Le nouvel accord sur le Brexit va obliger Espagne et Royaume-Uni à coopérer sur le thème de Gibraltar

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), discute à Bruxelles (Belgique) avec la Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May (photographie : El Mundo)

En ce mois de novembre 2018, l’Union européenne et le Royaume-Uni sont parvenus à un premier accord de principe substantiel (qui règle notamment la question nord-irlandaise) concernant le retrait de Londres hors de l’organisation (le Brexit). Cet accord compte la bagatelle de 585 pages, 185 articles et trois protocoles, dont le dernier concerne Gibraltar, territoire d’oute-mer britannique situé au Sud de l’Andalousie et que l’Espagne réclame depuis des siècles. L’ajout de ce protocole va obliger Londres et Madrid à coopérer de manière tout à fait inédite en la matière.

Cette collaboration concernera non seulement le Rocher (Peñón, en espagnol) lui-même mais également le Campo de Gibraltar, cette zone frontalière de Gibraltar, située dans la province de Cadix. Il va désormais falloir qu’Espagne et Royaume-Uni trouvent des points d’entente pour cette région dans de nombreux domaines : tarifs douaniers, commerce du tabac, protection de l’environnement ou encore droits des travailleurs transfrontaliers. De belles négociations sont donc encore en perspective…

Source : https://www.elmundo.es/internacional/2018/11/15/5bed3fe446163f099a8b45c5.html

Le nouveau directeur de l’Institut Cervantes planifie l’ouverture de nouvelles antennes de l’organisme

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L’actuel directeur de l’Institut Cervantes, Luis García Montero (photographie : The Objective)

Lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’organisme, à Madrid, l’actuel directeur de l’Institut Cervantes (qui promeut et développe la connaissance de la langue espagnole et de la culture de notre voisin ibérique à l’international), Luis García Montero, a annoncé que l’antenne qui existait jadis à Gibraltar (territoire d’outre-mer du Royaume-Uni situé au Sud de l’Andalousie) allait prochainement rouvrir ses portes après avoir été fermé dans le cadre des tensions diplomatiques entre Madrid et Londres. Par ailleurs, il a expliqué vouloir créer d’autres antennes qui n’existaient pas jusqu’alors, notamment à Washington D.C. (États-Unis d’Amérique), afin de lutter contre les discriminations dont souffrent les hispanophones dans ce pays.

Il a également prévu l’ouverture d’un autre centre outre-Atlantique, à Los Angeles. Niveau finances, il a proposé au président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), une augmentation du budget de l’Institut Cervantes de 5 %, jusqu’à atteindre les 131 millions d’euros.

Il a enfin rappelé le nom de quelques-uns des nouveaux membres du patronage de l’organisme, comme le chanteur espagnol Joan Manuel Serrat, né à Barcelone (Catalogne) en 1943 ; l’acteur et réalisateur argentin Ricardo Darín, né à Buenos Aires en 1957 ; le metteur en scène espagnol José Carlos Plaza, né à Madrid en 1943 ; le professeur et écrivain espagnol Estrella de Diego, née dans la capitale espagnole en 1958 ; la femme de lettres et critique littéraire colombienne Piedad Bonnett, née à Amalfi (Colombie) en 1951 ; et le chef d’entreprise espagnol César Alierta, né à Saragosse (Aragon) en 1945.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2018/10/08/5bbb47d7268e3e495f8b45e9.html

L’Espagne réclame désormais un chapitre spécifique concernant Gibraltar dans l’accord sur le Brexit

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Une vue du rocher de Gibraltar (photographie : Marcos Moreno, AP et El País)

À la suite de celui de Mariano Rajoy (Parti populaire), le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) veut influer sur le processus de sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit) concernant la question de Gibraltar, enclave britannique de la province de Cadix (Andalousie) réclamée depuis des siècles par Madrid. Le chef des négociations communautaires avec Londres, le Français Michel Barnier, s’est entrevu avec Pedro Sánchez sur la question ce lundi 17 septembre au palais de La Moncloa, à Madrid, car il est sensible à cette demande espagnole.

