Le gouvernement espagnol va réfléchir à une interdiction totale du glyphosate

La ministre espagnole de la Transition écologique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EP et ABC

Alors qu’elle a subi un nouveau revers judiciaire aux États-Unis d’Amérique il y a quelques jours, la firme américaine de biotechnologies agricoles Monsanto (détenue par le géant allemand de la chimie Bayer) est dans la tourmente dans la plupart des pays du monde. En Espagne, la ministre de la Transition écologique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol), affirme que le gouvernement de Pedro Sánchez réfléchira prochainement à une interdiction totale du glyphosate, composé chimique qui entre dans la production de nombreux pesticides commercialisés par Monsanto.

Cette molécule semble en effet responsable de l’apparition de cancers chez ceux qui l’ont utilisé de façon régulière et prolongée. C’est lors de sa participation au Forum Petersberg de Berlin (Allemagne) que Ribera a fait cette annonce, expliquant qu’elle préférait appliquer le principe de précaution en l’absence de consensus scientifique absolu en la matière. Elle suivrait également les recommandations de l’Agence européenne pour la Sécurité alimentaire (EFSA) et pour les Substances chimiques (ECHA).

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-ribera-quiere-gobierno-estudie-prohibicion-glifosato-201905142018_noticia.html

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La cathédrale de Valence, en danger à cause des termites

Une zone affectée par les termites dans la cathédrale de l’Assomption-de-Notre-Dame de Valence, dans la Communauté de Valence (photographie : AVAN et ABC)

Chef-d’œuvre de l’architecture religieuse du bassin méditerranéen mêlant divers styles (dont le roman et le gothique), la cathédrale de l’Assomption-de-Notre-Dame de Valence (Communauté de Valence) est aujourd’hui menacée par une invasion de termites qui rongent tous les éléments en bois qu’elles rencontrent, dont les poutres du bâtiment. Selon l’architecte-restaurateur en charge du monument, Salvador Vila, il existe aujourd’hui un risque d’effondrement d’une partie du temple, du côté de la Loge des Chanoines.

Vila tire aujourd’hui la sonnette d’alarme car cela fait plusieurs années que le budget prévu pour l’extermination des termites et la consolidation de l’ensemble n’a pas été validé par le Département régional à la Culture. Il a fallu poser des étais provisoires afin de soutenir les poutres de 45 centimètres de largeur attaquées par les insectes car elles sont aujourd’hui dans un très mauvais état.

Source : https://www.abc.es/espana/comunidad-valenciana/abci-catedral-valencia-alerta-riesgo-colapso-fachada-renacentista-termitas-201905131757_noticia.html

La ruée vers le lithium en Espagne (et au Portugal)

Des manifestants agitent une banderole « Non à la mine » à Cáceres, en Estrémadure (photographie : Plateforme Sauvons la Montagne de Cáceres et El Confidencial)

De la province de Cáceres (Estrémadure) à celle de Pontevedra et Orense (Galice) en passant par l’Est du Portugal se trouvent de vastes réserves de lithium, métal alcalin indispensable pour la fabrication des batteries des voitures électriques, à l’heure où les pays développés cherchent à abandonner les énergies fossiles. De fait, dès 2020, la plus grande mine de lithium d’Europe ouvrira ses portes à Cepeda, au Portugal, à dix kilomètres de la frontière espagnole.

Les prospections vont également bon train du côté espagnol mais les associations d’écologistes et de voisins sont vent debout contre la possible exploitation de cet élément chimique. Les communes de Cáceres, Fornelos de Montes, Cercedo-Cotobad, La Lama, Forcarey (province de Pontevedra), Avión, Beariz, Boborás et Irijo sont concernées par de telles prospections et sont également l’objet d’une contestation populaire.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/galicia/2019-05-13/fiebre-litio-ilusion-alarma-gran-filon-galicia_1995558/

L’Espagne cesse d’être le pays de l’Union européenne avec le plus de succursales bancaires par habitant

La présidente directrice générale de la Banque Santander, l’Espagnole Ana Patricia Botín (photographie : EFE et El Confidencial)

Avant la crise économique de 2008, l’expansion du secteur bancaire en particulier et financier en général outre-Pyrénées avait entraîné une multiplication des succursales des principales banques et caisses d’épargne dans toute l’Espagne, à tel point que notre voisin ibérique était devenu le premier pays de l’Union européenne pour le nombre de banques par habitant. Les grandes firmes bancaires d’Espagne ont toutefois entamé ces dernières années un processus de fermeture de nombreuses succursales, les dernières annonces en date en ce sens ayant été faites par Santander (sise à Santander, capitale de la Cantabrie) et CaixaBank (sise à Valence, dans la Communauté de Valence).

