Les travaux publics atteignent un nouveau maximum en 2019 en Espagne

L’aéroport de Grande Canarie, situé sur le territoire de la commune de Telde, sur l’île de Grande Canarie, dans la province du même nom, aux îles Canaries (photographie : Cinco Días)

Si l’on tient compte de l’ensemble des administrations espagnoles, les travaux publics outre-Pyrénées ont atteint en 2019 le montant total de 18,5 milliards d’euros environ, soit 11,8 % de plus qu’en 2018. Ces données, fournies par le syndicat professionnel des entreprises de construction et d’infrastructures SEOPAN, supposent un nouveau record sur la dernière décennie, après les 26 milliards d’euros investis par les autorités publiques en 2011, juste avant que ne commencent les coupes claires dans le domaine, en pleine crise économique.

Paradoxalement, c’est au cours d’une année où le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a été pour l’essentiel incapable de mener une politique au sens propre du terme en raison des élections générales anticipées du 28 avril et du 10 novembre. Il faut dire que ce sont les communautés autonomes qui ont assumé le plus gros de ces investissements l’année passée – environ 6 milliards d’euros.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/09/companias/1581250221_404810.html

Découverte de superbes œuvres pariétales dans le Nord-Est de l'Espagne

Un cheval gravé sur l’une des parois des grottes d’Espluga de Francolí, dans la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : La Vanguardia)

Connu depuis longtemps, l’ensemble de grottes situé sur le territoire de la commune d’Espluga de Francolí (province de Tarragone, Catalogne), peuplée d’environ 3 800 habitants, recelait un secret qui n’a été découvert que récemment : des œuvres d’art pariétales datées d’il y a environ 15 000 ans. Il s’agit d’un ensemble d’une centaine de gravures qui ont été mises au jour en octobre 2019 par Josep Maria Vergès, membre de l’Institut catalan de Paléo-écologie humaine et d’Évolution sociale (Instituto Catalán de Paleoecología Humana y Evolución Social, IPHES), qui effectuait des fouilles dans cette zone du Nord-Est de l’Espagne.

Ces excavations faisaient suite à un ensemble de crues et d’inondations dans la zone, catastrophes qui ont poussé Vergès à s’intéresser de plus près à ce réseau de grottes. Les gravures en question remontent au Paléolithique supérieur, plus précisément à l’époque du madgalénien (17 000 à 12 000 ans avant notre ère). Il s’agit de fait sanctuaire d’art rupestre figuratif et abstrait découvert dans la communauté autonome. L’occupation de ces grottes est contemporaine de celle de la grotte d’Altamira, située sur le territoire de la commune de Santillana del Mar (Cantabrie).

Source : https://www.lavanguardia.com/cultura/20200207/473324283721/altamira-catalana-espluga-de-francoli-cien-grabados-paleolitico.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_content=cultura&fbclid=IwAR2updyRhaY9iJt3HBe_wE9CqXz9-PF1TAwEaZ67o9oZ6jECBziu5fmhGEY

Décès du professeur d'université espagnol José Ángel Ascunce à l'âge de 73 ans

Le professeur d’université espagnol José Ángel Ascunce (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce mercredi 5 février 2020 le décès à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), à l’âge de 73 ans, du professeur d’université espagnol José Ángel Ascunce Arrieta, qui était né à Saint-Sébastien (province de Guipuscoa, Pays basque) en 1946. Ancien enseignant à l’Université Deusto de Bilbao, il était spécialiste de la culture espagnole au Siècle d’Or (1550-1675) et à l’époque contemporaine. Il était notamment un fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de l’écrivain Miguel de Cervantes (1547-1616).

Fondateur et président de l’association Hamaika Bide, qui œuvre pour la connaissance de la culture basque en exil durant la dictature franquiste (1939-1975), il a travaillé à récupérer la mémoire d’écrivains espagnols comme Ernestina de Champourcin (1905-1999), Cecilia García de Guilarte (1915-1989), Eugenio Ímaz (1900-1951) ou encore Justo Gárate (1900-1994). Sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université autonome de Madrid, portait sur la poésie de León Felipe (1884-1968).

Source : https://canales.diariovasco.com/esquelas/diario/2020-02-06/jos–ngel-ascunce-arrieta-521343.htm?ref=https://www.google.com/

L'entreprise espagnole Acciona construira une ligne du métro de São Paulo

Le président directeur général (PDG) de l’entreprise espagnole d’infrastructures Acciona, José Manuel Entrecenales (photographie : Pablo Monge et Cinco Días)

Sise à Alcobendas (Communauté de Madrid), l’entreprise espagnole d’infrastructures Acciona a été sélectionnée par les autorités de l’État de São Paulo (Brésil) afin d’achever la construction et d’assurer l’exploitation de la sixième ligne du métro de la principale métropole sud-américaine. Ce chantier, évalué à environ 2 milliards d’euros, est le premier dont se charge la multinationale ibérique dans le pays lusophone depuis plusieurs années.

