La moitié des personnalités politiques espagnoles accusées de corruption en Espagne viennent de la Communauté de Valence

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L’ancien conseiller régional de la Communauté de Valence Rafael Blasco (au premier plan – Parti populaire), aujourd’hui en prison suite à une affaire de corruption (photographie : EV et El Mundo)

Selon des statistiques présentées ce lundi 18 juin par le Conseil général du Pouvoir judiciaire (CGPJ), la moitié des personnalités politiques accusées de corruption durant le premier trimestre 2018 en Espagne viennent de la Communauté de Valence avec 40 individus concernés sur 85 en tout et pour tout.

Cette communauté autonome est suivie par l’Andalousie (22 affaires instruites), la Communauté de Madrid (11 personnes) et les îles Baléares (6 personnes). Entre le 1er janvier et le 31 août 2017, les tribunaux de la Communauté de Valence ont prononcé trois sentences pour corruption dans le monde politique.

Source : http://www.elmundo.es/comunidad-valenciana/2018/06/19/5b27d91022601d28678b4663.html

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Des nouvelles des scandales politico-financiers en Espagne

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Le ministre espagnol de la Culture et du Sport, Màxim Huerta (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Diez Minutos

Bien que Mariano Rajoy (Parti populaire) ait récemment été victime d’une motion de censure faisant suite à une affaire de corruption, les scandales politico-financiers continuent d’agiter l’Espagne et aussi bien le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) que les formations indépendantistes catalanes sont loin d’être exemptes de tout reproche à ce sujet. C’est ainsi que l’on a appris aujourd’hui même que l’actuel ministre de la Culture et du Sport, Màxim Huerta, s’est rendu coupable d’une fraude fiscale entre 2006 et 2008 pour un montant d’environ 220 000 euros. Il a cependant commencer par écarter toute démission après avoir évoqué l’affaire avec le président du gouvernement, Pedro Sánchez, avant de renoncer à son poste dans la soirée.

De son côté, l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, est lui aussi dans de beaux draps, ainsi que nous le signalions il y a quelque temps sur ce blog. Il pourrait en effet être mis en examen pour prévarication et malversation dans le cadre de l’instruction ouverte par un tribunal de Gérone concernant des irrégularités détectées dans la gestion de l’entreprise d’adduction d’eau de cette capitale de province, Agissa, de 1998 à 2013. Des perquisitions ont été menées aujourd’hui même dans les mairies de Gérone, Salt et Sarriá de Ter par la Garde civile et Carles Puigdemont a justement été maire de Gérone de 2011 à 2016.

Sources : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/guardia-civil-registra-aigues-girona_148364_102.html, http://www.elmundo.es/espana/2018/06/13/5b20c787468aebd75b8b4581.html, http://www.elmundo.es/cataluna/2018/06/13/5b1fb8fbe5fdeac14a8b4572.html et http://www.elmundo.es/espana/2018/06/13/5b2142c122601d9d5a8b4646.html

María José Segarra Crespo, très probable futur procureur général de l’État en Espagne

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Le très probable nouveau procureur général de l’État, María José Segarra Crespo (photographie : Confilegal)

Âgée de 55 ans, María José Segarra Crespo est l’élue du gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) pour remplacer Julián Sánchez Melgar au poste de procureur général de l’État (fiscal general del Estado) en Espagne. Ce dernier avait été nommé par l’ancien gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) pour se substituer à José Manuel Maza, décédé en fonction. C’est la ministre de la Justice, Dolores García, qui a porté son choix sur cette magistrate progressiste qui aura la lourde tâche de poursuivre la tâche de ses prédécesseurs face à la crise séparatiste catalan.

María José Segarra Crespo doit ainsi devenir la deuxième femme procureur général de l’État outre-Pyrénées, après Consuelo Madrigal, qui a occupé ce poste de 2015 à 2016. Elle dirigeait jusqu’à présent le parquet de Séville (Andalousie), où elle a eu à gérer plusieurs grands scandales financiers et politiques. Elle a été nommée à cette fonction en 2004 par Cándido Conde-Pumpido, procureur général de l’État de 2004 à 2011.

Sources : https://confilegal.com/20180612-y-la-elegida-como-nueva-fiscal-general-del-estado-es-maria-jose-segarra-crespo/ et https://politica.elpais.com/politica/2018/06/12/actualidad/1528815959_498234.html

Iñaki Urdangarin, sur le point d’aller en prison après sa condamnation par la Cour suprême

 

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Iñaki Urdangarin, beau-frère du roi Philippe VI, lors de son arrivée à l’Audience provinciale de Palma de Majorque (îles Baléares), en février 2017 (photographie : Enrique Calvo, Reuters et El Mundo)

La Cour suprême espagnole a statué aujourd’hui même sur le sort d’Iñaki Urdangarin, beau-frère du roi Philippe VI par son mariage avec l’infante Christine, ancienne duchesse de Palma de Majorque. La cour a en effet décidé de condamner l’ancien sportif à cinq ans et dix mois de prison, peine légèrement inférieure à celle prononcée par l’Audience provinciale de Palma de Majorque (îles Baléares), qui était de six ans et trois mois. C’est le parquet qui avait fait appel de cette dernière décision, espérant que la sentence atteindrait dix ans suite à son recours.

