Il y a autant de chômeurs en Espagne que dans 19 pays européens cumulés

Des chômeurs font la queue devant un bureau pour l’emploi en Andalousie (photographie : Diario de Sevilla)

Si le marché du travail espagnol présente des problèmes structurels très préoccupants, la crise engendrée par le confinement à la suite de la pandémie de coronavirus d’origine chinoise a encore aggravé ces soucis de fond, notamment avec une forte augmentation en quelques mois du nombre de demandeurs d’emploi. Ils sont désormais autant outre-Pyrénées que dans 19 pays de l’Union européenne en cumulé : Belgique, Bulgarie, République tchèque, Danemark, Irlande, France, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède.

Par ailleurs, si on compare l’Espagne à l’Allemagne (souvent présentée comme le modèle économique à suivre pour le reste de l’Europe, à tort ou à raison), l’on constate que notre voisin ibérique compte 3,3 millions de demandeurs d’emploi au mois de mai 2020, soit deux fois plus que notre voisin d’outre-Rhin (qui en compte pour sa part 1,7 million). Et même en comparaison de l’Italie, dont les données économiques sont elles aussi inquiétantes, l’Espagne recense 1,3 million de chômeurs supplémentaires.

Source : https://okdiario.com/economia/espana-tiene-mismo-numero-parados-que-19-paises-ue-juntos-doble-que-alemania-5840165?utm_term=Autofeed&utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1593684162

L’Espagne est l’un des pays d’Europe où le télétravail est le moins développé

Une Espagnole en plein télétravail durant le confinement en Espagne (photographie : EFE et Cinco Días)

Selon une étude de la Banque d’Espagne (Banco de España), sise à Madrid, révélée ce mardi 12 mai 2020, l’Espagne est l’un des pays les plus à la traîne au sein de l’Union européenne (UE) dans l’implantation du télétravail. Alors que ce système a été largement utilisé par les travailleurs de tout le continent à l’occasion du confinement quasi-généralisé qu’il a connu avec l’épidémie de coronavirus d’origine chinoise, notre voisin pyrénéen est dix-neuvième sur les 28 pays qui composaient encore l’organisation internationale en 2018 dans le domaine.

Environ 7,5 % des employés espagnols pratiquent le télétravail de manière régulière outre-Pyrénées, contre 13,5 % en moyenne au sein de l’UE, 11,6 % en Allemagne ou encore 20,8 % en France. Aux Pays-Bas et en Suède, cette proportion dépasse allègrement les 30 % et seuls des pays comme Chypre, la Roumanie ou encore la Bulgarie font moins bien que l’Espagne. Entre 2009 et 2018, l’on estime que les pays membres de l’Union européenne on accru leur part de télétravail de 3 % en moyenne.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/05/12/economia/1589272890_364564.html

Décès de l'écrivain espagnol Juan Eduardo Zúñiga à l'âge de 101 ans

L’écrivain espagnol Juan Eduardo Zúñiga, ici photographié en 2003 (photographie : Gorka Lejarcegi et El País)

L’on apprenait ce lundi 24 février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 101 ans, de l’écrivain, critique littéraire et traducteur espagnol Juan Eduardo Zúñiga Amaro, qui était né dans la capitale espagnole le 24 février 1919. Très marqué par l’expérience de la Guerre civile espagnole (1936-1939), au cours de laquelle il travaille dans les services auxiliaires de l’armée, il étudie par la suite les beaux-arts, la philosophie et les lettres. Il se spécialise rapidement dans les langues slaves, en particulier le russe et le bulgare, ce qui lui permet d’être en contact tout au long de sa vie avec ce monde mal connu des Espagnols.

En tant qu’auteur, Juan Eduardo Zúñiga est surtout à l’aise avec le récit court et il commence par publier ses écrits dans la revue espagnole Ínsula. Il est également proche de plusieurs membres de la génération de 1950, comme les auteurs et compatriotes Antonio Ferres (né en 1924), Jesús López Pacheco (1930-1997) ou encore Armando López Salinas (1925-2014). Il fréquente à cette époque plusieurs hauts lieux de la culture madrilène, comme l’Athénée ou encore la Bibliothèque nationale d’Espagne (Biblioteca Nacional de España, BNE).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/24/actualidad/1582556260_343913.html?ssm=TW_CM_CUL

Le FMI souligne que l'Espagne ne constitue pas un marché unique

La Conférence des présidents régionaux espagnols de 2017, à Madrid (photographie : Wikipedia)

À la fin du mois de février 2020, le Fonds monétaire international (FMI), organisation financière internationale sise à Washington D.C. (États-Unis d’Amérique) et aujourd’hui dirigée par la Bulgare Kristalina Georgieva, a rappelé un fait bien connu de tous : parmi les faiblesses structurelles de l’économie espagnole, l’absence de marché unique national est l’une des plus graves et pose de sérieux problèmes à notre voisin ibérique. Alors que l’Espagne est intégrée à l’Union européenne (UE), organisation censée se diriger vers une intégration toujours plus étroite de ses membres, elle est divisée en dix-sept communautés autonomes avec des règles bien différentes.

