Décès de l’académicien espagnol Federico Corriente à l’âge de 79 ans

L’académicien espagnol Federico Corriente (photographie : ABC)

L’on apprenait ce mardi 16 juin 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 79 ans, de l’académicien, arabisant et lexicographe espagnol Federico Corriente Córdoba, qui était né à Grenade (Andalousie) le 14 novembre 1940. Élu à l’Académie royale de la Langue espagnole (Real Academia Española, RAE), vénérable institution dont le siège se trouve dans la capitale, en 2017, il en occupe le fauteuil K à partir du 20 mai 2018, en remplacement de la romancière espagnole Ana María Matute (1925-2014).

Il prend possession de son siège avec un discours intitulé « La investigación de los arabismos del castellano en registros normales, folklóricos y bajos » (littéralement, « La recherche des arabismes du castillan dans les registres normaux, folkloriques et bas »). Diplômé en philologie sémitique auprès de l’Université Complutense de Madrid en 1963, il y obtient sa thèse de doctorat en 1971 avant d’enseigner la langue arabe et la littérature du monde arabophone en Espagne et à l’étranger (Égypte, Maroc, États-Unis d’Amérique).

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-muere-federico-corriente-arabista-y-miembro-real-academia-espanola-202006162248_noticia.html

Une ministre espagnole veut diriger l’Organisation mondiale du Commerce

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Partis socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : El Español

Après la troisième vice-présidente du gouvernement, en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui brigue le poste de présidente de l’Eurogroupe, c’est au tour d’une autre ministre membre du gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (PSOE), de tenter de décrocher un emploi prestigieux. La ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (PSOE), souhaite en effet remplacer le Brésilien Roberto Azevêdo à la tête de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), sise à Genève (Suisse).

L’actuel directeur général de l’organisme doit en effet quitter son poste cette année mais plusieurs concurrents à González Laya vont eux aussi tenter leur chance. Il s’agit du Mexicain Jesús Seade, négociateur en chef de son pays lors de la mise en œuvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), d’un côté et de l’Irlandais Phil Hogan, actuel commissaire européen au Commerce. Notons également que l’Égypte et le Nigeria sont intéressés par le poste.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-06-10/mexico-irlanda-candidatura-espana-omc_2631447/

L'Espagne forme des conservateurs égyptiens afin de les aider dans leur tâche

Des fouilles archéologiques à Louxor, en Égypte (photographie : Francisco Carrión et El Mundo)

Dans le cadre de ses organismes de coopération internationale et de conservation du patrimoine, l’Espagne forme ces derniers mois des spécialistes égyptiens du patrimoine historique et archéologique afin de leur enseigner les dernières méthodes de restauration et d’entretien des monuments et œuvres d’art. C’est notamment par le biais de l’Institut andalou du Patrimoine historique (Instituto Andaluz del Patrimonio Histórico), sis à Séville (Andalousie), que ces formations ont lieu dans la capitale de l’Égypte, Le Caire. De tels cours doivent permettre d’améliorer la mise en valeur du formidable héritage national égyptien, encore balbutiante.

Sur le site Louxor, plus au Sud, c’est l’archéologue espagnole Myriam Seco qui dirige les fouilles sur le temple du pharaon Thoutmôsis III (qui a régné de 1504 à 1452 avant notre ère) depuis douze ans. Elle travaille notamment à l’organisation, au classement et à la présentation au grand public des objets, restes archéologiques et œuvres retrouvés sur place, notamment en coopération avec le Ministère des Antiquités du pays. Elle y enseigne aux spécialistes égyptiens de la culture la protection et l’analyse des artefacts mis au jour dans le cadre de ces fouilles archéologiques – notamment par le truchement des techniques de conservation du quotidien, qui commencent à être largement pratiquées en Espagne mais aussi en France et en Italie.

Source : https://www.elmundo.es/ciencia-y-salud/ciencia/2020/03/07/5e21f27efdddff524b8b45c6.html

La mairie de Madrid va lancer un plan pour protéger le temple de Debod, l'un des plus célèbres monuments de la capitale espagnole

Une vue vespérale du temple de Debod, monument égyptien situé sur la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Samuel Sánchez et El País)

Offert à l’Espagne par l’Égypte en 1968 pour remercier notre voisin ibérique dans la sauvegarde du patrimoine menacé dans ce pays africain par la construction du barrage d’Assouan, le temple de Debod est un monument religieux antique jadis consacré au dieu Amon et construit il y a environ 2 200 ans. Il a été démonté pierre par pierre et placé à l’air libre sur la place d’Espagne, à Madrid, à l’emplacement de l’ancienne « Caserne de la Montagne » (Cuartel de la Montaña), le long de l’avenue du Peintre-Rosales. Il offre ainsi toute l’année des vues romantiques sur la capitale espagnole et se trouve entouré de bassins et de fontaines.

Pourtant, sa dégradation au fil des ans est palpable, au point que même l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle en anglais), sise à Paris (France), s’en est récemment émue et a demandé à la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), d’agir pour le préserver. Un temps rétif à l’idée, le maire a finalement fait valider lors d’un Conseil municipal l’idée d’un concours d’idées, qui devra avoir lieu en 2021 afin de déterminer quelle solution est la plus adaptée pour laisser le temple de Debod à son emplacement actuel tout en le protégeant davantage.

