L'Espagne est nommée plusieurs fois aux Oscar 2020

Le cinéaste espagnol Pedro Almodóvar (photographie : GTRES et El País)

Ce lundi 13 janvier 2020, l’Académie américaine des Arts et des Sciences cinématographiques révélait la liste des films, acteurs, producteurs, réalisateurs et autres techniciens nommés à la cérémonie des Oscar 2020, qui aura lieu le 9 février prochain dans le quartier d’Hollywood, à Los Angeles, en Californie (États-Unis d’Amérique). L’Espagne y figure en bonne place puisque le long métrage Douleur et Gloire (Dolor y gloria, en version originale), du cinéaste Pedro Almodóvar, fait partie de la sélection pour le meilleur film international. C’est la première fois depuis 2005 et Mar Adentro, d’Alejandro Amenábar, que notre voisin ibérique figure dans cette liste – et la première fois pour Almodóvar depuis Parle avec elle, sorti en 2002.

Douleur et Gloire sera en concurrence dans sa catégorie avec Parasite (Corée du Sud), Corpus Christ (Pologne), Honeyland (Macédoine) et Les Misérables (France). L’acteur principal de Douleur et Gloire, l’Espagnol Antonio Banderas, est de son côté nommé dans la catégorie du meilleur acteur face au Britannique Jonathan Pryce et aux Américains Leonardo DiCaprio, Adam Driver et Joaquin Phoenix. Enfin, notons que le film d’animation espagnol Klaus, de Sergio Pablos, est nommé face à Dragons 3 : le monde caché (États-Unis d’Amérique), J’ai perdu mon corps (France), Monsieur Link (États-Unis d’Amérique) et Toy Story 4 (États-Unis d’Amérique).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/01/13/actualidad/1578913693_588976.html

La céramique de Talavera de la Reina devient patrimoine culturel immatériel de l'humanité

Un artisan spécialisé dans la céramique travaille dans son atelier de Talavera de la Reina, dans la province de Tolède, en Castille-La Manche (photographie : IPCE, Ministère de la Culture et du Sport et El País)

Ce mercredi 11 décembre 2019, le conseil plénier du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle anglais, organisme sis à Paris, en France), réuni à Bogotá (Colombie), a choisi d’inclure la tradition de la céramique de qualité de Talavera de la Reina et Puente del Arzobispo, deux communes de la province de Tolède (Castille-La Manche). Il existe actuellement encore une quarantaine d’ateliers traditionnels de céramique (cerámica) dans les deux villes qui ont perpétué les processus techniques et créatifs originels.

Mais Talavera de la Reina et Puente del Arzobispo ne sont pas les seules villes incluses pour cette technique artisanale puisque, dans le même temps, les villes mexicaines de Puebla de Zaragoza (État de Puebla) et Tlaxcala de Xicohténcatl (État de Tlaxcala) ont été retenues pour les mêmes raisons. C’est vers la fin du XVIe siècle que le procédé de création de céramique traditionnelle s’est étendu à l’ensemble de la péninsule Ibérique ainsi qu’à l’Amérique espagnole. Avec cette nouvelle entrée au Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, l’Espagne compte quinze manifestations classées.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/11/actualidad/1576073493_038731.html

La Fondation Cristina-Masaveu ouvrira un centre de diffusion de la culture espagnole aux États-Unis d'Amérique en 2020

L’édifice de la rue Howe, à New Haven (Connecticut, États-Unis d’Amérique), où sera installée la Fondation Cristina-Masaveu de divulgation de la culture espagnole dans le pays (photographie : FMCMP et El Comercio)

Après avoir ouvert une antenne artistique à Madrid, la Fondation Cristina-Masaveu-Peterson devrait inaugurer cette année un centre de diffusion de la culture espagnole aux États-Unis d’Amérique, plus précisément à New Haven, dans l’État du Connecticut. C’est un édifice de la rue Howe, non loin de la célèbre université de Yale, qui accueillera cet organisme, dont un pendant devrait également être bâti outre-Pyrénées. Il s’appellera de fait Howe Yale Place.

Le bâtiment en question est en cours de ravalement et de réhabilitation, tandis que le nouveau site espagnol se trouvera à Salamanque, capitale de province de Castille-et-León, au sein de l’espace culturel Morasverdes. Ce dernier fonctionnera non seulement comme un centre d’expositions artistiques mais également comme une auberge de jeunesse pouvant accueillir jusqu’à 76 personnes. L’on y retrouvera ainsi des chambres et sanitaires mais aussi une salle informatique et des salles polyvalentes de travail et de lecture.

