Décès de l'historien espagnol Pedro Tedde de Lorca à l'âge de 75 ans

L’historien espagnol Pedro Tedde de Lorca (photographie : ABC)

L’on apprenait ce samedi 8 février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 75 ans, de l’historien espagnol Pedro Tedde de Lorca, qui état né à Málaga (Andalousie) le 5 avril 1944. Membre de l’Académie royale d’Histoire (Real Academia de la Historia, RAH), il était docteur en sciences économiques depuis la soutenance de sa thèse intitulée La banca privada y las transformaciones en la economía española durante la Restauración (1874-1914) (littéralement, La Banque privée et les transformations dans l’économie espagnole durant la Restauration (1874-1914)) auprès de l’Université Complutense de Madrid.

Professeur d’historie économique dans cet établissement d’enseignement supérieur de 1971 à 1982, il est ensuite embauché par l’Université de Málaga (1982-1993) avant de finir sa carrière d’enseignant à l’Université Saint-Paul de la capitale espagnole (1993-2014). Pedro Tedde de Lorca a mené à bien plusieurs travaux de recherche pour le service des études de la Banque d’Espagne et a publié plusieurs ouvrages majeurs, comme El Banco de España y el Estado liberal (1847-1874) (littéralement, La Banque d’Espagne et l’État libéral (1847-1874)), Málaga y los Larios – Capitalismo industrial y atraso económico (1875-1914) (littéralement, Málaga et les Larios – Capitalisme industriel et retard économique (1875-1914)) ou encore La economía española al final del Antiguo Régimen (littéralement, L’Économie espagnole à la fin de l’Ancien Régime).

Source : https://www.abc.es/economia/abci-muere-historiador-pedro-tedde-lorca-202002082104_noticia.html

Découverte de superbes œuvres pariétales dans le Nord-Est de l'Espagne

Un cheval gravé sur l’une des parois des grottes d’Espluga de Francolí, dans la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : La Vanguardia)

Connu depuis longtemps, l’ensemble de grottes situé sur le territoire de la commune d’Espluga de Francolí (province de Tarragone, Catalogne), peuplée d’environ 3 800 habitants, recelait un secret qui n’a été découvert que récemment : des œuvres d’art pariétales datées d’il y a environ 15 000 ans. Il s’agit d’un ensemble d’une centaine de gravures qui ont été mises au jour en octobre 2019 par Josep Maria Vergès, membre de l’Institut catalan de Paléo-écologie humaine et d’Évolution sociale (Instituto Catalán de Paleoecología Humana y Evolución Social, IPHES), qui effectuait des fouilles dans cette zone du Nord-Est de l’Espagne.

Ces excavations faisaient suite à un ensemble de crues et d’inondations dans la zone, catastrophes qui ont poussé Vergès à s’intéresser de plus près à ce réseau de grottes. Les gravures en question remontent au Paléolithique supérieur, plus précisément à l’époque du madgalénien (17 000 à 12 000 ans avant notre ère). Il s’agit de fait sanctuaire d’art rupestre figuratif et abstrait découvert dans la communauté autonome. L’occupation de ces grottes est contemporaine de celle de la grotte d’Altamira, située sur le territoire de la commune de Santillana del Mar (Cantabrie).

Source : https://www.lavanguardia.com/cultura/20200207/473324283721/altamira-catalana-espluga-de-francoli-cien-grabados-paleolitico.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_content=cultura&fbclid=IwAR2updyRhaY9iJt3HBe_wE9CqXz9-PF1TAwEaZ67o9oZ6jECBziu5fmhGEY

Le tableau "Les Fileuses", de l'Espagnol Diego Velázquez, sera bientôt exposé dans sa version originale

Sur cette version du tableau « Les Fileuses » (« Las hilanderas »), de l’Espagnol Diego Velázquez, les ajouts du XVIIIe siècle sont assombris (photographie : ABC)

Exposée au Musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne, le tableau La Fable d’Arachné (La fábula de Aracne, en espagnol), plus connu sous le titre Les Fileuses (Las hilanderas), est l’une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Diego Velázquez (1599-1660). Il fait partie de ces toiles dont les actuelles dimensions ne sont pas celles qu’elles avaient à l’origine, puisque plusieurs parties ont été ajoutées tout autour de la scène originale au XVIIIe siècle. Grâce à un système innovant d’encadrement, le Prado pourra présenter à ses visiteurs, à partir du 25 mai prochain, le tableau tel qu’il était au départ.

