« Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation »

Le religieux espagnol Junípero Serra (1713-1784), l’un des explorateurs et évangélisateurs de l’actuel État de Californie, aux États-Unis d’Amérique (image : Wikipedia)

Votre serviteur était récemment interrogé par Jérôme Blanchet-Gravel, journaliste de la version francophone du site Internet de l’agence d’information russe Sputnik, dans le cadre d’un article intitulé « Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation » et publié le lundi 15 juin 2020, concernant les dégradations perpétrées par des manifestants antiracistes aux États-Unis d’Amérique sur des statues représentant l’histoire coloniale espagnole : https://fr.sputniknews.com/international/202006151043955790-christophe-colomb-deboulonne-aux-usa-lespagne-entre-indignation-et-approbation/?fbclid=IwAR3GB8fpE8Aspklfvb2iomeS9Vreu7TEx7d6jIhehgBIVz-8Ory7MhK7Bnw

Décès de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló à l’âge de 96 ans

La femme de lettres espagnole Anna Rosselló (photographie : Vilaweb)

L’on apprenait ce mardi 21 avril le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 96 ans, de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló i Elias, qui était née à Flix, dans la province de Tarragone (Catalogne), en 1923. Opposante à la dictature franquiste (1939-1975), elle s’exile pendant un temps au Brésil en 1956 avec son mari, Josep Travesset, et sa fille, Carme, alors âgée de deux ans et demi.

Elle entame alors un tour d’Amérique latine à la rencontre des populations amérindiennes au Brésil, en Bolivie, au Pérou, en Équateur, en Colombie, au Panamá, au Costa Rica, au Nicaragua, au Honduras, au Salvador et au Guatemala. Activiste indépendantiste catalane, elle est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages relatant notamment son périple latino-américain.

Source : https://www.vilaweb.cat/noticies/sha-mort-anna-rossello-activista-antifranquista-i-simbol-de-les-protestes-contra-la-sentencia/

Le recours aux animaux dans les cirques ne cesse de reculer en Espagne

Les communautés autonomes et communes espagnoles qui ont interdit le recours aux animaux dans les cirques (image : José Maluenda et La Razón)

Ces dernières années, le recours aux animaux dans les cirques est de plus en plus contesté dans le monde, en particulier dans les pays développés, en raison des mauvais traitements qu’ils subissent régulièrement. La Bolivie est le premier pays de la planète à avoir totalement aboli leur présence dans ce type de spectacles, en 2009, tandis que l’on retrouve, parmi les nations qui lui ont emboîté le pas, la Grèce, le Royaume-Uni, le Canada, la Finlande, la Suède, la Suisse, le Danemark ou encore l’Allemagne. En Espagne, neuf communautés autonomes ont fait de même : la Catalogne en 2015 ; les îles Baléares, La Rioja et la Galice en 2017 ; la Région de Murcie et la Communauté de Valence en 2018 ; et enfin, l’Aragon, l’Estrémadure et la Principauté des Asturies en 2019.

Par ailleurs, dans les autonomies n’ayant pas encore statué à ce sujet, environ deux cents municipalités ont édicté des arrêtés afin d’interdire totalement le recours aux animaux dans les cirques. C’est dans la Communauté de Madrid que l’on retrouve le plus grand nombre de ces communes (soixante-six), suivie de l’Andalousie (cinquante) et de la Castille-et-León (seize). La capitale espagnole a prévu de faire passer un édit municipal dans le même sens au mois d’avril 2020. À l’heure actuelle, sur les trente cirques traditionnels itinérants outre-Pyrénées, seuls trois ont encore recours à des animaux, contre trente-cinq en 2014.

Source : https://www.larazon.es/sociedad/20200116/vopqli4ry5bljetpo2qhn23xwa.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Sa_1_30

Plus de 90 000 résidants étrangers ont obtenu la nationalité espagnole en 2018

Un serveur d’origine étrangère dans un bar espagnol (photographie : El Economista)

Au cours de l’année 2018, 90 774 résidents étrangers outre-Pyrénées ont obtenu la nationalité espagnole, soit une augmentation de 36,5 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis au mois de décembre 2019 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid. La nationalité étrangère qui a le plus bénéficié de cette vague de naturalisations sont les Marocains, suivis des Latino-Américains (dans l’ordre décroissant, les Boliviens, les Équatoriens, les Colombiens, les Dominicains, les Péruviens, les Cubains, les Paraguayens, les Brésiliens, les Argentins, les Vénézuéliens, les Honduriens et les Uruguayens).