Alors que le rocher de Gibraltar doit une grande partie de sa prospérité actuelle aux jeux d’argent, aux trafics en tout genre et à l’absorption d’une partie de la main d’œuvre andalouse (ce qui pose de graves problèmes à cette zone), l’exécutif espagnol veut profiter du Brexit pour modifier la donne en faveur des intérêts nationaux. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (PSOE), devrait être chargé de conduire les négociations en ce sens.

Source : https://elpais.com/politica/2018/09/16/actualidad/1537126159_632155.html

Les « yeux » de l’armée espagnole qui surveillent le détroit de Gibraltar

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L’intérieur du Centre d’Opérations d’Artillerie de la Côte, à Tarifa, dans la province de Cadix, en Andalousie (photographie : Antonio Vázquez et ABC)

Situé à Tarifa, dans la province de Cadix (Andalousie), le Centre d’Opérations de la Côte (COACTA) du régiment d’artillerie de la côte n° 4 (UDACTA 4) est plus précisément installé sur le site d’El Bujeo. Avec d’autres détachements du pays ainsi que la marine portugaise, il est chargé de surveiller l’activité dans le détroit de Gibraltar, qui fait communiquer la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, et dans les zones adjacentes.

Il est notamment chargé de lutter contre le trafic de drogue, de surveiller le trafic maritime, d’assurer le sauvetage en mer et de contrôler l’activité hauturière. Camouflé dans la végétation du Parc naturel du Détroit, il organisait du 14 au 25 mai derniers l’exercice Marsec-18 afin de renforcer sa préparation.

Source : http://www.lavozdigital.es/cadiz/provincia/lvdi-ojos-ejercito-vigilan-estrecho-201805182029_noticia.html

L’Espagne reçoit plus de migrants illégaux à la fin du mois de mai que l’Italie et la Grèce

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Une carte montrant l’arrivée de migrants en Espagne, en Italie et en Grèce durant la semaine du 21 au 27 mai 2018 (en rouge) et entre le 1er janvier et le 27 mai 2018 (infographie : ABC)

Ce sont les données fournies par la Commission européenne qui le certifient : entre le lundi 21 et le dimanche 27 mai derniers, l’Espagne a reçu sur ses côtes plus de migrants illégaux que l’Italie et la Grèce, deux pays particulièrement touchés par le phénomène depuis plusieurs années. Concrètement, 1 551 hommes, femmes et enfants ont été signalés par les garde-frontières espagnols durant cette période, contre 1 443 pour l’Italie et 795 pour la Grèce. Notre voisin ibérique pourrait donc être le théâtre d’une nouvelle crise migratoire dans les mois et les années à venir.

Les statistiques des derniers trimestres montrent en effet clairement une tendance à la hausse dans le domaine, tandis que l’afflux de migrants clandestins ralentit en Méditerranée orientale (notamment en Grèce et en Turquie) ainsi qu’en Méditerranée centrale. C’est bien entendu, dans ce cadre, le détroit de Gibraltar qui est le point le plus sensible entre l’Europe et l’Afrique, tout comme le sont les villes autonomes espagnoles de Ceuta et Melilla, qui forment deux enclaves dans le Nord du Maroc.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-llegada-inmigrantes-espana-supera-puntualmente-italia-y-grecia-201806030600_noticia.html

Des milliers de personnes manifestent à Algésiras contre l’insécurité et le trafic de drogue

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Les manifestants d’Algésiras, dans la province de Cadix, en Andalousie (photographie : El País)

Ce jeudi 17 mai, des milliers de personnes sont descendues dans les rues d’Algésiras, ville de la province de Cadix (Andalousie), pour demander au gouvernement d’assurer la sécurité des habitants après plusieurs incidents liés au grand trafic de drogue autour de la plaque tournante de Gibraltar, territoire britannique d’outre-mer. Un enfant de neuf ans nommé Manuel Mancilla est en effet récemment décédé après avoir été percuté par un hors-bord utilisé par des trafiquants sur la plage de Getares.

