Les Espagnols dépensent en moyenne six ans de salaire pour acheter leur logement principal

Des logements en vente à Madrid (photographie : El Economista)

Selon le rapport intitulé Relación de salarios y la compra de vivienda en 2019 (littéralement, Rapport des salaires avec l’achat de logement en 2019), élaboré et publié par l’entreprise immobilière espagnole Fotocasa et la plateforme en ligne de recherche d’emploi InfoJobs, les citoyens de notre voisin ibérique dépensent en moyenne six ans de salaire afin d’acheter leur logement principal. C’est tout du moins ce qui ressort des statistiques réalisées à partir des transactions de ce type passées entre 2015 et l’année dernière.

Sans surprise, les communautés autonomes où cette moyenne est largement dépassée sont les îles Baléares, la Communauté de Madrid (9,5 années de salaire en moyenne dans les deux cas), le Pays basque (9,2 années) et la Catalogne (8 années). La Cantabrie se glisse également dans le haut du classement (6,6 années de salaire) aux côtés des îles Canaries (6,5 années). À l’autre bout du tableau, l’on retrouve l’Estrémadure (3,8 années en moyenne), la Castille-La Manche (3,9 années) et la Région de Murcie (4,3 années).

Source : https://www.eleconomista.es/construccion-inmobiliario/noticias/10678541/07/20/Los-espanoles-tienen-que-destinar-el-sueldo-de-seis-anos-a-comprar-su-vivienda.html

L’Espagne vide, paradis de l’observation astronomique

La Voie lactée, observée depuis la province d’Ávila, en Castille-et-León (photographie : Ramón Morcillo et El Confidencial)

Caractérisée par ses très faibles densités de population et son dépeuplement aux aspects inquiétants, l' »Espagne vide » (España vacía) ou « Espagne vidée » (España vaciada) fait l’objet depuis plusieurs années de reportages et de considérations plus ou moins alarmistes. Pourtant, cette vaste zone qui concerne tout ou partie de plusieurs communautés autonomes (Castille-et-León, Castille-La Manche, Estrémadure, La Rioja, Navarre, Principauté des Asturies, Galice, Andalousie, Catalogne, Communauté de Madrid, Communauté de Valence, Aragon) dispose de nombreux atouts, dont certains sont directement causés par ce dépeuplement. C’est notamment le cas de l’absence de pollution lumineuse sur de vastes zones, ce qui rend plus aisée l’observation astronomique.

C’est d’ailleurs ce qui explique le grand nombre de télescopes de rang international que l’on retrouve chez notre voisin ibérique, particulièrement dans la province de Teruel (Aragon) mais également en Andalousie et dans les îles Canaries. L’initiative récemment lancée par le blog intitulé « Capture the Atlas » afin de recenser les plus belles vues du ciel de nuit met en valeur ce patrimoine immatériel de l' »Espagne vide » et, in fine, de l’Espagne tout court. Des provinces comme Ávila (Castille-et-León) et Cuenca (Castille-La Manche) ou des îles comme Ténérife, Fuerteventura et La Palma sont ainsi très propices à l’observation par les curieux ou les scientifiques

Source : https://www.elconfidencial.com/tecnologia/2020-07-07/via-lactea-fotos-espana-espacio-astrofotografia_2666068/

Décès du médecin espagnol Juliana Fariña à l’âge de 74 ans

Le médecin espagnol Juliana Fariña (photographie : Redacción Médica)

L’on apprenait ce mercredi 29 juin 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 74 ans, du médecin espagnol Juliana Fariña González, qui était née à Badajoz (Estrémadure) en 1946. Docteur en médecine auprès de l’Université Complutense de Madrid, elle était spécialiste en anatomie pathologique et occupait le poste de professeur d’université à l’Hôpital clinique Saint-Charles de la capitale espagnole depuis 1983.

Première femme à avoir de telles responsabilités dans le domaine de la médecine chez notre voisin ibérique, elle a également été la première à occuper un siège à l’Organisation médicale collégiale d’Espagne (Organización Médica Colegial de España, OMCE) et la toute première à présider un collège de médecins outre-Pyrénées – c’était l’Illustre collège officiel des Médecins de Madrid (Ilustre Colegio Oficial de Médicos de Madrid), de 2000 à 2012.

Au cours de sa carrière, elle a reçu de nombreux prix pour son labeur dans le domaine de la recherche médicale. Elle a notamment développé une nouvelle technique baptisée « échopsie » (ecopsia), qu’elle est parvenue à « exporter » dans de nombreux autres pays, à l’instar de l’Allemagne, du Brésil, du Chili, de Cuba, du Danemark, de l’Équateur, de la France, des Pays-Bas et du Portugal.

