« L’Espagne, vie politique et sociale d’un voisin méconnu »

L’intérieur du Sénat, chambre haute des « Cortes » (le Parlement espagnol), à Madrid (photographie : Open House Madrid)

Dans cet entretien que j’ai accordé à la revue française Conflits, spécialisée dans la géopolitique et la politique internationale, je reviens sur les fondements institutionnels, politiques et territoriaux de l’Espagne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/conflits/id1256421137?i=1000471650259&fbclid=IwAR1KLjFJPwdvNtVd-CwKSE-qTqBc4t7iDgE25aIt3dH4ZL0vmUu3S8-rDUc

Les Madrilènes, les Aragonais et les Valenciens sont les Espagnols les plus favorables à l’instauration d’un État centralisé dans leur pays

Les drapeaux des communautés autonomes espagnoles sont installés devant le Sénat du pays, à Madrid (photographie : EFE et El Confidencial)

Selon une enquête post-électorale menée à bien par le Centre des Recherches sociologiques (Centro de Investigaciones Sociológicas, CIS), organisme sis à Madrid, les habitants de la Communauté de Madrid, de l’Aragon et de la Communauté de Valence sont les Espagnols les plus favorables à l’abolition de l’actuel système des communautés autonomes dans leur pays et à l’instauration d’un État centralisé à la française. Dans la région de la capitale, 23,5 % des personnes interrogées se sont exprimées en ce sens. Ils expliquent notamment dans ce sondage que les différences économiques et sociales entre communautés autonomes n’ont fait que se creuser au cours des dernières décennies.

À Barcelone (Catalogne), ils sont 18,2 % à considérer que l’actuelle organisation territoriale de l’Espagne est une mauvaise chose, contre 66,1 % qui la jugent positivement. Dans la Communauté de Valence, 20,2 % des citoyens interrogés se disent favorables à une recentralisation massive des compétences et des pouvoirs. Ils sont 29 % en Aragon, 11,1 % en Andalousie, 9,3 % en Galice et 3,4 % au Pays basque. Madrid, Valence et Saragosse se situent donc clairement au-dessus de la moyenne nationale en la matière. Globalement, les chiffres affichés par le CIS montrent que la plupart des Catalans, des Valenciens ou encore des Aragonais parviennent parfaitement à concilier leur identité nationale et régionale.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2019-09-12/cis-postelectoral-estado-central-autonomias_2224403/

Concha Andreu est élue présidente régionale de La Rioja

La nouvelle présidente régionale de La Rioja, Concha Andreu (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Europa Press et ABC

À la suite des élections régionales du 26 mai 2019, La Rioja était la dernière communauté autonome espagnole à ne pas disposer d’un président ou d’une présidente de plein exercice. C’est chose faite depuis le mardi 27 août dernier puisque Concepción Andreu Rodríguez (dite « Concha » Andreu) a été élue à ce poste, après d’âpres négociations avec la Gauche unie (IU) et Podemos.

Elle devient ainsi la première femme à présider La Rioja, le tout en coalition avec Podemos. Née le 10 mars 1967 à Calahorra, dans la communauté autonome, Concha Andreu est députée régionale depuis 2011 et a été porte-parole du groupe socialiste au Parlement de Logroño entre 2015 et 2019. Son élection met fin à 24 ans de présidence du Parti populaire (PP).

Source : https://www.abc.es/espana/abci-concha-andreu-elegida-presidenta-rioja-201908271314_noticia.html

Presque tous les présidents régionaux ont été élus en Espagne

La nouvelle présidente régionale de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire) – Photographie : El Mundo Today

Au soir du mercredi 14 août 2019, la quasi totalité des présidents des communautés autonomes espagnoles ont été élus. À l’exception de Concepción Andreu Rodríguez (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui est toujours en négociation avec la Gauche unie (IU) et Podemos pour devenir présidente de La Rioja en remplacement de José Ignacio Ceniceros González (Parti populaire), tous ont ainsi été désignés par leur Parlement et, pour beaucoup, ont déjà constitué leur gouvernement régional et prêté serment.

En voici la liste exhaustive (ne sont inclues que les treize autonomies et les deux-villes autonomes qui faisaient l’objet d’élections en 2019, ce qui exclut l’Andalousie, la Catalogne, la Galice et le Pays basque) :