Le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido (Parti populaire), a déclaré la guerre à la drogue dans la zone suite à cet accident et la police bat régulièrement des records de saisie de drogue (le dernier en date étant une saisie de 75 000 kilogrammes de haschisch) et d’arrestations (225 personnes appréhendées par les forces de l’ordre) depuis janvier dernier. C’est le décès de Manuel Mancilla qui a décidé les habitants à sa mobiliser pour exiger des mesures draconiennes.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/17/actualidad/1526584090_122211.html

Gibraltar menace l’Espagne de mesures de rétorsion si cette dernière applique son droit de veto concernant le Brexit

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Le chef du gouvernement gibraltarien, Fabian Picardo (photographie : The Gibraltar Olive Press)

Selon des informations fournies par l’édition en ligne du quotidien britannique The Guardian, le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, aurait menacé l’Espagne de mesures de rétorsion si cette dernière fait usage de son droit de veto dans le cadre de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit). Habitué aux saillies excessives et aux rodomontades depuis des années, il a fait savoir, par la bouche de son vice-Premier ministre, Joseph Garcia, que le Rocher (Peñón) est prêt à aller jusqu’aux cours d’arbitrage internationales s’il le faut pour empêcher notre voisin ibérique d’acquérir la moindre parcelle de souveraineté sur Gibraltar.

Le territoire britannique d’outre-mer pourrait ainsi retirer aux citoyens de l’Union européenne présents sur son sol le statut spécifique dont ils jouissent aujourd’hui mais également ne pas financer les pensions de retraite des Espagnols ayant travaillé pour une entreprise gibraltarienne avant 1969 (date de la fermeture provisoire de la frontière terrestre entre l’Espagne et le Rocher). Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) veut depuis plusieurs années se mettre d’accord avec le cabinet britannique concernant une souveraineté partagée sur cette langue de terre, paradis de tous les trafics, qui a été arrachée à notre voisin pyrénéen par Londres en 1704.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-brexit-gibraltar-plantea-rescindir-derechos-ciudadanos-europeos-si-veto-espana-segun-guardian-201803161003_noticia.html

La police espagnole a besoin de renforts à la frontière avec Gibraltar pour lutter contre le trafic de drogue

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Une vue de la commune andalouse de La Línea de la Concepción, dans la province de Cadix, avec, en arrière-plan, le rocher de Gibraltar (photographie : La Línea APP)

L’on estime qu’environ 300 personnes (soit une trentaine de bandes composées de dix membres chacune) opèrent entre Gibraltar (territoire d’outre-mer britannique revendiqué par l’Espagne depuis le XVIIIe siècle) et La Línea de la Concepción, dans la province de Cadix (Andalousie), afin de faire passer de la drogue chez notre voisin pyrénéen (notamment de la marijuana). Une partie de l’économie locale se fonde donc sur ce commerce illégal dans une commune très déprimée économiquement depuis le début de la crise de 2008, avec encore 33,59 % de chômage au sein de la population active. Il s’agit même de la quatrième municipalité espagnole la plus touchée par ce fléau.

Le rapport des habitants de La Línea de la Concepción avec le trafic de drogue est donc ambivalent, bien que l’Association contre la Drogue dans le Campo de Gibraltar (comarque dont dépend la commune) cherche à éradiquer ce problème. Cette organisation se coordonne d’ailleurs avec la Police nationale, la Garde civile, la douane, le Trésor public, la Police portuaire et la Police locale afin de mettre la main sur les trafiquants de substances illicites. La lutte est difficile, toutefois, et la violence peut faire rage dans la zone, comme le rappelle le président de cette association, Paco Mena. Il faut dire que Gibraltar est une plaque tournante de tous les trafics possibles et imaginables et un vrai paradis pour les trafiquants. De fait, le Ministère de l’Intérieur, dirigé par Juan Ignacio Zoido, a bien conscience qu’il faudrait de 600 à 700 membres des forces de l’ordre en plus à La Línea de la Concepción pour lutter efficacement contre ce commerce.

