La plus importante collection publique espagnole de photographies dispose enfin d'une salle d'exposition permanente

Des séminaristes espagnols en train de jouer au football (photographie : Ramón Masats et El País)

Possédée par la municipalité d’Alcobendas (Communauté de Madrid), commune de 117 000 habitants environ aujourd’hui dirigée par Rafael Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), la plus importante collection publique de photographies en Espagne dispose enfin d’une salle d’exposition permanente depuis le début du mois de février 2020. Elle a été inaugurée dans le cadre de la manifestation intitulée « No tengo tiempo – Premios Nacionales en la Colección de Fotografías de Alcobendas » (littéralement, « Je n’ai pas le temps – Prix nationaux au sein de la Collection de Photographies d’Alcobendas »).

L’objectif est de mettre en valeur les meilleurs photographes du pays en l’absence de grandes institutions publiques disposées à réaliser des expositions permanentes d’importance dans cette discipline artistique outre-Pyrénées. Les clichés exposés ont été sélectionnés par l’ancien conservateur de la collection, José María Díaz-Maroto, qui a occupé ce poste durant près de douze ans. Il a sélectionné des photographies « iconiques » qui représentent le meilleur de ce qui s’est fait dans le domaine en Espagne sur les dernières décennies. L’on y retrouve par exemple le célèbre cliché des séminaristes espagnols jouant au football par Ramón Masats, photographe né à Caldas de Montbui (province de Barcelone, Catalogne) en 1931.

Source : https://elpais.com/ccaa/2020/02/07/madrid/1581106236_864803.html?ssm=TW_CC

Le gestionnaire des aéroports espagnols est prêt à investir 1,5 milliard d'euros pour moderniser celui de Barcelone

Des contrôles de sécurité à l’aéroport Josep-Tarradellas de Barcelone-El Prat, en Catalogne (photographie : Juan Barbosa et El País)

Sis à Madrid, l’organisme public Aéroports espagnols et Navigation aérienne (Aeropuertos Españoles y Navegación Aérea, AENA), qui gère l’essentiel des grandes infrastructures aéroportuaires d’Espagne, projette d’investir environ 1,5 milliards d’euros afin d’agrandir et de moderniser l’aéroport Josep-Tarradellas de Barcelone-El Prat (Catalogne). Dans le cadre du plan stratégique 2022-2026 lié à cet important hub aérien, l’objectif est de construire un satellite pour le terminal T1, à l’image de ce qui existe à l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas, ainsi que d’étendre les pistes d’atterrissage et de décollage.

Plusieurs options sont envisagées pour cette dernière tâche, notamment celle qui consisterait à rallonger le tarmac vers la côte méditerranéenne – même si cette idée rencontre une certaine opposition pour des raisons à la fois politiques et environnementales. Par ailleurs, le but d’AENA est de permettre à l’aéroport de Barcelone-El Prat d’opérer jusqu’à 90 vols par heure (contre 78 à l’heure actuelle) ainsi que davantage de vols internationaux.

Source : https://elpais.com/economia/2020/02/07/actualidad/1581102883_303563.html

Découverte de superbes œuvres pariétales dans le Nord-Est de l'Espagne

Un cheval gravé sur l’une des parois des grottes d’Espluga de Francolí, dans la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : La Vanguardia)

Connu depuis longtemps, l’ensemble de grottes situé sur le territoire de la commune d’Espluga de Francolí (province de Tarragone, Catalogne), peuplée d’environ 3 800 habitants, recelait un secret qui n’a été découvert que récemment : des œuvres d’art pariétales datées d’il y a environ 15 000 ans. Il s’agit d’un ensemble d’une centaine de gravures qui ont été mises au jour en octobre 2019 par Josep Maria Vergès, membre de l’Institut catalan de Paléo-écologie humaine et d’Évolution sociale (Instituto Catalán de Paleoecología Humana y Evolución Social, IPHES), qui effectuait des fouilles dans cette zone du Nord-Est de l’Espagne.

Ces excavations faisaient suite à un ensemble de crues et d’inondations dans la zone, catastrophes qui ont poussé Vergès à s’intéresser de plus près à ce réseau de grottes. Les gravures en question remontent au Paléolithique supérieur, plus précisément à l’époque du madgalénien (17 000 à 12 000 ans avant notre ère). Il s’agit de fait sanctuaire d’art rupestre figuratif et abstrait découvert dans la communauté autonome. L’occupation de ces grottes est contemporaine de celle de la grotte d’Altamira, située sur le territoire de la commune de Santillana del Mar (Cantabrie).

