Plus de 90 000 résidants étrangers ont obtenu la nationalité espagnole en 2018

Un serveur d’origine étrangère dans un bar espagnol (photographie : El Economista)

Au cours de l’année 2018, 90 774 résidents étrangers outre-Pyrénées ont obtenu la nationalité espagnole, soit une augmentation de 36,5 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis au mois de décembre 2019 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid. La nationalité étrangère qui a le plus bénéficié de cette vague de naturalisations sont les Marocains, suivis des Latino-Américains (dans l’ordre décroissant, les Boliviens, les Équatoriens, les Colombiens, les Dominicains, les Péruviens, les Cubains, les Paraguayens, les Brésiliens, les Argentins, les Vénézuéliens, les Honduriens et les Uruguayens).

Le pays de naissance le plus courant de ces citoyens naturalisés est l’Espagne (17 256 cas) et, dans leur majorité, il s’agit d’enfants âgés de moins de 10 ans (86,4 %). Parmi les citoyens naturalisés nés à l’étrangers, les Marocains sont majoritaires (15 398 acquisitions de nationalité). C’est au Pays basque (4,3 %), en Navarre (3,9 %) et en Principauté des Asturies (3,7 %) que le phénomène a été le plus intense si on le rapporte à la population étrangère résidente en 2018. Au contraire, dans les îles Baléares (1,2 %), en Andalousie (1,4 %) et aux îles Canaries (1,4 %), le mouvement été bien plus modéré.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10237025/12/19/En-2018-consiguieron-la-nacionalidad-espanola-90774-extranjeros-residentes-un-36-mas-que-el-ano-anterior.html

Le prix Velázquez des Arts plastiques est remis à l’artiste chilienne Cecilia Vicuña

L’artiste chilienne Cecilia Vicuña (photographie : ABC)

Créé en 2002 par le Ministère espagnol de la Culture, le prix Velázquez des Arts plastiques (Premio Velázquez de Artes Plásticas) est considéré comme l’un des plus prestigieux dans sa discipline pour le monde hispanophone. Remis tous les ans, il a distingué divers artistes comme les Espagnols Ramón Gaya, Antoni Tàpies et Pablo Palazuelo, les Brésiliens Cildo Meireles et Artur Barrio ou encore le Mexicain Juan Soriano. Cette année, c’est l’artiste chilienne Cecilia Vicuña, née en 1948 à Santiago, qui a été distinguée.

Elle recevra ainsi un chèque de 100 000 euros. Spécialiste d’art conceptuel, elle se lance dans la création artistique dès les années 60 et touche ensuite à diverses disciplines, à l’image du land art. Constamment à l’avant-garde, elle est également célèbre pour ses engagements politiques résolument à gauche – elle se définit elle-même comme une militante éco-féministe. Ses œuvres sont souvent réalisées à base de sculptures, de livres et de gestes de la vie quotidienne.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-cecilia-vicuna-premio-velazquez-artes-plasticas-201911191540_noticia.html

L’entreprise énergétique espagnole Iberdrola entre sur le marché australien

Un parc éolien de l’entreprise espagnole Iberdrola (photographie : Cinco Días)

L’entreprise énergétique espagnole Iberdrola, sise à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), qui constitue l’un des géants mondiaux du secteur, a récemment fait son entrée sur le marché australien. La firme a en effet décroché sur place un important contrat de construction d’un projet hybride (à la fois solaire et éolien) d’une capacité de 320 mégawatts, pour un montant total de 500 millions de dollars australiens (soit approximativement 310 millions d’euros).

Concrètement, ce projet sera bâti dans l’État d’Australie-Méridionale et devrait être opérationnel d’ici à 2021. Iberdrola diversifie ainsi ses clients et ses zones géographiques puisqu’outre l’Espagne, l’entreprise est présente dans le reste de l’Europe, aux États-Unis d’Amérique, au Mexique et au Brésil. L’Australie est devenue ces dernières années une terre de prédilection pour les géants espagnols de l’énergie, à l’instar des compagnies Acciona et Naturgy.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/11/17/companias/1573989154_320506.html

Le président chinois Xi Jinping effectue une nouvelle visite privée aux Canaries

Le président chinois Xi Jinping (à gauche) lors d’une visite privée aux îles Canaries (photographie : Reuters et ABC)

Ce samedi 16 novembre 2019, le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a effectué une nouvelle visite privée aux îles Canaries, communauté autonome espagnole où il apprécie passer de petits séjours. Il y a été reçu par le président régional, Ángel Víctor Torres (Parti socialiste ouvrier espagnol), à l’aéroport de Ténérife-Sud. Xi Jinping revenait d’une réunion officielle des BRICS (Chine, Inde, Russie, Brésil, Afrique du Sud) à Brasilia.