Source : http://www.elmundo.es/andalucia/2018/03/12/5aa59a4446163f7c6c8b4571.html

L’Union européenne confirme que l’Espagne aura un droit de veto sur le Brexit concernant Gibraltar

 

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Une vue sur le rocher de Gibraltar (photographe : ABC)

C’est l’Union européenne qui l’a confirmé ce jeudi 1er mars 2018 : l’Espagne bénéficiera d’un droit de veto concernant la sortie du Royaume-Uni hors de l’organisation (le Brexit) sur la question de Gibraltar. Ce droit s’étendra notamment à la période de transition qui doit précéder le départ effectif de Londres, ainsi que l’a expliqué le négociateur en chef de l’Union européenne, le Français Michel Barnier.

Cette possibilité laissée à notre voisin ibérique est consignée dans l’Accord de Retrait présenté à Bruxelles (Belgique), notamment les points 4 et 24 du texte. Cette période de transition devrait débuter en mars 2019 et cette décision de l’Union européenne va à l’encontre de la volonté des Britanniques, qui voulaient y inclure Gibraltar de manière automatique. Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (Parti populaire), n’est pas contre cette application mais veut qu’elle soit le fruit d’une coopération bilatérale hispano-britannique.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-bruselas-confirma-espana-puede-vetar-tambien-acuerdo-transicion-para-gibraltar-201803010147_noticia.html

Le Royaume-Uni veut renforcer sa coopération militaire avec l’Espagne après le Brexit

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Deux soldats (un Espagnol et un Britannique) défilent côte à côte avec le drapeau de leur pays respectif (photographie : ABC)

Dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 janvier, le navire de guerre le plus moderne de la marine britannique a accosté au niveau du quai n° 1 du port de Málaga, d’où embarquent d’habitude les croisiéristes. Cette visite de courtoisie, qui consiste en une brève escale avant une mission en mer Méditerranée, a attiré de nombreux badauds, des expatriés britanniques, des représentants d’associations de chefs d’entreprise, des policiers, des gardes civils, des diplomates, des journalistes et, bien entendu, des militaires. Le consulat du Royaume-Uni dans la ville andalouse a accueilli une cérémonie assez informelle pour souhaiter la bienvenue aux membres d’équipage du HMS Duncan.

Il faut dire que Londres et Madrid veulent préparer la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit) et renforcer leur coopération stratégique une fois cette échéance passée. Un éternel point d’achoppement (le statut de Gibraltar) demeure évidemment mais ni le commodore Michael Utley, ni l’ambassadeur britannique en Espagne, Simon Manley, ne sont venus parler de ce sujet. Un peu à l’instar de ce qui s’est passé lors du récent sommet qui avait lieu entre le président de la République française, Emmanuel Macron, et la première ministre britannique, Theresa May, Londres et Madrid envisagent des manœuvres conjointes, des échanges militaires, des partages de connaissance et de savoir-faire en matière de déminage, de guerre hybride ou de guerre cybernétique.

En novembre 2017, déjà, le chef d’état-major des forces armées britanniques, Stuart Peach, avait rendu visite à Madrid à son homologue espagnol, Fernando Alejandre. Notons aussi qu’en décembre, le Conseil espagnol des ministres a autorisé le rachat par l’entreprise britannique Rolls-Royce de 53,1 % de la firme espagnole Industria de Turbopropulsores (ITP). Le nouveau président de la filiale est un certain Josep Piqué, ministre espagnol des Affaires étrangères de 2000 à 2002.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/reino-unido-busca-reforzar-su-relacion-de-defensa-con-espana-tras-el-brexit-23134.asp/