Source : https://www.redaccionmedica.com/autonomias/madrid/muere-juliana-farina-la-primera-mujer-que-presidio-un-colegio-de-medicos-7614

L’entreprise espagnole Naturgy prévoit d’installer sa plus grande centrale photovoltaïque d’Espagne en Estrémadure

Des panneaux solaires dans un parc photovoltaïque construit et géré par l’entreprise espagnole Naturgy, situé sur le territoire de la commune de Porzuna, dans la province de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : Cinco Días)

Sise à Madrid, l’entreprise énergétique espagnole Naturgy a débuté ce lundi 29 juin 2020 les démarches administratives qui doivent la conduire à installer sa plus grande centrale photovoltaïque d’Espagne non loin de la comarque (équivalent d’un canton français) de Campo Arañuelo, dans la province de Cáceres (Estrémadure). Cette centrale électrique devrait permettre, une fois installée, la production de 300 mégawatts d’énergie. C’est la quatrième vice-présidente du gouvernement espagnol, en charge de la Transition écologique et du Défi démographique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui doit valider le projet.

Les commentateurs estiment que l’investissement total de la firme dirigée par Francisco Reynés devrait atteindre environ 150 millions d’euros. Le choix d’une installation proche de la comarque de Campo Arañuelo, où se situe la centrale nucléaire d’Almaraz, n’est pas un hasard. Ce sont précisément les communes d’Aldeacentenera et de Torrecillas de la Tiesa qui accueilleront l’infrastructure, laquelle devrait a priori s’étendre sur une superficie de 522 hectares et fournir de l’énergie à 175 000 foyers espagnol au maximum.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/06/28/companias/1593362586_497911.html

Décès de l’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia à l’âge de 68 ans

L’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia, à droite sur la photographie (photographie : Noelia Ruiz et Europa Press)

C’est ce vendredi 12 juin 2020 qu’est décédé à Séville (Andalousie), à l’âge de 68 ans, l’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia Rodríguez, qui était né à Berlanga, dans la province de Badajoz (Estrémadure), en 1952. Diplômé en philosophie et en lettres auprès de l’Université de Barcelone (Catalogne) en 1976, docteur en arabe après avoir soutenu sa thèse intitulée Sevilla musulmana hasta la caída del Califato – Contribución a su estudio (littéralement, Séville musulmane jusqu’à la chute du Califat – Contribution à son étude) à l’Université Complutense de Madrid, il est professeur assistant à l’Université de Bagdad (Irak) de 1978 à 1979.

Il enseigne l’arabe et l’histoire du monde musulman dans plusieurs centres d’enseignement supérieur argentins (Université de Buenos Aires, Université du Sauveur, Université Belgrano, Université pontificale catholique, École supérieure de Guerre, entre autres) de 1990 à 1997 avant d’être engagé dans diverses universités marocaines (Université de Fès, Université de Marrakech, Université de Rabat, Université de Tétouan) ainsi qu’à l’Université du Qatar. C’est en 1982 qu’il fait son entrée à l’Université de Séville, où il enseigne jusqu’à sa retraite la langue arabe, l’histoire de l’Islam ainsi que l’histoire et la littérature d’al-Andalus (portion de la péninsule ibérique sous domination arabo-berbère de 711 à 1492).

Source : https://www.europapress.es/andalucia/sevilla-00357/noticia-fallece-rafael-valencia-director-academia-sevillana-buenas-letras-profesor-universidad-sevilla-20200613131723.html

Dix villages espagnols sont en lice pour devenir la capitale du tourisme rural en 2020

La commune d’Artenara, située sur l’île de Grande Canarie, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie, aux îles Canaries (photographie : El País)

Lancée en 2017 par le site Internet espagnol Escapada Rural (littéralement, « Escapade Rurale »), la compétition de capitale du tourisme rural a pour objectif de promouvoir des destinations moins connues ou courues en Espagne afin de mettre en valeur le patrimoine naturel, historique et artistique de la campagne de notre voisin ibérique. En 2017, c’est Sigüenza (province de Guadalajara, Castille-La Manche) qui a été sélectionnée. Elle a été suivie par Aínsa-Sobrarbe (province de Huesca, Aragon) en 2018 et par Santillana del Mar (Cantabrie) en 2019.

Pour l’année 2020, les communes suivantes sont en lice :

  1. Artenara, île de Grande Canarie, province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) ;
  2. Aýna, province d’Albacete (Castille-La Manche) ;
  3. Cazalla de la Sierra, province de Séville (Andalousie) ;
  4. Colombres, hameau de la commune de Ribadedeva (Principauté des Asturies) ;
  5. La Puebla de Guadalupe, province de Cáceres (Estrémadure) ;
  6. Leiza (Navarre) ;
  7. Potes (Cantabrie) ;
  8. Rascafría (Communauté de Madrid) ;
  9. El Rasillo de Cameros (La Rioja) ;
  10. et Santo Domingo de Silos, province de Burgos (Castille-et-León).

Source : https://elviajero.elpais.com/elviajero/2020/05/29/album/1590751580_140649.html#foto_gal_1

Décès du cinéaste espagnol Jesús García de Dueñas à l’âge de 80 ans

Le cinéaste espagnol Jesús García de Dueñas (photographie : EFE et El Diario)

L’on apprenait ce dimanche 17 mai 2020 le décès à Madrid, à l’âge 80 ans, du cinéaste espagnol Jesús García de Dueñas, qui était né à Cáceres (Estrémadure) le 19 août 1939. À la fois écrivain, critique cinématographique, scénariste et réalisateur, il obtient un diplôme en sciences économiques ainsi qu’en philosophie et en lettres modernes avant de s’inscrire à l’École officielle de Cinématographie (Escuela Oficial de Cinematografía).