  • Aragon : Francisco Javier Lambán Montañés (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos, Junte d’Aragon (CHA) et Parti aragonais (PAR) soutenu par IU ;
  • Principauté des Asturies : Adrián Barbón Rodríguez (PSOE) succède à Javier Fernández Fernández (PSOE) en gouvernant en minorité ;
  • îles Baléares : Francesca Lluc Armengol Socías (PSOE) se succède à elle-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos et Plus pour Majorque (MÉS), soutenu par Plus pour Minorque (MpME) et le parti des Gens pour Formentera (GxF) ;
  • îles Canaries : Ángel Víctor Torres Pérez (PSOE) succède à Fernando Clavijo Battle (Coalition canarienne) au sein d’un gouvernement socialiste, Nueva Canarias (NC), Podemos et le Regroupement socialiste de La Gomera (ASG) ;
  • Cantabrie : Miguel Ángel Revilla Roiz (Parti régionaliste de Cantabrie) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PRC et du PSOE ;
  • Castille-La Manche : Emiliano García-Page Sánchez (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Castille-et-León : Alfonso Fernando Fernández Mañueco (PP) succède à Juan Vicente Herrera Campo (PP) au sein d’un gouvernement PP et Citoyens (C’s) ;
  • Ceuta : Juan Jesús Vivas Lara (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PP en minorité ;
  • Communauté de Valence : Joaquín Francisco Puig Ferrer (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Engagement et Podemos ;
  • Estrémadure : Guillermo Fernández Vara (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Communauté de Madrid : Isabel Natividad Díaz Ayuso (PP) succède à Pedro Rollán (PP) au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Melilla : Eduardo de Castro González (C’s) succède à Juan José Imbroda Ortiz (PP) au sein d’un gouvernement C’s, socialiste et Coalition pour Melilla (CpM) ;
  • Région de Murcie : Fernando López Miras (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Navarre : María Victoria Chivite Navascués (PSOE) succède à Miren Uxue Barcos Berruezo (Oui à l’Avenir – GB) au sein d’un gouvernement minoritaire socialiste, GB et Podemos soutenu par IU.

Source : https://www.elmundo.es/madrid/2019/08/14/5d5431b4fc6c83d7718b4588.html

« Plus encore que dans d’autres pays, les espagnols ont voté sur des questions purement nationales »

Une capture d’écran de mon dernier passage en date sur RT France (photographie : YouTube et RT France)

Ce lundi 27 mai 2019, votre serviteur était l’invité de la chaîne russe en ligne RT France afin de s’exprimer sur les élections européennes, régionales et municipales en Espagne de la veille : https://youtu.be/n-rQnIoVAtA

« Espagne : petite victoire pour Pedro Sánchez »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Boursorama)

Cet article intitulé « Espagne : petite victoire pour Pedro Sánchez », publié le 27 mai 2019 sur le site en ligne du journal français L’Incorrect et rédigé par votre serviteur, revient sur les élections européennes, municipales et régionales du 26 mai dernier en Espagne pour en proposer une brève analyse : https://lincorrect.org/espagne-petite-victoire-pour-pedro-sanchez/

Les principaux projets urbains à Madrid pour la prochaine mandature municipale

Une vue d’artiste du futur agrandissement du musée du Prado, à Madrid (photographie : Ecodiario)

Alors que les élections européennes, régionales et municipales espagnoles ont eu lieu il y a une semaine, le dimanche 26 mai 2019, la ville de Madrid, capitale de l’Espagne et principale ville du pays d’un point de vue politique, démographique et économique, est en pleine ébullition avec une série de vastes projets urbains planifiés, en cours ou bientôt terminés. La prochaine mandature municipale sera ainsi marquée par des projets portés par l’État espagnol :

  • le Musée des Collections royales (Museo de Colecciones Reales), situé entre le palais royal d’Orient et la cathédrale Notre-Dame-de-l’Almudena, qui doit être inauguré en janvier 2020 ;
  • l’agrandissement du musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et d’Espagne, dont le budget prévisionnel est de 42 millions d’euros et dont le chantier devrait être achevé en 2022 si le pouvoir politique suit ;
  • le plan des trains de banlieue (cercanías), qui devrait engager des investissements autour de 5 milliards d’euros ;
  • l’agrandissement du musée Sorolla, qui doit coûter environ 200 000 euros ;
  • l’agrandissement et la modernisation de la gare d’Atocha, qui devrait être terminée en 2023 et coûter 660 millions d’euros ;
  • et le plan directeur de l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas (2019-2026).

De son côté, la Communauté de Madrid devra gérer les transformations suivantes :

  • l’agrandissement de la ligne 11 du métro, qui devra relier la station de Place-Elliptique à celle de Comte-de-Casal d’ici à 2023 ;
  • l’agrandissement de l’Hôpital universitaire de La Paix, qui deviendra le plus haut de toute l’Espagne avec 20 étages.

Enfin, la municipalité sera en charge des projets que voici :

  • la rénovation et la refonte de la place d’Espagne, qui a débuté en mai 2019 et devrait être achevée en 2020 pour environ 62 millions d’euros ;
  • le campus associatif du parc de la Maison-de-Campagne (Casa de Campo), qui sera réalisé entre 2019 et 2020 et servira à la formation et à la détente des étudiants ;
  • la réfection du mythique Pavillon des Hexagones (Pabellón de los Hexágonos), qui doit débuter en juin 2019 et durer un an ;
  • la réfection de onze places madrilènes dans les quartiers et arrondissements de Tétouan, Barajas, Carabanchel, de la Cité linéaire, Fuencarral-El Pardo, Hortaleza, Latina, Moratalaz, Pont-de-Vallecas, San Blas-Canillejas et Villaverde ;
  • l’agrandissement du centre des congrès et expositions d’IFEMA.