Il a notamment effectué une visite privée au sein du Parc national du Teide, privatisé pour l’occasion et hautement surveillé par les forces de l’ordre espagnoles. Lors de la réception officielle, Ángel Víctor Torres a offert à Xi Jinping plusieurs publications relatives aux îles Canaries ainsi que des planches illustrées de la faune et de la flore du Parc national du Teide.

Source : https://www.abc.es/internacional/abci-presidente-china-visita-parque-nacional-teide-201911161217_noticia.html

Selon le FMI, l’Espagne est l’un des pays développés avec le moins d’inégalités géographiques

Des élèves espagnols à la cantine (photographie : Llibert Teixidó et La Vanguardia)

Selon un rapport élaboré par le Fonds monétaire international (FMI), institution sise à Washington (États-Unis d’Amérique), et révélé au public le mercredi 6 novembre 2019, l’Espagne est l’un des pays développés avec les plus faibles inégalités géographiques. L’organisme pointe du doigt les disparités très importantes qu’il a relevées au Brésil, en Allemagne, en Irlande et en Inde. Au contraire, notre voisin ibérique fait partie des nations les moins inégalitaires de ce point de vue.

Il s’affiche ainsi aux côtés du Royaume-Uni, de la France, de la République tchèque, de la Suède et des États-Unis d’Amérique, à l’opposé de l’Italie ou de la Grèce. Cependant, ces inégalités ont eu tendance à augmenter depuis le début de la crise économique de 2008, ce qui n’est pas, là non plus, une surprise majeure. L’institut dirigé par la Bulgare Kristalina Gueorguieva montre dans tous les cas que, sur la dernière décennie, les bénéfices nets nécessaires au changement de région pour un travailleur donné ont diminué entre 25 % et 35 %.

Source : https://www.lavanguardia.com/economia/20191106/471430863193/espana-desigualdad-autonomias-regiones-fmi-economia.html

Le palmarès de la 64e édition de la SEMINCI de Valladolid

La réalisateur chinois Wang Quan’an, récompensé lors de cette cérémonie cinématographique espagnole (photographie : La Razón)

Du 19 au 26 octobre 2019 se déroulait la 64e édition de la Semaine internationale du Cinéma de Valladolid (Semana Internacional de Cine de Valladolid, SEMINCI), en Castille-et-León, dont le jury était présidé par la cinéaste espagnole Josefina Molina. Sous les auspices de son directeur, Javier Angulo, elle a récompensé cette année avec l’Épi d’Or (Espiga de Oro) le réalisateur chinois Wang Quan’an (né en 1965) pour le film mongol Öndög, qui sera diffusé en Espagne sous le titre El huevo del dinosaurio (littéralement, L’Œuf du dinosaure).

L’action de ce long métrage se déroule dans la steppe de Mongolie et met en scène la rencontre fortuite entre une femme solitaire et un policier inexpérimenté. L’Épi d’Argent (Espiga de Plata), de son côté, a été remise au cinéaste brésilien Karim Aïnouz pour le long métrage La Vie invisible d’Eurídice Gusmão. Les deux principaux acteurs de cette production, Carol Duarte et Fernanda Montenegro, ont également été distingués.

Source : http://www.larazon.es/local/castilla-y-leon/wang-quan-an-se-alza-con-la-espiga-de-oro-con-ondog-KH25448736

L’Institut Cervantes se penche une fois de plus sur l’avenir de l’espagnol dans le monde

Une rue de New York (États-Unis d’Amérique) avec des magasins dont la devanture est en espagnol (photographie : Institut Cervantes et El País)

Ce samedi 12 octobre 2019, à l’occasion de la fête nationale espagnole, l’Institut Cervantes (organisme sis à Madrid et chargé de la promotion de la langue de Cervantes et de la culture espagnole sur la planète) s’est une nouvelle fois penché sur l’avenir de l’espagnol dans le monde. Il a ainsi présenté dans son antenne de New York (États-Unis d’Amérique), pour la première fois à l’étranger, son rapport annuel El español en el mundo (littéralement, L’espagnol dans le monde) et l’ouvrage dévoile un chiffre intéressant : en 2060, la première puissance mondiale devrait être le deuxième pays hispanophone au monde, derrière le Mexique.

