Décès du prêtre et théologien espagnol Antonio García-Moreno à l'âge de 87 ans

Le prêtre et théologien espagnol Antonio García-Moreno (photographie : diocèse de Mérida-Badajoz et Hoy)

L’on apprenait ce lundi 23 mars 2020 le décès à Pampelune (Navarre), à l’âge de 87 ans, du prêtre, théologien, exégète et juriste espagnol Antonio García-Moreno, qui était né à Almendralejo, dans la province de Badajoz (Estrémadure), le 10 septembre 1932. Diplômé en droit civil auprès de l’Université de Séville (Andalousie), il est ordonné prêtre en 1961 après son passage par le séminaire de Badajoz. Après avoir complété sa formation à Rome (Italie), il enseigne les humanités dans son diocèse d’origine, celui de Mérida-Badajoz.

Il devient ensuite préfet de théologie au séminaire de Badajoz (1965-1968) avant de soutenir une thèse de doctorat à Rome. En 1971, il s’installe à Pampelune où il a été nommé professeur associé d’exégèse du Nouveau Testament à la Faculté de Théologie de l’Université de Navarre. Il a collaboré à de nombreuses émissions religieuses dans divers médias espagnols, comme les journaux Mundo Cristiano et ABC.

Source : https://www.hoy.es/extremadura/fallece-pamplona-sacerdote-20200323213725-nt.html

Décès de l'entrepreneur espagnol Borja Domecq à l'âge de 75 ans

L’entrepreneur espagnol Borja Domecq (photographie : ABC)

C’est ce lundi 23 mars 2020 qu’est décédé à Mérida (province de Badajoz, Estrémadure), à l’âge de 75 ans, le chef d’entreprise espagnol Francisco de Borja Domecq y Solís, qui était né à Pampelune (Navarre) en 1945. Né au sein de la grande famille andalouse des Domecq, spécialisée dans le vin et l’élevage de taureaux de combat, il était le propriétaire du troupeau bovin qui paît au sein de la propriété familiale de Vejer de la Frontera, dans la province de Cadix (Andalousie).

À ce titre, il a poursuivi les travaux génétiques de son père, Juan Pedro, et de ses oncles, Salvador et Álvaro Domecq. En 1986, Borja Domecq prend la direction de l’élevage Zalduendo, créé par son frère Fernando, et fait de cette entreprise un acteur majeur du monde de la tauromachie outre-Pyrénées. C’est également Borja qui prend la décision de transférer les taureaux de l’élevage depuis l’Andalousie vers l’Estrémadure. Il décède d’une pneumonie causée par la pandémie de coronavirus.

Source : https://www.abc.es/cultura/toros/abci-muere-borja-domecq-ganadero-jandilla-coronavirus-202003231916_noticia.html

Les divorces et séparations en Espagne ne cessent de baisser

Le roi Philippe VI (à gauche) et la reine Letizia, alors prince et princesse des Asturies, à la sortie de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Almudena, à Madrid, lors de leur mariage, en 2004 (photographie : Ricardo Gutiérrez et El País)

Selon les données de 2019 fournies par le Forum de la Famille, organisé chaque année en Espagne et qui a compilé les chiffres recueillis par le Conseil général du Pouvoir judiciaire (Consejo General del Poder Judicial, CGPJ), pour la cinquième année consécutive, le nombre de séparations de corps et de biens ainsi que de divorces a baissé chez notre voisin ibérique. Concrètement, l’on a enregistré l’année dernière 109 567 procédures de ce type outre-Pyrénées, soit le nombre le plus bas depuis 2015. En 2019, toutes les formes de rupture du mariage ont ainsi diminué : – 0,4 % pour le divorce d’un commun accord ; – 3,6 % pour les divorces contentieux ; – 5,4 % de séparations d’un commun accord ; – 7,6 % pour les séparations contentieuses.

