Les Espagnols dépensent en moyenne six ans de salaire pour acheter leur logement principal

Des logements en vente à Madrid (photographie : El Economista)

Selon le rapport intitulé Relación de salarios y la compra de vivienda en 2019 (littéralement, Rapport des salaires avec l’achat de logement en 2019), élaboré et publié par l’entreprise immobilière espagnole Fotocasa et la plateforme en ligne de recherche d’emploi InfoJobs, les citoyens de notre voisin ibérique dépensent en moyenne six ans de salaire afin d’acheter leur logement principal. C’est tout du moins ce qui ressort des statistiques réalisées à partir des transactions de ce type passées entre 2015 et l’année dernière.

Sans surprise, les communautés autonomes où cette moyenne est largement dépassée sont les îles Baléares, la Communauté de Madrid (9,5 années de salaire en moyenne dans les deux cas), le Pays basque (9,2 années) et la Catalogne (8 années). La Cantabrie se glisse également dans le haut du classement (6,6 années de salaire) aux côtés des îles Canaries (6,5 années). À l’autre bout du tableau, l’on retrouve l’Estrémadure (3,8 années en moyenne), la Castille-La Manche (3,9 années) et la Région de Murcie (4,3 années).

Source : https://www.eleconomista.es/construccion-inmobiliario/noticias/10678541/07/20/Los-espanoles-tienen-que-destinar-el-sueldo-de-seis-anos-a-comprar-su-vivienda.html

La crise de l’Institut espagnol d’Océanographie se poursuit

Des scientifiques de l’Institut espagnol d’Océanographie lors de la campagne Porcupine, menée à bien dans les eaux territoriales irlandaises à l’automne 2019 (photographie : Francisco Baldó et El País)

Organisme public sis rue du Cœur-de-Marie, à Madrid, fondé en 1914, l’Institut espagnol d’Océanographie (Instituto Español de Oceanografía, IEO) traverse depuis quatorze mois une très grave crise marquée par des pénuries de matériel, l’impossibilité de sortir en haute mer, de grandes difficultés pour embaucher des chercheurs… et pourtant, l’organisme dispose d’excédents financiers confortables. Et plus récemment encore, l’ensemble du directoire de l’Institut a décidé de démissionner en signe de protestation contre le ministre de la Science et de l’Innovation, Pedro Duque (Parti socialiste ouvrier espagnol).

La dette accumulée ne peut être payée avec l’excédent de l’organisme car un conflit oppose chercheurs et administration centrale, conflit qui a également provoqué la démission du directeur du centre de l’IEO des îles Baléares et de celui de Cadix (Andalousie). En février 2020, Pedro Duque a nommé un nouveau directeur à sa tête, Rafael González-Quiros, peu apprécié des employés, dans ce qui semble être un coup de point sur la table très mal perçu.

Source : https://elpais.com/ciencia/2020-06-30/dimite-la-cupula-del-mayor-organismo-oceanografico-de-espana.html

L’entreprise espagnole Indra renforce le système de défense aérienne du pays

Un radôme LANZA, conçu par l’entreprise espagnole Indra, situé au sommet du Puig Mayor, point culminant des îles Baléares (photographie : Wikipedia)

Sise à Alcobendas (Communauté de Madrid), l’entreprise technologique espagnole Indra a reçu à la fin du mois de mai 2020 la mission de la part du Ministère de la Défense, aujourd’hui dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), de moderniser les systèmes de défense aérienne du pays – en particulier ceux qui permettent l’identification des appareils militaires amis et ennemis (dits « systèmes IFF ») dans le cadre des escadrons de de surveillance aérienne (Escadrones de Vigilancia Aérea, EVA) de l’Armée de l’Air.

L’objectif de la modernisation est notamment de favoriser l’interopérabilité avec les autres forces aériennes des pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN). Indra Sistemas s’était déjà chargé de la conception, construction et installation des radômes LANZA en divers points du pays – 15 en tout et pour tout sur l’ensemble de la géographie espagnole. Les nouveaux systèmes de détections aérienne devraient permettre de repérer tout appareil à 470 kilomètres de distance.

