L'Espagne relance son expansion diplomatique dans le monde

L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie de son homologue marocain, Nasser Bourita, en juin 2019, à Rabat, au Maroc (photographie : Jalal Morchidi, EFE et El País)

Après des années de « vaches maigres » et de coupes budgétaires liées à la crise économique de 2008, l’Espagne relance ces dernières semaines son processus d’expansion diplomatique dans le monde entier, en ciblant en particulier certaines zones géographiques et certains pays. C’est notamment par le biais de l’ouverture ou de la réouverture de certains consulats (indispensables dans la délivrance de visas et la bonne marche du commerce extérieur de notre voisin ibérique) que ce phénomène voit le jour.

Une telle décision doit aussi améliorer l’assistance envers les Espagnols expatriés. Environ 150 nouveaux employés sont ainsi chargés de renforcer les 180 consulats que l’Espagne entretient sur la planète ou d’en ouvrir d’autres. C’est notamment le cas du consulat de Chengdu, en Chine ; de celui de Manchester, au Royaume-Uni ; de celui de Camagüey, à Cuba, etc. Certains organismes consulaires particulièrement sollicités sont considérablement « musclés » depuis l’année dernière, comme à La Havane (Cuba), Caracas (Venezuela), Buenos Aires (Argentine), Londres et Édimbourg (Royaume-Uni), entre autres.

Source : https://elpais.com/politica/2019/12/15/actualidad/1576437085_808265.html

Plusieurs expositions artistiques sont organisées autour de l'exil républicain espagnol

Le tableau « Sur le chemin de l’exil » (1940), du peintre espagnol Josep Franch-Clapers (photographie : Archives nationales de Catalogne et Fonds Josep Franch-Clapers)

Dans le cadre de la Retirada (premiers mois de l’année 1939), près de 500 000 Espagnols appartenant au camp républicain ont fui l’Espagne, d’abord vers la France, alors que la Guerre civile (1936-1939) touchait à sa fin. Cet exil s’est ensuite réparti dans le reste de l’Europe occidentale, en URSS, au Mexique, en Argentine, au Chili ou encore à Cuba. À l’occasion des 80 ans de cet événement majeur, plusieurs expositions artistiques sont organisées en Espagne, notamment dans l’espace Arquería (littéralement, « Arcature ») de la zone des Nouveaux Ministères (Nuevos Ministerios), à Madrid.

Intitulée 1939: exilio republicano español (littéralement, « 1939 : exil républicain espagnol »), cette exposition a Juan Manuel Bonet, ancien directeur de l’Institut Cervantes, pour commissaire. Elle retrace l’histoire de ces Espagnols déracinés et disséminés aux quatre coins du globe de 1939 jusqu’au retour du tableau Guernica, du peintre espagnol Pablo Picasso, en Espagne, en 1981. Elle regroupe des objets historiques, des documents, des photographies, des peintures, des sculptures, des films, du matériel radiophonique, des enregistrements, des affiches et de nombreux livres.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/04/actualidad/1575486410_405459.html

Plus de 90 000 résidants étrangers ont obtenu la nationalité espagnole en 2018

Un serveur d’origine étrangère dans un bar espagnol (photographie : El Economista)

Au cours de l’année 2018, 90 774 résidents étrangers outre-Pyrénées ont obtenu la nationalité espagnole, soit une augmentation de 36,5 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis au mois de décembre 2019 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid. La nationalité étrangère qui a le plus bénéficié de cette vague de naturalisations sont les Marocains, suivis des Latino-Américains (dans l’ordre décroissant, les Boliviens, les Équatoriens, les Colombiens, les Dominicains, les Péruviens, les Cubains, les Paraguayens, les Brésiliens, les Argentins, les Vénézuéliens, les Honduriens et les Uruguayens).

