Ouverture d’une nouvelle station du métro de Madrid

L’entrée de la station de métro Arroyofresno, à Madrid (photographie : Javi Martínez et El Mundo)

Ce samedi 23 mars 2019 est entrée en service une nouvelle station du métro de Madrid, celle d’Arroyofresno, dont le gros œuvre avait été achevé il y a vingt ans mais qui n’avait jamais été ouverte depuis lors. Située sur la ligne 7, qui relie Pitis à Hospital del Henares, elle se trouve entre le premier terminus et la station de Lacoma, dans le quartier de Mirasierra (arrondissement de Fuencarral-El Pardo).

Cette zone d’habitation n’était en effet pas très peuplée en 1999 mais elle abrite aujourd’hui environ 220 000 personnes. L’ouverture d’Arroyofresno porte désormais à 302 le nombre de stations du métro de Madrid. Promesse de campagne de l’ancienne présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes (Parti populaire), en 2015, cette ouverture a eu lieu après l’adaptation générale de l’intérieur de l’infrastructure.

Source : https://www.elmundo.es/madrid/2019/03/23/5c960db0fdddffdf678b46a9.html

Nouvelle démission d’un membre du gouvernement de Pedro Sánchez

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L’ancienne ministre espagnole de la Santé, de la Consommation et du Bien-Être social, Carmen Montón (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Sergio González Valero et El Mundo

Empêtrée depuis plusieurs jours dans une affaire de master douteux, à l’image de l’ancienne présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes (Parti populaire), la ministre espagnole de la Santé, de la Consommation et du Bien-Être social, Carmen Montón (Parti socialiste ouvrier espagnol), a annoncé sa démission du gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) hier soir.

Alors qu’elle avait été soutenue par le chef de l’exécutif dans le scandale qui la touchait, elle n’a finalement pas pu résister à la pression médiatique, parlementaire et sociale. Il s’agit de la deuxième démission du gouvernement Sánchez, après celle de Màxim Huerta, ministre de la Culture et du Sport, remplacé par José Guirao.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/09/11/5b98082ce5fdea0c2e8b4580.html

Pedro Rollán, nouvel homme fort de la Communauté de Madrid

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Pedro Rollán (Parti populaire) lors de son investiture en tant que conseiller régional de la Communauté de Madrid, en 2015 (photographie : Julián Rojas et El País)

Alors qu’Ángel Garrido (Parti populaire) est formellement devenu ce lundi 21 mai le nouveau président de la Communauté de Madrid, il a annoncé quelques changements dans le gouvernement régional de Cristina Cifuentes (PP), son prédécesseur à ce poste. Et le nom qui retient l’attention est celui de Pedro Rollán, jusqu’alors conseiller régional à l’Environnement, à l’Administration locale et à l’Aménagement du Territoire, qui était justement un proche de Cifuentes. Il est devenu ce 21 mai vice-président du gouvernement régional (fonction qui n’existait pas du temps de Cifuentes) mais aussi porte-parole et conseiller à la Présidence, avec des attributions en matière d’administration locale.

Il est donc désormais le nouvel homme fort de la Communauté de Madrid, juste derrière le président. Deux nouvelles têtes (et deux femmes) sont entrées dans l’exécutif madrilène : Yolanda Ibarrola à la Justice et María Dolores Moreno à la Politique sociale et familiale. Carlos Izquierdo, qui était jusqu’alors justement conseiller à la Politique sociale et familiale, a pris le portefeuille de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire. Les autres départements sont inchangés : Engracia Hidalgo reste à l’Économie, à l’Emploi et aux Finances ; Rafael Van Grieken est toujours à l’Éducation et à la Recherche ; Jaime de los Santos conserve le portefeuille de la Culture, du Tourisme et du Sport ; Enrique Ruiz est toujours à la Santé et Rosalía Gonzalo reste aux Transports et aux Infrastructures.

Source : https://elpais.com/ccaa/2018/05/21/madrid/1526912040_872356.html

Un nouveau parc d’une grande beauté va ouvrir dans le Sud de Madrid

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Une fontaine située devant la façade principale du Palais Neuf, en plein Parc de Vista Alegre (photographie : Kike Para et El País)

Situé au numéro 177 de la rue du général-Ricardos, en plein arrondissement de Carabanchel, au Sud-Ouest de Madrid, le Parc de la Vista Alegre (Finca de la Vista Alegre, littéralement, « Propriété à la Vue-Joyeuse ») a été créé au début du XIXe siècle par Marie-Christine de Bourbon-Siciles, reine consort de 1829 à 1833 (en sa qualité d’épouse du roi Ferdinand VII) puis régente du Royaume d’Espagne de 1833 à 1840, durant la minorité de sa fille, la future Isabelle II. C’est cette dernière qui en a profité aux côtés de l’un de ses ministres préférés et d’un grand mécène et entrepreneur de l’époque, José María de Salamanca y Mayol, marquis de Salamanca.

