l’Université d’Oxford, l’Espagne est l’un des principaux pays où l’information est manipulée sur les réseaux sociaux

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche) – Photographie : Libération

Selon une étude menée à bien sur 70 pays différents par l’Université d’Oxford (Royaume-Uni), l’Espagne est l’une des nations où l’information est la plus manipulée en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux. D’après les concepteurs de cette recherche, l’on compte en effet outre-Pyrénées au moins un parti politique ou une agence gouvernementale qui utilisent ces plateformes sur Internet pour modeler les nouvelles et l’opinion publique en dehors de la réalité ou de la vérité.

En 2018, selon cette étude britannique, 48 des pays analysés sont concernés par ce problème, soit 42 de plus qu’en 2017. La plateforme américaine en ligne Facebook reste le réseau social privilégié pour mener à bien cette manipulation, que ce soit par le biais de fausses nouvelles ou de faux comptes généralement attribués à des robots. Par ailleurs, sept pays (la Chine, l’Inde, l’Iran, le Pakistan, la Russie, l’Arabie saoudite et le Venezuela) utilisent également le réseau social américain Twitter ou un équivalent à cette fin.

Source : https://www.abc.es/tecnologia/redes/abci-espana-entre-paises-mas-manipula-opinion-publica-redes-sociales-201909290136_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-general&_tcode=enUzdWYz