Les films « El reino » et « Campeones », favoris pour les Goya 2019

Les acteurs espagnols Antonio de la Torre (à gauche) et Nacho Fresneda dans le rôle qu’ils campent dans le long métrage « El reino » (photographie : El Mundo)

Le 2 février 2019 se déroulera à Madrid la cérémonie des Goya, qui récompense le meilleur du cinéma espagnol, et les productions choisies dans les différentes catégories ont été révélées ce mercredi 12 décembre. Parmi les grands favoris et les films qui ont été les plus retenus par l’Académie des Arts et des Sciences cinématographiques (AACCE), l’on peut citer en premier lieu El reino (littéralement, Le Royaume), long métrage de Rodrigo Sorogoyen traitant de la corruption dans les communautés autonomes espagnoles. Cette production a été nommée 13 fois en tout et pour tout.

Il est suivi par la comédie Campeones (littéralement, Champions), réalisée par Javier Fesser, qui nous montre les aventures d’une équipe de basketball formée par des personnes atteintes d’un handicap mental, avec 11 nominations. Avec 8 nominations, l’on retrouve le long métrage Carmen y Lola (littéralement, Carmen et Lola), de la réalisatrice Arantxa Echevarría, et Everybody knows (Todos lo saben, en version originale), du cinéaste iranien Asghar Farhadi. Reste le cas d’Entre dos aguas (littéralement, Entre deux eaux), d’Isaki Lacuesta, qui a reçu la Conque d’Or au Festival de Saint-Sébastien (province de Guipuscoa, Pays basque) cette année. Ce film est nommé dans les deux catégories reines : meilleur long métrage et meilleur réalisateur.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/cine/2018/12/12/5c10e1edfc6c83df338b4705.html

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L’Espagne, paradis européen des « visas dorés »

Une vue d’artiste des bâtiments concernés par l’opération immobilière Canalejas, à Madrid (photographie : OHL et El Independiente)

L’Espagne s’est imposée ces dernières années en Europe comme une forme de paradis des « visas dorés » (golden visas, en anglais), ces autorisations de résidence et de travail accordées à ceux qui réalisent sur place un investissement immobilier d’au moins 500 000 euros. Du 1er janvier au 31 octobre 2018, plus de 5 700 étrangers ont réalisé une telle opération. Cette possibilité, mise en place au plus fort de la crise économique de 2008 pour attirer des investisseurs, ne cesse de générer toujours plus de recettes chaque année.

L’Espagne est d’ailleurs le pays de l’Union européenne (UE) qui a distribué le plus de « visas dorés » – plus de 24 000 selon les données officielles, ce qui est très critiqué par certaines organisations non gouvernementales spécialisées dans la lutte contre la corruption. De fait, outre-Pyrénées, tous ceux qui participent à ce type d’opérations sont responsables en cas de blanchiment d’argent et c’est pourquoi tous les acteurs privés qui entrent dans la chaîne d’investissement sont extrêmement vigilants.

Source : https://elpais.com/economia/2018/11/24/actualidad/1543053440_420218.html

La corruption coûte chaque année à l’Espagne 10 milliards d’euros

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Au premier rang, de gauche à droite : Álvaro Pérez Alonso (dit « El Bigotes »), Pablo Crespo et Francisco Correa, tous trois convaincus de corruption par un tribunal espagnol (photographie : Fernando Alvarado et El País)

Selon un rapport élaboré et publié par la banque espagnole BBVA, via sa fondation, et par l’Institut valencien des Recherches économiques (IVIE), ce vendredi 26 octobre, la corruption coûte chaque année à l’Espagne environ 10 milliards d’euros. L’éradiquer sérieusement et améliorer certains aspects institutionnels du pays pourrait d’ailleurs permettre d’augmenter le produit intérieur brut (PIB) espagnol de 16 % sur quinze ans. Malgré ces données, l’Espagne se situe parmi les 20 % des nations les mieux classées dans les aspects de gouvernance générale – concrètement, elle est 31ème sur les 154 pays examinés en la matière.

