La Costa Rica choisit l’Espagne pour renforcer sa présence en Europe

Le Costa Rica a décidé, pour développer son réseau Procomer (Promotrice du Commerce extérieur) – chargé d’identifier les opportunités offertes par les différents marchés et d’organiser des missions commerciales ou la participation des entreprises nationales à des foires spécialisées -, de choisir l’Espagne comme porte d’entrée. Environ 80 entreprises de notre voisin pyrénéen ont assisté ce 22 novembre à l’ouverture du premier centre de ce type sur le continent, à l’ambassade du Costa Rica à Madrid, en compagnie de l’ambassadeur, Doris Osterlof, du directeur de cette officine, Pedro Beirute Prada, ou de personnalités espagnoles liées au commerce international.

À titre de rappel, en 2014, 144 entreprises costaricaines ont exporté leurs 340 produits et services vers l’Espagne pour 126 millions de dollars. Le Costa Rica est d’ailleurs le premier fournisseur de fruits et matières premières exotiques (ananas, banane, café, manioc) pour notre voisin pyrénéen. Le choix de l’Espagne pour l’implantation du premier centre de Procomer a été guidé par la logistique et l’économie, puisque notre voisin pyrénéen sert de centre de répartition pour ce pays centre-américain vers tous les autres pays européens.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-costa-rica-elige-espana-como-puerta-entrada-europa-201611280202_noticia.html

Quelle est l’image de l’Espagne en Amérique latine ?

L’image de l’Espagne en Amérique latine est-elle bonne ou mauvaise ? Environ deux siècles après l’indépendance de la plupart des pays latino-américains (aussi bien hispanophones que lusophones), quels sont les rapports qu’ils entretiennent avec leur ancienne métropole ? En réalité, il est très difficile de répondre à ces questions, surtout de façon aussi catégorique. La perception de l’Espagne par les Latino-Américains dépend de multiples facteurs parfois plus conjoncturels que structurels. Au XIXe siècle, l’Amérique latine voyait affluer de nombreux émigrés espagnols qui cherchaient une vie meilleure ; le mouvement s’est ensuite inversé dans la seconde moitié du XXe siècle. Voilà donc un phénomène qui a puissamment contribué à changer l’image de l’Espagne dans ses anciennes colonies. De la même façon, l’arrivée massive des multinationales espagnoles outre-Atlantique (notamment dans le domaine du bâtiment, de la banque, de l’énergie ou des communications) a parfois été très mal vécue par les Latino-Américains, notamment en Bolivie, en Argentine ou au Venezuela. L’idée d’une « nouvelle conquête » n’a guère aidée à décrisper les relations bilatérales. Notons enfin que dans certaines nations, comme l’Équateur, la crise économique débutée en 2008 a forcé de nombreux émigrés à quitter l’Espagne pour rentrer dans leur pays d’origine, ce qui n’a pas amélioré l’image de notre voisin dans ces contrées, tant s’en faut.

D’après une enquête baptisée « Latinobarómetro » et réalisée par l’Institut royal Elcano, les pays qui ont la moins bonne image de l’Espagne sont la Bolivie (39 % d’avis favorables), le Venezuela (43 %) et le Costa Rica (48 %), tandis que ceux qui en ont la perception la plus positive sont l’Uruguay (74 %), le Honduras (71 %) et l’Équateur (71 % également). Globalement, les Latino-Américains ont une moins bonne image de l’Espagne que les membres du G8. La réputation de notre voisin pyrénéen est excellente en Argentine, au Mexique et au Pérou mais nettement moins bonne au Brésil, au Chili et en Colombie. Ce sont les Paraguayens et les Honduriens qui ont la meilleure opinion de la démocratie espagnole, tandis que les Uruguayens ne la voient pas comme une démocratie très aboutie.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-imagen-espana-cambio-continuo-america-latina-201610240753_noticia.html