À elles deux, ces entreprises cherchent à passer un pacte avec les syndicats de travailleurs pour fermer environ 1 900 succursales dans tout le pays. À la fin de l’année 2019, le secteur bancaire espagnol pourrait ainsi disposer de 24 000 succursales, contre 46 000 avant la crise. C’est ce qui explique que l’Espagne ait officiellement cessé d’être la nation membre de l’Union européenne avec le plus de succursales bancaire par tranche de 10 000 habitants. La moyenne de l’organisation est d’environ 4 à 4,5 banques pour 10 000 habitants et notre voisin ibérique en est désormais à un taux de 5,14 pour 10 000, derrière la France (5,53) et Chypre (5,34).

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2019-05-12/espana-pais-eres-recortes-santander-caixabank_1985014/

Le lynx ibérique a multiplié sa population par sept en près de vingt ans

Un lynx ibérique s’ébrouant dans le Parc national de Doñana, en Andalousie (photographie : Paco Puentes et El País)

En 2002, il n’existait que 94 lynx ibériques en liberté en Espagne (principalement dans le Parc national de Doñana et dans la Sierra Morena, en Andalousie) répartis en deux populations du côté de Huelva et du côté d’Andújar (province de Jaén). Ces deux ensembles occupaient un espace de 125 kilomètres carrés. Lors du dernier recensement, effectué au début de l’année 2019, l’on comptait pas moins de 686 individus de cette espèce répartis sur 3 064 kilomètres carrés en Andalousie, en Estrémadure, en Castille-La Manche et dans le Sud du Portugal.

C’est cette évolution extrêmement favorable du lynx ibérique, seul félin sauvage de notre voisin pyrénéen, qui a poussé l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), dont le siège se trouve à Gland (Suisse), à baisser le niveau de menace pesant sur cette espèce. Elle est ainsi passée du statut d’espèce « en danger critique » à espèce « en danger » sur sa liste rouge. C’est notamment le programme européen Life qui a permis ce repeuplement spectaculaire avec, à sa tête, le scientifique espagnol Ramón Pérez de Ayala, également membre de l’organisation non gouvernementale WWF.

Source : https://elpais.com/sociedad/2019/05/10/actualidad/1557496465_902593.html

Pedro Sánchez choisit finalement Meritxell Batet pour présider le Congrès des députés et Manuel Cruz pour présider le Sénat

La ministre espagnole de la Politique territoriale et de la Fonction publique, Meritxell Batet (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Antonio Heredia et El Mundo

Alors que le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC), Miquel Iceta, n’a pas pu devenir sénateur national en raison de l’opposition des partis indépendantistes représentés au Parlement régional catalan (Parlament), le président du gouvernement, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a choisi deux noms pour présider le Congrès des députés et le Sénat (les deux chambres des Cortes, Parlement espagnol) : respectivement Meritxell Batet Lamaña et Manuel Cruz Rodríguez.

Née le 19 mars 1973 à Barcelone (Catalogne), Meritxell Batet devrait ainsi quitter son actuelle fonction de ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique pour occuper ce nouveau poste. Anciennement députée de la province de Barcelone, Batet a débuté sa carrière politique dans le sillage de Narcís Serra, ministre de la Défense de 1982 à 1991 puis vice-président du gouvernement de 1991 à 1995. De son côté, Manuel Cruz, né à Barcelone le 1er janvier 1951, est sénateur de la province de Barcelone. En choisissant deux Catalans pour ces postes-clefs, Pedro Sánchez cherche ainsi à multiplier des gestes d’apaisement au résultat plus qu’incertain.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2019/05/17/5cde57adfdddff8d4e8b456e.html

Miquel Iceta ne présidera finalement pas le Sénat espagnol

Le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC), Miquel Iceta (à gauche), en compagnie du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE et El Confidencial

Alors que cette voie lui semblait royalement ouverte et qu’il avait été choisi par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), à cette fin, le dirigeant Miquel Iceta (Parti des Socialistes catalans) ne semble pas devoir présider le Sénat national. Il devait en effet être élu dans un premier temps sénateur par le Parlement régional catalan (Parlament), dont il est membre, mais la voie lui a été barrée par la gauche et la droite indépendantistes, qui veulent ainsi signifier leur mécontentement au chef de l’exécutif national.

C’est ce jeudi 16 mai 2019, lors d’une séance plénière exceptionnelle de la chambre régionale catalane, que les députés d’Ensemble pour la Catalogne (JpC), de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et de la Candidature d’Unité populaire (CUP) ont voté contre lui (soit 65 voix). Le parti Citoyens (C’s) et le Parti populaire (PP) se sont abstenus (39 voix) tandis que le Parti des Socialistes de Catalogne et Catalogne en Commun (« confluence » régionale de Podemos) se sont exprimés en sa faveur (soit 25 voix). Nul ne sait si Pedro Sánchez conservera son choix initial ou se portera désormais sur un autre candidat à la présidence du Sénat…

Source : https://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-independentismo-frustra-intento-sanchez-mandar-iceta-senado-201905161006_noticia.html

