La liberté de parler de politique au Pays basque recule à son niveau de 1999

Des visiteurs à la foire Saint-Thomas de Bilbao, dans la province de Biscaye, au Pays basque (photographie : Mikel Segovia et El Independiente)

Au moment fort du terrorisme séparatiste de l’ETA (Euskadi Ta Askatasuna, c’est-à-dire « Pays basque et Liberté » en basque), organisation fondée en 1959, il ne faisait pas bon parler de politique dans la communauté autonome, surtout si vous étiez défavorable à l’indépendance de la région. Progressivement, cette liberté de propos s’est améliorée au fil des années 2000-2010 avant de se détériorer à nouveau au cours des dernières années. En 1999, 44 % des Basques interrogés disaient « se sentir libres » d’aborder ce sujet uniquement « avec quelques personnes ».

Selon les dernières données de l’Euskobarómetro, fournies par l’Université Deusto de Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque), en 2019, seuls 41 % des sondés affirment se sentir pleinement libres de parler politique avec n’importe qui – un chiffre quasiment aussi mauvais qu’il y a vingt ans. En 2018, ce résultat était encore plus faible (38 %). Quant à ceux qui préfèrent n’en parler avec personne, ils sont 18 % à l’heure actuelle – un nombre à comparer aux 16 % de 1999, ce qui traduit une réelle dégradation de la situation.

Source : https://www.elindependiente.com/politica/2019/08/12/libertad-1999/?utm_campaign=not&utm_source=not_web&utm_medium=navegador&fbclid=IwAR25hko7FGO17F0-2aYFvXLIdixoz5dJFE2zbi9NwXGYoDyA4tx4oKToV6o

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L’Espagne se dote des dernières technologies pour récupérer ses trésors sous-marins perdus

Une partie du trésor récupéré dans l’ancien navire espagnol « Notre-Dame-des-Grâces » (photographie : TVE)

C’est en 1804 que la marine britannique passait par le fonds au large du Portugal un navire espagnol, le Notre-Dame-des-Grâce (Nuestra Señora de las Mercedes, en version originale), avec tout son équipage (249 marins en tout et pour tout) et un incroyable trésor. Depuis 2017, le Musée national d’Archéologie subaquatique de Carthagène (Région de Murcie) se dote des outils et technologies de dernière génération pour récupérer ces restes de son histoire situés à des dizaines ou centaines de mètres de profondeur et battre les chasseurs de trésors à leur propre jeu.

Il peut compter dans cette tâche sur la collaboration du Centre supérieur des Recherches scientifiques (CSIC) de Madrid ainsi que de l’Institut espagnol d’Océanographie (IEO), sis dans la capitale, et de la marine nationale. Comme le rappelle dès l’époque Iván Negueruela, directeur du musée, l’Espagne devient ainsi la première nation au monde à être capable d’aller fouiller des épaves historiques à plus de 1 000 mètres de profondeur, sous les eaux.

Source : https://www.elindependiente.com/tendencias/2017/09/02/espana-gana-batalla-cientifica-cazatesoros/?fbclid=IwAR3sjGjkDC4Hue0SxuqUZHFmgBJDtf-zpJL9xzxXttKGfRWTh8w6wp3whxI

Une montagne de Pluton est baptisée en hommage au navigateur espagnol Juan Sebastián Elcano

La planète naine Pluton telle que photographiée par la sonde spatiale américaine New Horizons en 2015 (photographie : NASA, JHUALP, SwRI et ABC)

Sise à Paris (France), l’Union astronomique internationale (UAI) est chargée de répertorier les connaissances de l’homme dans le domaine spatial (en particulier les découvertes d’astres et objets célestes) ainsi que de les nommer en fonction d’un consensus scientifique. L’organisation a récemment décidé, en ce sens, de baptiser une montagne de la planète naine Pluton, située dans le système solaire, en hommage au navigateur espagnol Juan Sebastián Elcano, né à Guetaria (actuelle province de Guipuscoa, Pays basque) en 1476 et mort dans l’océan Pacifique en 1526.

Alors que notre voisin ibérique célèbre les 500 du premier tour du monde réalisé par l’explorateur d’origine portugaise Fernand de Magellan (1480-1521), qui a mené à bien cet exploit pour le compte du roi d’Espagne Charles Ier (1516-1556), il est en effet capital de se souvenir du rôle joué par Elcano, qui a achevé cette circumnavigation. La région montagneuse d’Elcano Montes se situe, sur Pluton, au Sud de Wright Mons, dans une zone que la sonde spatiale américaine New Horizons n’a pas encore pu bien photographier.