Il en résulte des obstacles de jure et de facto à la libre circulation des marchandises et des travailleurs au sein d’un seul et même pays ainsi que des difficultés pour les entreprises qui souhaiteraient s’implanter dans une communauté autonome autre que leur région d’origine. Il existe donc dix-sept « mini-marchés » en Espagne, avec tous les inconvénients que cela suppose. Parmi les autres handicaps mis en avant par le FMI concernant l’économie espagnole, l’on notera également celui d’une productivité qui a toujours du mal à décoller, ce qui ne constitue pas là non plus une surprise majeure.

Source : https://www.elmundo.es/economia/2020/02/19/5e4c235921efa07d438b4617.html

Le salaire moyen espagnol est inférieur de 20 % au salaire moyen européen

Un employé municipal nettoie les parties piétonnes de la Puerta del Sol, à Madrid (photographie : Telemadrid)

Selon les données contenues dans le septième rapport annuel élaboré par l’entreprise suisse d’intérim Adecco, le salaire moyen espagnol tourne aujourd’hui autour de 1 658 euros bruts par mois, soit 1,2 % de plus qu’en 2018 mais 20,7 % de moins que la moyenne des pays membres de l’Union européenne (UE). Exprimé en chiffres absolus, le décalage est ainsi de 433 euros, puisque la moyenne européenne s’élève actuellement à 2 091 euros bruts par mois. Au cours de la dernière année, l’écart entre salaire mensuel moyen espagnol et salaire mensuel moyen européen a crû de 2,7 %.

Néanmoins, près de quinze pays membres de l’Union européenne affichent un salaire mensuel brut moyen inférieur à celui de notre voisin ibérique. Concrètement, les nations suivantes se trouve en-dessous de l’Espagne dans ce classement : la Bulgarie, la Roumanie, la Lituanie, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne, la Croatie, la Slovaquie, l’Estonie, la République tchèque, le Portugal, la Grèce, la Slovénie, Malte et Chypre. L’Espagne, de son côté, se trouve juste en-dessous de l’Italie.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10209349/11/19/El-salario-espanol-es-un-20-inferior-a-la-media-europea.html

Selon le FMI, l’Espagne est l’un des pays développés avec le moins d’inégalités géographiques

Des élèves espagnols à la cantine (photographie : Llibert Teixidó et La Vanguardia)

Selon un rapport élaboré par le Fonds monétaire international (FMI), institution sise à Washington (États-Unis d’Amérique), et révélé au public le mercredi 6 novembre 2019, l’Espagne est l’un des pays développés avec les plus faibles inégalités géographiques. L’organisme pointe du doigt les disparités très importantes qu’il a relevées au Brésil, en Allemagne, en Irlande et en Inde. Au contraire, notre voisin ibérique fait partie des nations les moins inégalitaires de ce point de vue.

Il s’affiche ainsi aux côtés du Royaume-Uni, de la France, de la République tchèque, de la Suède et des États-Unis d’Amérique, à l’opposé de l’Italie ou de la Grèce. Cependant, ces inégalités ont eu tendance à augmenter depuis le début de la crise économique de 2008, ce qui n’est pas, là non plus, une surprise majeure. L’institut dirigé par la Bulgare Kristalina Gueorguieva montre dans tous les cas que, sur la dernière décennie, les bénéfices nets nécessaires au changement de région pour un travailleur donné ont diminué entre 25 % et 35 %.

Source : https://www.lavanguardia.com/economia/20191106/471430863193/espana-desigualdad-autonomias-regiones-fmi-economia.html

Un militaire espagnol prend le commandement de la mission européenne de lutte contre le feu en Bolivie

Des pompiers luttent contre les incendies qui ravagent l’Amazonie bolivienne (photographie : AP et La Razón)

Les médias du monde entier ont les yeux rivés ces dernières semaines sur les incendies qui ravagent la forêt amazonienne, au Brésil mais également dans d’autres pays de la région, comme la Bolivie. Dans ce cadre, l’Union européenne (UE) dépêche sur place une mission de pompiers et sauveteurs qui est dirigée par un Espagnol, Iván Herreras Hernández. Membre de l’Unité militaire d’Urgence (UME), il est âgé de 42 ans.

Il dirige à l’heure actuelle les opérations du Cinquième Bataillon d’Intervention d’Urgence, sis à León (Castille-et-León), et a dû se rendre dans divers pays étrangers (Grèce, Japon, Portugal, Bulgarie, Chypre, Allemagne, Irlande, Belgique, Suède) pour lutter contre le feu. Il a également été mandaté en Équateur pour rechercher des survivants suite à un tremblement de terre.

Source : https://www.larazon.es/espana/un-militar-espanol-al-frente-del-equipo-europeo-que-luchara-contra-el-fuego-del-amazonas-en-bolivia-MI24795328

La sélection nationale espagnole de basketball remporte le championnat d’Europe des moins de 18 ans

Le basketteur professionnel espagnol Santiago Aldama (photographie : FEB et El País)

Ce dimanche 4 août 2019, la sélection nationale espagnole de basketball des moins de 18 a remporté son quatrième titre chez les moins de dix-huit ans en battant la Turquie 57 à 53 dans la ville grecque de Volos, qui organisait l’événement. Notre voisin ibérique s’impose ainsi comme la troisième meilleure nation (derrière deux États disparus, l’URSS et la Yougoslavie) dans la compétition, suite à ses succès en 1998 en Bulgarie, en 2004 en Espagne et de 2011 en Pologne.

Lors de la phase de groupes, notre voisin ibérique a battu successivement les Pays-Bas, la Finlande et la Croatie. Elle a ensuite défait la Lettonie en huitièmes de finale, la Russie en quarts de finale et la Grèce en demi-finales avant de s’imposer sur la Turquie. Le jeune Santiago Aldama, promesse du basketball ibérique, a été déclaré meilleur joueur du tournoi (MVP selon le sigle anglais).

Source : https://elpais.com/deportes/2019/08/04/actualidad/1564951318_080148.html

L’Espagnol Josep Borrell occupera normalement le poste de « chef de la diplomatie européenne »

L’actuel ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Stéphanie Lecocq, EFE et El País

Après un marathon entamé lors du G20 d’Osaka (Japon) et poursuivi à Bruxelles (Belgique), les principales forces politiques issues des élections au Parlement européen du 26 mai dernier sont tombées d’accord sur la répartition des grands postes à pourvoir au sein de l’Union européenne (UE). La Présidence de la Commission européenne devrait échoir à l’actuelle ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, tandis que la Française Christine Lagarde devrait devenir la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui l’obligera à quitter son poste de directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Le Belge Charles Michel sera président du Conseil européen en remplacement du Polonais Donald Tusk. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier européen), a obtenu le poste qu’il convoitait, à savoir celui de haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité. C’est son actuel ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (PSOE), qui devra l’occuper en remplacement de l’Italienne Federica Mogherini. De son côté, le Bulgare Sergueï Stanichev devrait présider le Parlement européen.

Sources : https://www.elmundo.es/internacional/2019/07/02/5d1b908221efa086678b46b1.html et https://elpais.com/internacional/2019/07/02/actualidad/1562089986_242931.html

L’Espagne cesse officiellement d’être le pays de la zone euro avec le plus fort déficit public

La ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), discute avec le président de l’Eurogroupe, le Portugais Mário Centeno, à Bruxelles (Belgique) – Photographie : Olivier Hoslet, EFE et El País

Ce mardi 23 avril 2019, les instances de la zone euro ont confirmé que le déficit public de l’Espagne s’élevait pour l’année 2018 à 2,48 %. Notre voisin ibérique se trouve donc dans les clous des sacro-saints « 3 % » de déficit public maximal par rapport au produit intérieur brut (PIB), tel que prévu par le Pacte de Stabilité et de Croissance. L’Espagne reste le troisième moins bon pays dans le domaine à appartenir à l’Union européenne (UE) et à avoir l’euro comme monnaie.

Sur les deux premières marches du podium, l’on retrouve la France (2,5 %) et Chypre (4,8 %). La ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), a annoncé que son pays devrait voir ce déficit public remonter jusqu’à 2,7 % pour l’année 2019. L’année dernière, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, Malte, la Bulgarie et la Grèce ont enregistré un excédent fiscal.

Source : https://elpais.com/economia/2019/04/23/actualidad/1556015587_833354.html