L’Espagne accueillera une partie des migrants du bateau « Open Arms »

La ministre espagnole du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale, Magdalena Valerio (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : La Sexta

Le bateau Open Arms a été l’objet d’une nouvelle crise diplomatique au sein de l’Union européenne (UE) lorsqu’il a voulu débarquer sur les côtes italiennes avec plusieurs dizaines de migrants clandestins à son bord. Finalement, un accord a été trouvé entre plusieurs pays-membres de l’organisation pour se répartir l’accueil des immigrés recueillis par l’organisation non gouvernementale (ONG) qui a affrété le navire.

Habitué aux expulsions de migrants en situation irrégulière en dépit du geste envers les clandestins de l’Aquarius, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), s’est ainsi mis d’accord avec les autorités françaises, allemandes, roumaines, portugaises et luxembourgeoises afin de favoriser l’hébergement temporaire des Africains se trouvant à bord de l’Open Arms.

Source : https://www.larazon.es/espana/el-open-arms-entra-en-aguas-italianas-pese-al-rechazo-de-salvini-OL24584864

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La liberté de parler de politique au Pays basque recule à son niveau de 1999

Des visiteurs à la foire Saint-Thomas de Bilbao, dans la province de Biscaye, au Pays basque (photographie : Mikel Segovia et El Independiente)

Au moment fort du terrorisme séparatiste de l’ETA (Euskadi Ta Askatasuna, c’est-à-dire « Pays basque et Liberté » en basque), organisation fondée en 1959, il ne faisait pas bon parler de politique dans la communauté autonome, surtout si vous étiez défavorable à l’indépendance de la région. Progressivement, cette liberté de propos s’est améliorée au fil des années 2000-2010 avant de se détériorer à nouveau au cours des dernières années. En 1999, 44 % des Basques interrogés disaient « se sentir libres » d’aborder ce sujet uniquement « avec quelques personnes ».

Selon les dernières données de l’Euskobarómetro, fournies par l’Université Deusto de Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque), en 2019, seuls 41 % des sondés affirment se sentir pleinement libres de parler politique avec n’importe qui – un chiffre quasiment aussi mauvais qu’il y a vingt ans. En 2018, ce résultat était encore plus faible (38 %). Quant à ceux qui préfèrent n’en parler avec personne, ils sont 18 % à l’heure actuelle – un nombre à comparer aux 16 % de 1999, ce qui traduit une réelle dégradation de la situation.

Source : https://www.elindependiente.com/politica/2019/08/12/libertad-1999/?utm_campaign=not&utm_source=not_web&utm_medium=navegador&fbclid=IwAR25hko7FGO17F0-2aYFvXLIdixoz5dJFE2zbi9NwXGYoDyA4tx4oKToV6o

« La production automobile française va brutalement décrocher en 2020 »

Les employés et dirigeants de l’usine PSA de Vigo, dans la province de Pontevedra (Galice), fêtent les 12 millions de véhicules produits, en 2015 (photographie : Atlántico Diario)

Cet article intitulé « La production automobile française va brutalement décrocher en 2020 », publié le 6 août 2019 sur le site en ligne du journal français Les Échos et rédigé par Julien Dupont-Calbo, annonce de mauvaises nouvelles pour ce secteur de l’économie de notre pays tout en rappelant que l’Espagne bénéficiera en partie de ce décrochage : https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/la-production-automobile-francaise-va-brutalement-decrocher-en-2020-1122459

Le gouvernement régional aragonais renfloue une fois de plus le circuit régional de Moto GP

Le pilote italien Valentino Rossi lors du Grand Prix de Moto d’Aragon, sur le circuit d’Alcañiz, dans la province de Teruel (photographie : EFE et El Confidencial)

À la fin de l’année 2018, la communauté autonome d’Aragon a enregistré une dette publique totale de 1,6 milliard d’euros environ, soit 21,9 % de son produit intérieur brut (PIB). Malgré tout, le gouvernement régional de Javier Lambán (Parti socialiste ouvrier espagnol) a décidé de renflouer une fois de plus très coûteux circuit de Moto GP d’Alcañiz, situé dans la province de Teruel, en injectant à Motorland près de 100 millions d’euros suite à un pacte passé avec Podemos, le Parti aragonais et la Junte d’Aragon.