Source : https://www.defensa.com/espana/indra-refuerza-sistema-espanol-defensa-aerea

Décès du journaliste espagnol Antonio Alemany Dezcallar à l’âge de 81 ans

Le journaliste espagnol Antonio Alemany Dezcallar (photographie : Última Hora Noticias)

C’est ce dimanche 3 mai 2020 qu’est décédé à Palma de Majorque (îles Baléares), à l’âge de 81 ans, le journaliste espagnol Antonio Alemany Dezcallar, qui était né dans la même ville en 1939. Brillant polémiste, à l’image de confrères journalistes des Baléares (comme Josep Melià Pericás), il revient à Palma de Majorque après ses études universitaires, où il crée l’entreprise Editorial Balear, maison-mère du journal Diario de Mallorca.

Il imprime à ses différentes publications une ligne libérale-conservatrice, sa nouvelle idéologie lorsqu’il abandonne le franquisme de ses débuts. En 1977, il lui est proposé de prendre la tête du Diario de Barcelona, en Catalogne, l’un des plus anciens quotidiens régionaux d’Europe à être toujours imprimé à cette époque-là. Dans les années 80, il poursuit sa carrière, notamment en prenant la tête de la revue Opinión.

Source : https://www.ultimahora.es/noticias/local/2020/05/03/1162129/fallece-periodista-antonio-alemany.html

Les divorces et séparations en Espagne ne cessent de baisser

Le roi Philippe VI (à gauche) et la reine Letizia, alors prince et princesse des Asturies, à la sortie de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Almudena, à Madrid, lors de leur mariage, en 2004 (photographie : Ricardo Gutiérrez et El País)

Selon les données de 2019 fournies par le Forum de la Famille, organisé chaque année en Espagne et qui a compilé les chiffres recueillis par le Conseil général du Pouvoir judiciaire (Consejo General del Poder Judicial, CGPJ), pour la cinquième année consécutive, le nombre de séparations de corps et de biens ainsi que de divorces a baissé chez notre voisin ibérique. Concrètement, l’on a enregistré l’année dernière 109 567 procédures de ce type outre-Pyrénées, soit le nombre le plus bas depuis 2015. En 2019, toutes les formes de rupture du mariage ont ainsi diminué : – 0,4 % pour le divorce d’un commun accord ; – 3,6 % pour les divorces contentieux ; – 5,4 % de séparations d’un commun accord ; – 7,6 % pour les séparations contentieuses.

C’est dans la Communauté de Valence que le plus grand nombre de ruptures du mariage ont été enregistrées l’année dernière – 26,7 couples en moyenne y ont ainsi recours par tranche de 10 000 habitants. La communauté autonome est suivie des îles Baléares, avec 26,5 ruptures en moyenne par tranche de 10 000 habitants. La troisième autonomie dans le domaine est constituée par les îles Canaries (25,7 pour 10 000). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-et-León (18,4 ruptures du mariage par tranche de 10 000 habitants), le Pays basque (19,7 pour 10 000) et l’Estrémadure (20,8 pour 10 000).

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-amor-si-goza-buena-salud-espana-202003120408_noticia.html

En Espagne, les énergies renouvelables représentent désormais une puissance électrique cumulée supérieure à celle des énergies fossiles

Un parc solaire espagnol situé à Manacor, sur l’île de Majorque, aux îles Baléares (photographie : Wikipedia)

Selon des données fournies par le Réseau électrique d’Espagne (Red Eléctrica de España, REE), organisme public sis à Madrid, le jeudi 12 mars 2020, les énergies renouvelables représentent désormais outre-Pyrénées la majorité de la puissance électrique installée en cumulé, devant les énergies fossiles. Concrètement, elle pèsent aujourd’hui 52 % du parc énergétique de notre voisin ibérique, soit un total de près de 54 gigawatts (et environ 105 gigawatts si on y ajoute les autres énergies « propres »). Dans cet ensemble, l’éolien représente 46 % et le solaire, 16 %.

En 2019, alors que les énergies renouvelables ont fortement progressé dans la puissance électrique en Espagne, le charbon a reculé jusqu’à 4,3 % de la production d’électricité. Ces résultats sont le fruit de deux plans d’installation d’énergies renouvelables par le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) en 2017 et 2018. L’éolien est désormais la première source d’électricité du pays en termes de puissance installée, devant le cycle combiné du gaz naturel.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10411199/03/20/Las-renovables-ya-suman-mas-potencia-que-todas-las-demas-fuentes-juntas.html

Le site archéologique espagnol d'Almallutx nous en apprend plus sur la Reconquête des îles Baléares

Le site archéologique d’Almallutx, situé sur l’île de Majorque, dans les îles Baléares, sur le territoire de la commune d’Escorca (photographie : Projet Almallutx et El País)

C’est au sein du site du lac de barrage de Gorg Blau, en pleine chaîne de Tramontane (Sierra de Tramontana), à l’Ouest de l’île de Majorque (îles Baléares), que se trouve le site archéologique d’Almallutx. Situé sur le territoire de la commune d’Escorca, peuplée d’à peine 200 habitants, il nous en apprend davantage sur la Reconquête de l’archipel sous la férule du roi Jacques Ier le Conquérant d’Aragon (1213-1276), en 1229. C’est en effet à cette date que le souverain installe le siège de la ville musulmane de Madina Mayurqa (actuelle Palma de Majorque). L’opération militaire est payante puisqu’environ 20 000 à 30 000 adversaires sont tués mais 3 000 survivants s’échappent de la ville et fuient vers la chaîne de Tramontane pour s’y réfugier.

Ils vivent environ deux ans dans les environ et y installent des fortifications afin de résister aux troupes aragonaises. Les archéologues espagnols Jaume Deyà, du Musée de Sóller (îles Baléares), et Pablo Galera ont travaillé pendant dix ans sur la zone d’Almallutx afin de reconstituer cette ville de fortune, qui s’étendait à l’époque sur environ 160 000 mètres carrés. La difficulté du projet réside dans le fait que la zone a été volontairement inondée dans les années 70 afin de mettre en place le lac de retenue du barrage de Gorg Blau. Dès que les eaux remontent, les restes d’habitations et d’exploitations agricoles (alquerías) disparaissent ainsi.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-03-10/la-ultima-resistencia-musulmana-de-mallorca.html

Une année de plus, la Catalogne est la communauté autonome espagnole avec la plus forte pression fiscale et la Communauté de Madrid, celle avec la plus faible

La présidente régionale de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire) – Photographie : EFE et ABC

Le jeudi 5 mars 2020, Jesús Sanmartín, président du Registre des Économistes et Conseillers fiscaux (Registro de Economistas y Asesores Fiscales, REAF), organisme sis à Madrid, a présenté aux médias l’édition 2020 du Panorama de la Fiscalité régionale et forale (Panorama de la Fiscalidad Autonómica y Foral), dénonçant au passage une fois encore la « jungle » que représente l’existence de dix-sept communautés autonomes avec chacune ses règles ainsi que ses impôts et taxes propres. Sanmartín était accompagné de Valentín Pich, président du Conseil général des Économistes (Consejo General de Economistas), qui a lui aussi exigé une modification et une harmonisation globales de ce système.

En attendant la loi que la ministre des Finances, María Jesús Montero (Parti socialiste ouvrier espagnol), veut préparer dans ce domaine et dont un premier brouillon devrait être disponible au mois de novembre, l’on peut constater selon les données du Panorama de la Fiscalité régionale et forale qu’une année de plus, la Catalogne reste la communauté autonome espagnole avec la plus forte pression fiscale et la Communauté de Madrid, celle avec la plus faible. De fait, celle-là dispose de quinze impôts et taxes propres sur les 71 qui existent au niveau régional à l’heure actuelle en Espagne. Et cette année, Barcelone devrait en créer un supplémentaire en matière environnementale.