Le pays de naissance le plus courant de ces citoyens naturalisés est l’Espagne (17 256 cas) et, dans leur majorité, il s’agit d’enfants âgés de moins de 10 ans (86,4 %). Parmi les citoyens naturalisés nés à l’étrangers, les Marocains sont majoritaires (15 398 acquisitions de nationalité). C’est au Pays basque (4,3 %), en Navarre (3,9 %) et en Principauté des Asturies (3,7 %) que le phénomène a été le plus intense si on le rapporte à la population étrangère résidente en 2018. Au contraire, dans les îles Baléares (1,2 %), en Andalousie (1,4 %) et aux îles Canaries (1,4 %), le mouvement été bien plus modéré.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10237025/12/19/En-2018-consiguieron-la-nacionalidad-espanola-90774-extranjeros-residentes-un-36-mas-que-el-ano-anterior.html

Quelques-unes des 500 Espagnoles les plus influentes de l’année 2019

Le roi d’Espagne, Philippe VI (à droite), et son épouse la reine Letizia lors d’une visite de la vieille ville de La Havane, à Cuba, en novembre 2019 (photographie : Getty Images)

Le quotidien national espagnol El Mundo, classé au centre-droite, a établi au mois de novembre dernier un classement des Espagnoles les plus influentes de l’année 2019. L’on y retrouve plusieurs têtes connues, à l’instar de :

  • la reine Letizia ;
  • son prédécesseur, la reine Sophie ;
  • Cayetana Álvarez de Toledo, députée du Parti populaire (PP) pour la province de Barcelone (Catalogne) ;
  • la chanteuse Amaia Romero (dite « Amaia »), née à Pampelune (Navarre) en 1999 ;
  • Inés Arrimadas, députée du parti Citoyens (C’s) pour la province de Barcelone ;
  • Meritxell Batet, présidente du Congrès des députés – Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) ;
  • Ona Carbonell, spécialiste de natation synchronisée née en 1990 à Barcelone ;
  • Isabel Coixet, cinéaste née en 1960 à Barcelone ;
  • Penélope Cruz, actrice née en 1974 à Alcobendas (Communauté de Madrid) ;
  • Susanna Griso, journaliste et présentatrice de télévision née en 1969 à Barcelone ;
  • Alicia Koplowitz, aristocrate et femme d’affaires née en 1954 à Madrid ;
  • Carmen Lamela, magistrate, membre de la Cour suprême ;
  • Adriana Lastra, députée du PSOE pour la Principauté des Asturies ;
  • Andrea Levy, conseillère municipale du PP à Madrid ;
  • María Lucía Sánchez (dite « Malú »), chanteuse née en 1982 à Madrid ;
  • Mónica Oltra, première vice-présidente de la Communauté de Valence (coalition Engagement) ;
  • Ana Pastor, ancienne présidente du Congrès des députés (PP) ;
  • Ana Rosa Quintana, présentatrice de télévision née en 1956 à Madrid ;
  • María de los Ángeles Rozalén, chanteuse née à Albacete (Castille-La Manche) en 1986 ;
  • Ágatha Ruiz de la Prada, créatrice de mode née en 1960 à Madrid ;
  • Carmen Thyssen-Bornemisza, aristocrate et collectionneuse d’art née en 1943 à Barcelone ;
  • María de la Paz Campos Trigo (dite « Paz Vega »), actrice née en 1976 à Séville (Andalousie) ;
  • Irene Largo Clavero (dite « Alice Waddington »), artiste née à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) en 1990 ;
  • ou encore María del Pilar Zamora, maire d’Albacete (PSOE).

Source : https://www.elmundo.es/yodona/lifestyle/2019/11/16/5dceb986fc6c83416f8b468c.html

L'Espagne sera bien représentée aux Golden Globes 2019

L’acteur espagnol Antonio Banderas dans le film de Pedro Almodóvar « Douleur et Gloire » (photographie : El País)

Ce lundi 9 décembre 2019, l’on apprenait la sélection officielle de la 77e cérémonie des Golden Globes (Globos de Oro, en espagnol), qui se tiendront au Beverly Hilton de Los Angeles, en Californie (États-Unis d’Amérique), le 5 janvier 2020. L’Espagne y sera très bien représentée puisque le film Douleur et Gloire (Dolor y gloria, en version originale), de l’Espagnol Pedro Almodóvar, sera en compétition dans la catégorie des meilleurs longs métrages de langue non anglaise aux côtés The Farewell, de la Chinoise Lulu Wang ; des Misérables, du Français Ladj Ly ; du Portait de la jeune fille en feu, de la Française Céline Sciamma ; et de Parasite, du Sud-Coréen Bong Joon-ho.

