« Sommet franco-espagnol Macron-Sánchez d’ici décembre »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron (à droite), et du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (photographie : Reuters et Le Figaro)

Cet article publié le 9 juillet 2020 sur le site Internet du journal français Le Figaro et intitulé « Sommet franco-espagnol Macron-Sánchez d’ici décembre » revient sur la première visite officielle de la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol), en France et sur la future organisation d’un sommet franco-espagnol à la fin de l’année 2020 : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/sommet-franco-espagnol-macron-sanchez-d-ici-decembre-20200709

Il y a autant de chômeurs en Espagne que dans 19 pays européens cumulés

Des chômeurs font la queue devant un bureau pour l’emploi en Andalousie (photographie : Diario de Sevilla)

Si le marché du travail espagnol présente des problèmes structurels très préoccupants, la crise engendrée par le confinement à la suite de la pandémie de coronavirus d’origine chinoise a encore aggravé ces soucis de fond, notamment avec une forte augmentation en quelques mois du nombre de demandeurs d’emploi. Ils sont désormais autant outre-Pyrénées que dans 19 pays de l’Union européenne en cumulé : Belgique, Bulgarie, République tchèque, Danemark, Irlande, France, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède.

Par ailleurs, si on compare l’Espagne à l’Allemagne (souvent présentée comme le modèle économique à suivre pour le reste de l’Europe, à tort ou à raison), l’on constate que notre voisin ibérique compte 3,3 millions de demandeurs d’emploi au mois de mai 2020, soit deux fois plus que notre voisin d’outre-Rhin (qui en compte pour sa part 1,7 million). Et même en comparaison de l’Italie, dont les données économiques sont elles aussi inquiétantes, l’Espagne recense 1,3 million de chômeurs supplémentaires.

Source : https://okdiario.com/economia/espana-tiene-mismo-numero-parados-que-19-paises-ue-juntos-doble-que-alemania-5840165?utm_term=Autofeed&utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1593684162

Quatre mathématiciens reçoivent l’édition 2020 du prix Princesse-des-Asturies dans la catégorie « Recherche scientifique et technique »

De gauche à droite : le mathématicien français Yves Meyer ; la physicienne et mathématicienne belge Ingrid Daubechies ; le mathématicien australien Terence Tao ; et le mathématicien français Emmanuel Candès (photographie : Reuters et El Periódico)

Réuni par Internet ce mardi 23 juin 2020, le jury des prix Princesse-des-Asturies a décidé de remettre l’édition 2020 de la récompense dans sa catégorie « Recherche scientifique et technique » à quatre mathématiciens étrangers considérés comme les « pères fondateurs » de la théorie des « ondicules » : le Français Yves Meyer (né en 1939) ; son compatriote Emmanuel Candès (né en 1970) ; la physicienne et mathématicienne belge Ingrid, baronne Daubechies (née en 1954) ; et l’Australien Terence Tao (né en 1975).

Parmi tous ces noms, le plus connu est indubitablement celui d’Yves Meyer, qui a déjà remporté de nombreuses distinctions, dont le prix Gauss en 2010 et le prix Abel en 2017. De son côté, Emmanuel Candès, professeur à l’Université de Stanford, en Californie (États-Unis d’Amérique), a surtout travaillé sur le traitement des images. Terence Tao, professeur à l’Université de Californie à Los Angeles, est connu pour ses travaux sur l’analyse harmonique et les équations dérivées partielles. Ingrid Daubechies, enfin, est chercheuse dans le domaine de la transmission des images.

Source : https://www.elperiodico.com/es/sociedad/20200623/teoria-de-las-ondiculas-premio-princesa-de-asturias-investigacion-8011170

Décès du prêtre et philosophe espagnol Juan de Dios Martín Velasco à l’âge de 86 ans

Le prêtre et philosophe espagnol Juan de Dios Martín Velasco (photographie : Religión Digital)

L’on apprenait ce dimanche 5 avril 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 86 ans, du prêtre et philosophe espagnol Juan de Dios Martín Velasco, qui était né à Santa Cruz del Valle, dans la province d’Ávila (Castille-et-León), le 8 mars 1934. Ordonné prêtre en 1956 dans l’archidiocèse de Madrid, il complète sa formation théologique et philosophique à l’Université catholique de Louvain (Belgique), à celle de La Sorbonne, à Paris (France), et à celle de Fribourg-et-Brisgau (Bade-Wurtemberg, Allemagne) avant de commencer à enseigner la philosophie outre-Pyrénées.

Il office ainsi en tant qu’enseignant à l’Université d’Alcalá de Henares (Communauté de Madrid), à l’Université pontificale de Comillas, dans la capitale, ainsi qu’au séminaire de Madrid. Nommé en 1977 recteur du séminaire conciliaire de Madrid, il célèbre la messe dans des paroisses populaires de la périphérie de la capitale (Vallecas, Carabanchel, Aluche). Il était considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de phénoménologie au monde.

Source : https://www.religiondigital.org/espana/Fallece-Juan-Dios-Martin-Velasco-Iglesia-fenomenologia-Madrid-teologo_0_2220077992.html

Décès du linguiste espagnol Germà Colón à l'âge de 91 ans

Le linguiste espagnol Germà Colón (photographie : El Diario)

L’on apprenait ce dimanche 22 mars 2020 le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 91 ans, du linguiste espagnol Germà Colón i Domènech, qui était né à Castellón de la Plana (Communauté de Valence) le 30 novembre 1928. Spécialiste de philologie romane et de lexicologie catalane, il étudie à l’Université de Barcelone auprès d’éminences de son temps, à l’instar d’Antoni Badia et Martín de Riquer. Diplômé en 1951, il obtient un doctorat en 1952 à l’Université de Madrid avec une thèse de dialectologie de sa région d’origine.

Il poursuit ses études à Louvain (Belgique) ainsi qu’à Zurich (Suisse) avant de commencer à travailler à l’Université de Bâle (Suisse), sur proposition de l’un de ses collègues, le philologue suisse Walther von Wartburg. De 1968 à 1972, il officie également à l’Université de Strasbourg (France) puis, de 1973 à 1974, à l’Université autonome de Barcelone. Il est également membre de l’Académie royale des Belles Lettres de Barcelone.

Source : https://www.eldiario.es/cv/Fallece-lexicologo-castellonense-Germa-Colom_0_1008599688.html

Madrid veut parier plus résolument sur le tourisme cinématographique

Un tournage sur la place de Callao, à Madrid (photographie : EFE et Cinco Días)

Selon l’entreprise technologique TCI Research, sise à Auderghem (Belgique), en 2018, 80 millions de touristes ont voyagé afin de découvrir ou redécouvrir les lieux et monuments qui les ont marqués à la télévision ou au cinéma. L’Espagne veut, dans ce cadre, sa part du gâteau, d’autant que le pays a accueilli ces dernières années d’importants tournages dans des paysages emblématiques. C’est pourquoi la ville de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), souhaite miser plus résolument sur le tourisme cinématographique, ainsi que l’a récemment confié aux médias la conseillère municipale et adjointe au Tourisme, Almudena Maíllo (PP).

En 2019, 11 760 demandes de tournages ont été effectuées dans la capitale espagnole dont 4 438 (soit 38 %) ont donné lieu au paiement de taxe aux autorités municipales. Madrid a ainsi pu recevoir 500 000 euros supplémentaires, même si la ville peut faire bien mieux dans le domaine. La capitale doit cependant encore faire des efforts afin de faciliter l’obtention de permis de tournage car en décrocher un peut encore prendre de deux à trois semaines à la maison de production d’un film, d’une série télévisée ou d’une publicité. Les choses se sont toutefois nettement améliorées depuis plusieurs années sur ce front, notamment grâce au travail actif de l’organisme Madrid Film Office.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/03/03/fortunas/1583259978_880681.html

L'hôtellerie madrilène est l'une des mieux notées en Europe

L’intérieur d’une chambre de l’hôtel Riu Plaza de la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Booking.com)

Selon un rapport concernant 2019 et publié ce lundi 17 février 2020 par l’Association de l’Hôtellerie de Madrid (Asociación de Hostelería de Madrid), le site Internet américain Tripadvisor ainsi que le guide gastronomique et touristique espagnol El Tenedor, sis à Barcelone (Catalogne), l’hôtellerie de la capitale espagnole est l’une des mieux notées en Europe. L’année dernière, Tripadvisor a réuni 320 000 avis laissés en ligne par des usagers concernant Madrid. La moyenne des hôtels de la ville est ainsi de 4,05 sur 5, soit mieux qu’en 2018 (4,01) et que plusieurs autres capitales européennes, comme Paris (France) ou Bruxelles (Belgique).

Les nationalités les plus enchantées par leur séjour dans les hôtels madrilènes en 2019, avec une moyenne de 4,23 sur 5, sont les Vénézuéliens, les Colombiens, les Roumains, les Américains et les Britanniques. De façon générale, les aspects qui plaisent le plus dans les hôtels de Madrid à leurs clients sont la gastronomie, l’ambiance globale, le service au client ainsi que le rapport qualité-prix. Notons que, sur les cinq dernières années, Tripadvisor observe un intérêt croissant des voyageurs étrangers pour la ville de Madrid et son agglomération.