Selon l’inventaire de l’ancien Alcazar royal de Madrid dressé en 1664 par le fonctionnaire Pedro de Arce, Les Fileuses mesurait d’abord 167 centimètres de hauteur sur 252 centimètres de longueur. Pourtant, au siècle suivant, dans l’inventaire du nouveau Palais royal d’Orient, la toile apparaissait avec les dimensions suivantes : 220 centimètres de hauteur pour 289 centimètres de longueur. Toute une bande entourant le tableau originel avait été rajoutée depuis la mort de Diego Velázquez. Ainsi que le signalait récemment aux médias Javier Portús, conservateur en chef du Département de peinture espagnole au Musée du Prado, ce type de rajouts altèrent l’expérience du spectateur.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-hilanderas-version-original-202002061917_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Décès du professeur d'université espagnol José Ángel Ascunce à l'âge de 73 ans

Le professeur d’université espagnol José Ángel Ascunce (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce mercredi 5 février 2020 le décès à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), à l’âge de 73 ans, du professeur d’université espagnol José Ángel Ascunce Arrieta, qui était né à Saint-Sébastien (province de Guipuscoa, Pays basque) en 1946. Ancien enseignant à l’Université Deusto de Bilbao, il était spécialiste de la culture espagnole au Siècle d’Or (1550-1675) et à l’époque contemporaine. Il était notamment un fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de l’écrivain Miguel de Cervantes (1547-1616).

Fondateur et président de l’association Hamaika Bide, qui œuvre pour la connaissance de la culture basque en exil durant la dictature franquiste (1939-1975), il a travaillé à récupérer la mémoire d’écrivains espagnols comme Ernestina de Champourcin (1905-1999), Cecilia García de Guilarte (1915-1989), Eugenio Ímaz (1900-1951) ou encore Justo Gárate (1900-1994). Sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université autonome de Madrid, portait sur la poésie de León Felipe (1884-1968).

Source : https://canales.diariovasco.com/esquelas/diario/2020-02-06/jos–ngel-ascunce-arrieta-521343.htm?ref=https://www.google.com/

Le maire de Porto propose une "fusion" entre Espagne et Portugal

La frontière entre Espagne et Portugal au niveau de la ville de Tuy, située dans la province de Pontevedra, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est une proposition un peu insolite dans le panorama politique espagnol et portugais des dernières années : au début du mois de février 2020, le maire de la ville portugaise de Porto, Rui Moreira (Parti du Centre démocratique et social), a lancé l’idée d’une forme de « fusion » entre son pays et le royaume voisin sous le nom d' »Iberolux ». Cette appellation est un rappel du Benelux, union originellement économique entre Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui commence à fonctionner en 1944. L’objectif est de renforcer la synergie entre les deux nations ibériques, notamment en matière commerciale, et de dépasser les sujets clivants ou la méfiance qui peuvent encore subsister entre Madrid et Lisbonne.

De fait, Galice et Nord du Portugal sont déjà très proches, et pas seulement géographiquement. La frontière entre les deux régions est empruntée chaque jour par des milliers de citoyens espagnols et portugais, tandis que la ville de Porto accueille chaque année de nombreux touristes espagnols – non seulement galiciens mais aussi catalans et madrilènes, par exemple. De leur côté, l’aéroport de Vigo (province de Pontevedra, Galice) et celui de Porto fonctionnent en grande partie « en duo ». L’idée d’une union ibérique est déjà ancienne et a été développée de part et d’autre de la frontière par des responsables politiques et intellectuels tout au long de l’histoire.