Outre la Communauté de Madrid, parmi les autonomies avec le plus faible nombre d’impôts propres, l’on recense le Pays basque, la Castille-et-León et la Castille-La Manche ainsi que la Cantabrie, les îles Canaries, les îles Baléares et la Communauté de Valence. En termes absolus, la Catalogne récolte chaque année en moyenne près de 680 millions d’euros à partir des impôts régionaux mais, en termes relatifs, ce sont les îles Canaries qui en tirent la plus grosse part pour leurs recettes propres (14,1 %). La Communauté de Madrid est l’autonomie espagnole où les plus bas et les plus hauts revenus sont les moins taxés.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-cataluna-repite-como-region-mas-impuestos-y-madrid-como-menor-presion-fiscal-202003051228_noticia.html

Décès du diplomate et avocat espagnol Miquel Capellà à l'âge de 73 ans

Le diplomate et avocat espagnol Miquel Capellà (photographie : Diario de Mallorca)

L’on apprenait ce lundi 2 mars 2020 le décès à Palma de Majorque (îles Baléares) du diplomate et avocat espagnol Miquel Capellà Moià à l’âge de 73 ans. Il était né dans la capitale de la communauté autonome en 1946 et était licencié en droit auprès de l’Université autonome de Barcelone avec un diplôme obtenu en 1974. Après avoir ouvert son cabinet à Palma de Majorque en 1987, il s’associe à son coreligionnaire Josep Melià Pericàs.

En 1986, il est nommé vice-président du Conseil social de l’Université (Consejo Social de la Universidad) des îles Baléares, poste qu’il occupe jusqu’en 1990. En 1999, il devient président de la Caisse d’Épargne et du Mont de Piété des Baléares (Caja de Ahorros y Monte de Piedad de Baleares) et, en 2006, il est choisi comme consul honoraire de la République de Croatie à Palma de Majorque.

Source : https://www.diariodemallorca.es/mallorca/2020/03/02/fallece-palma-abogado-miquel-capella/1490882.html

L'Espagne bat en 2019 son record de recyclage du verre

Un conteneur en verre géant dans une ville espagnole à l’occasion de l’édition 2019 de la Journée mondiale du Recyclage (photographie : EFE et El Confidencial)

Les premières lois sur le recyclage en Espagne datent d’il y a plus de vingt ans et, parmi les grands succès que l’on peut mettre à leur actif, le recyclage du verre est indéniablement un point fort de nos voisins ibériques. Selon la fondation espagnole Ecovidrio, en 2019, 896 450 tonnes de verre ont ainsi été recyclées outre-Pyrénées, soit une moyenne de 19 kilogrammes par citoyen – environ 65 contenants entre les bouteilles, les flacons et autres pots. Il s’agit d’un nouveau record pour l’Espagne avec une augmentation de 6,6 % par rapport à 2018 ou encore 30 % de plus qu’il y a cinq ans.

Les communautés autonomes espagnoles qui recyclent le plus le verre sont les îles Baléares (31,6 kilogrammes par habitant), le Pays basque (28,4 kilogrammes par habitant), La Rioja (28,2 kilogrammes par habitant), la Navarre (26,6 kilogrammes par habitant) et la Catalogne (22,5 kilogrammes par habitant). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-La Manche (14,2 kilogrammes par habitant), l’Andalousie (14,4 kilogrammes par habitant) et l’Estrémadure (8,9 kilogrammes par habitant). Le taux de croissance du recyclage du verre dans ces dernières autonomies est considérable sur la dernière année. La province de Málaga (Andalousie) a ainsi enregistré une augmentation de 48,7 % dans le domaine par rapport à 2018 ; celle de Badajoz (Estrémadure), de 48,4 % ; celle d’Almería (Andalousie), de 31,4 % ; celle de Jaén (Andalousie), de 27,3 % ; et celle de Cordoue (Andalousie), de 17,1 %.

Source : https://www.elconfidencial.com/sociedad/2020-03-02/reciclaje-vidrio-espana-bra_2468244/