Un site archéologique met au jour des restes musulmans à Algésiras

L’équipe d’archéologues travaillant sur le site musulman d’Al-Bunayya, à Algésiras, dans la province de Cadix, en Andalousie (photographie : mairie d’Algésiras et El País)

C’est sur le territoire de la commune espagnole d’Algésiras, dans la province de Cadix (Andalousie), qu’a récemment été mis au jour un site archéologique musulman, celui d’Al-Bunayya, qui servait à la fois de camp militaire et d’ensemble palatial. Il a été bâti en 1282, sous le règne du sultan Abou Youssouf, de la dynastie béniméride, dans le cadre de la bataille pour le contrôle du détroit de Gibraltar. Durant 75 ans environ, en effet, chrétiens et musulmans s’affrontent en péninsule Ibérique pour tenter de faire main basse sur ce passage stratégique.

La ville d’Al-Bunayya a probablement été abandonnée vers 1375 et servait également de camp de base pour les moudjahidines, ces guerriers de la foi musulmans qui avaient décider de s’engager militairement dans le cadre du djihad. Une étude a été publiée dans la presse spécialisée par un archéologue municipal d’Algésiras et chef des fouilles sur place, Rafael Jiménez-Camino, qui signale que le site devait s’étendre au moment de son apogée sur approximativement 7 000 mètres carrés. Les murailles de l’ensemble seront visitables à terme.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-06-04/una-base-muyahidin-en-la-andalucia-del-siglo-xiii.html

Décès du journaliste espagnol Juan Antonio Calvo à l’âge de 71 ans

Le journaliste espagnol Juan Antonio Calvo (photographie : Juan Leal et ORM)

L’on apprenait ce mercredi 3 juin 2020 le décès à Murcie (Région de Murcie), à l’âge de 71 ans, du journaliste espagnol Juan Antonio Calvo Carazo, qui était né à Nava del Rey, dans la province de Valladolid (Castille-et-León), le 22 août 1948. Dans son enfance, il suit son père, militaire de carrière, à Barcelone (Catalogne), où il étudie par la suite le droit et le journalisme à l’Université de Barcelone. C’est en 1967 qu’il débute dans le journalisme sportif, au sein du journal régional catalan Mundo Deportivo.

Il a rapidement été l’un des journalistes dépêchés à l’étranger ou dans diverses communautés autonomes espagnoles pour couvrir les grandes compétitions internationales de football et d’autres disciplines, à l’image des Jeux olympiques d’été de Barcelone (1992), de la Coupe du Monde de Football aux États-Unis d’Amérique (1994), de la Coupe d’Europe de Football en Angleterre (1996) et de la Coupe du Monde de Football en France (1998).

Source : https://www.orm.es/deportes/deportes-2020/fallece-a-los-71-anos-el-periodista-deportivo-juan-antonio-calvo/

L’Espagne entame le retrait total de ses troupes stationnées en Irak et en Afghanistan

Un soldat espagnol en poste à Bismayah, en Irak (photographie : El País)

À la fin du mois de juillet 2020, l’Espagne fermera la principale base militaire qui est la sienne en Irak, celle du Grand-Capitaine, située à Bismayah. Environ 350 des 500 soldats dont elle dispose dans le pays asiatique s’y trouvent en effet stationnés, notamment dans le but d’entraîner les troupes et forces de l’ordre irakiennes. Par ailleurs, le Ministère espagnol de la Défense, aujourd’hui dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a expliqué aux médias du pays qu’il rapatrierait les derniers soldats espagnols présents en Afghanistan entre la fin de cette année et le début de l’année 2021.

Depuis 2015, au sein de la base du Grand-Capitaine, 17 brigades de l’armée irakienne et 10 unités de la police de ce pays arabo-musulman ont ainsi été formées par les forces armées de notre voisin ibérique – soit 50 000 soldats approximativement. La base militaire espagnole de Bismayah est commandée par le colonel César García del Castillo et a été visitée en janvier 2019 par le roi Philippe VI.

Source : https://elpais.com/espana/2020-05-31/espana-cerrara-este-verano-la-principal-base-de-sus-tropas-en-irak.html

L’entreprise espagnole Indra renforce le système de défense aérienne du pays

Un radôme LANZA, conçu par l’entreprise espagnole Indra, situé au sommet du Puig Mayor, point culminant des îles Baléares (photographie : Wikipedia)

Sise à Alcobendas (Communauté de Madrid), l’entreprise technologique espagnole Indra a reçu à la fin du mois de mai 2020 la mission de la part du Ministère de la Défense, aujourd’hui dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), de moderniser les systèmes de défense aérienne du pays – en particulier ceux qui permettent l’identification des appareils militaires amis et ennemis (dits « systèmes IFF ») dans le cadre des escadrons de de surveillance aérienne (Escadrones de Vigilancia Aérea, EVA) de l’Armée de l’Air.