Source : https://www.abc.es/ciencia/abci-montana-pluton-bautizada-honor-marino-espanol-juan-sebastian-elcano-201908101137_noticia.html

Décès du physicien espagnol Luis Ruiz de Gopegui à l’âge de 89 ans

Le physicien espagnol Luis Ruiz de Gopegui (photographie : Antonio Heredia et El Mundo)

L’on apprenait ce mardi 6 août 2019 le décès à Madrid du physicien espagnol Luis Ruiz de Gopegui Miguel à l’âge de 89 ans. Né dans la capitale en 1929, il est surtout connu outre-Pyrénées pour avoir été directeur des programmes de l’agence spatiale américaine (NASA) en Espagne de 1984 à 1994. Diplômé en sciences physiques à l’Université autonome de Madrid, docteur suite à son passage à l’Université de Barcelone (Catalogne), il a ensuite poursuivi ses études en ingénierie électronique à l’Université de Stanford, en Californie (États-Unis d’Amérique).

D’abord travailleur du Centre supérieur des Recherches Scientifiques (CSIC) de Madrid, il a par la suite été embauché par l’Institut national de Technique aérospatiale (INTA), où il a commencé à collaborer avec la NASA. Il a dans ce cadre joué un rôle crucial dans le premier alunissage humain, en 1969. Lauréat de la Croix du Mérite aéronautique en 1986, il a publié plusieurs ouvrages comme Cibernética de lo humano (littéralement, Cybernétique de l’humain), Mensajeros cósmicos (littéralement, Messagers cosmiques) ou encore Regreso a la Luna (littéralement, Retour sur la Lune).

Source : https://actualidadaeroespacial.com/fallece-ruiz-de-gopegui-que-fuera-director-de-programas-de-la-nasa-en-espana/

Naissance du premier lynx dans les Pyrénées espagnoles depuis plus d’un siècle

Le lynx récemment né dans les Pyrénées espagnoles (photographie : Fondation Catalogne La Pedrera)

Les lynx peuplent une partie du Sud de l’Espagne (Andalousie, Castille-La Manche, Estrémadure), où ils sont étroitement surveillés afin d’assurer la survie et l’accroissement des populations existantes. Mais une bonne nouvelle les concernant est récemment venue des Pyrénées espagnoles, plus précisément de Catalogne : un premier bébé lynx y est né pour la première fois en plus de cent ans.

C’est ce qu’a confirmé le communiqué émis ce mercredi 7 août 2019 par la Fondation Catalogne La Pedrera. Il s’agit d’un mâle de l’espèce des lynx européens, né le 28 mai dernier de deux individus qui résidaient depuis 11 ans au centre MónNatura Pirineus. C’est une infrastructure scientifique de tout premier ordre qui étudie la faune sauvage dans la région.

Source : https://www.europapress.es/catalunya/noticia-nace-primer-lince-pirineu-hace-mas-siglo-20190807132225.html

Décès de l’historien espagnol Ángel Martín Duque à l’âge de 93 ans

Le médiéviste espagnol Ángel Martín Duque (photographie : Diario de Navarra et El Heraldo)

L’on apprenait ce mardi 6 août 2019 le décès à Pampelune (Navarre) de l’historien espagnol Ángel Juan Martín Duque à l’âge de 93 ans. Né le 29 mai 1926 à Saragosse (Aragon), il était également bibliothécaire et s’était spécialisé dans l’histoire du Moyen Âge. Récompensé par la médaille d’or du gouvernement régional de Navarre (la plus haute récompense de la communauté autonome), Ángel Martín Duque a présidé la commission d’organisation des deux premiers congrès généraux d’histoire de la Navarre, en 1986 et 1990.

Il a également instauré, avec le soutien du gouvernement régional, les Semaines d’Études médiévales d’Estella, dont il a dirigé le comité scientifique à partir de 1987. Il a également été membre du Conseil navarrais de la Culture de 1984 à 1987 puis de 1987 à 1991 et enfin de 1999 à 2003. Ángel Martín Duque a publié plusieurs ouvrages en rapport avec son domaine de prédilection.

Source : https://www.heraldo.es/noticias/sociedad/2019/08/06/muere-el-medievalista-aragones-angel-martin-duque-medalla-de-oro-de-navarra-1328847.html

Pedro Sánchez veut supprimer les titres nobiliaires issus de la Guerre civile espagnole

L’actuelle duchesse de Franco, Carmen Martínez-Bordiú (photographie : Pure People et Best Image)

Soucieux de donner des gages à son électorat et de poursuivre son offensive contre la dictature franquiste (1939-1975), le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), veut désormais proposer une nouvelle loi visant à supprimer tous les titres nobiliaires issus de la Guerre civile espagnole (1936-1939) et de la période dictatoriale. La période concernée s’étend ainsi de 1948 à 1977.

Le principal titre en question est celui de duchesse de Franco, aujourd’hui porté par la petite-fille du dictateur décédé, María del Carmen Martínez-Bordiú y Franco. Il existe cependant d’autres titres de noblesse qui pourraient ainsi disparaître si l’initiative socialiste venait à être validée : comtesse du Jarama, duc de Calvo-Sotelo, marquis de Dávila ou encore comte de l’Alcazar-de-Tolède.