Source : https://elpais.com/internacional/2020/02/05/actualidad/1580912026_423427.html

La France détruit une partie de la mémoire historique de l'exil de la Guerre civile

La frontière franco-espagnole au niveau du Perthus (Pyrénées-Orientales), en 1939 (photographie : ABC)

La mémoire historique de la Guerre civile espagnole (1936-1939) passe en grande partie par des archives et documents de diverses natures conservées en partie en France, pays frontalier qui a accueilli une partie de l’exil des républicains chassés par la défaite de leur camp durant le conflit. L’année 2019 a justement été l’occasion, outre-Pyrénées, de commémorer les 80 ans de la fin de cette guerre particulièrement meurtrière mais, à la même époque, la direction des Archives départementales de Haute-Garonne, à Toulouse, a détruit une bonne partie des documents relatifs à cet exil. Ils étaient très nombreux car Toulouse était le point de rassemblement de bien des exilés ibérique.

La ville était d’ailleurs considérée comme la capitale de l’exil espagnol ou la cinquième province de la Catalogne (en référence aux quatre provinces de cette communauté autonome : Barcelone, Gérone, Lérida et Tarragone). Cette destruction, qui suit la loi française, a été signalée par l’écrivain espagnol Juan Manuel de Prada, qui travaille à l’heure actuelle sur une biographie de sa compatriote, la poétesse et syndicaliste féministe Ana María Martínez Sagi (1907-2000). Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a eu vent de cette destruction en 2019 mais le pays se trouvait alors plongé dans un long processus électoral, ce qui a empêché l’exécutif d’agir.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-francia-destruye-parte-memoria-historica-exilio-ante-inaccion-gobierno-espanol-202002020035_noticia.html

Le manuscrit espagnol qui "prédisait" la Révolution française est enfin localisé

Une gravure représentant l’écrivain espagnol Diego de Torres Villarroel (photographie : Wikipedia)

C’est l’œuvre du philologue, académicien et écrivain Antonio Lázaro : le célèbre manuscrit de l’auteur espagnol Diego de Torres Villarroel, né à Salamanque (Castille-et-León) en 1694 et décédé dans la même ville en 1770, qui « prédisait » le déclenchement de la Révolution française, laquelle a débuté en 1789, a enfin été localisé. Il avait réalisé cette « prédiction » en 1756 dans une décima (courte poésie en vers octosyllabiques), éditée une seule et unique fois à Barcelone (Catalogne) en 1794. Le contenu de la poésie en lui-même était célèbre en Espagne mais l’on avait fini par douter de l’existence de cette « prévision » trente-trois ans avant les événements auxquels elle faisait référence.

C’est au sein d’archives juridiques et littéraires héritées par Antonio Lázaro à Tolède (Castille-La Manche) qu’a été redécouvert le manuscrit en question. Diego de Torres Villarroel donne une date pour la chute de la monarchie française, 1790, et ce qui a poussé certains à la comparer au célèbre voyant français Nostradamus (1503-1566). Professeur de mathématiques à l’Université de Salamanque mais également poète et écrivain, Torres Villarroel évoque bien dans sa décima non pas une révolte contre les seigneurs (type de rébellions qui a jalonné le Moyen Âge et l’époque moderne) mais bien le passage à l’époque contemporaine avec le renversement définitif de la monarchie absolue dans notre pays.

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-la-mancha/toledo/ciudad/abci-aparece-manuscrito-famoso-pronostico-torres-villarroel-sobre-revolucion-francesa-202002020036_noticia.html

Des peintures murales géantes sont réalisées à Séville pour commémorer le cinquième centenaire du premier tour du monde

Des peintures murales réalisées à Séville (Andalousie) pour commémorer le cinquième centenaire du premier tour du monde financé par la Couronne d’Espagne en 1519 (photographie : Diario de Sevilla)

Menée à partir de 1519 par le navigateur d’origine portugaise Fernand de Magellan et achevée par le marin basque Juan Sebastián Elcano deux ans plus tard pour le compte du roi d’Espagne Charles Ier (1516-1556), le premier tour du monde de l’histoire est célébré depuis l’année dernière en Espagne. Dans ce cadre, l’artiste italienne Alexandra del Bene, qui vit et travaille à Séville (Andalousie) depuis neuf ans, a réalisé une centaine de peintures murales géantes dans la capitale andalouse afin de célébrer la geste de Magellan et Elcano. Ces dernières semaines, elle a ainsi peint près de cinq cents œuvres de ce genre sur plusieurs bâtiments.