Source : https://www.lavanguardia.com/cultura/20200207/473324283721/altamira-catalana-espluga-de-francoli-cien-grabados-paleolitico.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_content=cultura&fbclid=IwAR2updyRhaY9iJt3HBe_wE9CqXz9-PF1TAwEaZ67o9oZ6jECBziu5fmhGEY

La ligne TGV entre Madrid et Séville va être intégralement rénovée pour l'ouverture du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence

La gare TGV de Ciudad Real (Castille-La Manche), située sur la ligne entre Madrid et Séville (Andalousie) – Photographie : EFE et Cinco Días

Première ligne ferroviaire à grande vitesse inaugurée en Espagne, en 1992, le trajet de TGV entre Madrid et Séville (Andalousie) va être intégralement rénové par l’administrateur du réseau de chemin de fer de notre voisin ibérique, ADIF, sis dans la capitale. Le projet de réfection et de modernisation est actuellement en phase de rédaction, notamment afin de remplacer un ancien système de sécurité, nommé LZB (sigle signifiant en allemand Linienzugbeeinflussung, soit « Contrôle de Vitesse linéaire » en français), considéré obsolète à l’heure actuelle.

L’existence du système LZB est aujourd’hui une entrave à l’interopérabilité entre l’entreprise ferroviaire espagnole RENFE et son équivalent italien, Trenitalia, qui doit entrer sur le marché libéralisé à partir de décembre 2020. Dès cette date, d’ailleurs, la ligne entre Madrid, Barcelone (Catalogne) et la frontière française sera dotée des systèmes de sécurité les plus modernes. Concernant la ligne Madrid-Séville, le budget total de la rénovation devrait être de 131 millions d’euros pour une durée de travaux de 52 mois et cette action permettra d’installer le système ERTMS (sigle signifiant European Rail Traffic Management System, soit « Système européen de Gestion du Trafic ferroviaire » en français).

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/07/companias/1581077084_966253.html

L'entreprise ferroviaire espagnole CAF s'étend en Europe du Nord

Un hangar de la principale usine de l’entreprise ferroviaire espagnole CAF, à Beasáin, dans la province de Guipuscoa, au Pays basque (photographie : Cinco Días)

Après Talgo, c’est au tour d’une autre entreprise ferroviaire espagnole, CAF (sigle signifiant Construcción y Auxiliar de Ferrocarriles, soit « Construction et Industrie auxiliaire des Chemins de Fer »), sise à Beasáin (province de Guipuscoa, Pays basque), d’étendre peu à peu son empire dans le reste de l’Europe, en particulier dans le Nord du continent. C’est ainsi que l’une des filiales de la firme, Euromaint, a récemment signé un important contrat avec l’opérateur ferroviaire norvégien VY afin d’entretenir neuf ans durant la flotte de trains qui circulent à Bergen et dans son agglomération. Il s’agit du premier contrat d’Euromaint en Norvège, pays où l’entreprise compte bien s’étendre à l’avenir en profitant de l’expérience que va lui apporter ce partenariat avec VY.

Le système ferroviaire de Bergen (appelé Bergensbanen sur place) relie la ville, deuxième cité plus peuplée de Norvège, à la capitale, Oslo. Outre ce réseau, CAF doit aussi s’occuper de fournir cinq nouvelles rames de la série M300 pour le métro d’Helsinki (Finlande). Ils viendront s’ajouter aux vingt trains déjà opérés par l’entreprise HKL dans la capitale finlandaise. En Espagne même, l’agglomération de Barcelone (Catalogne), à travers sa Compagnie des Transports métropolitains (Compañía de Transportes Metropolitanos de Barcelona, TMB), a rendue publique une commande de 14 autobus électriques auprès de Solaris, filiale de CAF.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/06/companias/1580992289_065204.html

Le maire de Porto propose une "fusion" entre Espagne et Portugal

La frontière entre Espagne et Portugal au niveau de la ville de Tuy, située dans la province de Pontevedra, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est une proposition un peu insolite dans le panorama politique espagnol et portugais des dernières années : au début du mois de février 2020, le maire de la ville portugaise de Porto, Rui Moreira (Parti du Centre démocratique et social), a lancé l’idée d’une forme de « fusion » entre son pays et le royaume voisin sous le nom d' »Iberolux ». Cette appellation est un rappel du Benelux, union originellement économique entre Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui commence à fonctionner en 1944. L’objectif est de renforcer la synergie entre les deux nations ibériques, notamment en matière commerciale, et de dépasser les sujets clivants ou la méfiance qui peuvent encore subsister entre Madrid et Lisbonne.

De fait, Galice et Nord du Portugal sont déjà très proches, et pas seulement géographiquement. La frontière entre les deux régions est empruntée chaque jour par des milliers de citoyens espagnols et portugais, tandis que la ville de Porto accueille chaque année de nombreux touristes espagnols – non seulement galiciens mais aussi catalans et madrilènes, par exemple. De leur côté, l’aéroport de Vigo (province de Pontevedra, Galice) et celui de Porto fonctionnent en grande partie « en duo ». L’idée d’une union ibérique est déjà ancienne et a été développée de part et d’autre de la frontière par des responsables politiques et intellectuels tout au long de l’histoire.