La sixième ligne du métro de São Paulo avait été initialement confiée à la firme brésilienne Odebrecht jusqu’à ce que le chantier ne lui soit retiré en 2016 en raison des problèmes qu’a traversés l’entreprise au cours des dernières années. Acciona dispose désormais d’un délai de quatre ans pour achever la ligne, dont le coût total sera financé à hauteur de 50 % par l’État de São Paulo. Le chantier devrait théoriquement reprendre en fin d’année 2020.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/07/companias/1581101997_104978.html

La ville de Madrid veut ajouter de la végétation autour du périphérique M30

Le périphérique M30, qui encercle le centre de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Encerclant l' »amande centrale » (almendra central) de Madrid, le périphérique M30 est l’un des symboles de Madrid mais aussi de ses embouteillages. La circulation qui caractérise cette voie rapide à toute heure génère également un important nuage de pollution (la boina, c’est-à-dire « le béret ») au-dessus de la capitale espagnole. C’est pour limiter ces nuisances environnementales mais également la pollution sonore que la municipalité, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), veut planter de nombreux arbres aux abords de cette voie rapide.

Plus largement, ce sont non seulement la M30 mais également deux autres périphériques, la M40 et la M50, qui devraient voir fleurir dans les prochains mois des pins, chênes verts et autres genévriers sur une superficie totale de 100 hectares environ – l’équivalent, grosso modo, du parc du Bon-Repos (Buen Retiro), au centre de la ville. Les terrains vagues situés aux abords de ces périphériques dans les quartiers de Valverde, Mirasierra, El Goloso, Valdefuentes, Montecarmelo, Las Tablas et Sanchinarro seront eux aussi recouverts.

Source : https://madridsecreto.co/carreteras-madrid-arboles/?fbclid=IwAR2oFHYMnzWSDHV94Q_WDNU7XiAo3GfS2etpR1g4nm8Yk5qlHnTJujq4XSE

Le marché espagnol du textile retrouve des couleurs en 2019

Un stand à la foire du textile Momad de 2019, à Madrid (photographie : IFEMA et Cinco Días)

Après une année morose dans le domaine en 2018, l’année 2019 a marqué pour l’Espagne une reprise du marché du textile et des vêtements avec une croissance des ventes de 1,2 %, soit environ 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires outre-Pyrénées. C’est ce que l’organisme de la foire de Madrid, IFEMA, a dévoilé au début du mois de février 2020, à l’occasion de la nouvelle édition du salon du textile, des chaussures et des accessoires baptisé Momad. L’augmentation aurait toutefois pu être plus prononcée si le mois de décembre 2019 n’avait pas été marquée par un temps particulièrement maussade, avec plusieurs épisodes climatiques aux conséquences parfois graves.

Selon les explications données aux médias par le président de l’Association des Entrepreneurs du Commerce du Textile, des Accessoires et du Cuir (Asociación Empresarial del Comercio Textil, Complementos y Piel, ACOTEX), Eduardo Zamácola, la campagne de ventes des fêtes de Noël 2019 n’a donc pas été aussi positive que prévu. En ce qui concerne la production industrielle, 2019 s’est avérée moins active que d’habitude, notamment en raison du processus de transformation des différentes entreprises, qui s’orientent vers des marchés de niche ou vers des façons de faire plus écologiques. Environ 134 000 personnes étaient employées dans le secteur l’année dernière, soit 2,5 % de moins qu’en 2018.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/05/companias/1580920291_327878.html

L'Espagne est l'un des pays développés avec le plus faible taux d'occupation pour les jeunes de 24 ans

De jeunes Espagnols dans un lycée (photographie : RTVE)

Selon des statistiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), dont le siège se trouve à Paris (France), à l’âge de 24 ans (c’est-à-dire six ans après la fin de la scolarité secondaire), les jeunes Espagnols sont parmi ceux qui ont le plus faible taux d’occupation au sein du monde développé. Seuls 37,9 % d’entre eux ont en effet un emploi, contre 58 % en moyenne parmi les pays membres de l’OCDE ou plus de 70 % pour l’Islande, la Suisse ou encore les Pays-Bas. Seuls l’Italie et le Portugal font moins bien que notre voisin ibérique en la matière.