La Cour constitutionnelle espagnole n’accepterait d’examiner et de revoir éventuellement cette peine que si elle était inférieure à cinq années de prison, ce qui n’est pas le cas ici. C’est désormais à l’Audience provinciale de fixer la date d’incarcération d’Iñaki Urdangarin, qui a été jugé coupable de prévarication, de malversation, de fraude envers l’administration publique, de trafic d’influence et de délit fiscal dans le cadre de l’affaire Nóos.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/06/12/5b02f91fe5fdea67158b45fa.html

Pedro Sánchez, nouveau président du gouvernement espagnol

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), à la tribune du Congrès des députés, à Madrid (photographie : Uly Martín et El País)

Il sera donc finalement parvenu à réaliser l’ambition qui le dévorait ces dernières années : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) est passé ce vendredi 1er juin du statut de chef de l’opposition à celui de président du gouvernement espagnol dans le cadre de la motion de censure qu’il avait déposée contre Mariano Rajoy (Parti populaire) la semaine dernière. Il a été soutenu en ce sens non seulement par les 85 députés de son propre groupe parlementaire mais également par le groupe Unidos Podemos ainsi que les nationalistes basques et les séparatistes catalans. Il est évidemment très douteux que Pedro Sánchez aient pu obtenir leurs voix sans leur promettre d’importantes concessions qui menacent probablement l’unité de l’Espagne, de facto ou de jure.

Un tel gouvernement soutenu par une coalition aussi hétéroclite va évidemment avoir toutes les difficultés du monde à gouverner, plus encore que dans le cadre des alliances savantes que Mariano Rajoy devait constituer à chaque loi. C’est probablement ce qui a poussé Pedro Sánchez à affirmer, au grand dam de Podemos, qu’il respecterai le budget récemment approuvé sous l’égide de l’ancien gouvernement conservateur. Cela suffira-t-il pour autant à permettre au nouvel exécutif de durer jusqu’aux prochaines élections générales, prévues pour le premier semestre 2020 ? Rien n’est moins sûr.

De nouvelles élections générales anticipées seront donc peut-être un passage obligé pour les Espagnols et ce même si Pedro Sánchez ne veut pas les organiser. Il sait en effet pertinemment qu’il a très peu de chances de conserver son poste en passant par les urnes, empêtré qu’il est dans son alliance au mystérieux contenu avec les séparatistes catalans mais aussi dans les scandales financiers de sa propre formation. Désormais, il lui reste à gouverner.

Sources : https://politica.elpais.com/politica/2018/06/01/actualidad/1527837969_067262.html, https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/05/31/mercados/1527772658_641363.html et https://politica.elpais.com/politica/2018/05/31/actualidad/1527757117_160045.html

Pedro Sánchez présente une motion de censure contre Mariano Rajoy

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, lors d’une conférence de presse au siège de la formation, rue Ferraz, à Madrid (photographie : Rodrigo Jiménez, EFE et El Mundo)

Suite à l’émoi provoqué par la sentence de l’affaire Gürtel hier, le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et chef de l’opposition, Pedro Sánchez, a décidé de présenter auprès du bureau du Congrès des députés (mesa del Congreso de los diputados) une motion de censure contre le président du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire). Les membres du bureau vont devoir valider cette motion avant que la présidente de la chambre basse, Ana Pastor (PP), ne fixe une date pour le débat et le vote. Pedro Sánchez va en effet devoir présenter son projet de gouvernement alternatif aux élus, qui s’exprimeront ensuite pour ou contre ledit projet.

Une majorité absolue de députés (176 sur 350) devra l’approuver et, si c’est bien le cas, Pedro Sánchez deviendra automatiquement le nouveau président du gouvernement, selon les dispositions de la Constitution de 1978. Le candidat est déjà assuré des voix de ses propres députés (89), de celles d’Unidos Podemos (67) et de quatre voix de la coalition Engagement (Communauté de Valence) et d’autres formations minoritaires. Il lui faudrait obtenir le soutien de la formation Citoyens (C’s), mais les centristes souhaiteraient qu’une telle motion de censure soit l’occasion d’organiser des élections générales anticipées.