De son côté, l’acteur espagnol Antonio Banderas sera en compétition dans la catégorie du meilleur interprète masculin aux côtés du Britanno-Américain Christian Bale, qui joue dans Le Mans 66 ; de l’Américain Adam Driver, qui joue dans Marriage Story ; de l’Américain Joaquin Phoenix, qui joue dans Joker ; et du Britannique Jonathan Pryce, qui joue dans Les Deux Papes. Notons que l’actrice Hispano-Cubaine Ana de Armas, remarquée dans À couteaux tirés, est pour sa part nommée dans la catégorie de meilleure interprète féminine dans une comédie ou une comédie musicale.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/09/actualidad/1575898121_049815.html

Décès de l’ancien ecclésiastique espagnol Salvador Freixedo, spécialiste du paranormal, à l’âge de 96 ans

L’ancien ecclésiastique espagnol Salvador Freixedo (photographie : La Garita de Herbeira)

L’on apprenait ce vendredi 25 octobre 2019 le décès à l’âge de 96 ans de l’ancien ecclésiastique espagnol Salvador Freixedo, né le 23 avril 1923 à Carballino, dans la province d’Orense (Galice). Né au sein d’une famille profondément religieuse, il entre dans la Compagnie de Jésus à l’âge de seize ans et est ordonné prêtre en 1953. Il quitte les ordres trente ans plus tard.

Spécialiste de philosophie et d’humanités, il publie des ouvrages critiques à l’égard de l’Église catholique et est même expulsé de Cuba et du Venezuela en raison de ses idées. C’est à partir des années 70 qu’il se fait connaître du grand public espagnol avec ses articles et ses ouvrages sur la parapsychologie, le paranormal et l’ufologie. Il publie notamment dans Mundo desconocido (littéralement, Monde inconnu) ou Más allá (littéralement, Au-delà).

Source : http://alfonsodelavega.com/?p=22142

Le couple royal se rendra en visite officielle à Cuba le 11 novembre

Le roi d’Espagne Philippe VI (à gauche) et son épouse Letizia montent dans un avion à l’occasion d’un voyage officiel (photographie : EFE et ABC)

Le voyage était prévu depuis un long moment et il a été confirmé par le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) : le roi d’Espagne Philippe VI et la reine Letizia se rendront à Cuba en visite officielle le 11 novembre prochain, au lendemain des élections générales anticipées. Ils resteront dans l’archipel caribéen jusqu’au 14 novembre et rencontreront les autorités cubaines. Ils devraient également rendre hommage au père de l’indépendance, José Martí (1853-1895), ainsi qu’à l’amiral espagnol Pascual Cervera (1839-1909), héros de la Guerre hispano-américaine de 1898.

La visite du couple royal espagnol sera également l’occasion de célébrer les cinq cents ans de la fondation de la capitale cubaine, La Havane, par les colons espagnols. Cette visite de trois jours fait cependant polémique. Voulue par l’exécutif social-démocrate, elle est critiquée par le Parti populaire (PP), les centristes de Citoyens (C’s) et Vox en raison de la répression exercée contre les dissidents cubains. Par ailleurs, les organisations en exil desdits opposants demandent aussi à Pedro Sánchez d’annuler ce séjour.