C’est Cristina Cifuentes, élue présidente de la Communauté de Madrid pour le Parti populaire en 2015, qui a décidé de réhabiliter et rafraîchir ce parc de 45 hectares qui accueille 40 édifices publics et historiques afin de l’ouvrir au public d’ici à 2019. Il s’agira d’un lieu de repos, de promenade, de détente et, bien entendu, d’expositions artistiques, à l’image de ce qui se passe dans le Parc du Buen Retiro, dans le centre de Madrid, avec le Palais de Cristal ou la Maison des Vaches.

Source : https://elpais.com/ccaa/2018/04/19/madrid/1524143659_474428.html

Ángel Garrido devrait succéder à Cristina Cifuentes à la tête de la Communauté de Madrid

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Le futur président de la Communauté de Madrid, Ángel Garrido (au centre), en compagnie de la présidente de l’Assemblée de Madrid, Paloma Adrados (à gauche) ; de la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría (à sa gauche) et de la ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal (photographie : Luis Sevillano et El País)

Ce lundi, le Parti populaire (PP) a fait savoir qu’il avait choisi Ángel Garrido comme candidat officiel pour remplacer Cristina Cifuentes, démissionnaire suite à plusieurs scandales, à la tête de la Communauté de Madrid. C’est désormais à la présidente de l’Assemblée régionale, Paloma Adrados, de fixer une date pour le vote et l’investiture de l’impétrant. Les conservateurs auront besoin de toutes les voix de leurs propres élus madrilènes (y compris de celle de Cristina Cifuentes elle-même) et de celles des députés de la formations Citoyens (C’s) pour faire élire leur poulain, ce qui est a priori assuré. La présidente démissionnaire devrait rapidement abandonner son poste de députée régionale après le vote.

Quant à la présidence de la fédération madrilène du PP, également abandonnée par Cifuentes, elle sera assurée par l’actuel président du Sénat, Pío García-Escudero, et par le député national de la capitale Juan Carlos Vera. Né en 1964 à Madrid, Ángel Garrido exercera cette fonction, s’il est élu, au moins jusqu’aux prochaines élections régionales de 2019. Ingénieur des mines, diplômé de l’Université polytechnique de Madrid, il s’est toujours montré loyal et obéissant vis-à-vis de la direction nationale du Parti populaire.

Sources : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/07/actualidad/1525678006_658019.html et https://elpais.com/ccaa/2018/05/07/madrid/1525686467_970084.html

La présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes, démissionne

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L’ancienne présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes, lors de l’annonce de sa démission (photographie : Emilio Naranjo, EFE et El País)

C’est ce mercredi 25 avril que la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes (Parti populaire), a annoncé lors d’une conférence de presse sa démission après plusieurs semaines de scandale autour d’irrégularités présumées dans un master qu’elle aurait passé à l’université du Roi-Juan-Carlos, dans la capitale, durant sa jeunesse. Le coup de grâce a été porté à la présidente régionale par une vidéo dans laquelle on la voit retenue par un agent de sécurité dans un supermarché, en 2011, alors qu’elle semble avoir volé deux produits, à une époque où elle est déjà numéro deux de l’Assemblée législative de la communauté autonome.

Dénonçant un acharnement médiatique, Cristina Cifuentes a expliqué qu’elle démissionnait pour ne plus s’exposer autant elle et ses proches à l’assaut des télévisions et des journaux mais aussi pour éviter que la gauche ne gouverne la Communauté de Madrid. Une motion de censure était en effet en préparation dans les rangs du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et de Podemos et elle aurait pu être soutenue par Citoyens (C’s), dont les députés régionaux sont indispensables à tout mouvement de ce genre. Sic transit gloria mundi.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/04/25/actualidad/1524643078_623889.html

Mariano Rajoy va-t-il devoir passer la main au sein du Parti populaire ?

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire, à droite), en compagnie du président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo (PP) – Photographie : Salvador Sas, EFE et El Periódico

L’actuel président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), a résisté à bien des crises et a remporté les élections générales de 2015 et 2016, parvenant contre toute attente à rester à La Moncloa. Ce survivant tranquille est toutefois confronté à l’heure actuelle à une crise politique sans précédent. La reprise économique espagnole, qui s’est matérialisée à partir de 2014, ne semble plus suffire alors que le PP est très affaibli par de nombreux scandales de corruption, que le chef de l’exécutif lui-même a dû témoigner dans une affaire qui touche sa formation, que l’essor du parti Citoyens (C’s) dans les sondages semble imparable et que la gestion de la crise catalane par le gouvernement est très critiquée.