Pedro Sánchez n’en a évidemment pas l’intention car il sait pertinemment qu’il n’aurait que très peu de chances d’être élu président du gouvernement suite à un nouveau scrutin. Les partis régionalistes et indépendantistes soutiendront-ils cette initiative du premier secrétaire du PSOE ? Si oui, ce dernier ne deviendrait-il pas leur otage ? Autant de questions qui restent, pour le moment, sans réponses.

Sources : http://www.elmundo.es/espana/2018/05/25/5b07ce56468aeb4a7d8b46b2.html et http://www.elmundo.es/espana/2018/05/25/5b07de05468aeb7c4f8b4573.html

Les scandales financiers agitent l’Espagne en ce mois de mai

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Le député régional catalan Francesc Dalmases (Ensemble pour la Catalogne) est l’une des personnes impliquées dans un scandale de détournement de fonds présumé (photographie : EFE et El Confidencial)

Ce mois de mai 2018 est décidément bien agité outre-Pyrénées, notamment pour des raisons politiques. Ce jeudi 24, deux affaires de corruption ont secoué la société et fait du bruit dans les médias. La première est le scandale Gürtel, qui concerne le Parti populaire (PP) dans son ensemble et qui est connue depuis des années. Ses ramifications n’ont cessé de progresser au fil des ans, dévoilant tout un réseau de malversations à l’échelle régionale et nationale. L’Audience nationale, sise à Madrid, a de fait condamné la formation en tant que personne morale dans ce scandale et elle devra payer plus de 245 000 euros pour avoir participé aux affaires louches de l’entrepreneur Francisco Correa, qui était spécialisé dans l’événementiel.

Par ailleurs, l’ancien trésorier du PP, Luis Bárcenas, qui est au centre de toutes les préoccupations depuis sa mise en examen, a été condamné à 33 ans et 4 mois de prison ferme. Le tribunal lui a de plus imposé une amende de 44 millions d’euros pour blanchiment d’argent et délits fiscaux. L’ancienne ministre conservatrice de la santé, Ana Mato, a elle aussi été condamnée à une amende de près de 28 000 euros. Sur les 37 accusés dans cette affaire, seules huit ont été absoutes.

Par ailleurs, ce jeudi 24 mai également, un détachement de l’Unité de Délinquance économique et fiscale (UDEF) de la police nationale espagnole a réalisé des perquisitions à Barcelone (Catalogne), notamment au siège de la Députation, dans le cadre du détournement de fonds qu’auraient commis les autorités séparatistes de la Généralité pour organiser le référendum sécessionniste illégal et illégitime du 1er octobre 2017. Ordonnées par la Cour anti-corruption n° 1 de Barcelone et le procureur anti-corruption, ces perquisitions ont mis au jour un certain nombre d’éléments concernant le réseau de financement illégal des actions extérieures et intérieures des séparatistes.

Il s’agissait en effet pour deux organisations catalanes, Igma Acció Solidaria (sise à Salt, dans la province de Gérone) et Fundació CatMón (installée à Reus, dans la province de Tarragone), de détourner des sommes à l’origine destinées à la coopération internationale et à l’aide aux pays les moins avancés. Elles auraient ainsi utilisé cet argent vers la promotion de l’indépendantisme.

Sources : https://www.elconfidencial.com/espana/2018-05-24/la-red-destapada-por-la-udef-desvio-dinero-del-tercer-mundo-al-proces_1568332/?utm_source=social&utm_medium=twitter&utm_campaign=ECDiarioManual et http://www.elmundo.es/espana/2018/05/24/5b06838522601d864f8b4599.html

Le Parti populaire mise tout sur Madrid et Valence pour les élections municipales de 2019

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire, au centre), lors de vacances dans sa région natale, la Galice, en compagnie du vice-président de la communauté autonome, Alfonso Rueda (à droite), et du président de l’autorité portuaire de Marín, José Benito (photographie : Óscar Corral et El País)

Alors que plusieurs élections importantes (dont les élections andalouses et les élections européennes) approchent à grands pas et se dérouleront en 2019 outre-Pyrénées, la prochaine échéance importante est aussi les élections régionales et municipales, qui seront un test pour l’ensemble des grandes formations politiques espagnoles. Le Parti populaire (PP), dont les sondages sont inquiétants depuis plusieurs mois (notamment en raison de la crise catalane, dans laquelle il est jugé trop mou par beaucoup de citoyens), espère se reprendre avant la date fatidique. En mai 2015, le PP était arrivé en tête dans deux grandes villes d’Espagne qu’il avait toutefois perdues en raison de la construction d’une coalition de gauche : Madrid (dont le maire est Manuela Carmena, de la liste Maintenant Madrid, soutenue par Podemos) et Valence (dont le maire est Joan Ribó, de la coalition Engagement, soutenue par Podemos là encore).