L’ensemble des groupes politiques représentés au Conseil municipal de Madrid (Parti populaire, Parti socialiste ouvrier espagnol, Citoyens, Podemos, Más Madrid, Vox) ont soutenu l’initiative. La capitale espagnole fait ainsi face à des critiques venues d’Égypte même – et notamment du ministre des Antiquités et du Tourisme de cette nation, Khaled El-Enany. Il faut dire que les hivers froids et humides de la Meseta centrale espagnole ne sont pas propices à la meilleure conservation possible du monument religieux.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/25/actualidad/1582627586_165709.html

Les entraîneurs espagnols de handball, réclamés et couronnés de succès dans le monde entier

Le sélectionneur de l’équipe nationale espagnole de handball masculin, Jordi Ribera (photographie : El Periódico)

Alors que la sélection nationale espagnole de handball masculin a remporté au mois de janvier 2020 son deuxième titre européen, notre voisin ibérique constate avec fierté à quel point ses entraîneurs dans ce sport sont demandés dans le monde entier et gagnent les titres les uns après les autres. De quoi remplir de joie l’ensemble des membres de l’École nationale des Entraîneurs de Handball (Escuela Nacional de Entrenadores de Balonmano), sise à Madrid, ainsi que tous les pratiquants de la discipline outre-Pyrénées. Ces sélectionneurs répartis sur toute la planète répandent ainsi les techniques espagnoles de jeu, davantage fondées sur la technique sur le physique.

Outre Jordi Ribera, récemment sacré sur la scène européenne avec la sélection nationale espagnole, l’on peut ainsi évoquer le cas de Valero Ribera, qui a remporté deux fois le championnat d’Asie de handball avec l’équipe qu’il entraîne, le Qatar – sélection qu’il a également menée sur la deuxième marche du podium mondial. De son côté, Manolo Cardenas a remporté plusieurs titres en entraînant la sélection nationale d’Argentine tandis que Daniel Gordo est à la tête de l’équipe brésilienne, l’un des autres poids lourds d’Amérique du Sud dans cette discipline. Les deux meilleures sélections africaines, l’Égypte et la Tunisie, sont aussi entraînées par des Espagnols, respectivement par Roberto García Parrondo et Toni Girona.

Source : https://www.elperiodico.com/es/deportes/20200131/los-tecnicos-espanoles-conquistan-el-mundo-7830618

Les entreprises touristiques Jet2 et TUI continuent à parier sur l’Espagne

Un hôtel aux îles Canaries (photographie : Trivago)

En dépit d’une concurrence toujours plus forte (notamment en provenance du Maroc, de Tunisie, de Turquie ou encore d’Égypte), l’Espagne continue d’attirer les entreprises du secteur touristique. C’est notamment le cas de Jet2 Holidays, sise à Leeds (Royaume-Uni), ainsi que l’a confirmé au mois de janvier 2020 son conseiller délégué, Steve Heapy. Il a ainsi rappelé que sa firme, l’un des grands noms des tour-opérateurs dans le monde, était présente depuis un quart de siècle outre-Pyrénées et voulait y renforcer sa présence – elle y effectue déjà 60 % de ses ventes. Jet2 Holidays a déjà aidé à amortir la crise liée à la faillite de la compagnie britannique Thomas Cook, notamment aux îles Baléares et aux îles Canaries.

C’est aussi le cas du tour-opérateur allemand TUI, dont le siège est partagé entre Hanovre et Berlin. Son conseiller délégué, Fritz Joussen, a commencé par rappeler que l’entreprise traversait dernièrement une importante zone de turbulences. Pour résoudre ses soucis, elle veut justement poursuivre sa modernisation et sa diversification, notamment par une alliance avec la chaîne d’hôtels espagnole Riu, dont les quartiers généraux se trouvent à Palma de Majorque (îles Baléares). TUI a en effet signé des conventions avec 99 établissements de la chaîne, dont 46 se trouvent outre-Pyrénées.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/01/21/companias/1579628930_903376.html

La Communauté de Madrid est l’une des régions les plus accueillantes pour les animaux de compagnie des touristes

Un chien devant le temple égyptien de Debod, à Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Selon le classement établi par le site Internet European Best Destinations, qui promeut et assiste le tourisme sur tout le continent européen, la Communauté de Madrid est l’une des régions les plus accueillantes pour les animaux domestiques amenés par les touristes. Concrètement, la capitale espagnole et son agglomération arrivent en sixième position, avec trois cents quarante hôtels acceptant chiens, chats et autres mascottes.

La ville se retrouve derrière les cités et régions suivantes :

  • la Wallonie (Belgique) ;
  • la Dalmatie (Croatie) ;
  • l’agglomération de Paris (France) ;
  • l’agglomération de Venise (Italie) ;
  • et l’agglomération de Lisbonne (Portugal).

