« L’Espagne, vie politique et sociale d’un voisin méconnu »

L’intérieur du Sénat, chambre haute des « Cortes » (le Parlement espagnol), à Madrid (photographie : Open House Madrid)

Dans cet entretien que j’ai accordé à la revue française Conflits, spécialisée dans la géopolitique et la politique internationale, je reviens sur les fondements institutionnels, politiques et territoriaux de l’Espagne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/conflits/id1256421137?i=1000471650259&fbclid=IwAR1KLjFJPwdvNtVd-CwKSE-qTqBc4t7iDgE25aIt3dH4ZL0vmUu3S8-rDUc

Inés Arrimadas est élue présidente du parti Citoyens

La députée nationale du parti Citoyens (Cs) et nouvelle présidente de la formation, Inés Arrimadas (photographie : Álex Zea, Europa Press et El País)

Ce dimanche 8 mars 2020, la députée nationale du parti Citoyens (Cs) et porte-parole de la formation au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol, à Madrid), Inés Arrimadas, a été élue, sans grande surprise il est vrai, présidente de Cs par les adhérents. Elle en devient ainsi la première dirigeante féminine après treize années de direction sous la houlette d’Albert Rivera. Elle a ainsi obtenu 77 % des voix environ face à son principal adversaire, le meneur du « secteur critique », Francisco Igea, qui a dû se contenter de 22 % des bulletins. Quant au troisième aspirant, le militant Ximo Aparici, il n’a obtenu que 0,7 % des suffrages des adhérents.

Cette victoire permet à Inés Arrimadas de prendre le contrôle total d’un parti en grande difficulté après les élections générales anticipées du dimanche 10 novembre 2019 (à l’issue desquelles Citoyens s’est effondré avec 47 députés en moins par rapport à celles du dimanche 28 avril 2019). Lors de la cinquième assemblée générale de la formation, qui aura lieu ce weekend, le nombre de grands électeurs (compromisarios) favorables à la ligne d’Inés Arrimadas (qui prône notamment un rapprochement avec le Parti populaire de Pablo Casado, contre l’avis de Francisco Igea, plus proche du Parti socialiste ouvrier espagnol) devrait lui assurer une validation de sa stratégie générale. Née à Jerez de la Frontera, dans la province de Cadix (Andalousie), le 3 juillet 1981, Inés Arrimadas a d’abord été députée régionale au Parlement de Catalogne pour son parti avant d’être élue députée nationale de la province de Barcelone l’année dernière.

Source : https://elpais.com/espana/2020-03-08/arrimadas-gana-las-primarias-y-se-convierte-en-presidenta-de-ciudadanos.html

Une nouvelle dissolution du Parlement… et des Espagnols agacés par ces élections anticipées

Le dirigeant de cinq des plus grands partis politiques nationaux espagnols – De gauche à droite : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Pablo Casado (Parti populaire), Albert Rivera (Citoyens), Pablo Iglesias (Podemos) et Santiago Abascal (Vox) – Photographie : El País

Près de cinq mois après les élections générales anticipées du 28 avril 2019, les Cortes Generales (nom du Parlement espagnol) sont officiellement dissoutes par le roi Philippe VI ce lundi 23 septembre et un nouveau scrutin est convoqué pour le 10 novembre prochain. L’incapacité des principaux partis politiques à s’entendre pour former un gouvernement stable est en cause et les Espagnols semblent s’en agacer. Selon une enquête d’opinion élaborée par l’institut 40dB pour le grand quotidien national de centre-gauche El País, près de 68,5 % des Espagnols estiment en effet que le retour aux bureaux de vote est une mauvaise chose.

Ce résultat grimpe jusqu’à 79,1 % chez les électeurs de Podemos, 74,5 % chez ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et 71,3 % chez ceux de Citoyens (C’s). Environ 54 % des citoyens espagnols interrogés estiment que la qualité de la démocratie espagnole s’est dégradée avec le blocage parlementaire et une majorité d’entre eux estime que c’est plus la gauche que la droite qui en est responsable. Ajoutons que 35,7 % des sondés se sentent déçus, 33,9 %, en colère et 22 % inquiets face à l’organisation de ces quatrièmes élections générales en quatre ans (une en 2015, une en 2016 et deux en 2019, donc).

Source : https://elpais.com/politica/2019/09/21/actualidad/1569076948_223425.html

Le président régional catalan se retrouve devant la justice

Le président régional catalan, Joaquim Torra (photographie : EFE et El Confidencial)

Ce vendredi 28 juin 2019, le juge d’instruction du tribunal de Barcelone (Catalogne) a demandé la mise en examen du président régional, Joaquim Torra (dit « Quim » Torra) en raison de faits remontant à la campagne pour les élections générales anticipées du 28 avril dernier. L’Assemblée électorale centrale (Junta Electoral Central), qui est chargée de faire respecter un certain nombre de règles durant les processus électoraux (notamment la neutralité des administrations publiques), n’a en effet pas obtenu en temps et en heure le retrait des liens jaunes (symboles indépendantistes) de la façade du palais de la Généralité, dans la capitale catalane.

Quim Torra a multiplié les arguties afin de différer leur retrait avant de se plier, un peu tard, au respect strict et logique de la neutralité des pouvoirs publics durant les périodes électorales. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’inéligibilité (inhabilitación) en vertu du code pénal espagnol. Le juge d’instruction a donc logiquement demandé sa mise en accusation pour désobéissance, ce qui pourrait également entraîner pour Torra une forte amende.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2019-06-28/tres-anos-inhabilitado-guerra-lazos-torra_2093274/

« Espagne : petite victoire pour Pedro Sánchez »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Boursorama)

Cet article intitulé « Espagne : petite victoire pour Pedro Sánchez », publié le 27 mai 2019 sur le site en ligne du journal français L’Incorrect et rédigé par votre serviteur, revient sur les élections européennes, municipales et régionales du 26 mai dernier en Espagne pour en proposer une brève analyse : https://lincorrect.org/espagne-petite-victoire-pour-pedro-sanchez/

Miquel Iceta est choisi par le Parti socialiste ouvrier espagnol pour devenir le prochain président du Sénat

Le dirigeant socialiste catalan Miquel Iceta, au Parlement régional de Catalogne, à Barcelone (photographie : David Zorrakino, Europa Press et El País)

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a révélé ce mercredi 8 mai 2019 aux médias du pays qu’il avait choisi le dirigeant catalan Miquel Iceta Llorens pour devenir le prochain président du Sénat de notre voisin ibérique. Il n’est actuellement pas membre de la chambre haute des Cortes (le Parlement espagnol) et devra donc y être élu par le Parlement régional de Catalogne (Parlament) en remplacement de José Montilla, en poste depuis 2011 après avoir été président régional (2006-2010).

Le PSOE disposant de la majorité absolue au Sénat depuis les élections générales du 28 avril dernier, Miquel Iceta est assuré d’en devenir le président. Né à Barcelone le 17 août 1960, élu secrétaire général du Parti des Socialistes catalans (PSC) le 13 juillet 2014 en remplacement de Pere Navarro et député régional catalan en 1999 après avoir été député national de 1996 à 1999, Miquel Iceta a notamment occupé la fonction de sous-directeur au Cabinet de la Présidence de 1995 à 1996, à la fin du dernier mandat de Felipe González (1982-1996).

Ce choix de la part du président du gouvernement, Pedro Sánchez, est hautement symbolique puisqu’il s’agit pour son exécutif de tenter un nouveau rapprochement avec les autorités séparatistes catalanes – rapprochement dont on ignore s’il pourra vraiment porter ses fruits. Son cabinet cherche également à faire du Sénat une véritable chambre de représentation des communautés autonomes.