C’est notamment le cas dans les quartiers de Triana (notamment le rond-point de Triana), de Los Remedios (en particulier l’avenue de la Vierge-de-l’Olive) et de la zone industrielle Saint-Paul qui sont concernés par ces peintures murales dignes du Livre Guinness des records. Ainsi, plusieurs blocs d’habitation sur la rue Tarfia de Séville égayent désormais la perspective depuis l’avenue de la Race. Alexandra del Bene a voulu, avec ces œuvres gigantesques, retracer les 100 000 kilomètres de voyage de l’équipage de Magellan et Elcano.

Source : https://www.diariodesevilla.es/sevilla/V-centenario-primera-vuelta-mundo-mural-historico-record-guinness_0_1429657315.html

Identification d’une ancienne forteresse romaine en Estrémadure

Une recréation informatique de la forteresse romaine de Villasviejas de Tamuja, située sur le territoire de la commune de Botija, dans la province de Cáceres, en Estrémadure (image : projet MINARQ et El Español)

C’est à la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ, dans le contexte de la rébellion du général romain Quintus Sertorius contre les autorités républicaines de Quintus Caecilius Metellus et Pompée le Grand, qu’est bâtie et investie une forteresse romaine en péninsule Ibérique, celle de Villasviejas de Tamuja, site de l’actuelle commune de Botija (province de Cáceres, Estrémadure), peuplée d’environ 175 habitants en 2019. Le castro (nom donné à ces garnisons fortifiées placées en hauteur) occupe une colline déjà peuplée au début du deuxième Âge du Bronze par des Vettons mais rapidement abandonnée par la suite.

Les archéologues espagnols du projet MINARQ, financé et organisé par l’Institut d’Archéologie de Mérida (Estrémadure), ont découvert des vestiges des baraquements provisoires construits en pleine guerre sertorienne (80-72 avant notre ère), qui implique également des coalitions d’Ibères. Ils ont pu réaliser cette trouvaille grâce à des techniques innovantes ne nécessitant aucune excavation et aucune destruction, obtenant une image assez précise du castro en ayant recours à des méthodes géophysiques. Ils ont ainsi mieux compris l’organisation et la distribution de la forteresse.

Source : https://www.elespanol.com/cultura/historia/20200201/castro-caceres-escondia-campamento-militar-sin-excavar/463954755_0.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1580539875

Décès de l’aristocrate espagnole Carmen Lozana Abeo à l’âge de 98 ans

L’aristocrate espagnole Carmen Lozana Abeo (à droite) en compagnie de la reine Sophie (photographie : EFE et ABC)

L’on apprenait ce samedi 1er février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 98 ans, de l’aristocrate espagnole Carmen Lozana Abeo, duchesse veuve de Fernández-Miranda, épouse de Torcuato Fernández-Miranda (1915-1980), l’un des grands artisans de la Transition démocratique espagnole (1975-1982). Née à Gijón (Principauté des Asturies) en 1981, elle était l’aînée de sa fratrie et s’est mariée le 2 avril 1946 avec Torcuato Fernández-Miranda. D’abord installé à Oviedo (Principauté des Asturies), le couple déménage à Madrid, où il vit ensuite le reste de son existence sans jamais perdre ses liens avec sa région d’origine.

Mère de huit enfants, grand-mère de vingt-deux petits enfants, arrière-grand-mère de huit arrières-petits-enfants, elle était proche du roi Juan Carlos et de la reine Sophie. Elle a assisté en tant que témoin privilégié au vote de la Loi pour la Réforme politique (Ley para la Reforma Política) de 1976, que son mari est parvenu à faire passer au Parlement franquiste afin de démocratiser le pays.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-muere-carmen-lozana-abeo-esposa-guionista-transicion-202002011334_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto