Les navires de guerre russes se remettent à faire des escales techniques à Ceuta

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Un navire de guerre russe en mer Méditerranée, au large de Ceuta (photographie : ABC)

C’était une tradition jusqu’à ce qu’une énième protestation du Royaume-Uni auprès des États-Unis d’Amérique et Moscou s’y est remis ces derniers jours : des navires de guerre russes font de nouveau des escales techniques à Ceuta, ville autonome espagnole enclavée dans le Nord du Maroc. Cette reprise du passage des bâtiments russes fait suite à une visite officielle du ministre des Affaires étrangères de ce pays, Sergueï Lavrov, à Madrid, où il a été reçu, entre autres, par le roi, Philippe VI, et par le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol).

C’est, entre autres, le croiseur antimissile Maréchal-Ustinov qui est venu remplir ses réserves de carburant et se ravitailler à Ceuta en ce début de mois de novembre. Un peu plus de 700 marins russes ont passé trois jours sur place, sans que les engagements de l’Espagne auprès de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) n’en pâtissent puisque la ville autonome n’est pas située sous la juridiction de cette alliance militaire.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/los-buques-de-guerra-rusos-vuelven-a-repostar-en-ceuta-25613.asp/?fbclid=IwAR3dWRb9CeRtj_kya82jV_nDofijdZyHDYOryI0CfNnuOt4ku-6IpwPA05k

L’immigration illégale vers l’Espagne risque de battre tous les records historiques cette année

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Des immigrants dans une embarcation de fortune sont sauvés par les garde-côtes espagnols (photographie : Europa Press et El Independiente)

Après l’arrivée de l’Aquarius à Valence il y a quelques semaines, les mouvements migratoires illégaux vers l’Espagne n’ont pas cessé ni faibli, bien au contraire : ils n’ont jamais été aussi forts. L’arrivée de migrants clandestins entre le 1er janvier et le 31 juillet de l’année en cours atteint selon les estimations officielles 40 000 personnes, plus qu’au cours de la même période de l’année 2017 et presque plus que jamais durant les sept premiers mois de l’année depuis qu’il existe des statistiques fiables à ce sujet.

La pauvreté de nombreux pays africains et le conflit dans le massif du Rif, au Maroc, poussent ainsi des Subsahariens et des Maghrébins à tenter leur chance en passant par le détroit de Gibraltar, tandis que le durcissement de la politique migratoire italienne a reporté les flux plus à l’Ouest. Si les tentatives de prise d’assaut de la frontière grillagée à Ceuta et Melilla laissent souvent des images impressionnantes, c’est bien par la mer qu’arrivent désormais beaucoup de migrants.

Source : https://www.elindependiente.com/economia/2018/08/13/inmigrantes-ilegales-record/?utm_source=share_buttons&utm_medium=facebook&utm_campaign=social_share

Le Maroc ferme la douane de Melilla de façon unilatérale

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Des camions attendent de pouvoir passer à la douane de Melilla (photographie : El Confidencial)

Entre le 31 juillet et le 1er août dernier, le Maroc, dans un geste visiblement hostile, a décidé de manière unilatérale de fermer la douane commerciale de Melilla, pourtant nécessaire au passage des marchandises depuis ou vers l’Espagne. Les autorités de la ville autonome enclavée dans le nord du pays maghrébin ont immédiatement protesté mais le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) n’ont jusqu’à présent émis aucune plainte officielle auprès de Rabat.

La fermeture de la douane commerciale terrestre de Beni Enzar s’ajoute à la longue liste des problèmes bilatéraux hispano-marocains qui s’accumulent ces derniers mois – et en particulier depuis l’accession de Pedro Sánchez au pouvoir. Melilla est la seule des deux villes autonomes espagnoles à disposer d’une douane commerciale avec le Maroc, puisque ce n’est pas le cas de Ceuta.

Source : https://www.elconfidencial.com/mundo/2018-08-11/marruecos-cierra-aduana-comercial-de-melilla_1603536/

L’Union européenne débloque des fonds exceptionnels pour que l’Espagne puisse faire face aux nouveaux flux migratoires qui la touchent

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), serre la main du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker (photographie : El Periódico)

Le président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a assuré ce mercredi 1er août au président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), que l’Union européenne allait seconder l’Espagne dans le nouveau défi qu’elle connaît ces derniers mois face à l’urgence migratoire qui la touche. Plusieurs centaines de migrants ont en effet réussi à passer illégalement en territoire espagnol, que ce soit par voie terrestre (à Ceuta et Melilla) ou par voie maritime (en Andalousie).