Notons également plusieurs projets urbanistiques portés par des acteurs privés :

  • l’opération Chamartín, qui doit recevoir une dernière approbation du conseil municipal de Madrid et consistera en une vaste modernisation de la gare de Chamartín (deuxième gare la plus importante de la capitale et de toute l’Espagne) et des alentours ;
  • l’aéroport Madrid-Sud, dans la province de Tolède (Castille-La Manche) ;
  • la tour Caleido, qui sera terminée en 2020 ;
  • le complexe hôtelier Canalejas, qui ouvrira à la fin de l’année 2019 ;
  • la démolition de Vicente-Calderón, ancien stade de l’Atlético Madrid, qui laissera la place à des logements et des parcs ;
  • la rénovation de l’hôtel Ritz, établissement mythique et luxueux qui rouvrira à la fin de l’année 2019 ;
  • l’hôtel Riu, première étape de la rénovation de l’édifice Espagne, sur la place d’Espagne ;
  • toute une série d’autres hôtels (environ une douzaine), dont le Marriott Edition de la place des Carmélites-Déchaussées ;
  • le nouveau stade Santiago-Bernabéu, antre du Real Madrid.

Source : https://twitter.com/MadridMetropol1/status/1132652528213090309

Pedro Sánchez rencontre Emmanuel Macron à Paris

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, sur le perron du palais de l’Élysée, à Paris (France) – Photographie : El País

Ce lundi 27 mai 2019 au soir, le président de la République française, Emmanuel Macron, a reçu au palais de l’Élysée, à Paris (France), le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol). Au lendemain des élections européennes du 26 mai (qui ont coïncidé outre-Pyrénées avec les élections régionales et municipales), les deux dirigeants ont abordé l’avenir de l’Union européenne (UE), notamment concernant les importants postes de l’organisation, qui devront être pourvus dans les mois à venir.

À huit heures du soir, Sánchez et Macron ont dîné ensemble à l’Élysée. Cette rencontre fait officiellement partie d’un ensemble de consultations que le président français veut mener à bien avec divers partenaires de l’UE dans le cadre du renouvellement du Parlement de l’UE et de diverses fonctions (président du Conseil de l’UE, président de la Commission européenne, etc.)

Source : https://elpais.com/politica/2019/05/27/actualidad/1558942856_207399.html

L’ancien président de la Communauté de Madrid concourra sur la liste régionale de Citoyens

L’ancien président de la Communauté de Madrid, Ángel Garrido (anciennement Parti populaire – à droite), en compagnie d’Ignacio Aguado (Citoyens), candidat de sa formation à la présidence de la communauté autonome – Photographie : Víctor Sainz et El País

Président de la Communauté de Madrid pour le Parti populaire (PP) de mai 2018 à avril 2019, Ángel Garrido avait démissionné suite à un désaccord avec sa formation car il avait été placé contre son gré sur la liste du parti aux élections européennes du 26 mai prochain. Ce mercredi 24 avril, la formation centriste et libérale Citoyens (C’s) a annoncé le ralliement de cette personnalité conservatrice à la liste d’Ignacio Aguado, candidat à la présidence de la Communauté de Madrid.

Cette annonce a été faite vers 13h30 et Ángel Garrido a confirmé qu’il serait numéro treize sur la liste électorale de Citoyens. Le président de son ancienne formation, Pablo Casado, a appris cette décision peu après car il n’avait pas été prévenu. Garrido est encore dans les temps pour la modification des candidatures officielles, qui seront clôturées le 30 avril pour les élections régionales du 26 mai prochain.

Source : https://elpais.com/ccaa/2019/04/24/madrid/1556105040_360371.html

Un accord électoral général se prépare entre Citoyens et l’Union du Peuple navarrais

Le président de l’Union du Peuple navarrais (UPN), José Javier Esparza (photographie : El Español)

Un vaste accord électoral est en passe d’être signé en Navarre, en vue des élections régionales et municipales du 26 mai 2019, entre les centristes de Citoyens (C’s) et les régionalistes de l’Union du Peuple navarrais (UPN). Ces derniers sont les alliés traditionnels du Parti populaire (PP), ce qui ouvre la porte à une coalition plus large encore à droite, qui n’exclurait que Vox dans la communauté autonome.

L’objectif d’une telle alliance est de combattre à la fois la gauche et les nationalistes en Navarre, notamment l’actuelle présidente régionale, Uxue Barkos (Geroa Bai), et l’actuel maire de Pampelune, Joseba Asiron (EH Bildu).

Source : https://www.elespanol.com/espana/politica/20190310/gran-coalicion-navarra-upn-ciudadanos-concurriran-elecciones/381962426_0.html?__twitter_impression=true