C’est dans la Communauté de Valence que le plus grand nombre de ruptures du mariage ont été enregistrées l’année dernière – 26,7 couples en moyenne y ont ainsi recours par tranche de 10 000 habitants. La communauté autonome est suivie des îles Baléares, avec 26,5 ruptures en moyenne par tranche de 10 000 habitants. La troisième autonomie dans le domaine est constituée par les îles Canaries (25,7 pour 10 000). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-et-León (18,4 ruptures du mariage par tranche de 10 000 habitants), le Pays basque (19,7 pour 10 000) et l’Estrémadure (20,8 pour 10 000).

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-amor-si-goza-buena-salud-espana-202003120408_noticia.html

La première centrale solaire flottante d'Espagne est située en Estrémadure

La maison seigneuriale Pizarro de Zorita, dans la province de Cáceres, en Estrémadure (photographie : Wikipedia)

La première centrale solaire flottante d’Espagne reliée au réseau électrique du pays n’est pas située en plein mer, contrairement à ce à quoi l’on pourrait s’attendre, mais en Estrémadure, communauté autonome qui n’a aucun littoral maritime. Elle se trouve précisément sur le territoire de la commune de Zorita, dans la province de Cáceres, à hauteur de la rive méridionale du lac de barrage de Sierra Brava. Elle devrait être totalement en service à la mi-2020 et s’étendra alors sur une surface totale de 12 000 mètres carrés.

L’infrastructure énergétique a été conçue par la firme espagnole Acciona, dont le siège se trouve se trouve à Alcobendas, dans la Communauté de Madrid. La centrale solaire flottante peut compter sur cinq systèmes de stabilisation reliés à la rive du lac de barrage par un petit embarcadère et sa puissance totale s’élèvera à 1 125 mégawatts dès lors qu’elle tournera à pleine puissance.

Source : https://www.elindependiente.com/economia/2020/03/03/la-primera-planta-solar-flotante-que-enchufa-espana-no-esta-en-el-mar-esta-en-extremadura/

L'Espagne bat en 2019 son record de recyclage du verre

Un conteneur en verre géant dans une ville espagnole à l’occasion de l’édition 2019 de la Journée mondiale du Recyclage (photographie : EFE et El Confidencial)

Les premières lois sur le recyclage en Espagne datent d’il y a plus de vingt ans et, parmi les grands succès que l’on peut mettre à leur actif, le recyclage du verre est indéniablement un point fort de nos voisins ibériques. Selon la fondation espagnole Ecovidrio, en 2019, 896 450 tonnes de verre ont ainsi été recyclées outre-Pyrénées, soit une moyenne de 19 kilogrammes par citoyen – environ 65 contenants entre les bouteilles, les flacons et autres pots. Il s’agit d’un nouveau record pour l’Espagne avec une augmentation de 6,6 % par rapport à 2018 ou encore 30 % de plus qu’il y a cinq ans.

Les communautés autonomes espagnoles qui recyclent le plus le verre sont les îles Baléares (31,6 kilogrammes par habitant), le Pays basque (28,4 kilogrammes par habitant), La Rioja (28,2 kilogrammes par habitant), la Navarre (26,6 kilogrammes par habitant) et la Catalogne (22,5 kilogrammes par habitant). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-La Manche (14,2 kilogrammes par habitant), l’Andalousie (14,4 kilogrammes par habitant) et l’Estrémadure (8,9 kilogrammes par habitant). Le taux de croissance du recyclage du verre dans ces dernières autonomies est considérable sur la dernière année. La province de Málaga (Andalousie) a ainsi enregistré une augmentation de 48,7 % dans le domaine par rapport à 2018 ; celle de Badajoz (Estrémadure), de 48,4 % ; celle d’Almería (Andalousie), de 31,4 % ; celle de Jaén (Andalousie), de 27,3 % ; et celle de Cordoue (Andalousie), de 17,1 %.