Le commissaire européen aux Affaires intérieurs, le Grec Dimítris Avramópoulos, doit se déplacer en personne outre-Pyrénées afin d’examiner la situation sur place, tandis que l’UE a promis à Madrid le déblocage rapide de 55 millions d’euros destinés à gérer les frontières méditerranéennes aux côtés du Maroc et de la Tunisie. Une aide d’urgence est toutefois toujours attendue de la part de l’exécutif ibérique.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/08/01/5b619b6846163fdc848b4646.html

L’Espagne enregistre en 2017 son plus fort taux de mortalité depuis 1941

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Deux retraités se promènent dans le parc du Retiro, à Madrid (photographie : Jaime Villanueva et El País)

Tout au long de l’année 2017, l’Espagne a officiellement enregistré 423 643 décès sur son territoire, soit le chiffre le plus élevé depuis 1941, selon les données provisoires du rapport sur le mouvement naturel de la population, élaboré par l’Institut national des Statistiques (INE). Ce chiffre représente par ailleurs une augmentation de 3 % par rapport à 2016. L’actuelle pyramide des âges de notre voisin pyrénéen explique facilement un tel résultat étant donné le vieillissement accéléré de la population outre-Pyrénées.

C’est la ville autonome de Ceuta qui a connu la plus forte augmentation du nombre de ses décès (+ 9,8 %), suivie des îles Baléares (+ 6,1 %) et de l’Aragon (+ 5,1 %). De plus, depuis 2008, le nombre de naissances a diminué en Espagne de 24,6 %, avec une chute sensible en 2017 en Castille-et-León (- 7,1 %), au Pays basque (- 6,5 %) et dans la ville autonome de Melilla (- 7,3 %).

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/06/19/actualidad/1529394518_328646.html

Parmi les régions de l’Union européenne avec le plus fort taux de chômage, l’on en retrouve quatre situées en Espagne

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Situé sur la place d’Espagne, le superbe Palais de l’Assemblée est le siège du pouvoir de la ville autonome de Melilla (photographie : Wikipedia)

En dépit de la réelle reprise économique que connaît l’Espagne depuis 2014, les statistiques élaborées par Eurostat (organisme de l’Union européenne) montrent que toutes les communautés autonomes espagnoles n’ont pas encore réussi à surmonter les pires années de la crise de 2008, notamment en matière de chômage. Ainsi, parmi les régions européennes les plus touchées par ce fléau en 2017, l’on en retrouve quatre situées chez notre voisin pyrénéen : la ville autonome de Melilla ainsi que l’Andalousie, l’Estrémadure et les îles Canaries. En 2015, elles étaient six à figurer dans cette liste et, en 2016, cinq. La ville autonome de Ceuta et la Castille-La Manche sont en effet parvenues à en sortir même si le nombre d’actifs inoccupés y reste important.

Sur les 275 régions analysées par Eurostat, Melilla est la deuxième la plus frappée par le chômage avec 27,6 % et elle suit de près la périphérie de Macédoine-Occidentale, en Grèce. En troisième position en partant du bas du tableau, l’on retrouve l’Estrémadure, avec 26,3 % de demandeurs d’emploi, à égalité avec une autre région grecque et juste devant la région française de Mayotte. L’Andalousie est sixième avec 25,5 % de taux de chômage tandis que les Canaries sont huitièmes, avec 23,5 %, juste derrière l’Épire, en Grèce.

Source : http://www.eleconomista.es/indicadores-espana/noticias/9182049/06/18/Cuatro-regiones-espanolas-entre-las-10-mas-azotadas-por-el-paro-de-la-UE.html

L’Espagne reçoit plus de migrants illégaux à la fin du mois de mai que l’Italie et la Grèce

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Une carte montrant l’arrivée de migrants en Espagne, en Italie et en Grèce durant la semaine du 21 au 27 mai 2018 (en rouge) et entre le 1er janvier et le 27 mai 2018 (infographie : ABC)

Ce sont les données fournies par la Commission européenne qui le certifient : entre le lundi 21 et le dimanche 27 mai derniers, l’Espagne a reçu sur ses côtes plus de migrants illégaux que l’Italie et la Grèce, deux pays particulièrement touchés par le phénomène depuis plusieurs années. Concrètement, 1 551 hommes, femmes et enfants ont été signalés par les garde-frontières espagnols durant cette période, contre 1 443 pour l’Italie et 795 pour la Grèce. Notre voisin ibérique pourrait donc être le théâtre d’une nouvelle crise migratoire dans les mois et les années à venir.