Il ne s’agit pour le moment que de rumeurs mais elles sont insistantes : le président de C’s, Albert Rivera, et le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, en sont persuadés, ils n’auront pas à affronter Mariano Rajoy lors des prochaines élections générales, prévues pour le premier semestre de l’année 2020. Seul le président du gouvernement, tout-puissant au sein du PP, aura réellement la faculté de décider s’il se retire et quel successeur il se choisira. Toutefois, la difficulté à faire passer le budget national pour l’année 2018 au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), le sentiment généralisé de paralysie législative et les mauvais résultats lors des élections régionales catalanes anticipées du 21 décembre dernier semblent devoir lui forcer la main.

Même au sein du Parti populaire, de plus en plus de voix s’élèvent en prévision du long cycle électoral qui commencera en 2019. Cinq personnalités apparaissent en favorite pour remplacer Mariano Rajoy : María Dolores de Cospedal, actuelle ministre de la Défense et secrétaire générale du PP ; Soraya Sáenz de Santamaría, vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, qui devra toutefois faire taire ceux qui la critiquent pour sa gestion de la crise séparatiste catalane ; le président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo ; la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor ; et la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes, qui est toutefois empêtrée ces dernières semaines dans un scandale concernant son cursus universitaire.

Sources : https://politica.elpais.com/politica/2018/03/29/actualidad/1522338324_254109.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/04/01/actualidad/1522568557_898897.html et http://www.elmundo.es/espana/2018/04/01/5abfe472ca474193038b45d6.html

La guerre des impôts se poursuit entre communautés autonomes espagnoles

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La façade de l’Hôpital des Cinq-Plaies, siège du Parlement régional andalou (photographie : Juan Pedro Rica Peromingo)

Traditionnellement, c’est la Communauté de Madrid, aujourd’hui dirigée par Cristina Cifuentes (Parti populaire), qui est connue et reconnue comme la communauté autonome espagnole la plus libérale en matière d’impôts et de taxes de toutes natures puisque tout ce qui dépend de l’exécutif régional est généralement bas. Cette politique fiscale agressive a longtemps été critiquée par le gouvernement d’autres autonomies de notre voisin ibérique, comme la Junte d’Andalousie, présidée par Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui la considéraient comme une forme de dumping interne à l’Espagne. C’était notamment le cas de l’impôt régional sur la fortune ou des taxes sur la succession.

Désormais, pourtant, l’Andalousie est devenue un vrai « paradis » concernant l’impôt sur les héritages des particuliers (tout du moins pour ceux dont le patrimoine est inférieur à un million d’euros, dont les héritiers ne devront rien au fisc régional). C’est le fruit d’une réforme votée l’année dernière au Parlement régional andalou par le PSOE et les libéraux centristes de Citoyens (C’s). Comme le rappelle le secrétaire technique des conseillers de l’organisme REAF, Luis del Amo, cette « guerre fiscale » entre communautés autonomes est due à la fois à la pression citoyenne et à la volonté du parti d’Albert Rivera, très en pointe sur cette question.

De fait, en matière de taxe sur la succession, plusieurs autonomies de notre voisin ibérique ont réalisé de grandes réformes favorables au contribuable dans les années passées. Outre la Communauté de Madrid et l’Andalousie, l’Estrémadure (dirigée par le socialiste Guillermo Fernández Vara), la Région de Murcie (présidée par le conservateur Antonio López Miras) et la Castille-et-León (dont le président est le conservateur Juan Vicente Herrera) sont aussi concernées par ces baisses parfois massives. Luis del Amo rappelle aussi que dans bien d’autres communautés autonomes (la Galice du conservateur Alberto Núñez Feijóo ; la Principauté des Asturies du socialiste Javier Fernández ; les îles Baléares de la socialiste Francina Armengol ; les îles Canaries, présidées par Fernando Clavijo, de la Coalition canarienne ; La Rioja du conservateur José Ignacio Ceniceros ; le Pays basque, présidé par Íñigo Urkullu, du Parti nationaliste basque ; la Navarre d’Uxue Barkos, du parti Geroa Bai ; la Castille-La Manche du socialiste Emiliano García-Page), l’impôt sur la succession est déjà très faible, ce qui est aussi un manque à gagner pour le fisc.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-andalucia-desbanca-madrid-como-oasis-fiscal-sucesiones-201802270957_noticia.html