Le pays de naissance le plus courant de ces citoyens naturalisés est l’Espagne (17 256 cas) et, dans leur majorité, il s’agit d’enfants âgés de moins de 10 ans (86,4 %). Parmi les citoyens naturalisés nés à l’étrangers, les Marocains sont majoritaires (15 398 acquisitions de nationalité). C’est au Pays basque (4,3 %), en Navarre (3,9 %) et en Principauté des Asturies (3,7 %) que le phénomène a été le plus intense si on le rapporte à la population étrangère résidente en 2018. Au contraire, dans les îles Baléares (1,2 %), en Andalousie (1,4 %) et aux îles Canaries (1,4 %), le mouvement été bien plus modéré.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10237025/12/19/En-2018-consiguieron-la-nacionalidad-espanola-90774-extranjeros-residentes-un-36-mas-que-el-ano-anterior.html

Un militaire espagnol prend le commandement de la mission européenne de lutte contre le feu en Bolivie

Des pompiers luttent contre les incendies qui ravagent l’Amazonie bolivienne (photographie : AP et La Razón)

Les médias du monde entier ont les yeux rivés ces dernières semaines sur les incendies qui ravagent la forêt amazonienne, au Brésil mais également dans d’autres pays de la région, comme la Bolivie. Dans ce cadre, l’Union européenne (UE) dépêche sur place une mission de pompiers et sauveteurs qui est dirigée par un Espagnol, Iván Herreras Hernández. Membre de l’Unité militaire d’Urgence (UME), il est âgé de 42 ans.

Il dirige à l’heure actuelle les opérations du Cinquième Bataillon d’Intervention d’Urgence, sis à León (Castille-et-León), et a dû se rendre dans divers pays étrangers (Grèce, Japon, Portugal, Bulgarie, Chypre, Allemagne, Irlande, Belgique, Suède) pour lutter contre le feu. Il a également été mandaté en Équateur pour rechercher des survivants suite à un tremblement de terre.

Source : https://www.larazon.es/espana/un-militar-espanol-al-frente-del-equipo-europeo-que-luchara-contra-el-fuego-del-amazonas-en-bolivia-MI24795328

La RENFE poursuit son implantation à l’étranger

Un train de banlieue à destination de Colmenar Viejo, dans la Communauté de Madrid (photographie : Torrelodones Info)

L’opérateur national des chemins de fer espagnols (la RENFE) cherche, en vue de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de passagers en décembre 2020, à poursuivre son expansion en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis d’Amérique. De fait, elle explore actuellement des possibilités de collaboration avec le géant espagnol du bâtiment et des travaux publics Sacyr, sis à Madrid, dans le cadre du réseau de trains de banlieue au Guatemala, au Salvador, en Bolivie et au Costa Rica.

Dans le pays andin, il s’agirait de construire un train métropolitain d’une longueur de 42 kilomètres qui doit entrer en service en 2020 du côté de Cochabamba. Au Costa Rica, c’est le train rapide de passagers de San José qui attire son regard tandis qu’au Salvador, elle pourrait réaliser le train de banlieue entre San Salvador et Sitio del Niño. Les projets de train à grande vitesse en Floride, en Illinois, en Californie et au Texas ainsi qu’en Ontario (Canada) sont dans eux aussi dans son collimateur.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10041979/08/19/Renfe-explora-entrar-en-los-Cercanias-de-Bolivia-Costa-Rica-y-Guatemala.html

La télévision publique espagnole renforce son pari latino-américain

Une vue de Torrespaña, tour de télévision emblématique de Madrid (photographie : RTVE)

Face aux difficultés de direction et d’audience qu’elle connaît actuellement, l’entreprise publique de radio-télévision espagnole, RTVE, cherche à renforcer son pari latino-américain en accroissant sa présence sur le sous-continent, qui est à majorité hispanophone. L’organisme a par exemple a engagé la firme Castalia Communications, sise à Atlanta (États-Unis d’Amérique), pour être plus présente à Puerto Rico – archipel qui est l’un des cœurs de cible de Castalia.