Les statistiques des derniers trimestres montrent en effet clairement une tendance à la hausse dans le domaine, tandis que l’afflux de migrants clandestins ralentit en Méditerranée orientale (notamment en Grèce et en Turquie) ainsi qu’en Méditerranée centrale. C’est bien entendu, dans ce cadre, le détroit de Gibraltar qui est le point le plus sensible entre l’Europe et l’Afrique, tout comme le sont les villes autonomes espagnoles de Ceuta et Melilla, qui forment deux enclaves dans le Nord du Maroc.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-llegada-inmigrantes-espana-supera-puntualmente-italia-y-grecia-201806030600_noticia.html

Quel est le principal employeur privé de chaque province espagnole ?

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Une carte présentant le principal employeur privé dans chacune des provinces d’Espagne (infographie : Datacentric)

Chacune des provinces espagnoles présente, comme l’on pouvait s’y attendre, une grande entreprise privée qui en est le principal employeur et génère une grande partie de la richesse locale. C’est justement ce qu’a cherché à établir l’entreprise espagnole Datacentric, spécialisée dans la gestion de l’information et l’élaboration de données, qui est sise dans la capitale de notre voisin ibérique.

Parmi ces grandes firmes, bon nombre sont de nature agricole ou agroalimentaire : la chocolaterie Chocolates Valor dans la province d’Alicante (Communauté de Valence) ; la laiterie Lactalis Forlasa, filiale d’une multinationale française, dans la province d’Albacete (Castille-La Manche) ; Osborne, qui confectionne des vins et spiritueux, dans la province de Cadix (Andalousie) ; l’entreprise bouchère Frimancha Industrias Cárnicas dans la province de Ciudad Real (Castille-La Manche) ; la firme d’embouteillage d’eau de source Solán de Cabras dans la province de Cuenca (Castille-La Manche) ; la coopérative fruitière Valle del Jerte dans la province de Cáceres (Estrémadure) ; la compagnie charcutière Noel Alimentaria dans la province de Gérone (Catalogne) ; la laiterie Puleva dans la province de Grenade (Andalousie) ; l’entreprise liée au monde de l’œuf Dagu dans la province de Guadalajara (Castille-La Manche) ; la compagnie fruitière (spécialisée dans la fraise) Surexport dans la province de Huelva (Andalousie) ; la productrice d’huile d’olive Coosur dans la province de Jaén (Andalousie) ; l’entreprise agroalimentaire (spécialisée dans les plats préparés) Palacios dans La Rioja ; la firme spécialisée dans les produits glacés Kalise dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) ; l’entreprise de distribution alimentaire Guissona Cag dans la province de Lérida (Catalogne) ; la laiterie Leche Rio dans la province de Lugo (Galice) ; l’entreprise charcutière El Pozo dans la Région de Murcie ; l’entreprise agroalimentaire Coren dans la province d’Orense (Galice) ; le groupe Siro, qui se consacre à la même activité, dans la province de Palencia (Castille-et-León) ; la brasserie Cruzcampo, qui appartient à la firme néerlandaise Heineken, dans la province de Séville (Andalousie) et la compagnie charcutière Cárnicas Villar dans la province de Soria (Castille-et-León).

Dans le domaine industriel, l’on note la prédominance AERnnova Aerospace dans la province d’Alava (Pays basque) ; Cosentino, qui fabrique des surfaces et revêtements, dans la province d’Almería (Andalousie) ; la firme sidérurgique ArcelorMittal, sise au Luxembourg, dans la Principauté des Asturies ; l’entreprise automobile SEAT dans la province de Barcelone (Catalogne) ; la firme Antolín Irausa, qui vend des pièces automobiles, dans la province de Burgos (Castille-et-León) ; Porcelanosa, qui fabrique et vend des revêtements céramiques et apparentés, dans la province de Castellón de la Plana (Communauté de Valence) ; Atlas Lubricantes, qui fabrique des lubrifiants industriels, dans la ville autonome de Ceuta ; le fabricant ferroviaire CAF dans la province de Guipuscoa (Pays basque) ; le groupe textile Inditex dans la province de La Corogne (Galice) ; la marque automobile allemande Volkswagen en Navarre ; l’entreprise automobile française Citroën dans la province de Pontevedra (Galice) ; Ontex Peninsular, spécialisée dans l’hygiène corporelle, dans la province de Ségovie (Castille-et-León) ; l’équipementier automobile Lear dans la province de Tarragone (Catalogne) ; un autre équipementier, Ronal, dans la province de Teruel (Aragon) ; le fabricant de vêtements et accessoires de sport Joma dans la province de Tolède (Castille-La Manche) ; l’entreprise automobile française Renault dans la province de Valladolid (Castille-et-León) ; la firme automobile française d’origine allemande Opel dans la province de Saragosse (Aragon).