Crise diplomatique hispano-américaine autour de l’Iran

La frégate espagnole Méndez-Núñez (au centre), en compagnie du groupe de combat américain commandé par le porte-avions Abraham-Lincoln (photographie : Jeremiah Bartelt, AFP et El País)

Dans le cadre de tensions diplomatiques croissantes avec l’Iran, les États-Unis d’Amérique ont dépêché dans le golfe Persique un groupe de combat naval dirigé par le porte-avions Abraham-Lincoln et dont faisait partie jusqu’à il y a peu l’un des plus importants navires espagnols, la frégate Méndez-Núñez. Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a toutefois décidé de retirer ce bâtiment de la flottille américaine pour l’envoyer à Bombay (Inde), marquant ainsi son refus (intelligent) de participer à une escalade des tensions dans la région.

Cette décision, communiquée par la ministre de la Défense, Margarita Robles (PSOE), a été très mal reçue à Washington, même si aucune plainte officielle n’a été transmise au gouvernement de Madrid. De telles tensions rappellent celles qui avaient éclaté entre le président américain George W. Bush et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero lorsque ce dernier avait engagé, en 2004, le retrait des soldats espagnols basés en Irak. Les conséquences d’un tel désaccord sont pour le moment difficiles à évaluer même si l’entreprise publique espagnole de construction navale Navantia craint pour le contrat concernant une vingtaine de navires que souhaitent acheter les États-Unis.

Sources : https://elpais.com/politica/2019/05/14/actualidad/1557856419_574691.html et https://www.larazon.es/espana/crisis-de-la-fragata-navantia-pendiente-de-un-contrato-de-16400-millones-de-euros-FG23348638?fbclid=IwAR2U8UHcvDCryiDb_rtq6lvj2PWGfwZV-AJgvwhpNLopRaNHJ8wgfJGuBkM

Le parquet demande la mise en examen de plusieurs responsables catalans pour organisation criminelle

Des drapeaux indépendantistes catalans lors d’une manifestation devant un bâtiment officiel à Barcelone (Catalogne) – Photographie : La Razón

Le parquet de Barcelone (Catalogne) a demandé ce mercredi 15 mai 2019 à la chambre numéro 13 du Tribunal d’Instruction de la capitale catalane la mise en examen de 28 responsables politiques et médiatiques de la région pour organisation criminelle dans le cadre de l’organisation du référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre 2017. Parmi les personnalités concernées, l’on retrouve le secrétaire à la Communication du gouvernement régional catalan (Govern), Antoni Molons ; la vice-présidente de la Corporation catalane des Médias audiovisuels (CCMA), Núria Llorach ; le directeur de la Télévision de Catalogne (TVC), Vicente Sanchis ; ou encore le directeur de Catalunya Ràdio, Saül Gordillo.

D’autres personnalités politiques catalanes (Joaquim Nin, Jaume Clotet, Josep Ginesta, Albert Royo, Amadeu Altafaj ou encore Natàlia Garriga) sont elles aussi visées par cette demande du procureur. Ce dernier les soupçonne en effet de s’être associées en vue d’obtenir par des moyens illégaux la sécession de la communauté autonome de Catalogne. La plupart d’entre elles faisait partie, à des degrés divers, du gouvernement de Carles Puigdemont.

Source : https://www.larazon.es/local/cataluna/la-fiscalia-pide-procesar-por-organizacion-criminal-a-altos-cargos-del-govern-PG23349521

Des nouvelles économiques douces-amères pour l’Espagne dans l’ensemble européen

L’hémicycle du Parlement européen, à Strasbourg (France) – Photographie : Cinco Días

Ce mardi 7 mai 2019, la Commission européenne publiait ses prévisions de croissance et de déficit public pour les différents États membres de l’Union européenne (UE) dans le cadre de leurs objectifs de stabilité et de finances publiques. Le ralentissement prononcé de l’UE – et en particulier de la zone euro – se confirme, avec un pronostic de 1,2 % pour l’ensemble des pays qui partagent l’euro comme monnaie. L’Allemagne, qui perd six dixièmes de point au passage, en est le grand responsable.

De son côté, l’Espagne sera le pays de la zone euro avec la plus forte croissance de son produit intérieur brut (PIB) cette année – soit 2,1 % en 2019. Ce résultat devrait se maintenir l’année prochaine (1,9 %). Une telle prévision est confirmée la Fondation espagnole des Caisses d’Épargne (FUNCAS), qui mise sur 2,2 % en 2019. Le déficit public espagnol, toutefois, devrait encore déraper outre-Pyrénées cette année : 2,3 % au lieu de 2,1 %. En 2020, il attendra probablement 2 % du PIB (au lieu des 1,9 % promis par l’exécutif socialiste de Pedro Sánchez).

Sources : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/05/07/economia/1557230239_563726.html et https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/05/07/economia/1557225641_375583.html