Dans les pays andins (Pérou, Bolivie et Équateur), l’entreprise Colina Navas et la firme Grupo Media Comunicaciones ont signé avec la RTVE pour deux ans, notamment dans le cadre de la diffusion des journaux télévisés, des séries et des films produits ou achetés par la télévision publique espagnole. En Colombie, c’est l’agence Tele VVD qui sera en charge de cette diffusion, tandis que le Chili, l’Uruguay et le Paraguay seront à la charge de SDGD dans ce cadre. Au Mexique, notons le contrat passé avec Communications for Distributions.

Source : https://www.eleconomista.es/telecomunicaciones-tecnologia/noticias/9825772/04/19/RTVE-refuerza-su-red-comercial-en-America-Latina-para-subir-los-ingresos.html

Arrestation au Brésil de l’Espagnol Carlos García Juliá, l’un des responsables du massacre des avocats d’Atocha

Le cortège funèbre des avocats d’Atocha tués en 1977 (photographie : Público et EFE)

Ce mercredi 5 décembre, la police fédérale brésilienne a arrêté dans la ville de São Paulo l’Espagnol Carlos García Juliá, considéré comme l’un des auteurs du « massacre des avocats d’Atocha » (matanza de los abogados de Atocha, en espagnol). Il avait fui la justice espagnole en 1994 après avoir passé 14 ans en prison et avoir été libéré sous conditions en 1991 par le juge Ignacio Sánchez Ybarra. Il s’était alors installé au Paraguay puis avait été arrêté en Bolivie en 1996 pour trafic de drogue. En 2001, le gouvernement espagnol de José María Aznar (Parti populaire) avait demandé à la Bolivie son extradition.

Le 24 janvier 1977, Carlos García Juliá et un autre militant d’extrême droite, José Fernández Cerrá, sont entrés dans le cabinet madrilène de plusieurs avocats spécialisés dans le droit du travail, qui se trouvaient aussi être des membres du Parti communiste espagnol (PCE), et avaient tué plusieurs personnes : les avocats Enrique Valdelvira Ibáñez, Luis Javier Benavides Orgaz et Francisco Javier Sauquillo ; l’étudiant en droit Serafín Holgado ; et l’employé administratif Ángel Rodríguez Leal.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2018/12/06/5c096dbbfdddff405d8b4765.html

Pedro Sánchez renonce à son projet de transformation du mausolée du Valle de los Caídos

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie du président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales, lors de la visite de celui-là dans ce pays, en août 2018 (photographie : El Mundo)

Au cours de sa première tournée officielle en Amérique latine en tant que président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a confirmé l’exhumation du corps de l’ancien dictateur Francisco Franco (1939-1975) hors de son mausolée du Valle de los Caídos, non loin de Madrid. Il a cependant expliqué qu’il renonçait à transformer l’espace en un lieu de mémoire et de réconciliation, alors qu’il s’agissait de son projet initial.

Lors de son passage par Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, il a ajouté qu’il souhaitait que le Valle de los Caídos devienne un simple cimetière civil car il estime ne pas pouvoir mener à bien la métamorphose de ce lieu chargé d’histoire. Il a en revanche confirmé qu’il monterait bien une « commission de la vérité » (Comisión de la Verdad) afin d’élucider un certain nombre de crimes de la dictature.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/08/29/5b85f36746163f018b8b4623.html

L’Espagne va participer au projet de train transocéanique en Amérique latine

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Javier Barbancho et El Mundo)

Alors qu’il a entamé une grande tournée latino-américaine (la première de son mandat), le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), va annoncer au président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales, que l’Espagne participera au projet de chemin de fer interocéanique qui doit relier le littoral pacifique, au Pérou, à la ville brésilienne de Santos, en passant par la Bolivie. Le chef de l’exécutif devrait donc signer le mémorandum d’entente qui doit permettre à notre voisin ibérique d’entrer dans la danse.

Plusieurs nations sont déjà engagées dans ce chantier pharaonique : le Pérou, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie, l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni. Ce chemin de fer qui traversera le continent d’Est en Ouest parcourra 4 000 kilomètres de longueur et devrait offrir à l’Amérique latine la possibilité d’accroître son potentiel commercial. Outre la Bolivie, Pedro Sánchez se rend ces jours-ci au Chili, en Colombie et au Costa Rica.

Source : http://www.elmundo.es/economia/2018/08/22/5b7d26f2e5fdeaa1658b45f4.html