Décès de la pharmacienne espagnole Regina Múzquiz

La pharmacienne espagnole Regina Múzquiz (photographie : El Global)

C’est ce mercredi 22 avril 2020 qu’est décédée à Madrid la pharmacienne espagnole Regina Múzquiz Vicente-Arche, qui était née à Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque). Diplômée en pharmacie auprès de l’Université Complutense de la capitale espagnole, spécialiste d’analyses cliniques, elle est major au concours d’entrée dans le Corps des Pharmaciens de la Santé nationale (Cuerpo de Farmacéuticos de Sanidad Nacional) et dans celui du Corps sanitaire de l’Administration de la Sécurité sociale (Cuerpo Sanitario de la Administración de la Seguridad Social).

Membre du corps des inspecteurs en pharmacie de l’Institut national de la Santé (Instituto Nacional de la Salud) de 1984 à 1992, elle intègre l’administration centrale du Ministère de la Santé en 1996. À ce titre, elle participe notamment aux transferts finaux des compétences de santé vers les communautés autonomes espagnoles. Vice-présidente exécutive de l’entreprise pharmaceutique Sanofi Aventis de 2002 à 2004, elle dirige à partir de 2016 l’Association espagnole des Médicaments biosimilaires (Asociación Española de Biosimilares, BIOSIM).

Source : https://elglobal.es/industria/fallece-regina-muzquiz-directora-general-de-biosim/

Quels sont les 10 monuments espagnols classés à l’UNESCO les plus présents sur Instagram ?

La mosquée-cathédrale de Cordoue, en Andalousie (photographie : El Economista)

Ce 18 avril 2020 se déroulait dans le monde entier, comme chaque année depuis 1983, la Journée internationale des Monuments et des Sites (Día Internacional de Monumentos y Sitios). À cette occasion, la presse espagnole s’est demandée quels sont les monuments et sites du pays classés par l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle anglais), sise à Paris (France), les plus présents sur le réseau social américain Instagram.

En voici le classement pour les dix premiers :

  1. basilique de la Sainte-Famille, Barcelone (Catalogne) ;
  2. palais de l’Alhambra, Grenade (Andalousie) ;
  3. parc Güell, Barcelone ;
  4. maison Batlló, Barcelone ;
  5. maison Milá, Barcelone ;
  6. monastère Saint-Laurent-de-l’Escurial, San Lorenzo de El Escorial (Communauté de Madrid) ;
  7. palais de la Musique catalane, Barcelone ;
  8. mosquée-cathédrale de Cordoue (Andalousie) ;
  9. tour d’Hercule, La Corogne (Galice) ;
  10. alcazar royal de Séville (Andalousie).

Source : https://www.eleconomista.es/status/noticias/10478725/04/20/Los-10-monumentos-Patrimonio-de-la-Humanidad-mas-fotografiados-de-Espana-Cataluna-lidera-la-lista.html

Les divorces et séparations en Espagne ne cessent de baisser

Le roi Philippe VI (à gauche) et la reine Letizia, alors prince et princesse des Asturies, à la sortie de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Almudena, à Madrid, lors de leur mariage, en 2004 (photographie : Ricardo Gutiérrez et El País)

Selon les données de 2019 fournies par le Forum de la Famille, organisé chaque année en Espagne et qui a compilé les chiffres recueillis par le Conseil général du Pouvoir judiciaire (Consejo General del Poder Judicial, CGPJ), pour la cinquième année consécutive, le nombre de séparations de corps et de biens ainsi que de divorces a baissé chez notre voisin ibérique. Concrètement, l’on a enregistré l’année dernière 109 567 procédures de ce type outre-Pyrénées, soit le nombre le plus bas depuis 2015. En 2019, toutes les formes de rupture du mariage ont ainsi diminué : – 0,4 % pour le divorce d’un commun accord ; – 3,6 % pour les divorces contentieux ; – 5,4 % de séparations d’un commun accord ; – 7,6 % pour les séparations contentieuses.