Source : https://www.elconfidencial.com/sociedad/2020-03-02/reciclaje-vidrio-espana-bra_2468244/

L'Espagne multiplie par 20 son installation de systèmes de production électrique renouvelable en un an

La centrale photovoltaïque de Tejeda de Tiétar, dans la province de Cáceres, en Estrémadure (photographie : Solparpack et El Independiente)

Au cours de l’année 2019, notre voisin ibérique a vu l’installation sur son sol de 6 456 mégawatts d’électricité renouvelable, soit vingt fois plus qu’au cours de l’année 2018 (330 mégawatts). Il s’agit d’un nouveau record qui bat celui qu’avait établi l’Espagne au cours de la décennie 2000, selon les données fournies par l’opérateur du système électrique de notre voisin pyrénéen, Réseau Électrique d’Espagne (Red Eléctrica de España, REE), sis à Alcobendas (Communauté de Madrid). En 2008, en effet, 4 658 mégawatts d’énergies « vertes » avaient été mises en route outre-Pyrénées, avant le début de la crise économique et le ralentissement des investissements dans le domaine.

Une nouveauté par rapport il y a dix ans, cependant : l’essentiel des centrales photovoltaïques et éoliennes mises en place l’année dernière en Espagne n’ont bénéficié d’aucune aide financière de l’État. Elles font en revanche partie du plan mis en œuvre dans le domaine par le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) en 2017. À l’époque, l’État central avait ainsi permis aux entreprises concernées de construire des centrales de production pour un maximum de 8 000 mégawatts. En 2019, par ailleurs, la production d’électricité photovoltaïque et éolienne a battu tous les records. Ainsi, le 3 novembre dernier, les éoliennes ont couvert 75,97 % de la demande électrique immédiate.

Source : https://www.elindependiente.com/economia/2020/01/23/espana-instala-20-veces-mas-renovables-en-un-ano-y-pulveriza-el-record-historico/

Identification d’une ancienne forteresse romaine en Estrémadure

Une recréation informatique de la forteresse romaine de Villasviejas de Tamuja, située sur le territoire de la commune de Botija, dans la province de Cáceres, en Estrémadure (image : projet MINARQ et El Español)

C’est à la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ, dans le contexte de la rébellion du général romain Quintus Sertorius contre les autorités républicaines de Quintus Caecilius Metellus et Pompée le Grand, qu’est bâtie et investie une forteresse romaine en péninsule Ibérique, celle de Villasviejas de Tamuja, site de l’actuelle commune de Botija (province de Cáceres, Estrémadure), peuplée d’environ 175 habitants en 2019. Le castro (nom donné à ces garnisons fortifiées placées en hauteur) occupe une colline déjà peuplée au début du deuxième Âge du Bronze par des Vettons mais rapidement abandonnée par la suite.

Les archéologues espagnols du projet MINARQ, financé et organisé par l’Institut d’Archéologie de Mérida (Estrémadure), ont découvert des vestiges des baraquements provisoires construits en pleine guerre sertorienne (80-72 avant notre ère), qui implique également des coalitions d’Ibères. Ils ont pu réaliser cette trouvaille grâce à des techniques innovantes ne nécessitant aucune excavation et aucune destruction, obtenant une image assez précise du castro en ayant recours à des méthodes géophysiques. Ils ont ainsi mieux compris l’organisation et la distribution de la forteresse.

Source : https://www.elespanol.com/cultura/historia/20200201/castro-caceres-escondia-campamento-militar-sin-excavar/463954755_0.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1580539875

Les ruines romaines du palais du Mayoralgo, dans l’Ouest de l’Espagne, sont désormais visitables

Des visiteurs sur le site archéologique romain du Mayoralgo, à Cáceres (Estrémadure) – Photographie : Antonio Martín et El Periódico de Extremadura

Découvert en 2001 au sein du palais du Mayoralgo, à Cáceres (Estrémadure), un célèbre site archéologique romain, auquel l’on accède directement par la muraille de la Tour de Bujaco, est désormais visitable gratuitement, sans nécessité de réserver un passage. Pour ce faire, la mairie de Cáceres, aujourd’hui dirigée par Luis Salaya (Parti socialiste ouvrier espagnol), a mis en œuvre une convention légale et a sécurisé le passage par le chemin de ronde de l’Étoile (Adarve de la Estrella).