Le rapport de la Fondation BBVA et de l’IVIE, intitulé Los costes económicos del déficit de calidad institucional y la corrupción en España (en français, Les coûts économiques du déficit de qualité institutionnelle et de la corruption en Espagne), signale cependant que, dans ce classement, elle se retrouve moins bien notée que le Portugal, l’Irlande, la France ou encore l’Allemagne. Il pointe surtout du doigt le contrôle institutionnel et judiciaire de la corruption, notamment dans le monde politique.

Source : https://elpais.com/economia/2018/10/26/actualidad/1540583846_055263.html

Un rapport dévoile la gestion économique déplorable d’Artur Mas durant la crise de 2008

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L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas (à gauche), en compagnie de l’ancien conseiller régional à l’Économie et à la Connaissance, Andreu Mas-Colell (photographie : EFE et Crónica Global)

Parmi les arguments régulièrement cités par les indépendantistes catalans pour justifier leur idéologie, la prétendue mauvaise gestion économique de la Catalogne par l’État central espagnol revient régulièrement. Outre que nous avons vu que la politique sociale des séparatistes était une vaste galéjade, un rapport émis par le Syndicat aux Comptes (Sindicatura de Cuentas, en espagnol), organe régional catalan qui joue le rôle de Cour des Comptes, a révélé ce mardi 23 octobre que la gestion du premier président régional séparatiste, Artur Mas, durant la crise économique de 2008 avait été déplorable.

C’est ainsi que, selon un examen qui portait sur le département régional à l’Intérieur et aux Relations institutionnelles sur l’exercice 2015, les salaires des hauts fonctionnaires catalans n’étaient pas établis par la loi, notamment dans le cadre du budget de la Généralité. Le Syndicat des Comptes épingle notamment la rémunération de la commissaire à la Transparence de l’époque, Núria Bassols, épouse de Josep Manel Bassols, ancien maire de la commune d’Anglés, dans la province de Gérone et lui-même en cause dans une affaire de corruption. De quoi renforcer l’idée d’un monde sécessionniste gangréné…

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/sindicatura-aflora-mala-gestion-artur-mas-crisis_193727_102.html?fbclid=IwAR2mS03Q7nVpAg9Rug0nOfuR_gYSe5zRQpFQgMTfzOIBAxsBtgpdjzGfk_w

Les élections régionales andalouses se tiendront le 2 décembre 2018

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La présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol – au centre, devant le pupitre), ce dimanche 7 octobre, lors d’un déplacement à Alcalá la Real, dans la province de Jaén, dans le Nord de sa communauté autonome (photographie : Manuel Cuevas et El Mundo)

La rupture du pacte de gouvernement entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et la formation centriste Citoyens (C’s) le laissait entrevoir et la nouvelle semblait devoir tomber en début de semaine : les élections régionales andalouses, qui étaient initialement prévues pour le mois de mars 2019, auront finalement lieu de manière anticipée le 2 décembre 2018. C’est la présidente régionale, Susana Díaz (PSOE), qui l’a annoncé ce lundi 8 octobre à la presse avant de convoquer un Conseil exceptionnel du gouvernement régional.

L’objectif est multiple pour Díaz : profiter des sondages, qui lui sont favorables ; organiser ce scrutin indépendamment des autres élections régionales et municipales, qui se tiendront en mai 2019 ; et prendre ses adversaires de court. Il faut dire que le Parti populaire (PP) d’Andalousie a également révélé ce lundi 8 octobre de nouvelles données concernant les scandales politico-financiers qui touchent le PSOE au niveau régional.