Critique dans la revue Nuestro cine (littéralement, Notre cinéma) et dans son propre magazine, Triunfo (littéralement, Triomphe), il début en tant que réalisateur avec diverses campagnes publicitaires pour la télévision. Auprès de la télévision publique espagnole (Televisión Española, TVE), il réalise des séries de fiction ainsi que de nombreux documentaires.

Source : https://www.eldiario.es/cultura/Fallece-cineasta-Jesus-Garcia-Duenas_0_1028547582.html

Décès de l’ancien policier franquiste espagnol « Billy el Niño » à l’âge de 73 ans

Le policier espagnol « Billy el Niño » jeune (à gauche) et plus âgé (photographie : Mediterráneo Digital)

L’on apprenait ce jeudi 7 mai 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 73 ans, de l’ancien policier franquiste espagnol Antonio González Pacheco, dit Billy el Niño (littéralement, Billy the Kid), qui était né à Aldea del Cano, dans la province de Cáceres (Estrémadure), le 10 octobre 1946. Membre du Corps supérieur de Police (Cuerpo Superior de Policía, CGP), il devient numéro deux du commissaire Roberto Conesa (1917-1994) à la brigade politico-sociale (Brigada Políticosocial). En 1977, après la fin de la dictature franquiste (1939-1975), il reste dans les forces de l’ordre et lutte notamment contre le terrorisme d’extrême-gauche.

C’est cette année-là qu’il reçoit une très polémique récompense, la médaille d’argent au Mérite policier (medalla de plata al Mérito Policial) – il en reçoit même trois autres au cours de sa carrière. En 2013, il est concerné par une première affaire judiciaire en raison de ses agissements passés : la juge argentine María Servini le poursuit suite à la plainte d’anciennes victimes de la dictature, qui l’accusent de torture. Le mouvement de remise en cause de ses récompenses et de mise en œuvre de procès à son égard s’accéléré outre-Pyrénées à partir de 2018.

Source : https://www.lavanguardia.com/politica/20200507/481010197731/billy-el-nino.html

Décès de l’écrivain espagnol Antonio Ferres à l’âge de 96 ans

L’écrivain espagnol Antonio Ferres (photographie : Begoña Rivas et El Mundo)

L’on apprenait ce samedi 11 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 96 ans, de l’écrivain espagnol Antonio Ferres Bugeda, qui était né dans la capitale espagnole en 1924. Romancier appartenant à la « génération de 50 » (generación del 50), il avait fréquenté au sein de ce groupe littéraire de nombreux autres écrivains espagnols, à l’image de Juan García Hortelano (1928-1992), Alfonso Grosso (1928-1995), Rafael Sánchez Ferlosio (1927-2019), Ignacio Aldecoa (1925-1969), Carmen Martín Gaite (1925-2000), Jesús López Pacheco (1930-1997) ou encore Armando López Salinas (1925-2014).

Militant historique de gauche, Antonio Ferres était notamment connu pour l’ouvrage La piqueta (littéralement, La Pioche), publiée en 1959 et republiée pour son cinquantième anniversaire. Il y évoque le phénomène du chabolismo (c’est-à-dire de la prolifération des bidonvilles et de l’habitat précaire de façon générale) dans le quartier populaire d’Orcasitas, à Madrid. On lui doit également d’autres ouvrages, comme Caminando por las Hurdes (littéralement, En se promenant dans les Hurdes) en 1960 ou encore Los vencidos (littéralement, Les Vaincus) en 1962.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/literatura/2020/04/12/5e92fc3bfdddff1b398b45ef.html

Décès du professeur et écrivain espagnol Fernando Flores del Manzano à l’âge de 70 ans

L’écrivain et professeur espagnol Fernando Flores del Manzano (photographie : Toni Gudiel et El Periódico de Extremadura)

C’est ce mercredi 1er avril 2020 qu’est décédé à Plasencia, dans la province de Cáceres (Estrémadure), l’écrivain et professeur espagnol Fernando Flores del Manzano, qui était né en 1950 dans la même province, dans la commune de Cabezuela del Valle. Après avoir obtenu un doctorat en philosophie et en lettres auprès de l’Université Complutense de Madrid, où il suit également des cours de sciences politiques et de sociologie, il devient professeur dans plusieurs lycées d’Andalousie et d’Estrémadure.

Conseiller culturel au sein de plusieurs organismes, il joue également ce rôle auprès de l’Assemblée d’Estrémadure, sise à Mérida, mais également auprès du Département du conseiller régional à la Culture, au Tourisme et au Sport ainsi qu’auprès de plusieurs musées. Auteur de nombreux articles dans des revues d’orientation culturelle, il est nommé chroniqueur officiel de Cabezuela del Valle en 1996. En 2009, il devient membre correspondant de l’Académie royale d’Estrémadure.

Source : https://www.elperiodicoextremadura.com/noticias/plasencia/fallece-plasencia-escritor-fernando-flores-manzano_1227104.html