Restent enfin les services de tout genre, la distribution, la distribution d’énergie, etc. : le CESVIMAP (Centre d’Expérimentation et de Sécurité routière de la mutuelle MAPFRE) dans la province d’Ávila (Castille-et-León) ; Industrias Cristian Lay, qui commercialise des bijoux et accessoires, dans la province de Badajoz (Estrémadure) ; la chaîne hôtelière Meliá dans les îles Baléares ; la banque Santander en Cantabrie ; la banque Cajasur dans la province de Cordoue (Andalousie) ; l’entreprise financière Costa dans la province de Huesca (Aragon) ; la caisse d’épargne Caja España-Duero dans la province de León (Castille-et-León) ; l’entreprise de télécommunications Telefónica dans la Communauté de Madrid ; le groupe gazier et électrique Gaselec dans la ville autonome de Melilla ; la banque Unicaja dans la province de Málaga (Andalousie) ; la firme de distribution de parfums et de produits de beauté Perfumerías Avenida dans la province de Salamanque (Castille-et-León) ; l’entreprise énergétique Disa dans la province de Santa Cruz de Ténérife (îles Canaries) ; la chaîne de supermarchés Mercadona dans la province de Valence (Communauté de Valence) ; la banque Kutxabank dans la province de Biscaye (Pays basque) ; et la Caja Rural dans la province de Zamora (Castille-et-León).

Source : http://www.abc.es/economia/abci-consulta-cual-empresa-mayor-relevancia-dentro-provincia-201803140157_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.interactivo&ns_fee=0

L’Espagne remporte sa première médaille aux Jeux olympiques d’hiver depuis 1992

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Le snowboardeur espagnol Regino Hernández déploie le drapeau de son pays après sa très bonne prestation aux Jeux olympiques d’hiver (photographie : Issei Kato, Reuters et El Mundo)

Parmi les favoris de la délégation espagnole pour remporter une médaille lors des Jeux d’hiver qui se déroulent cette année à Pyeongchang (Corée du Sud), Lucas Eguibar, né en 1994 à Saint-Sébastien (Pays basque), figurait en bonne place. Il était l’une des principales chances de notre voisin ibérique en snowboard, était même le porte-drapeau de l’Espagne lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux et a pourtant très vite été éliminé lors de sa première épreuve. Et contre toute attente, c’est un de ses compatriotes, Regino Hernández (né à Ceuta en 1991), qui a décroché une médaille avec le bronze ce jeudi 15 février en snowboard cross.

Il a ainsi mis fin à une disette espagnole aux Jeux olympiques d’hiver qui durait depuis près de vingt-six ans, puisque la dernière médaille remportée par notre voisin pyrénéen dans cette compétition l’avait été par Blanca Fernández Ochoa (née à Madrid en 1963) lors des Jeux d’hiver d’Albertville (France) en 1992. C’était une médaille de bronze, gagnée lors de l’épreuve de slalom. Son frère, Francisco Fernández Ochoa, décédé en 2006, avait remporté l’or en ski alpin aux Jeux d’hiver de Sapporo (Japon) en 1972.

Source : http://www.elmundo.es/deportes/nieve/2018/02/15/5a85242a268e3eba098b4578.html

« People traffickers target Spain to exploit new route into Europe »

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Le remorqueur de la Marine espagnole Clara-Campoamor, qui sert aujourd’hui au sauvetage en haute mer (photographie : Wikipedia)

Cet article de Graham Keeley, publié le 20 janvier dernier dans le journal britannique The Times, évoque le défi migratoire de l’Espagne, qui doit faire face à d’importantes arrivées illégales de pateras, ces embarcations de fortune utilisées par des Africains pour traverser la mer Méditerranée. Ils veulent en effet arriver en Europe via l’Andalousie, la Région de Murcie et les îles Canaries, tandis que les villes autonomes de Ceuta et Melilla doivent elles aussi résoudre ce problème  : https://www.thetimes.co.uk/article/people-traffickers-target-spain-to-exploit-new-route-into-europe-hcm3k3wxd?shareToken=9a150cab327330942f4ce4d8ac700e0c