Ces ruines correspondent à une partie du forum de Norba Caesarina, à un morceau de chaussée romaine ainsi qu’à une villa avec son réservoir d’eau central. La découverte la plus spectaculaire sur ce site consiste en un buste en bronze recouvert d’or, daté du Ier siècle de notre ère, aujourd’hui exposée au Musée archéologique de Cáceres. Le projet de visite a également été financé par la banque Liberbank, sise à Madrid.

Source : https://www.elperiodicoextremadura.com/noticias/caceres/restos-mayoralgo-podran-visitar-sin-cita_1215507.html

« Spain’s best young chefs – and the restaurants where you’ll discover them »

Un plat servi au restaurant espagnol The Alchemix, à Barcelone (Catalogne) – Photographie : The Guardian

Cet article en langue anglaise intitulé « Spain’s best young chefs – and the restaurants where you’ll discover them », rédigé par Fiona Dunlop et publié sur le site Internet du journal britannique The Guardian le 30 janvier 2020, revient sur quelques-uns des restaurants en vogue en Espagne : https://www.theguardian.com/travel/2020/jan/30/spain-best-young-chefs-restaurants-where-youll-discover-them

Les inégalités entre régions riches et régions pauvres ont chuté de moitié en Espagne sur les soixante dernières années

Des usagers d’un bureau pour l’emploi de la Communauté de Madrid font la queue (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Il est certain que, comme dans tous les pays du monde, régions riches et régions pauvres d’Espagne présentent un écart de développement sensible. Pourtant, sur les soixante dernières années, cet écart, qui s’est réduit de moitié, n’a jamais été aussi faible. Selon les données fournies par la Fondation d’Études d’Économie appliquée (Fundación de Estudios de Economía Aplicada, FEDEA), dont le siège se trouve à Madrid, entre 1955 et 2018, la distance entre la région la plus riche en termes de produit intérieur brut (PIB) par habitant (à l’époque, le Pays basque ; aujourd’hui, la Communauté de Madrid) et la plus pauvre (l’Estrémadure hier comme aujourd’hui) est ainsi passée de 124 à 65 points.

C’est ce que révèle le rapport intitulé La dinámica territorial de la renta en España (littéralement, La dynamique territoriale des revenus en Espagne), publié ce mardi 28 janvier 2020. Toutefois, ce rattrapage est à la fois le fait de l’accélération de la croissance dans les communautés autonomes les plus modestes et du ralentissement de ladite croissance dans les communautés autonomes les plus aisées. D’un point de vue territorial et macro-économique, la FEDEA découpe l’Espagne en cinq grandes régions : les grands centres industriels (Pays basque, Catalogne, Communauté de Madrid) ; les deux autonomies insulaires (îles Baléares, îles Canaries) ; le Grand Sud (Andalousie, Estrémadure, Castille-La Manche, Région de Murcie, Ceuta et Melilla), le Nord-Ouest (Galice, Principauté des Asturies, Cantabrie et Castille-et-León) et la vallée de l’Èbre (La Rioja, Aragon, Navarre et Communauté de Valence).

La convergence entre centres industriels et régions méridionales a ainsi été très rapide à partir des années 80. Le Nord-Ouest a lui aussi connu une croissance réelle sur les soixante dernières années tandis que les communautés autonomes insulaires ont dépassé la moyenne nationale au début des années 2000 avant de prendre à nouveau du retard avec l’éclatement de la crise économique de 2008 et de la bulle immobilière. Quant à la vallée d’Èbre, elle a plutôt connu un recul au cours des décennies écoulées. Pour parvenir à ces conclusions, le rapport de la FEDEA se fonde sur la décomposition du produit intérieur brut par habitant et trois autres grands critères : démographie, emploi et productivité.

Source : https://elpais.com/economia/2020/01/28/actualidad/1580244843_529045.html