Les enjeux de ce scrutin, qui sera donc le premier du marathon 2019-2020 (élections régionales et municipales, élections européennes, élections générales), sont nombreux : pour Susana Díaz, il s’agit de se renforcer dans son bastion méridional après son échec aux primaires socialistes face à Pedro Sánchez ; pour le président du gouvernement, il convient de se donner un nouvel élan dans la perspective des élections parlementaires au niveau national ; pour le Parti populaire, le but est de limiter la casse et, peut-être, de profiter d’un effet Casado qui tarde pour le moment à se manifester ; pour Citoyens, il faut transformer l’essai et donner corps à des sondages très favorables ; pour Podemos, qui se présentera en coalition avec la Gauche unie (IU), il faudra faire mentir les pronostics et réaliser un meilleur score qu’en 2015.

Source : http://www.elmundo.es/andalucia/2018/10/08/5bbb29c022601d26718b4599.html

Le parti politique de Carles Puigdemont et Quim Torra va se faire expulser de son groupe au Parlement européen

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L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, lors d’une conférence de presse à Bruxelles (Belgique) à la fin de l’année 2017 (photographie : El Periódico)

Après des mois de polémiques, de demandes d’explications et de désaccords, le groupe ADLE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe) du Parlement européen, présidé par le Belge Guy Verhofstadt, a décidé d’expulser le Parti démocrate européen de Catalogne (PDeCAT), formation de l’actuel président de la Généralité de Catalogne, Quim Torra, et de son ancien dirigeant, Carles Puigdemont. Un conseil extraordinaire du groupe devra être organisé le 27 octobre prochain pour définitivement entériner la décision.

Les affaires de corruption qui touchent les dirigeants séparatistes ont provoqué une « perte de confiance » des autorités de l’ADLE envers le PDeCAT. Par ailleurs, le processus séparatiste lui-même a entraîné des frictions au sein du groupe parlementaire, notamment entre députés indépendantistes et députés de la formation espagnole Citoyens (C’s), très opposée au sécessionnisme.

Source : https://www.lavanguardia.com/politica/20180926/452047911501/ejecutiva-alde-aprueba-unanimidad-expulsion-pdecat.html?utm_campaign=botones_sociales&utm_source=facebook&utm_medium=social

Des élections régionales anticipées semblent se profiler en Andalousie

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Le porte parole du groupe Citoyens (C’s) à l’Assemblée régionale andalouse, Juan Marín (au premier plan) – Photographie : EFE et El Mundo

Cette décision était attendue depuis plusieurs jours : le Comité exécutif national du parti Citoyens (C’s), libéral et centriste, a décidé de rompre le pacte de gouvernement qui le liait au cabinet régional andalou de Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol). Cette rupture met de facto les socialistes en minorité à l’Assemblée régionale andalouse et poussera probablement Díaz à organiser des élections anticipées, les prochaines devant théoriquement se dérouler en mars 2019.

Les scandales politico-financiers suivent le PSOE régional à la trace depuis plusieurs années mais c’est le refus de l’exécutif andalou d’approuver certaines mesures proposées par C’s (élimination du régime juridique spécial des élus, réforme de la loi électorale, limitation du nombre de mandats, surveillance plus étroite des possibles conflits d’intérêts) qui a précipité le divorce entre les deux partenaires de coalition. Pour le moment, Susana Díaz ne s’est pas prononcée sur la tenue d’élections régionales anticipées.

Source : http://www.elmundo.es/andalucia/sevilla/2018/09/07/5b9253ca468aebe83d8b45fb.html

Destitution très polémique d’un responsable de la Garde civile par le gouvernement de Pedro Sánchez

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L’ancien colonel en chef de l’Unité centrale opérative (UCO), Manuel Sánchez Corbí (photographie : EFE et El Confidencial)

Le jeudi 2 août dernier, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska (Parti socialiste ouvrier espagnol), a officiellement démis de ses fonctions le colonel en chef de l’Unité centrale opérative (UCO), Manuel Sánchez Corbí. Capital dans la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, cet organe de la Garde civile et de la police judiciaire a été le fer de lance dans les affaires qui ont touché tout l’arc politique espagnol ces dernières années.