C’est dans la Communauté de Valence que le plus grand nombre de ruptures du mariage ont été enregistrées l’année dernière – 26,7 couples en moyenne y ont ainsi recours par tranche de 10 000 habitants. La communauté autonome est suivie des îles Baléares, avec 26,5 ruptures en moyenne par tranche de 10 000 habitants. La troisième autonomie dans le domaine est constituée par les îles Canaries (25,7 pour 10 000). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-et-León (18,4 ruptures du mariage par tranche de 10 000 habitants), le Pays basque (19,7 pour 10 000) et l’Estrémadure (20,8 pour 10 000).

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-amor-si-goza-buena-salud-espana-202003120408_noticia.html

Une année de plus, la Catalogne est la communauté autonome espagnole avec la plus forte pression fiscale et la Communauté de Madrid, celle avec la plus faible

La présidente régionale de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire) – Photographie : EFE et ABC

Le jeudi 5 mars 2020, Jesús Sanmartín, président du Registre des Économistes et Conseillers fiscaux (Registro de Economistas y Asesores Fiscales, REAF), organisme sis à Madrid, a présenté aux médias l’édition 2020 du Panorama de la Fiscalité régionale et forale (Panorama de la Fiscalidad Autonómica y Foral), dénonçant au passage une fois encore la « jungle » que représente l’existence de dix-sept communautés autonomes avec chacune ses règles ainsi que ses impôts et taxes propres. Sanmartín était accompagné de Valentín Pich, président du Conseil général des Économistes (Consejo General de Economistas), qui a lui aussi exigé une modification et une harmonisation globales de ce système.

En attendant la loi que la ministre des Finances, María Jesús Montero (Parti socialiste ouvrier espagnol), veut préparer dans ce domaine et dont un premier brouillon devrait être disponible au mois de novembre, l’on peut constater selon les données du Panorama de la Fiscalité régionale et forale qu’une année de plus, la Catalogne reste la communauté autonome espagnole avec la plus forte pression fiscale et la Communauté de Madrid, celle avec la plus faible. De fait, celle-là dispose de quinze impôts et taxes propres sur les 71 qui existent au niveau régional à l’heure actuelle en Espagne. Et cette année, Barcelone devrait en créer un supplémentaire en matière environnementale.

Outre la Communauté de Madrid, parmi les autonomies avec le plus faible nombre d’impôts propres, l’on recense le Pays basque, la Castille-et-León et la Castille-La Manche ainsi que la Cantabrie, les îles Canaries, les îles Baléares et la Communauté de Valence. En termes absolus, la Catalogne récolte chaque année en moyenne près de 680 millions d’euros à partir des impôts régionaux mais, en termes relatifs, ce sont les îles Canaries qui en tirent la plus grosse part pour leurs recettes propres (14,1 %). La Communauté de Madrid est l’autonomie espagnole où les plus bas et les plus hauts revenus sont les moins taxés.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-cataluna-repite-como-region-mas-impuestos-y-madrid-como-menor-presion-fiscal-202003051228_noticia.html

L'Espagne bat en 2019 son record de recyclage du verre

Un conteneur en verre géant dans une ville espagnole à l’occasion de l’édition 2019 de la Journée mondiale du Recyclage (photographie : EFE et El Confidencial)

Les premières lois sur le recyclage en Espagne datent d’il y a plus de vingt ans et, parmi les grands succès que l’on peut mettre à leur actif, le recyclage du verre est indéniablement un point fort de nos voisins ibériques. Selon la fondation espagnole Ecovidrio, en 2019, 896 450 tonnes de verre ont ainsi été recyclées outre-Pyrénées, soit une moyenne de 19 kilogrammes par citoyen – environ 65 contenants entre les bouteilles, les flacons et autres pots. Il s’agit d’un nouveau record pour l’Espagne avec une augmentation de 6,6 % par rapport à 2018 ou encore 30 % de plus qu’il y a cinq ans.