Cette infrastructure sportive est actuellement grevée par des pertes accumulées de près de 61 millions d’euros. Motorland est désormais détenue à hauteur de 83,06 % par le gouvernement régional aragonais, contre 60 % avant cette opération financière. Les deux autres actionnaires du circuit de Moto GP d’Alcañiz sont désormais la députation provinciale de Teruel, dirigée par Ramón Millán Piquer (Parti aragonais), et la municipalité, dirigée par Ignacio Urquizu (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2019-08-10/aragon-fla-sacar-quiebra-circuito-de-alcaniz_2168927/

L’Espagne, pays à la traîne dans la réduction du gaspillage alimentaire

Des chèvres grignotent des fruits et légumes jetés par des agriculteurs d’El Ejido, dans la province d’Almería, en Andalousie (photographie : Julián Rojas et El País)

En adoptant en septembre 2015 les Objectifs de Développement durable de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Espagne s’est engagée, comme l’ensemble des pays signataires, à réduire de moitié d’ici à 2030 ses déchets alimentaires. Pourtant, notre voisin ibérique est singulièrement à la traîne dans ce domaine. Ainsi, en 2018, les Espagnols ont jeté à la poubelle plus de 1,3 milliards de kilogrammes et de litres d’aliments et de boissons, soit 8,9 % qu’au cours de toute l’année 2017. Les données fournies par le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, aujourd’hui dirigé par Luis Planas (Parti socialiste ouvrier espagnol), ne sont donc pas encourageantes.

Or, l’on sait que l’augmentation des températures et les vagues de chaleur provoquent un plus grand gaspillage alimentaire – et vice-versa. C’est ce qui explique l’appel de nombreux experts mondiaux pour lutter contre le réchauffement climatique également en changeant le régime alimentaire de la population de notre planète. En 2017, l’Espagne a mis en œuvre une Stratégie nationale « Plus d’aliments, moins de gaspillage » (Estrategia Nacional « Más alimento, menos desperdicio »), qui court jusqu’en 2020 et doit permettre d’atteindre les objectifs fixés par l’ONU. Environ 84 % des aliments gaspillés outre-Pyrénées viennent directement du réfrigérateur.

Source : https://elpais.com/sociedad/2019/08/09/actualidad/1565347505_417614.html

L’usine de Nissan à Ávila cesse d’assembler des véhicules pour produire des pièces automobiles

Un camion NT500 sur une chaîne de montage de l’usine Nissan d’Ávila, en Castille-et-León (photographie : Europa Press et Público)

Cette reconversion était prévue et a permis d’empêcher la fermeture du centre de production : ce vendredi 9 août 2019, l’usine que le constructeur automobile japonais Nissan possède à Ávila (Castille-et-León) a vu sortir ses derniers véhicules, des camions NT500 (ultime modèle fabriqué sur place). À partir du mois de septembre prochain, les ouvriers du site, dont aucun n’a été licencié, vont commencer à produire des pièces pour l’alliance entre Nissan, son compatriote Mitsubishi et la marque française Renault.

Une telle transformation est en grande partie le fruit de José Vicente de los Mozos, président de l’Association des Fabricants de Véhicules (ANFAC) et responsable de Renault-Nissan outre-Pyrénées. Il a en effet imaginé un plan industriel qui court jusqu’en 2024, suppose un investissement total de 40 millions d’euros (dont 80 % seront investis d’ici à la fin de l’année en cours) et doit permettre de maintenir l’emploi suffisamment longtemps à Ávila. L’usine actuellement détenue par Nissan dans la ville a été fondée en 1959 par l’entreprise espagnole Fadisa.

Source : https://www.abc.es/motor/economia/abci-nissan-avila-fabricara-viernes-ultimo-vehiculo-tras-60-anos-altibajos-201908071735_noticia.html

Pedro Sánchez veut supprimer les titres nobiliaires issus de la Guerre civile espagnole

L’actuelle duchesse de Franco, Carmen Martínez-Bordiú (photographie : Pure People et Best Image)

Soucieux de donner des gages à son électorat et de poursuivre son offensive contre la dictature franquiste (1939-1975), le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), veut désormais proposer une nouvelle loi visant à supprimer tous les titres nobiliaires issus de la Guerre civile espagnole (1936-1939) et de la période dictatoriale. La période concernée s’étend ainsi de 1948 à 1977.