Source : https://www.autonomosyemprendedor.es/articulo/actualidad/hosteleria-madrid-es-mejor-valoradas-europa/20200221145429021661.html

Le Musée d'Archéologie d'Alicante organise une exposition temporaire inédite sur d'anciens pendentifs

Une figurine en pierre découverte au Portugal et aujourd’hui exposée au Musée archéologique d’Alicante, dans la Communauté de Valence (photographie : Musée national d’Archéologie du Portugal et El País)

C’est l’archéologue belge Louis Siret (1860-1934) qui a commencé à mettre au jour dans le Sud-Est de la péninsule Ibérique des figurines dans diverses matières, souvent anthropomorphes, qui étaient censées être utilisées comme pendentifs par leurs propriétaires. Ces petites sculptures sont de toutes les tailles possibles, certaines atteignent 20 centimètres de longueur. Jusqu’au 18 avril dernier, le Musée archéologique d’Alicante (Museo Arqueológico de Alicante, MARQ) exposait une grande partie de ces pièces (226 exactement sur les 6 000 déterrées) dans le cadre de l’exposition temporaire inédite Ídolos, miradas milenarias (littéralement, « Idoles, regards millénaires »).

Ces pièces artistiques étaient courantes dans certains clans et lignages relativement élevés socialement durant une période comprise entre 3 900 et 2 200 ans avant notre ère. L’on en retrouve déjà des signes avant-coureurs au Néolithique, voire au Paléolithique. Ces pendentifs pouvaient être portés sur le corps ou accrochés dans la maison de leurs propriétaires et ils étaient réalisés dans différentes matières (ivoire, pierre, argile, bois voire or). Ces objets étaient transmis de génération en génération, ainsi que l’expliquait aux médias la commissaire de l’exposition, l’Espagnole Mimi Bueno Ramírez, professeur de préhistoire à l’Université d’Alcalá de Henares (Communauté de Madrid).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/18/actualidad/1582029041_472727.html?ssm=TW_CM_CUL

Le maire de Porto propose une "fusion" entre Espagne et Portugal

La frontière entre Espagne et Portugal au niveau de la ville de Tuy, située dans la province de Pontevedra, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est une proposition un peu insolite dans le panorama politique espagnol et portugais des dernières années : au début du mois de février 2020, le maire de la ville portugaise de Porto, Rui Moreira (Parti du Centre démocratique et social), a lancé l’idée d’une forme de « fusion » entre son pays et le royaume voisin sous le nom d' »Iberolux ». Cette appellation est un rappel du Benelux, union originellement économique entre Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui commence à fonctionner en 1944. L’objectif est de renforcer la synergie entre les deux nations ibériques, notamment en matière commerciale, et de dépasser les sujets clivants ou la méfiance qui peuvent encore subsister entre Madrid et Lisbonne.

De fait, Galice et Nord du Portugal sont déjà très proches, et pas seulement géographiquement. La frontière entre les deux régions est empruntée chaque jour par des milliers de citoyens espagnols et portugais, tandis que la ville de Porto accueille chaque année de nombreux touristes espagnols – non seulement galiciens mais aussi catalans et madrilènes, par exemple. De leur côté, l’aéroport de Vigo (province de Pontevedra, Galice) et celui de Porto fonctionnent en grande partie « en duo ». L’idée d’une union ibérique est déjà ancienne et a été développée de part et d’autre de la frontière par des responsables politiques et intellectuels tout au long de l’histoire.

Source : https://elpais.com/internacional/2020/02/05/actualidad/1580912026_423427.html

Le Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid restaure en direct l'un de ses chefs-d'œuvre

La restauration en direct du tableau « Portrait d’un chevalier », du peintre italien Vittore Carpaccio, au Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid (photographie : Musée Thyssen-Bornemisza, Hélène Despléchin et ABC)

Ces derniers mois, la restauration en direct de chefs-d’œuvre des grands musées du monde entier est très à la mode, à l’image de l’Adoration de l’Agneau mystique, polyptyque sur bois du peintre flamand Jan van Eyck (1390-141) restauré au Rijksmuseum d’Amsterdam (Pays-Bas). C’est désormais au tour de l’une des principales pinacothèques de Madrid et de toute l’Espagne, le Musée Thyssen-Bornemisza, de restaurer l’une de ses toiles les plus fameuses, Portrait d’un chevalier (Joven caballero en un paisaje en espagnol, soit Jeune chevalier dans un paysage), de Vittore Carpaccio (1465-1520), sous le regard de ses visiteurs. C’est le jeudi 30 janvier 2020 qu’ont débuté ces opérations.

Elles sont conduites par les deux spécialistes espagnoles Susana Pérez et Alejandra Martos, qui s’affairent ainsi sur ce tableau de 1510 de grandes dimensions (218 centimètres de longueur pour 151,1 centimètres de largeur). La toile a longtemps été attribuée au maître allemand Albrecht Dürer (1471-1528). Avant de débuter la restauration proprement dite, de nombreuses analyses ont été menées sur ce Portrait d’un chevalier : radiographies, photographies infrarouges, analyses de laboratoire, etc. L’objectif est de rénover les parties les plus abîmées, notamment sur le pourtour du cadre.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-thyssen-restaura-directo-joyas-mas-preciadas-coleccion-202002010233_video.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=video