Les communautés autonomes espagnoles qui recyclent le plus le verre sont les îles Baléares (31,6 kilogrammes par habitant), le Pays basque (28,4 kilogrammes par habitant), La Rioja (28,2 kilogrammes par habitant), la Navarre (26,6 kilogrammes par habitant) et la Catalogne (22,5 kilogrammes par habitant). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-La Manche (14,2 kilogrammes par habitant), l’Andalousie (14,4 kilogrammes par habitant) et l’Estrémadure (8,9 kilogrammes par habitant). Le taux de croissance du recyclage du verre dans ces dernières autonomies est considérable sur la dernière année. La province de Málaga (Andalousie) a ainsi enregistré une augmentation de 48,7 % dans le domaine par rapport à 2018 ; celle de Badajoz (Estrémadure), de 48,4 % ; celle d’Almería (Andalousie), de 31,4 % ; celle de Jaén (Andalousie), de 27,3 % ; et celle de Cordoue (Andalousie), de 17,1 %.

Source : https://www.elconfidencial.com/sociedad/2020-03-02/reciclaje-vidrio-espana-bra_2468244/

La Communauté de Madrid accapare près de 30 % de tous les crédits bancaires espagnols

Le siège de la Banque d’Espagne, situé place de Cybèle, à Madrid (photographie : iStock et El Confidencial)

En plein essor depuis une vingtaine d’années, la Communauté de Madrid est en tête de nombreux classements économiques parmi les communautés autonomes espagnoles – et notamment dans celui des crédits bancaires. La région concentre en effet en 2019 près de 30 % des emprunts contractés dans le pays – précisément 29,3 % selon les données fournies en février 2020 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis dans la capitale espagnole.

La Catalogne arrive en deuxième position, avec 17,1 %, suivie en troisième place de l’Andalousie, avec 12,3 %. Toutes les autres communautés autonomes sont sous la barre des 10 %. L’évolution de la Communauté de Madrid est spectaculaire depuis 2008 tandis que les autres autonomies « boxent » légèrement en-dessous de leur catégorie si on rapporte leur part dans les crédits bancaires espagnols à leur poids dans l’économie nationale – la Catalogne représente en effet 19 % du produit intérieur brut (PIB) espagnol et l’Andalousie, 13,4 %.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-02-27/madrid-credito-bancario_2471988/

L'entreprise américaine de vente en ligne Amazon va construire un nouvel entrepôt logistique dans l'agglomération madrilène

Un entrepôt de l’entreprise américaine de vente en ligne Amazon à Getafe, dans la Communauté de Madrid (photographie : Idealista)

L’entreprise américaine de vente en ligne Amazon, sise à Seattle (État de Washington), poursuit son expansion en Espagne et va bâtir un nouvel entrepôt logistique dans la Communauté de Madrid, plus précisément à Alcalá de Henares, ville de près de 200 000 habitants située à l’Est de la capitale. Il s’agira d’un pôle d’une superficie de 100 000 mètres carrés qui sera principalement destiné aux objets et marchandises d’une taille imposante. Il devrait être achevé et opérationnel d’ici à la fin de l’année 2021.

Les entrepôts logistiques d’Amazon qui existent déjà outre-Pyrénées sont les suivants :

  • Alcobendas (Communauté de Madrid) ;
  • Almería (Andalousie) ;
  • Barcelone (Catalogne) ;
  • Castellbisbal (province de Barcelone, Catalogne) ;
  • El Prat de Llobregat (province de Barcelone, Catalogne) ;
  • Getafe (Communauté de Madrid) ;
  • Illescas (province de Tolède, Castille-La Manche), récemment agrandi ;
  • Madrid ;
  • Málaga (Andalousie) ;
  • Martorellas (province de Barcelone, Catalogne) ;
  • Porriño (province de Pontevedra, Galice) ;
  • Paterna (province de Valence, Communauté de Madrid) ;
  • San Fernando de Henares (Communauté de Madrid) ;
  • Séville (Andalousie), en cours d’agrandissement ;
  • Siero (Principauté des Asturies) ;
  • Valle de Trápaga (province de Biscaye, Pays basque).