Sources : https://www.abc.es/espana/casa-real/abci-sanchez-decide-reyes-viajen-cuba-plena-represion-disidencia-201910312054_noticia.html et https://www.abc.es/espana/casa-real/abci-momento-mas-autentico-viaje-reyes-cuba-201911010119_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Orlando Ortega décroche la première médaille de l’Espagne aux championnats du monde d’athlétisme

Le coureur espagnol Orlando Ortega (à gauche) gêné lors de sa course par son collègue jamaïcain Omar McLeod (photographie : Getty Images et Eurosport)

Ce jeudi 3 octobre 2019, le coureur espagnol Orlando Ortega Alejo, né en 1991 à Artemisa (Cuba), a décroché la première médaille de son pays aux championnats du monde d’athlétisme, qui se déroulent à Doha (Qatar) entre le 27 septembre et le 10 octobre. Cette médaille de bronze a été obtenue sur tapis vert après une révision de la course de 110 mètres haies.

Au cours de la compétition, Orlando Ortega a en effet été victime d’une obstruction hors-jeu de la part du coureur situé dans le couloir d’à côté, le Jamaïcain Omar McLeod. Un premier appel de la part de l’Espagne avait été rejeté par l’Association internationale des Fédérations d’Athlétisme (IAAF, selon son sigle en anglais), sise à Monaco. Finalement, un second appel avec de nouveaux éléments a été accepté par l’IAAF.

Source : https://elpais.com/deportes/2019/10/03/actualidad/1570105927_715080.html

Décès du sculpteur espagnol d’images religieuses Luis Álvarez Duarte à l’âge de 70 ans

Le sculpteur espagnol Luis Álvarez Duarte (photographie : Juan José Úbeda et ABC)

L’on apprenait ce vendredi 13 septembre 2019 le décès à Séville (Andalousie) du sculpteur espagnol d’images religieuses Luis Álvarez Duarte, qui était né dans la capitale andalouse (plus précisément dans le quartier Saint-Joseph-Ouvrier) le 22 mai 1949. Surnommé « l’Enfant Sculpteur » (el Niño Imaginero), il n’a pas survécu à une attaque cardiaque pour laquelle il avait été admis à l’Hôpital de la Vierge-de-la-Rosée de Séville.

Disciple du sculpteur andalou Francisco Buiza Fernández (1922-1983), il a réalisé de nombreuses sculptures religieuses pour les lieux de culte et les processions : la vierge de Guadalupe des Eaux, la Vierge des Douleurs du quartier de Saint-Joseph-Ouvrier, le Doux Nom de Bellavista, la Divine Grâce de Padre Pio, etc. À l’étranger, il a sculpté la Vierge de la Macarena de New York (États-Unis d’Amérique), le Christ des Footballeurs de Buenos Aires (Argentine) ou encore la Vierge du Secours de La Havane (Cuba).

Source : https://sevilla.abc.es/pasionensevilla/actualidad/noticias/muere-sevilla-imaginero-luis-alvarez-duarte-155293-1568374567.html

Décès de l’écrivain et professeur espagnol José Luis Caramés Lage à l’âge de 73 ans

L’écrivain et professeur espagnol José Luis Caramés Lage (photographie : La Voz de Asturias)

C’est ce vendredi 14 juin 2019 que l’on apprenait le décès à Oviedo (Principauté des Asturies) de l’écrivain et professeur espagnol José Luis Caramés Lage à l’âge de 73 ans. Né à Ortigueira, dans la province de La Corogne (Galice) en 1945, il a été professeur de littérature dans plusieurs universités britanniques (Newcastle-upon-Tyne, Sheffield, Cambridge), en Amérique latine (Université nationale Saint-Christophe-de-Huamanga, à Ayacucho, au Pérou ; La Havane, à Cuba) et enfin à Oviedo.

Intervenant régulier dans le journal régional La Voz de Asturias, José Luis Caramés Lage était spécialiste de littérature anglaise et espagnole. Il a publié cinq romans, plusieurs recueils de poèmes et de nombreux articles dans des revues et des monographies. Il a également dirigé des dizaines de thèses de doctorat d’élèves devenus par la suite professeurs dans des universités américaines, allemandes ou scandinaves.

Source : https://www.lavozdeasturias.es/noticia/cultura/2019/06/14/fallece-profesor-escritor-jose-luis-carames-lage/00031560535148467962894.htm