En comparaison de pays proches, comme l’Allemagne ou la France (qui atteignent environ 50 % de jeunes de 24 ans occupés), l’Espagne fait donc pâle figure. De fait, lorsque l’on consulte les données de l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid, ce n’est que dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans que l’occupation des jeunes actifs se consolide outre-Pyrénées. C’est entre 2000 et 2007, au plus fort de la bulle immobilière, que le taux d’occupation des citoyens âgés de 24 ans a frôlé les 50 % en Espagne.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10304079/01/20/Espana-a-la-cola-de-la-incorporacion-juvenil-al-trabajo-solo-un-37-tiene-trabajo-a-los-24-anos.html

Les comédies musicales jouées à Madrid réalisent de plus gros bénéfices que l'ensemble du cinéma espagnol

« Le Roi Lion », l’une des comédies musicales à succès qui anime la ville de Madrid (photographie : « Le Roi Lion » et La Razón)

Régulièrement objets de polémiques, les subventions versées par l’État espagnol à l’industrie du septième art outre-Pyrénées ne génèrent pas toujours un retour sur investissement, tant s’en faut. Et, comme pour remettre une pièce dans la machine, la maison de production espagnole SOM Produce a récemment divulgué une donnée qui va dans le sens des adversaires de ces subventions : les comédies musicales jouées à Madrid, l’une des principales villes au monde pour ce genre de spectacles, réalisent des bénéfices plus importants que l’ensemble du cinéma de notre voisin pyrénéen. Concrètement, en 2018, elles ont réalisé un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros en termes d’entrées, soit 7 millions d’euros de plus que les films espagnols.

Ces 110 millions d’euros représentent par ailleurs l’essentiel des 160 millions d’euros générés par les 21 entreprises privées et les 28 théâtres et salles de spectacles de la capitale espagnole la même année, selon le producteur espagnol José María Cámara. Environ 90 % de cette somme est d’ailleurs le fait de deux maisons de production, SOM Produce et Stage Entertainment. La première de ces deux firmes est la plus importante du pays, avec 4 700 sièges gérés en propre. C’est en partie elle qui permet à Madrid de se consolider comme capitale mondiale de la comédie musicale en espagnol.

Source : https://www.larazon.es/cultura/20200205/5lbp7xy64ne3bi6oigwy6lciiy.html

Un détecteur de rayons cosmiques est installé dans une base scientifique espagnole en Antarctique

La base scientifique espagnole Juan-Carlos-Ier, située en Antarctique (photographie : USC et Faro de Vigo)

Une équipe de chercheurs dépendant de l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice) et de l’Institut galicien de Physique des Hautes Énergies (Instituto Gallego de Física de Altas Energías, IGFAE) a développé et installé sur la base scientifique espagnole Juan-Carlos-Ier, en Antarctique, un détecteur de rayons cosmiques. C’est au cœur de l’île Livingston que la communauté de la recherche de notre voisin ibérique pourra ainsi mesurer avec précision les électrons et muons reçus dans cette région de la Terre afin d’établir avec plus d’exactitude l’activité solaire et les conditions de l’atmosphère terrestre.

Les rayons cosmiques constituent l’un des produits à basse énergie qui nous viennent de l’étoile la plus proche et leur intensité peut perturber les réseaux de télécommunication ainsi que les systèmes de positionnement mondial par satellites. Dans certaines circonstances, ces rayons peuvent former des tempêtes magnétiques dont les effets sont potentiellement désastreux pour nombre d’installations électroniques de notre planète. La base espagnol Juan-Carlos-Ier devient ainsi officiellement un membre de l’Observatoire antarctique des Rayons cosmiques (ORCA).

Source : https://www.farodevigo.es/sociedad/2020/02/03/instalan-detector-rayos-cosmicos-antartida/2241124.html

L'Espagne est le huitième pays au monde où les habitants ont le plus changé leurs habitudes pour préserver l'environnement

Des Espagnoles font leurs achats dans un marché couvert (photographie : Junte d’Andalousie et Europa Press)

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’institut de sondages français Ipsos pour le Forum économique mondial, organisme sis à Genève (Suisse), l’Espagne est le huitième pays au monde dont les citoyens ont le plus modifié leurs habitudes au quotidien afin de préserver l’environnement. Ils sont environ 76 % à se prononcer en sens auprès de l’entreprise française, ce qui place notre voisin ibérique loin devant les pays fermant la marche (Japon, États-Unis d’Amérique, Pays-Bas et Russie). Devant l’Espagne, l’on retrouve l’Inde, le Mexique, le Chili, la Chine, la Malaisie et le Pérou.

Parmi les points forts du comportement quotidien des Espagnols, l’on note l’augmentation des habitudes de recyclage (57 % environ des personnes sondées), les économies d’énergie (50 % approximativement des citoyens interrogés), la réutilisation des objets (50 % là aussi), le choix de la consommation de proximité (46 %), les choix d’achat en matière d’équipement du logement (41 %) et les économies d’eau (61 %).

Source : https://www.europapress.es/sociedad/medio-ambiente-00647/noticia-espana-octavo-pais-mundo-mas-ciudadanos-cambiado-dia-dia-responsabilidad-ambiental-20200130172945.html