L’objectif de la modernisation est notamment de favoriser l’interopérabilité avec les autres forces aériennes des pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN). Indra Sistemas s’était déjà chargé de la conception, construction et installation des radômes LANZA en divers points du pays – 15 en tout et pour tout sur l’ensemble de la géographie espagnole. Les nouveaux systèmes de détections aérienne devraient permettre de repérer tout appareil à 470 kilomètres de distance.

Source : https://www.defensa.com/espana/indra-refuerza-sistema-espanol-defensa-aerea

La firme espagnole Indra va diriger un projet européen de défense électronique pour les avions de chasse

Le siège de l’entreprise espagnole Indra, à Alcobendas, dans la Communauté de Madrid (photographie : ABC)

Sise à Alcobendas (Communauté de Madrid), l’entreprise espagnole Indra, spécialisée notamment dans le matériel de défense, va diriger un projet européen baptisé CROWN, qui vise à développer un système de défense électronique pour les avions de chasse. Ce programme continental doit combiner les radars, les systèmes de communication et la maîtrise de l’espace radio-électrique.

Dix autres entreprises européennes seront de la partie :

  • Thales (France) ;
  • Office national d’Études et de Recherches aérospatiales (ONERA, France) ;
  • Hensoldt (Allemagne) ;
  • Fraunhofer-Gesellschaft (Allemagne) ;
  • SAAB (Suède) ;
  • Agence suédoise de Recherche pour la Défense (Suède) ;
  • Organisation néerlandaise pour la Recherche scientifique appliquée (TNO, Pays-Bas) ;
  • Leonardo (Italie) ;
  • Elettronica (Italie) ;
  • Baltijos Pažangių technologijų Institutas (Lituanie).

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/industria-de-defensa/indra-al-frente-de-un-proyecto-europeo-de-defensa-electronica-para-los-cazas.html?fbclid=IwAR07iTy7-MY6xLk7TxiYxrFK4lqYXcnw35aqcwFv1MbGnBsSvMdp0VIoyHg

L’Espagne va créer un département de prospective à long terme pour son armée

La ministre espagnol de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE et ABC

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a approuvé la constitution d’un département militaire chargé de la prospective à long terme, c’est-à-dire sur vingt ans. Cette unité de futurologie, qui sera probablement baptisée Division de Développement de la Force (División de Desarrollo de la Fuerza), suit le modèle existant au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN).

Elle sera placée sous la direction du commandant en chef de l’état-major de l’armée espagnol, le général Miguel Ángel Villarroya. Une trentaine d’employés du Ministère de la Défense, aujourd’hui dirigé par Margarita Robles (PSOE), devrait y travailler à plein temps. La création de ce département correspond au dernier étage de la réorganisation de la structure interne des forces armées de notre voisin ibérique, qui s’est achevée le 19 mai dernier.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/otros-temas/defensa-creara-un-departamento-para-prever-capacidades-necesarias-dentro-de-20-anos.html?fbclid=IwAR1L7jERHh7azv6HDsOU2CLf342A9RSxXfp9bgN9-tROcMBE4_9BXEtgMdM

Un consortium de quatre entreprises espagnoles fabriquera le nouveau blindé de l’armée

L’usine d’armement de l’entreprise espagnole Santa Bárbara Sistemas de Trubia, à Oviedo, dans la Principauté des Asturies (photographie : Álex Piña et El Comercio)

La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a annoncé ce mercredi 13 mai 2020 que l’État espagnol signera au troisième trimestre de l’année en cours un contrat avec quatre entreprises espagnoles afin que ces dernières construisent le nouveau blindé de l’armée de notre voisin ibérique.

Les quatre entreprises en question sont Indra (sise à Alcobendas, dans la Communauté de Madrid), Santa Bárbara Sistemas (dont le siège se trouve à Madrid), Sapa Plasencia (dont le quartier général est à Andoáin, dans la province de Guipuscoa, au Pays basque) et Escribano Mechanical & Engineering (qui a son siège à Alcalá de Henares, dans la Communauté de Madrid). Ces quatre sociétés formeront un consortium temporaire, tel que régulé par l’article 346 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (UE).

Environ 650 emplois directs et 1 000 emplois indirects seront créés sur les sites de production d’Oviedo (Principauté des Asturies), Madrid, Séville (Andalousie) et Andoáin. Il s’agira pour les usines concernées de construire un blindé 8×8 sur une durée estimée d’environ sept ans après signature du contrat.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/05/13/companias/1589385855_691816.html

Décès de l’historien espagnol Carlos Seco Serrano à l’âge de 96 ans

L’historien espagnol Carlos Seco Serrano (photographie : Sigefredo Camarero et ABC)

L’on apprenait ce samedi 11 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 96 ans, du grand historien espagnol Carlos Seco Serrano, qui était né à Tolède (Castille-La Manche) le 14 novembre 1923. Spécialiste de l’histoire contemporaine de son pays, fils d’un militaire républicain mort au cours de la Guerre civile (1936-1939), il suit des études de philosophie et de lettres à l’ancienne Université centrale de Madrid avant d’obtenir un doctorat d’histoire auprès du même centre universitaire en présentant une thèse intitulée Relaciones diplomáticas entre España y Venecia en la época de Felipe III (littéralement, Relations diplomatiques entre l’Espagne et Venise à l’époque de Philippe III).

