Un groupe de chercheurs espagnols s’intéresse à l’évolution humaine en Guinée équatoriale

Le chercheur espagnol Antonio Rosas sur un site de fouilles en Guinée équatoriale (photographie : Musée national des Sciences naturelles, Centre supérieur des Recherches scientifiques et El País)

Depuis que l’idée d’un ancêtre commun à l’homme et aux singes bipèdes a été formulée et confirmée par la découverte de fossiles d’Homo erectus, en 1891, nombreux sont les scientifiques qui ont tenté de mettre au jour des restes de ce « chaînon manquant », sans succès jusqu’à présent. C’est l’objectif de l’équipe dirigée par l’Espagnol Antonio Rosas, qui gère le groupe de paléontologie du Musée national des Sciences naturelles (Museo Nacional de Ciencias Naturales) de Madrid, lui-même dépendant du Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de la capitale.

C’est tout naturellement en Afrique que se concentre l’essentiel des recherches scientifiques en cours dans le domaine et c’est dans la vallée du Rift, en Éthiopie, que de nombreux fossiles d’hominidés ont été découverts au cours des dernières décennies. L’Afrique du Sud a également été un autre point crucial pour les chercheurs. L’expédition menée par Antonio Rosas a posé pour sa part ses bagages en Guinée équatoriale, ancienne colonie espagnole. L’objectif est de trouver des ossements permettant de mieux comprendre le passage des hominidés entre l’état arboricole et la station bipède.

Source : https://elpais.com/elpais/2019/12/24/ciencia/1577209905_647089.html

L’Espagne et l’Éthiopie mettent au point une technologie permettant de simplifier l’accès à l’eau potable dans les zones rurales

Le Centre d’Astrobiologie du Centre supérieur des Recherches scientifiques (CSIC), situé à Torrejón de Ardoz, dans la Communauté de Madrid (photographie : Cienciatk)

Une équipe de chercheurs du Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de Madrid et une autre équipe de scientifiques de l’Université d’Addis-Abeba (Éthiopie) ont mis au point une technologie permettant de faciliter et de rendre moins coûteux l’accès des zones rurales à l’eau potable. Concrètement, cette technique rend possible et aisée l’extraction du fluorure hors de « l’or bleu », ce qui est très utile pour un pays comme l’Éthiopie, où des milliers de personnes sont atteintes de fluorurose.

Le fluorure est un composé chimique polluant et hautement nocif pour la santé humaine et animale qui est stocké dans les couches géologiques profondes. Cette technologie se fonde sur les zéolithes, minéral abondant dans la vallée du Rift. L’association Amis de Silva (Amigos de Silva) a participé à l’opération qui a permis la construction et la mise en route de deux usines de production d’eau potable selon cette méthode dans les localités éthiopiennes de Dida et Obe.

Source : https://www.europapress.es/epsocial/cooperacion-desarrollo/noticia-tecnologia-barata-sostenible-permite-acceder-agua-potable-zonas-rurales-etiopia-20191123150052.html

Parution d’une nouvelle édition enrichie de « Atlas de los exploradores españoles »

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La corvette Atrevida (littéralement, « Intrépide »), utilisée lors de l’exploration espagnole Malaspina (dessin : F. Brambila, Musée naval de Madrid et ABC)

C’est en ce mois de septembre 2018 qu’a été publiée une nouvelle version, corrigée et augmentée, de l’Atlas de los exploradores españoles (littéralement, Atlas des Explorateurs espagnols), conçu et édité par la Société géographique espagnole (SGE) et géré par la maison d’édition GeoPlaneta. Son objectif est de faire connaître la geste des très nombreux aventuriers et cartographes de notre voisin ibérique qui ont parcouru les mers et océans du monde entier à partir du XVe siècle.

Il s’agit également de remettre à leur place certaines affirmations fausses, puisque Gabriel de Castilla a exploré les eaux de l’océan Glacial Antarctique dès 1603, soit cent soixante ans avant le Britannique James Cook. De son côté, Pedro Páez a découvert les sources du Nil, en Afrique (Éthiopie, Ouganda, Kenya, Tanzanie), en 1618, deux siècles et demi avant un autre Britannique, John Hanning Speke. C’est à Francisco Vázquez de Coronado que l’on doit aussi la découverte du Grand Canyon (États-Unis d’Amérique) tandis que Cosme de Churruca, qui a combattu lors de la bataille de Trafalgar (1805), a été un éminent cartographe et que Hernando de Soto est le premier Européen à avoir vu le Mississippi (États-Unis d’Amérique).

Source : https://www.abc.es/cultura/cultural/abci-mapas-blanco-llenaron-espanoles-201809050216_noticia.html

L’Académie royale d’Histoire présentera le 3 mai son nouveau « Dictionnaire biographique »

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La directrice de l’Académie royale d’Histoire (RAH), Carmen Iglesias (photographie : Guillermo Navarro et ABC)

C’est le 3 mai prochain que l’Académie royale d’Histoire (RAH), dirigée depuis 2014 par Carmen Iglesias, comtesse de Gisbert, présentera son nouveau Dictionnaire biographique, parrainé et financé par la Fondation bancaire La Caixa et l’entreprise en télécommunications Telefónica. Cet ouvrage réunit le résumé de la vie de 45 000 Espagnols de toutes les époques, depuis des personnages du VIIe siècle avant Jésus-Christ jusqu’à des personnalités ayant vécu au XXe siècle de notre ère.