Le principal titre en question est celui de duchesse de Franco, aujourd’hui porté par la petite-fille du dictateur décédé, María del Carmen Martínez-Bordiú y Franco. Il existe cependant d’autres titres de noblesse qui pourraient ainsi disparaître si l’initiative socialiste venait à être validée : comtesse du Jarama, duc de Calvo-Sotelo, marquis de Dávila ou encore comte de l’Alcazar-de-Tolède.

Source : https://www.larazon.es/espana/sanchez-suprimira-el-ducado-de-franco-y-otros-30-titulos-nobiliarios-HL24491152

Les autorités espagnoles étudient la mise en œuvre d’un permis à points pour vélos et trottinettes

Des bicyclettes en service payant sur la Puerta del Sol, à Madrid (photographie : Madrid Secreto)

La multiplication des trottinettes électriques dans les rues des grandes villes espagnoles a rejoint l’utilisation toujours plus massive des vélos à louer, comme à Madrid. Or, les accidents causés par les usagers de ces véhicules qui ne nécessitent pour le moment pas de permis ou de licence en particulier sont toujours plus nombreux. Selon un sondage réalisé par la fondation Ligne Directe, 72 % des personnes interrogées estiment que vélos et trottinettes représentent un danger pour les autres usagers de la route.

C’est ce qui explique que la Direction générale de la Circulation (Dirección General de Tráfico, DGT) réfléchisse à l’heure actuelle à une forme de permis à points pour les utilisateurs de ces véhicules. Il faut dire que les vélos sont impliqués dans pas moins de 7,5 % des accidents de la circulation chaque année outre-Pyrénées. L’Espagne suivrait ainsi le modèle israélien, qui a mis en œuvre un tel permis en janvier 2019.

Source : https://madridsecreto.co/la-dgt-podria-implantar-un-carnet-para-bicis-y-patinetes/?fbclid=IwAR1c36JAExpbvlOAKinChjZaz-Mq4Q0MCaLU7YbIo-rEcAHLqy9jHP9buPg

Le gratte-ciel Intempo de Benidorm va enfin être achevé

Le gratte-ciel Intempo, situé à Benidorm (province d’Alicante), dans la Communauté de Valence, photographié en 2013 (photographie : AFP)

Débuté en 2007 et presque achevé en 2012, le gratte-ciel Intempo, situé avenue de Colombie, à Benidorm, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence), est l’un des symboles de la crise économique en Espagne car il n’a pas été tout à fait terminé et son chantier est abandonné depuis plusieurs années. Une fois ouvert, il doit mesurer 192 mètres de hauteur et constituer l’immeuble d’habitation le plus haut du pays et d’Europe, dans une commune connue pour ses constructions en hauteur.

Mais en juillet 2019, la reprise des travaux a été rendue possible par l’octroi d’un nouveau permis de construire à Unig Residential, qui va l’achever et améliorer les parties communes. Cet immeuble comporte 269 logements répartis sur 47 niveaux et le chantier devrait donc reprendre à l’automne 2019. Il durera de douze à quatorze mois.

Source : https://www.abc.es/espana/comunidad-valenciana/abci-intempo-edificio-residencial-mas-alto-europa-benidorm-terminara-doce-anos-despues-201907241329_noticia.html

La justice espagnole oblige à considérer les « riders » de Deliveroo comme des salariés

Un employé de la firme britannique Deliveroo entre dans un tribunal de Madrid (photographie : Luis Sevillano et El País)

Saisie par l’Inspection du Travail (Inspección de Trabajo) de notre voisin ibérique, la Sécurité sociale espagnole (Seguridad Social) a entamé un long procès capital contre l’entreprise britannique Deliveroo, spécialisée dans la livraison de repas à domicile, qu’elle a fini par gagner. Concrètement, un Tribunal des Prudhommes (Juzgado de lo Social) de Madrid a donné raison à l’État espagnol et oblige la firme d’outre-Manche à considérer ses 500 livreurs (ou riders) sur le territoire de notre voisin pyrénéen comme des salariés (asalariados) et non pas comme des travailleurs indépendants (autónomos).

Deliveroo doit donc les inscrire en tant que tels auprès de la Sécurité sociale. Cette sentence fondamentale peut toutefois encore être présentée par Deliveroo en appel auprès de la Cour supérieure de Justice (Tribunal Superior de Justicia) de la capitale espagnole. La justice espagnole estime en effet dans son verdict que l’autonomie des livreurs de Deliveroo est très limitée et se cantonne à des aspects « non déterminants » de leur travail.

Source : https://elpais.com/economia/2019/07/23/actualidad/1563869784_655574.html