Source : https://www.larazon.es/espana/sanchez-suprimira-el-ducado-de-franco-y-otros-30-titulos-nobiliarios-HL24491152

La marque espagnole Hispano-Suiza va commercialiser une voiture de grand luxe entièrement électrique

La voiture espagnole de luxe entièrement électrique, Carmen, dans les rues de Barcelone, en Catalogne (photographie : El Confidencial)

Soixante-dix ans après la fondation de la marque Hispano-Suiza, qui devait concurrencer la firme britannique Rolls-Royce, une voiture de cette compagnie roule à nouveau dans les rues d’une ville espagnole – concrètement, à Barcelone (Catalogne). Baptisé Carmen, ce véhicule de grand luxe est entièrement électrique – fait plutôt atypique dans cette gamme de voitures.

Présenté au Salon de l’Automobile de Genève (Suisse), le véhicule devrait commencer à arriver dans le garage de ses futurs clients (qui l’ont réservé) d’ici à 2020. La voiture a pu être photographiée devant des monuments emblématiques de Barcelone, comme la basilique de la Sainte-Famille, le Musée national d’Art ou la tour Glorias.

Source : https://www.elconfidencial.com/motor/2019-08-06/hispano-suiza-carmen-superdeportivo-coche-electrico_2159167/

Le tombeau d’un prince ibérique et de nombreux aristocrates est découvert en Castille-La Manche

Le tombeau du prince ibérique découvert à Alarcos, non loin de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : Université de Castille-La Manche et El País)

C’est entre 2018 et 2019 qu’a été découvert à Alarcos, non loin de Ciudad Real (Castille-La Manche), le tombeau d’un prince ibérique et de vingt-quatre aristocrates datés de 228 avant Jésus-Christ. Ils sont morts dans le cadre de l’affrontement entre Rome (actuelle Italie) et Carthage (actuelle Tunisie), lors du débarquement en péninsule Ibérique d’Hamilcar Barca. Les archéologues espagnols María del Rosario García Huerta, Francisco Javier Morales Hervás et David Rodríguez González sont les responsables de cette mise au jour.

En dehors du fait que ces Ibères ont participé à la bataille de Heliké – qui a probablement eu lieu près d’Elche de la Sierra, dans la province d’Albacete (Castille-La Manche) -, les chercheurs en savent actuellement très peu à leur sujet au cours de la Deuxième Guerre Punique. Deux tombes découvertes dans la nécropole correspondent à des cercueils féminins et toutes se caractérisent par la richesse de leur trousseau (objets d’orfèvrerie, bijoux, armes, etc.)

Source : https://elpais.com/cultura/2019/07/29/actualidad/1564398956_890765.html

Le journal britannique « The Guardian » place une cascade espagnole en tête de son classement mondial des chutes d’eau

La Queue de Cheval, situé dans le Parc national d’Ordesa et du Mont-Perdu, dans la province de Huesca, en Aragon (photographie : Gonzalo Azumendi)

Selon le journal britannique conservateur The Guardian, à la suite d’une enquête menée à bien auprès de ses lecteurs, la cascade de la Queue de Cheval (Cola de Caballo, en espagnol) est la plus belle du monde. Située au sein du Parc national d’Ordesa et du Mont-Perdu (province de Huesca, Aragon), qui commémorait en 2018 les cent ans de sa proclamation en tant que parc national. L’ascension de la Queue de Cheval, qui ne présente pas de difficulté technique particulière, est en revanche très longue à pied (de six à sept heures).

Les cascades suivantes dans le classement du Guardian sont :

  • cascades d’Acquafraggia (Italie) ;
  • cascade Grawa (Autriche) ;
  • Svartifoss (Islande) ;
  • Søtefossen (Norvège) ;
  • cascade De Glen Maye (Royaume-Uni) ;
  • cascade Cora Linn (Royaume-Uni) ;
  • cascade Mill and Whitfield Gill Force (Royaume-Uni) ;
  • cascade de la gorge de Baatara (Liban) ;
  • cascade Gocta (Pérou) ;
  • chute du Moconá (Brésil et Argentine) ;
  • cascade de Snoqualmie (États-Unis d’Amérique) ;
  • chute de Sunwapta (Canada) ;
  • chutes de Kalandula (Angola) ;
  • cascade du bois de Ngare Ndare (Kenya) ;
  • chutes Tappiya (Philippines) ;
  • chute Nachi (Japon) ;
  • cascade Khe Kem (Vietnam) ;
  • Weeping Wall (États-Unis d’Amérique) ;
  • et chutes Whangarei (Nouvelle-Zélande).

Source : https://www.abc.es/viajar/top/abci-mejor-cascada-mundo-esta-espana-segun-guardian-201908021230_noticia.html