Un débat pas si décisif que cela ?…

Quatre candidats à la présidence du gouvernement espagnol – De gauche à droite (sans compter le modérateur, au centre) : Pablo Casado (Parti populaire), Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Albert Rivera (Citoyens) et Pablo Iglesias (Podemos) – Photographie : EFE et ABC

Ce lundi 22 avril au soir, la télévision publique espagnole (TVE) organisait l’un des deux grands débats entre les principaux candidats à la présidence du gouvernement dans le cadre des élections générales du dimanche 28 avril prochain : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol, chef de l’exécutif en poste) ; Pablo Casado (Parti populaire, chef de l’opposition) ; Albert Rivera (Citoyens) ; et Pablo Iglesias (Podemos). Le président de la formation d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, n’avait pas été convié.

Les partisans des uns et des autres attendaient beaucoup de cette confrontation (qui a été suivie d’un second débat, organisé par le canal privé Antena 3), même si l’on peut douter de son efficacité ou des effets qu’elle aura sur le vote global des citoyens. Le défi séparatiste catalan a été l’un des principaux thèmes abordés avec l’économie (et des promesses de baisses d’impôt ou d’amélioration des services publics en cascade).

Pedro Sánchez s’est retrouvé très isolé face aux attaques coordonnées d’Albert Rivera (généralement considéré comme le meilleur – ou le moins mauvais – du débat) et Pablo Casado, lesquels se sont relativement épargnés étant donné la probabilité d’une future coalition de droite, si les résultats électoraux le permettent. Pablo Iglesias, de son côté, s’est découvert en grand défenseur de la Constitution de 1978 et n’a guère aidé son coreligionnaire de gauche.

Source : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-generales/abci-elecciones-generales-2019-sanchez-mantiene-vivo-indulto-presos-secesionistas-201904230051_noticia.html

L’Espagne « vide » manifeste de nouveau à Madrid

Des manifestants du dimanche 31 mars dernier à Madrid (photographie : Chema Moya, EFE et El País)

Ce dimanche 31 mars 2019, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Madrid pour exiger un pacte national contre le dépeuplement d’un grand nombre de zones rurales du centre de l’Espagne. Les deux organisations qui ont préparé cette grande marche sont Teruel Existe et Soria ¡Ya¡, qui ont affirmé que 100 000 personnes s’étaient rendues dans la capitale à cette occasion – contre 50 000 selon la Délégation du gouvernement (équivalent de notre préfecture).

Cela fait plusieurs années que l’Espagne « vide » (España vacía) fait parler d’elle afin de demander une amélioration des services publics et des transports dans les régions les plus affectées (en particulier l’Aragon et la Castille-et-León). De fait, en vue des élections générales du 28 avril prochain, l’Espagne rurale est devenue un enjeu majeur pour les différentes formations politiques en lice étant donné le système de répartition des sièges au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol).

Source : https://elpais.com/sociedad/2019/03/31/actualidad/1554022545_649884.html

Le Pacte de Tolède déraille quelques semaines avant les élections générales espagnoles

La ministre espagnole du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale, Magdalena Valerio (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), lors d’une comparution devant le Pacte de Tolède, à Madrid (photographie : EFE et El Mundo)

Le Pacte de Tolède (nom donné à la commission du Congrès espagnol des députés chargée d’examiner l’état et la réforme du système des retraites outre-Pyrénées), convoqué par l’ancien président du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), pour tenter de trouver une solution au défi du vieillissement accéléré de la population espagnole, a abouti en ce mardi 19 février 2019 à une impasse quelques semaines avant la tenue des élections générales du 28 avril prochain.

L’ensemble des partis politiques qui y sont représentés rejettent la faute sur Podemos, dont le porte-parole au Pacte de Tolède a exigé sans crier gare de l’exécutif présidé par Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) qu’il adopte un décret-loi concernant la revalorisation des pensions de retraite conformément à l’inflation. Une liste de dix-sept autres exigences a été communiquée par ce parti de « gauche radicale », ce qui a poussé le PP puis les formations restantes à abandonner la table des négociations.

Source : https://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2019/02/19/5c6c06e021efa0fb5e8b45a3.html

Pedro Sánchez appelle les Espagnols aux urnes le 28 avril prochain

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), lors de sa conférence de presse du vendredi 15 février 2019, au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Samuel Sánchez et El País)

Tout le monde s’en doutait en Espagne mais le président du gouvernement, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), l’a officiellement annoncé au matin du vendredi 15 février 2019, lors d’une conférence de presse organisée au palais de La Moncloa, à Madrid : de nouvelles élections générales auront lieu outre-Pyrénées le dimanche 28 avril prochain, un mois avant les élections européennes, municipales et régionales du 26 mai.

Après l’échec de l’adoption du budget de l’État pour l’année 2019 la même semaine, la majorité qui a porté Pedro Sánchez au pouvoir en juin 2018 au détriment de Mariano Rajoy (Parti populaire) s’est irrémédiablement brisée, notamment en raison de l’opposition frontale des formations séparatistes catalanes. La pré-campagne, entamée il y a quelques jours, cédera bientôt sa place à une campagne acharnée et courte.

Source : https://elpais.com/politica/2019/02/15/actualidad/1550216540_890788.html