Source : https://madridsecreto.co/madrid-dog-friendly/?fbclid=IwAR27qOQlet84bx-IfOctF-Rd4Ejxj9vXFTWQqFzVOZtuGEvk62HBDCjoNt0

Décès du doubleur espagnol Claudio Rodríguez à l’âge de 86 ans

Le doubleur espagnol Claudio Rodríguez (photographie : Europa Press et ABC)

L’on apprenait ce mercredi 4 décembre 2019 le décès à Madrid, à l’âge de 86 ans, du doubleur espagnol Claudio Rodríguez, qui était né le 31 août 1933 dans le village de La Bóveda de Toro, dans la province de Zamora (Castille-et-León). Sa mort a été annoncée par le Syndicat des Artistes de Doublage de Madrid (Sindicato de Artistas de Doblaje de Madrid, ADOMA), qui a rappelé qu’il était la voix habituelle outre-Pyrénées des acteurs américains Charlton Heston et Burt Lancaster.

Souvent considéré comme « la meilleure voix de l’histoire » dans le domaine du septième art espagnol, il a 2 000 films à son actif et de nombreux comédiens auxquels il a prêté sa voix. Outre les deux acteurs susnommés, l’on peut citer : le Britannique Roger Moore, l’Égyptien Omar Sharif, le Franco-Suédois Max von Sydow, le Mexicano-Américain Anthony Quinn ou encore le Britannique Gary Oldman.

Source : https://www.abc.es/play/cine/noticias/abci-muere-claudio-rodriguez-y-dumbledore-201912041417_noticia.html#ns_campaign=noticiastvnoche&ns_mchannel=play

Décès de l’acteur de doublage espagnol Arsenio Corsellas à l’âge de 86 ans

L’acteur de doublage espagnol Arsenio Corsellas (photographie : ADOMA et El País)

L’on apprenait ce samedi 16 novembre 2019 le décès à Madrid, à l’âge de 86 ans, de l’acteur de doublage espagnol Arsenio Corsellas Serra, l’un des plus célèbres de sa profession outre-Pyrénées. Né à Figueras, dans la province de Gérone (Catalogne), le 17 septembre 1933, il a réalisé plus de mille doublages au cours d’une carrière très prolifique.

Il était notamment chargé de doubler la voix de nombreux acteurs anglophones (Burt Lancaster, Sean Connery, Charlton Heston, Cary Grant, Nick Nolte, Robert Shaw, Richard Burton, Michael Caine, Jack Nicholson, Donald Sutherland, Rock Hudson, etc.)

Il est également très célèbre pour avoir prêté sa voix à Humphrey Bogart dans le deuxième doublage du célèbre long métrage Casablanca. D’autres acteurs étaient à son actif, comme l’Américain Clint Eastwood, l’Égyptien Omar Sharif ou encore l’Italien Marcello Mastroianni. Il a également tourné deux fois au cinéma (en 1994 et 2003) et posé sa voix sur deux disques de contes. Il aura travaillé comme doubleur durant soixante ans environ.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/17/actualidad/1574006300_835784.html

Paris organise la plus grande exposition sur Le Greco jamais réalisée en France… mais sans tableaux du Prado

Le tableau « La Fable » du peintre espagnol Le Greco (photographie : El País)

Né dans l’actuelle ville d’Heraklion, sur l’île de Crète (Grèce) en 1541 et décédé à Tolède (actuelle Castille-La Manche) en 1614, le célèbre peintre espagnol d’origine grecque Domínikos Theotokópoulos, dit « Le Greco », fait l’objet depuis le 16 octobre dernier de la plus grande rétrospective jamais organisée en France. C’est à Paris, au Grand Palais, que se déroule cette exposition unique dans notre pays. Pour l’occasion, 69 tableaux ont été empruntés à des musées et des collections du monde entier.

Parmi ces institutions, l’on retrouve bien entendu des organismes espagnols : la Bibliothèque nationale d’Espagne (Madrid) ; le Musée Lázaro-Galdiano (Madrid) ; le Musée Thyssen-Bornemisza (Madrid) ; le Musée national d’Art de Catalogne (Barcelone, Catalogne) ; le Musée des Beaux-Arts de Séville (Andalousie) ; le Musée Sainte-Croix (Tolède) ; le chapitre de la cathédrale de Tolède ; la Fondation de la Maison ducale de Medinaceli (Tolède) ; la collection de la Fondation Botín (Santander, Cantabrie) ; le Patrimoine national ; la collection privée de Plácido Arango ou celle de Juan Miguel Villar Mir, etc.

Une exception à cette politique de prêts : le Musée du Prado. La plus grande pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne a en effet refusé au Grand Palais trois œuvres majeures du Greco : Una fábula (La Fable), La huida a Egipto (La Fuite en Égypte) et La Trinidad (La Trinité). Ce refus a été signifié à l’organisme français en dépit d’une demande très précoce et d’une visite des institutions culturelles françaises en Espagne. Cette année, le Musée du Prado célèbre en effet ses 200 ans et sa politique de prêts a été modifiée à cette occasion afin d’éviter qu’un trop grand nombre de ses œuvres ne se trouve à l’étranger.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/10/02/actualidad/1570034539_621683.html