Élève des historiens Ciriaco Pérez Bustamante (1896-1975) et Jesús Pabón (1902-1976), il devient professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Barcelone (Catalogne) en 1957, poste qu’il occupe jusqu’en 1975. Cette année-là, il est nommé à l’Université Complutense de Madrid, dont il devient professeur émérite à sa retraite, prise en 1989. Membre de l’Académie royale des Belles Lettres de Barcelone et de l’Académie portugaise d’Histoire, directeur de l’Índice histórico español (littéralement, Index historique espagnol), collaborateur du Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de Madrid, il reçoit en 1986 le Prix national d’Histoire pour l’ouvrage Militarismo y civilismo en la España contemporánea (littéralement, Militarisme et pouvoir civil dans l’Espagne contemporaine).

Grand-croix du Mérite militaire en 1996, grand-croix d’Alphonse-X-le-Sage en 2002, Prix de la Ville-de-Madrid en 2003 pour le livre La España de Alfonso XIII – El Estado, la política, los movimientos sociales (littéralement, L’Espagne d’Alphonse XIII – L’État, la politique, les mouvements sociaux), il est l’auteur de nombreux ouvrages historiographiques fondamentaux concernant l’Espagne contemporaine, à l’instar d’Alfonso XIII y la crisis de la Restauración (littéralement, Alphonse XIII et la crise de la Restauration) en 1969 ; Sociedad, literatura y política en la España del siglo XIX (littéralement, Société, littérature et politique dans l’Espagne du XIXe siècle) en 1973 ; Godoy, el hombre y el político (littéralement, Godoy, l’homme et le dirigeant politique) en 1978 ; Al correr de los días – Crónicas de la Transición (littéralement, Au fil des jours – Chroniques de la Transition démocratique) en 1994 ; ou encore María Cristina de Habsburgo y la Regencia (1885-1902) (littéralement, Marie-Christine de Habsbourg et la Régence (1885-1902)) en 1994.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-muere-historiador-carlos-seco-serrano-maestro-y-especialista-historia-espana-contemporanea-202004121056_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

Décès du lieutenant-colonel espagnol Jesús Gayoso à l’âge de 48 ans

Le lieutenant-colonel espagnol Jesús Gayoso (photographie : Actualidad Rioja Baja)

L’on apprenait ce vendredi 27 mars 2020 le décès à Logroño (La Rioja), à l’âge de 48 ans, du lieutenant-colonel (teniente coronel) de la Garde civile espagnole Jesús Gayoso Rey des suites de l’épidémie de coronavirus venue de Chine. Né à Mieres (Principauté des Asturies) le 26 avril 1971, il était installé à La Corogne (Galice) avec sa femme et ses deux enfants.

Après être passé par l’Académie générale militaire de Saragosse (Aragon), entre 1991 et 1996, il a été affecté à première compagnie du Groupe d’Action rapide (Grupo de Acción Rápida, GAR) – force d’élite de la Garde civile créée en 1982 -, basé à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque). Depuis 2014, il était le directeur de cette unité qui était notamment intervenue pour boucler La Rioja en pleine pandémie de COVID-19.

Source : https://diariopatriota.com/jesus-hayoso-teniente-coronel-de-la-guardia-civil-fallece-por-coronavirus-a-la-edad-de-48-anos/

L'Espagne dépense 33,6 milliards d'euros de moins que la moyenne de l'UE en matière de protection sociale, d'éducation et de santé publique

L’Hôpital universitaire et polytechnique de La Foi, à Valence, dans la Communauté de Valence (photographie : Linkedin)

Après la crise économique de 2008, l’Espagne a grandement réduit ses dépenses publiques, notamment en matière de santé, d’instruction et de protection sociale. En 2018, les crédits alloués à ces trois postes capitaux ont de nouveau augmenté plus vite que le produit intérieur brut (PIB) en dix ans mais notre voisin ibérique accuse toujours un retard par rapport à la moyenne de l’Union européenne (UE). Ainsi, à la fin de l’année 2018, la différence des dépenses dans ces domaines entre Espagne et UE atteignait 4,1 % du PIB espagnol.

En moyenne, notre voisin pyrénéen dépense 33,6 milliards d’euros de moins que ses voisins continentaux dans le domaine de l’instruction, de la santé et des subventions sociales. La différence est particulièrement prononcée si l’on parle de santé publique, de protection sociale et de retraite, d’éducation ainsi que de défense nationale. Les conséquences que l’on peut tirer de ces statistiques ne sont toutefois pas univoques, car l’efficacité et l’université du système de santé publique en Espagne ne sont plus à démontrer.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-03-02/espana-millones-menos-ue-sanidad-educacion_2475559/