Source : https://www.idealista.com/news/inmobiliario/empresas/2020/02/24/780430-amazon-levantara-otro-centro-logistico-en-madrid-de-100-000-m2-que-dara-mil-empleos?amp=1&__twitter_impression=true

Le gouvernement espagnol prépare un plan national d'investissement pour les trains de banlieue dans diverses communautés autonomes

Des trains de banlieue (cercanías) aux abords de Madrid (photographie : La Razón)

Les trains de banlieue (cercanías) espagnols transportent chaque année plus de 400 millions de passagers mais ils souffrent depuis plusieurs années d’un manque d’investissements auquel veut remédier l’actuel ministre des Transports, de la Mobilité et de l’Agenda urbain, José Luis Ábalos (Parti socialiste ouvrier espagnol). À titre indicatif, entre 2015 et 2018, l’administrateur des chemins de fer de notre voisin ibérique, ADIF, n’a dépensé que 43 millions d’euros dans le réseau ferroviaire conventionnel, contre 1,1 milliard d’euros environ dans celui des trains à grande vitesse (Alta Velocidad Española, AVE).

Le Ministère que dirige Ábalos prépare ainsi un Plan national des Trains de Banlieue pour la Mobilité urbaine (Plan Nacional de Cercanías de Movilidad Urbana), qui va centraliser l’ensemble des investissements d’État prévus dans le domaine. Plusieurs communautés autonomes seront concernées : la Communauté de Valence, la Communauté de Madrid, la Principauté des Asturies et la Cantabrie. Environ 7,5 milliards d’euros sont envisagés dans le cadre de ce programme, dont 5 milliards rien que pour l’agglomération madrilène. Par ailleurs, depuis une dizaine d’années environ, le gouvernement espagnol doit investir 4 milliards d’euros dans le réseau des cercanías de Barcelone (Catalogne).

Source : https://www.larazon.es/economia/20200225/zt6b76y5lvcyxmjagfhmf4wq3a.html

« L’Espagne, vie politique et sociale d’un voisin méconnu »

L’intérieur du Sénat, chambre haute des « Cortes » (le Parlement espagnol), à Madrid (photographie : Open House Madrid)

Dans cet entretien que j’ai accordé à la revue française Conflits, spécialisée dans la géopolitique et la politique internationale, je reviens sur les fondements institutionnels, politiques et territoriaux de l’Espagne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/conflits/id1256421137?i=1000471650259&fbclid=IwAR1KLjFJPwdvNtVd-CwKSE-qTqBc4t7iDgE25aIt3dH4ZL0vmUu3S8-rDUc

Le FMI souligne que l'Espagne ne constitue pas un marché unique

La Conférence des présidents régionaux espagnols de 2017, à Madrid (photographie : Wikipedia)

À la fin du mois de février 2020, le Fonds monétaire international (FMI), organisation financière internationale sise à Washington D.C. (États-Unis d’Amérique) et aujourd’hui dirigée par la Bulgare Kristalina Georgieva, a rappelé un fait bien connu de tous : parmi les faiblesses structurelles de l’économie espagnole, l’absence de marché unique national est l’une des plus graves et pose de sérieux problèmes à notre voisin ibérique. Alors que l’Espagne est intégrée à l’Union européenne (UE), organisation censée se diriger vers une intégration toujours plus étroite de ses membres, elle est divisée en dix-sept communautés autonomes avec des règles bien différentes.

Il en résulte des obstacles de jure et de facto à la libre circulation des marchandises et des travailleurs au sein d’un seul et même pays ainsi que des difficultés pour les entreprises qui souhaiteraient s’implanter dans une communauté autonome autre que leur région d’origine. Il existe donc dix-sept « mini-marchés » en Espagne, avec tous les inconvénients que cela suppose. Parmi les autres handicaps mis en avant par le FMI concernant l’économie espagnole, l’on notera également celui d’une productivité qui a toujours du mal à décoller, ce qui ne constitue pas là non plus une surprise majeure.

Source : https://www.elmundo.es/economia/2020/02/19/5e4c235921efa07d438b4617.html