Selon le directeur de l’Institut Cervantes, Luis García Montero, 580 millions de personnes ont en 2019 l’espagnol pour langue maternelle (soit 3 millions de plus qu’en 2018). De plus, la langue de Cervantes est la quatrième la plus puissante au monde, derrière l’anglais et non loin du français et du mandarin. Environ 8 millions de personnes étudient l’espagnol à l’heure actuelle aux États-Unis d’Amérique ; 6,1 millions au Brésil ; 2,7 millions en France ; ou encore 765 000 environ en Italie. L’espagnol est également devenu une importante lingua franca dans une grande partie des États-Unis, où son poids médiatique et économique ne cesse de croître.

Sources : https://elpais.com/cultura/2019/10/11/actualidad/1570806580_487492.html et https://elpais.com/cultura/2019/10/10/actualidad/1570743952_542098.html?ssm=TW_CM_CUL

L’ONU confirme que Madrid accueillera la COP25

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – au second plan), en compagnie du président chilien, Sebastián Piñera (photographie : Antonio Heredia et El Mundo)

L’on en attendait la confirmation pour la semaine prochaine, lors d’une réunion à Bonn (Allemagne), mais l’Organisation des Nations unies (ONU) l’a finalement confirmé : la vingt-cinquième conférence mondiale du climat (ou COP25), qui devait initialement se tenir au Brésil et a été récupérée par le Chili avant que ce dernier n’y renonce en raison des troubles sociaux qui l’agitent actuellement, sera bien organisée à Madrid du 2 au 13 décembre prochain.

La capitale espagnole a convaincu les autorités internationales qu’elle serait capable de tenir le délai et de tout préparer en un temps record (à peine un mois). C’est la secrétaire exécutive de l’ONU, la Mexicaine Patricia Espinosa, qui l’a confirmé sur le réseau social américain Twitter. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), s’est rapidement réjoui en ligne du choix des Nations unies.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2019/11/01/5dbc45e7fc6c8358718b45ca.html

Un militaire espagnol prend le commandement de la mission européenne de lutte contre le feu en Bolivie

Des pompiers luttent contre les incendies qui ravagent l’Amazonie bolivienne (photographie : AP et La Razón)

Les médias du monde entier ont les yeux rivés ces dernières semaines sur les incendies qui ravagent la forêt amazonienne, au Brésil mais également dans d’autres pays de la région, comme la Bolivie. Dans ce cadre, l’Union européenne (UE) dépêche sur place une mission de pompiers et sauveteurs qui est dirigée par un Espagnol, Iván Herreras Hernández. Membre de l’Unité militaire d’Urgence (UME), il est âgé de 42 ans.

Il dirige à l’heure actuelle les opérations du Cinquième Bataillon d’Intervention d’Urgence, sis à León (Castille-et-León), et a dû se rendre dans divers pays étrangers (Grèce, Japon, Portugal, Bulgarie, Chypre, Allemagne, Irlande, Belgique, Suède) pour lutter contre le feu. Il a également été mandaté en Équateur pour rechercher des survivants suite à un tremblement de terre.

Source : https://www.larazon.es/espana/un-militar-espanol-al-frente-del-equipo-europeo-que-luchara-contra-el-fuego-del-amazonas-en-bolivia-MI24795328

Le succès croissant des volets roulants espagnols dans le monde

D’anciens modèles de persiennes en Espagne (photographie : POA Estudios)

En dehors d’Espagne, ils ne sont guère généralisés qu’en France et au Portugal : les volets roulants (appelés persianas dans la langue de Cervantes, en référence aux anciennes persiennes) ont longtemps été considérés comme une spécificité espagnole qui ne s’adaptait bien qu’à ce pays au climat chaud et au fort taux d’ensoleillement où il fallait justement se protéger de l’astre solaire. Pourtant, ces dix dernières années, leur succès international va croissant, avec des exportations qui sont passées de 24 millions d’euros en 2008 à 36 millions d’euros en 2017.

Des entreprises comme Persax, sise à Alicante (Communauté de Valence), ou Gaviota Simbac, installée dans la même ville, ont vu leur chiffre d’affaires mondial évoluer dans des proportions de 20 % à 40 % avec des clients situés en Europe, en Amérique et en Afrique du Nord. Des pays comme le Portugal, le Brésil, le Mexique, le Chili, l’Algérie ou les Émirats arabes unis sont ainsi de plus en plus intéressés par ce produit made in Spain pour des raisons variées : sécurité, confort du sommeil, réchauffement climatique, etc. D’autres nations leurs emboitent le pas, à l’instar de la France, de l’Italie, de l’Autriche, de la Suisse ou de la Belgique.

Source : https://www.elconfidencial.com/alma-corazon-vida/2019-08-27/persianas-espanolas-conquista-mundo_2189215/