Quatre présidents régionaux espagnols (deux conservateurs, deux socialistes) passent un pacte dans le cadre de la réforme du financement des communautés autonomes

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De gauche à droite, le président de la Principauté des Asturies, le socialiste Javier Fernández ; le président de la Junte de Castille-et-León, le conservateur Juan Vicente Herrera ; le président de la Junte de Galice, le conservateur Alberto Núñez Feijóo ; et le président de l’Aragon, le socialiste Javier Lambán (photographie : J. Casares, EFE et El País)

C’est l’une des patates chaudes et l’un des points d’achoppement cruciaux de la présente législature, qui doit normalement s’achever au premier semestre de l’année 2020 : la réforme du financement des communautés autonomes espagnoles. Le président conservateur du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), et son cabinet doivent s’y atteler prochainement mais le sujet est complexe, touche à de multiples domaines et privilèges et toute décision entraînera le contentement des uns (sans doute une minorité) et le mécontentement des autres (probablement une majorité). Le défi séparatiste catalan et les velléités des uns et des autres en matière économique concernant cette communauté autonome ont provoqué bien des remous.

Or, ce lundi 19 février, une rencontre inédite a eu lieu à León (Castille-et-León) entre quatre présidents régionaux espagnols : Juan Vicente Herrera, président de la Junte de Castille-et-León (Parti populaire) ; Javier Lambán, président régional de l’Aragon (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; Javier Fernández, président de la Principauté des Asturies (PSOE) ; et Alberto Núñez Feijóo, président de la Junte de Galice (PP). Ils veulent ainsi accélérer cette réforme, qui doit être menée à bien depuis 2014. Il faut dire que l’année 2018 semble représenter la dernière fenêtre d’opportunité pour une mesure d’une telle ampleur avant l’année 2019, dont le calendrier électoral sera chargé : élections régionales andalouses, élections municipales, élections régionales (sauf en Andalousie, en Catalogne, au Pays basque et en Galice) et élections européennes.

Cette alliance entre quatre présidents régionaux de signes politiques différents ne doit pas masquer des exigences très contradictoires concernant cette réforme en fonction des exécutifs régionaux. D’un côté, certains plaident pour qu’elle prenne en compte les capacités fiscales des communautés autonomes. C’est le cas de Cristina Cifuentes, présidente de la Communauté de Madrid (PP) ; de Francina Armengol, présidente des îles Baléares (PSOE) ; ou de l’exécutif catalan. D’autres veulent mettre en avant les problèmes liés à la démographie, à l’instar de la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (PSOE), ou du président de la Junte des Communautés de Castille-La Manche, Emiliano García-Page (PSOE). Une troisième solution consisterait à tenir compte de l’endettement public de chacune des communautés autonomes et de leur déficit d’investissements. C’est ce que proposent Ximo Puig, président de la Communauté de Valence (PSOE), et Fernando López Miras, président de la Région de Murcie (PP).

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/02/19/actualidad/1519028985_658509.html

Les barons régionaux du Parti populaire font connaître leurs exigences au gouvernement

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (au centre), en compagnie des barons régionaux du Parti populaire (PP), lors d’une réunion exceptionnelle à Madrid, ce lundi 12 février (photographie : Bernardo Díaz et El Mundo)

Ce lundi 12 février, le président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), réunissait à Madrid, au siège de sa formation, rue de Gênes, les barons régionaux du parti afin de traiter des années de législature qui restent avant les élections générales de 2020. Officiellement, il n’a pas du tout été question du formidable essor des centristes de Citoyens (C’s), qui pourraient disputer l’hégémonie à droite aux coreligionnaires de Mariano Rajoy. Dans les coulisses, cependant, les bons résultats des libéraux de C’s dans les derniers sondages, à la faveur du défi séparatiste catalan, ont forcément été un sujet de discussion et d’inquiétude pour les présidents des communautés autonomes dirigées par le PP et les présidents des fédérations régionales, qui demandent plus d’activité parlementaire au gouvernement.

Ils ont également fait part de ces préoccupations à la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría, et à la secrétaire générale du Parti populaire, María Dolores de Cospedal, qui est aussi l’actuelle ministre de la Défense. Un autre sujet brûlant qui a été évoqué une fois les portes du siège de la rue de Gênes refermées a bien entendu été le problème du financement des communautés autonomes. La plupart des présidents régionaux conservateurs s’opposent à toute suppression d’une partie ou de l’ensemble des dettes des communautés autonomes, notamment dans le cas catalan. C’est par exemple l’opinion du président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo ; de celui de la Junte de Castille-et-León, Juan Vicente Herrera ; et de la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/02/12/5a81f16a46163f351a8b459e.html