Ce sont ces deux métropoles qui sont dans la ligne de mire des conservateurs et qui leur serviront de thermomètre électoral. Le candidat du PP pour Madrid n’est toujours pas officiellement choisi, même si le nom du jeune Pablo Casado, vice-secrétaire général de la formation à la Communication, fait la course en tête. Il faut dire qu’il est d’une autre génération qu’Esperanza Aguirre, ancienne présidente de la Communauté de Madrid (2003-2012), et n’est pas lié aux affaires de corruption qui ont touché la région. Pour Valence, le député européen Esteban González Pons n’est pas partant et la présidente régionale du Parti populaire, Isabel Bonig, a déjà une liste de remplaçants potentiels.

Une défaite du PP à Madrid et Valence en 2019 ou une lourde chute dans les urnes serait fatale à la formation à un an des élections générales de 2020. Dans les deux cas, les enquêtes d’opinion montrent une percée des centristes de Citoyens (C’s) qui ne semble pas avoir de limite et posera forcément des problèmes aux conservateurs, qui devront peut-être passer par un pacte désavantageux avec les libéraux pour se maintenir aux commandes.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/03/20/actualidad/1521538114_326999.html

Le parquet du Schleswig-Holstein demande l’extradition de Carles Puigdemont en Espagne

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La prison allemande de Neumünster (Schleswig-Holstein), où l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, est en détention provisoire (photographie : Fabian Bimmer, Reuters et Sputnik)

Sans réelle surprise, le parquet du Land allemand de Schleswig-Holstein (où l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, est en détention provisoire après son arrestation) a requis contre cet ancien dirigeant l’extradition vers l’Espagne pour rébellion et malversation, ainsi que l’avait demandé le juge de la Cour suprême espagnole Pablo Llarena dans son mandat d’arrêt européen. Cela signifie que le procureur général du Schleswig-Holstein reconnaît qu’il existe une correspondance entre le code pénal de son pays et le code pénal espagnol en la matière.

Il a également demandé que Carles Puigdemont soit maintenu en détention provisoire en raison du risque de fuite qu’il présenterait s’il était libéré. C’est désormais à l’Audience territoriale, plus important tribunal de ce Land, de statuer sur son sort à partir de cette demande. Il a entre soixante et quatre-vingt-dix jours pour ce faire.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/04/03/5ac33b49e5fdea0b118b460f.html

Mariano Rajoy va-t-il devoir passer la main au sein du Parti populaire ?

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire, à droite), en compagnie du président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo (PP) – Photographie : Salvador Sas, EFE et El Periódico

L’actuel président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), a résisté à bien des crises et a remporté les élections générales de 2015 et 2016, parvenant contre toute attente à rester à La Moncloa. Ce survivant tranquille est toutefois confronté à l’heure actuelle à une crise politique sans précédent. La reprise économique espagnole, qui s’est matérialisée à partir de 2014, ne semble plus suffire alors que le PP est très affaibli par de nombreux scandales de corruption, que le chef de l’exécutif lui-même a dû témoigner dans une affaire qui touche sa formation, que l’essor du parti Citoyens (C’s) dans les sondages semble imparable et que la gestion de la crise catalane par le gouvernement est très critiquée.

Il ne s’agit pour le moment que de rumeurs mais elles sont insistantes : le président de C’s, Albert Rivera, et le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, en sont persuadés, ils n’auront pas à affronter Mariano Rajoy lors des prochaines élections générales, prévues pour le premier semestre de l’année 2020. Seul le président du gouvernement, tout-puissant au sein du PP, aura réellement la faculté de décider s’il se retire et quel successeur il se choisira. Toutefois, la difficulté à faire passer le budget national pour l’année 2018 au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), le sentiment généralisé de paralysie législative et les mauvais résultats lors des élections régionales catalanes anticipées du 21 décembre dernier semblent devoir lui forcer la main.

Même au sein du Parti populaire, de plus en plus de voix s’élèvent en prévision du long cycle électoral qui commencera en 2019. Cinq personnalités apparaissent en favorite pour remplacer Mariano Rajoy : María Dolores de Cospedal, actuelle ministre de la Défense et secrétaire générale du PP ; Soraya Sáenz de Santamaría, vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, qui devra toutefois faire taire ceux qui la critiquent pour sa gestion de la crise séparatiste catalane ; le président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo ; la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor ; et la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes, qui est toutefois empêtrée ces dernières semaines dans un scandale concernant son cursus universitaire.

Sources : https://politica.elpais.com/politica/2018/03/29/actualidad/1522338324_254109.html, https://politica.elpais.com/politica/2018/04/01/actualidad/1522568557_898897.html et http://www.elmundo.es/espana/2018/04/01/5abfe472ca474193038b45d6.html