Le 25 juillet dernier, Manuel Sánchez Corbí a affirmé dans une note interne à ses services que, face au manque de moyens alloués par l’État, l’UCO ne pouvait temporairement plus assurer ses missions. Il a pris cette décision sans en référer à sa hiérarchie, ce qui a provoqué sa destitution sur proposition du directeur général de la Garde civile, Félix Azón, et après le feu vert de la secrétaire d’État à la Sécurité, Ana Botella.

Une telle destitution passe toutefois mal auprès d’une partie de l’opinion publique, qui estime que le labeur de l’UCO est plus indispensable que jamais. Par ailleurs, si le Parti populaire (PP) a eu à souffrir des enquêtes de cet organe, le PSOE est désormais dans le collimateur de l’UCO, ce qui pose bien des questions sur la nature de la décision de Fernando Grande-Marlaska.

Source : https://www.elindependiente.com/politica/2018/08/02/marlaska-fulmina-jefe-uco/?utm_source=share_buttons&utm_medium=twitter&utm_campaign=social_share

Quatre films espagnols seront en compétition cette année pour le Festival du Cinéma de Saint-Sébastien

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L’équipe de la série télévisée espagnole Gigantes (littéralement, « géants »), sélectionnée pour le Festival du Cinéma de Saint-Sébastien (photographie : EFE, Mariscal et El Mundo)

Cette année aura lieu entre le 21 et le 29 septembre la soixante-sixième édition du Festival du Cinéma de Saint-Sébastien, dans la province de Guipuscoa (Pays basque), principale compétition internationale du film à se dérouler en Espagne. Quatre longs métrages espagnols seront en lice pour remporter la Conque d’Or (Concha de Oro), plus haute distinction remise par le jury de ce ce festival. Il s’agit des productions suivantes :

  • Yuli, d’Icíar Bollaín, qui relate la vie du danseur cubain Carlos Acosta ;
  • El reino (littéralement, « le royaume »), de Rodrigo Sorogoyen, thriller dont la corruption est le thème central ;
  • Quién te cantará (littéralement, « qui te chantera »), de Carlos Vermut, long métrage inclassable dans son genre ;
  • et Entre dos aguas (littéralement, « entre deux eaux »), d’Isaki Lacuesta, suite du film La leyenda del tiempo (littéralement, « la légende du temps »).

Notons également la présence en compétition de la série télévisée espagnole Gigantes (littéralement, « Géants »).

Source : http://www.elmundo.es/cultura/cine/2018/07/20/5b51bba2e5fdea1f148b4609.html

Le Parti socialiste ouvrier espagnol s’est financé de manière illégale dans la Communauté de Valence

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Le candidat du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) à la Présidence de la Communauté de Valence, Joan Ignasi Pla (en veste grise, en train de saluer le public), aux côtés de l’ancien président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE), lors d’une réunion publique à l’occasion de la campagne des élections régionales et municipales de 2007 (photographie : Benito Pajares et El Mundo)

Le Trésor public espagnol peut désormais certifier, grâce au croisement de données qu’il a recueillies, que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) s’est financé de manière illégale dans la Communauté de Valence lors de la campagne des élections régionales et municipales de 2007 à travers sa firme de communication et d’image, Crespo Gomar. Des entreprises privées ont en effet directement versé d’importantes sommes à cette compagnie à l’instar de Metrovacesa, spécialisée dans la construction, ou de Burger King, célèbre enseigne de restauration rapide.

Une enquête est déjà ouverte à ce sujet depuis un moment par la chambre n° 21 du Tribunal d’Instruction de Valence, qui inspectait les courriers électroniques envoyés et reçus par l’équipe de campagne des socialistes de la communauté autonome. D’autres noms impliquent le parti régionaliste Engagement (qui dirige aujourd’hui la Communauté de Valence en tandem avec le PSOE) dans cette gigantesque affaire politico-financière, comme l’Entreprise générale valencienne de l’Eau (EGEVASA) ou Lubasa.

Source : http://www.elmundo.es/comunidad-valenciana/2018/07/02/5b390d6522601d1b078b45e9.html