Source : https://elpais.com/politica/2019/05/08/actualidad/1557315955_999942.html

Les évolutions en cours de la Poste espagnole

Un bureau de poste espagnol (photographie : El Economista)

Nous expliquions récemment sur ce blog que la Poste espagnole (Correos) cherche à s’étendre à l’international et à renforcer sa présence sur divers continents, dont l’Asie. Afin de faire face à la raréfaction de certains services publics dans les zones rurales, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du président du gouvernement Pedro Sánchez propose désormais que les bureaux de poste (officinas de Correos) puissent remettre certains médicaments aux clients.

Les pharmaciens estiment que cette mesure est inutile étant donné que les officines sont très bien implantées dans les zones rurales – mieux, de fait, que les bureaux de poste. Une telle mesure exigerait de plus d’abroger certaines dispositions d’une loi datée de 2006. Notons par ailleurs, dans un tout autre domaine, que Correos devrait réaliser un chiffre d’affaires supérieur à 2 milliards d’euros au cours de l’année 2019.

Ces excellents résultats (jamais vus depuis 2011) sont dus en parti à l’engouement des électeurs espagnols pour le vote par correspondance à l’occasion des élections générales du 28 avril dernier mais également en raison de l’essor de la livraison de colis. Le commerce en ligne tourne en effet à plein régime outre-Pyrénées, ce qui bénéficie également à la Poste.

Sources : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9850059/04/19/El-PSOE-quiere-usar-Correos-como-farmacia-en-los-pueblos.html et https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9850856/04/19/Correos-rompera-la-barrera-de-los-2000-millones-de-ingresos-por-las-elecciones-y-el-comercio-online.html

Un Parlement espagnol plus féminin que jamais

Plusieurs candidats à la députation à l’occasion des élections générales espagnoles du 28 avril 2019 – De gauche à droite : Irene Montero (Podemos), Aitor Esteban (Parti nationaliste basque), María Jesús Montero (Parti socialiste ouvrier espagnol), Cayetana Álvarez de Toledo (Parti populaire), Inés Arrimadas (Citoyens) et Gabriel Rufián (Gauche républicaine de Catalogne) – Photographie : RTVE et El País

À la suite des élections générales du dimanche 28 avril 2019, le Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) comptera plus d’élues féminines que jamais dans son histoire avec 164 femmes sur 350 sièges, soit 46,8 % au total. C’est la première fois que le seuil des 40 % est dépassé dans le domaine outre-Pyrénées. De fait, plusieurs partis respectent les lois sur la parité en vigueur dans leurs rangs : le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le Parti populaire (PP), Unidas Podemos, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et la Coalition canarienne (CC).

C’est le PSOE qui est la formation avec le plus fort taux de féminisation de ses députés (avec 64 femmes sur 123 élus, soit 52 % environ), devant le PP (34 sur 66, soit approximativement 51 %). Unidas Podemos compte 20 élues sur ses 42 députés et Citoyens (C’s) 21 sur 57. Depuis 2007, la Loi sur l’Égalité (Ley de Igualdad) oblige les formations politiques à présenter des listes qui ne supposent pas un trop grand déséquilibre en candidats hommes et femmes (avec un décalage de 40 % à 60 % au pire).

Source : https://elpais.com/politica/2019/04/29/actualidad/1556554378_578393.html

« Résultats des législatives espagnoles : « De chaque côté, on a joué sur le vote de la peur » »

Un bureau de vote en Espagne à l’occasion des élections générales du dimanche 28 avril 2019 (photographie : As)

Votre serviteur était interrogé ce dimanche 28 avril au soir sur l’antenne française de la chaîne russe en ligne RT pour commenter les résultats des élections générales espagnoles de la journée : https://youtu.be/Oz55vGL6wfY

« Neuf choses que nous ont apprises les élections générales espagnoles du 28 avril »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : AFP et Arte

Cet article de mon cru, intitulé « Neuf choses que nous ont apprises les élections générales espagnoles du 28 avril » et publié sur le site du journal français L’Incorrect le 29 avril 2019, analyse brièvement les résultats de ce scrutin : https://lincorrect.org/neuf-choses-que-nous-ont-apprises-les-elections-generales-espagnoles-du-28-avril/