Source : https://elpais.com/internacional/2020/02/05/actualidad/1580912026_423427.html

Décès du journaliste espagnol Ramón Mateu à l'âge de 61 ans

Le journaliste espagnol Ramón Mateu (photographie : El Nacional)

L’on apprenait ce samedi 1er février 2020 le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 61 ans, du journaliste espagnol Ramón Mateu Llevadot. Né dans la capitale catalane en 1958, il avait notamment travaillé pour le groupe éditorial Planeta, aujourd’hui sis à Madrid, avant de devenir conseiller délégué de l’Union ibérique de la Radio (Unión Ibérica de Radio) ainsi que de l’Agence catalane des Nouvelles (Agencia Catalana de Noticias). Entre 1997 et 1998, il a exercé le rôle de sous-directeur de la télévision publique espagnole (Televisión Española, TVE) en Catalogne, après avoir dirigé la radio publique du pays (Radio Nacional de España, RNE) dans la communauté autonome.

Devenu en 2003 délégué du groupe télévisuel privé Antena 3 en Catalogne, il a également supervisé plusieurs départements des radios Onda Cero et Europa FM, qui appartiennent au groupe Atresmedia, propriétaire d’Antena 3. Directeur pendant un temps de la communication pour la mairie de Tarragone (Catalogne), vice-président de l’Association espagnole de la Radio commerciale (Asociación Española de Radio Comercial) et secrétaire général de l’Association catalane de la Radio privée (Asociación Catalana de Radio Privada), il est connu pour avoir été directeur de Cataluña Radio de 2009 à 2012 puis directeur de la Corporation catalane des Médias audiovisuels (Corporación Catalana de Medios Audiovisuales) de 2010 à 2012.

Source : https://www.elnacional.cat/es/vidas/muere-exdirector-catalunya-radio-ramon-mateu_465822_102.html

La France détruit une partie de la mémoire historique de l'exil de la Guerre civile

La frontière franco-espagnole au niveau du Perthus (Pyrénées-Orientales), en 1939 (photographie : ABC)

La mémoire historique de la Guerre civile espagnole (1936-1939) passe en grande partie par des archives et documents de diverses natures conservées en partie en France, pays frontalier qui a accueilli une partie de l’exil des républicains chassés par la défaite de leur camp durant le conflit. L’année 2019 a justement été l’occasion, outre-Pyrénées, de commémorer les 80 ans de la fin de cette guerre particulièrement meurtrière mais, à la même époque, la direction des Archives départementales de Haute-Garonne, à Toulouse, a détruit une bonne partie des documents relatifs à cet exil. Ils étaient très nombreux car Toulouse était le point de rassemblement de bien des exilés ibérique.

La ville était d’ailleurs considérée comme la capitale de l’exil espagnol ou la cinquième province de la Catalogne (en référence aux quatre provinces de cette communauté autonome : Barcelone, Gérone, Lérida et Tarragone). Cette destruction, qui suit la loi française, a été signalée par l’écrivain espagnol Juan Manuel de Prada, qui travaille à l’heure actuelle sur une biographie de sa compatriote, la poétesse et syndicaliste féministe Ana María Martínez Sagi (1907-2000). Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a eu vent de cette destruction en 2019 mais le pays se trouvait alors plongé dans un long processus électoral, ce qui a empêché l’exécutif d’agir.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-francia-destruye-parte-memoria-historica-exilio-ante-inaccion-gobierno-espanol-202002020035_noticia.html

Le manuscrit espagnol qui "prédisait" la Révolution française est enfin localisé

Une gravure représentant l’écrivain espagnol Diego de Torres Villarroel (photographie : Wikipedia)

C’est l’œuvre du philologue, académicien et écrivain Antonio Lázaro : le célèbre manuscrit de l’auteur espagnol Diego de Torres Villarroel, né à Salamanque (Castille-et-León) en 1694 et décédé dans la même ville en 1770, qui « prédisait » le déclenchement de la Révolution française, laquelle a débuté en 1789, a enfin été localisé. Il avait réalisé cette « prédiction » en 1756 dans une décima (courte poésie en vers octosyllabiques), éditée une seule et unique fois à Barcelone (Catalogne) en 1794. Le contenu de la poésie en lui-même était célèbre en Espagne mais l’on avait fini par douter de l’existence de cette « prévision » trente-trois ans avant les événements auxquels elle faisait référence.

C’est au sein d’archives juridiques et littéraires héritées par Antonio Lázaro à Tolède (Castille-La Manche) qu’a été redécouvert le manuscrit en question. Diego de Torres Villarroel donne une date pour la chute de la monarchie française, 1790, et ce qui a poussé certains à la comparer au célèbre voyant français Nostradamus (1503-1566). Professeur de mathématiques à l’Université de Salamanque mais également poète et écrivain, Torres Villarroel évoque bien dans sa décima non pas une révolte contre les seigneurs (type de rébellions qui a jalonné le Moyen Âge et l’époque moderne) mais bien le passage à l’époque contemporaine avec le renversement définitif de la monarchie absolue dans notre pays.

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-la-mancha/toledo/ciudad/abci-aparece-manuscrito-famoso-pronostico-torres-villarroel-sobre-revolucion-francesa-202002020036_noticia.html