Le dictionnaire présente les données les plus actualisées possibles et les personnages sélectionnés l’ont été en fonction de 22 critères différents. Les Espagnols dont la vie y est consignée n’ont pas seulement vécu sur le territoire qui correspond aujourd’hui à l’Espagne mais aussi dans d’autres contrées de l’Empire hispanique : Amérique latine, Philippines, Italie, Flandres, etc. Près de 5 500 historiens ont collaboré à l’élaboration du dictionnaire, qui cherche à lier les personnages entre eux et à montrer leurs conditions de vie réelles, y compris dans des aspects quotidiens ou a priori insignifiants.

L’on retrouve dans cet ouvrage des profils surprenants, comme celui de Domingo Badía y Leblich (1767-1818), aventurier inspiré par la science française qui a utilisé le sobriquet d’Ali Bey Abd Allah et s’est fait passer pour musulman afin de parcourir l’Afrique et des pays actuels comme le Kenya, l’Éthiopie ou la Libye. Mentionnons également Pedro Páez Jaramillo (né à Olmeda de las Fuentes, près de Madrid, en 1564) qui, devenu missionnaire jésuite, a parcouru le Yémen, l’Éthiopie et a découvert les sources du Nil en 1618 (bien avant le Britannique John Hanning Speke). Évoquons enfin le cas de Teresa Castellanos de Mesa y del Castillo (née en 1817), qui a été une pionnière de l’introduction de l’escrime sportive outre-Pyrénées.

Sources : http://www.abc.es/cultura/abci-carmen-iglesias-201804271839_noticia.html, http://www.abc.es/cultura/abci-domingo-badia-y-leblich-viajero-fingio-musulman-para-recorrer-africa-201804271935_noticia.html, http://www.abc.es/cultura/abci-paez-jaramillo-misionero-espanol-descubrio-fuentes-nilo-201804272117_noticia.html et http://www.abc.es/cultura/abci-teresa-castellanos-mesa-y-castillo-pionera-esgrima-espana-decimononica-201804271920_noticia.html

Le premier Européen à avoir découvert les sources du Nil Bleu est espagnol

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Les eaux du lac Tana, où naît le Nil Bleu (photographie : Voyage Éthiopie)

Oublié durant des siècles, le nom de Pedro Páez connaît à partir de 2014 une nouvelle postérité avec la publication de son Histoire de l’Éthiopie, importante œuvre au contenu géographique et scientifique qui rend compte de ses explorations. Missionnaire jésuite né à Olmeda de las Fuentes, non loin de Madrid, en 1564, il est le premier Européen à consommer du café ainsi que le premier Occidental à être parvenu aux sources du Nil Bleu, le 21 avril 1613 – soit 152 ans avant l’Écossais James Bruce, qui était auparavant considéré comme son découvreur « officiel ».

Considéré dans le monde anglo-saxon comme une sorte de précurseur de Charles Darwin étant donné le contenu scientifique de son ouvrage, Pedro Páez commence par voyager à Goa, comptoir portugais des Indes, avant d’être capturé par les Arabes. Averti de sa captivité par l’excellent réseau d’espions dont disposait l’Espagne de l’époque, le roi Philippe II fait libérer l’ecclésiastique, qui décide de prêcher le catholicisme parmi les Abyssiniens. C’est dans l’actuelle Éthiopie qu’il fait la découvert des sources du Nil Bleu, qui conflue avec le Nil Blanc à Khartoum, dans l’actuel Soudan, pour former le Nil.

Source : http://www.abc.es/cultura/20140312/abci-pedro-paez-etiopia-nilo-201403122248.html

Les fallas figurent désormais au patrimoine mondial de l’UNESCO

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Les falleras mayores (reines des fallas) de l’édition 2015 (photographie : Play Radio)

Véritable symbole de la ville de Valence, dont elles constituent la fête majeure, les fallas ont été déclarées ce mercredi 30 novembre patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO, aux côtés d’autres manifestations humaines de différents types, dont la bière belge. C’est depuis Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, où ses responsables étaient réunis, que l’organisme international a fait cette annonce.

Il s’agit d’une reconnaissance capitale pour cette célébration, dont l’UNESCO affirme que les différentes festivités qui la composent, transmises au sein des familles, renforcent la cohésion sociale et favorisent la créativité collective. Les fallas se déroulent chaque année pour la saint Joseph, du 14 au 19 mars, et donnent l’occasion aux Valenciens d’accueillir le printemps de manière humoristique et souvent satirique en construisant d’immenses chars représentant des situations connues et des personnages célèbres. Ces monuments de carton-pâte ou de bois sont ensuite brûlés en public lors de la cremà.

La ville de Valence figure déjà en bonne place au sein de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, puisqu’elle abrite la Bourse de la Soie (classée en 1996) et le Tribunal des Eaux (protégé depuis 2009).

Source : http://www.abc.es/espana/comunidad-valenciana/abci-unesco-declara-fallas-valencia-patrimonio-inmaterial-humanidad-201611301304_noticia.html