Source : https://www.elcomercio.es/culturas/fundacion-cristina-masaveu-creo-centro-difusion-cultura-espanola-20191210001211-ntvo.html

Des objets retrouvés à Burguete démontrent la romanisation des Pyrénées navarraises

Un anneau romain représentant la déesse Fortuna, retrouvé à Burguete, en Navarre (photographie : EFE et ABC)

Situé sur le territoire de la commune de Burguete (Navarre), le site archéologique de Zaldua est creusé et exploré depuis huit ans par des archéologues dépêchés sur place par la Société des Sciences Aranzadi et le Musée archéologique de Londres (Royaume-Uni), sous la supervision de la Section des Registres, Biens meubles et Archéologie du gouvernement régional, aujourd’hui dirigé par María Chivite (Parti socialiste ouvrier espagnol). Ces fouilles démontrent que les Pyrénées navarraises ont été largement romanisées, bien plus que ce que l’on croyait jusqu’alors, car l’on y a découvert un vaste complexe thermal romain.

Plusieurs objets de valeur ont été mis au jour par les scientifiques qui travaillent à Burguete, comme un anneau en or représentant la déesse romaine Fortuna, qui symbolisait la fécondité ; des amulettes en bronze, dont certaines ont des formes phalliques ; une lunule de bronze ; un dé dans le même alliage ; des pions venant de divers jeux de plateau ; et même des lucernes, sortes de lanternes antiques fonctionnant à l’huile. Notons également de nombreuses pièces de monnaie, objet courant dans les sites archéologique et dont les informations sont toujours précieuses.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-objetos-hallados-excavaciones-burguete-demuestran-romanizacion-pirineo-navarro-201912101233_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Un détachement de la Légion espagnole part à la recherche d'un monument en hommage à Miguel de Unamuno

L’île du Congrès, située dans l’archipel espagnol des Zaffarines, en mer Méditerranée (photographie : Commandement général militaire de Melilla)

En 1924, l’écrivain et philosophe espagnol Miguel de Unamuno (1864-1936), l’une des sommités intellectuelles de son temps, est déporté sur l’île de Fuerteventura, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) par le dictateur Miguel Primo de Rivera (1923-1930), qui ne supporte pas l’opposition de ce penseur à son régime. Unamuno choisit ensuite l’exil volontaire à Paris (France), en 1926, tandis que quatre de ses compagnons sont déportés sur l’île du Congrès (Isla del Congreso), en plein archipel espagnol de Zaffarines, en mer Méditerranée.

Il s’agit du journaliste et conservateur Francisco de Cossío (1887-1975), de l’étudiant en droit Salvador María Vila, de l’écrivain Arturo Casanueva et de l’avocat pénaliste Luis Jiménez de Asúa (1889-1970). Sur place, les quatre hommes improvisent un petit monument en hommage à Miguel de Unamuno et y enterrent un petit message de soutien. À la fin de cette année 2019, le détachement (Tercio) du Grand Capitaine (Gran Capitán) de la Légion espagnole (Legión Española) a entamé des travaux de recherche de ce tumulus.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-legion-emprende-busqueda-monumento-unamuno-erigido-deportados-chafarinas-201912080134_noticia.html

L'Espagne reçoit plusieurs prix de l'Académie du Cinéma européen

L’affiche du film espagnol « Douleur et Gloire », de Pedro Almodóvar (photographie : Les Scala)

Ce samedi 7 décembre 2019 se déroulait à Berlin (Allemagne) la cérémonie annuelle de remise des prix de l’Académie du Cinéma européen. Pour l’occasion, l’acteur espagnol Antonio Banderas (né à Málaga, en Andalousie, en 1960) a reçu une récompense du meilleur acteur pour son rôle de Salvador Mallo dans le film de Pedro Almodóvar Douleur et Gloire (Dolor y gloria en version originale). Il a remercié le jury depuis le Théâtre Soho de sa ville natale, où il produit actuellement une comédie musicale.

Ce long métrage a également raflé le prix à la meilleure direction artistique, dont le responsable est Antxón Gómez. La récompense correspondant au meilleur film d’animation est également tombée dans l’escarcelle de l’Espagne puisque c’est la production Buñuel après l’âge d’or (Buñuel en el laberinto de las tortugas, en version originale) qui l’a remportée. Notons enfin que la coproduction hispano-roumaine The Christmas Gift (littéralement, Le Cadeau de Noël) a gagné dans la catégorie du meilleur court métrage.

Source : http://www.rtve.es/noticias/20191207/gala-premios-cine-europeo/1993342.shtml

La bande dessinée espagnole "Blacksad" est adaptée en jeu vidéo outre-Pyrénées

Un extrait du jeu vidéo espagnol « Blacksad » (photographie : El País)

Créée en l’an 2000 par le scénariste Juan Díaz Canales (né à Madrid en 1972) et le dessinateur Juanjo Guarnido (né à Grenade, en Andalousie, en 1967), la bande dessinée espagnole Blacksad met en scène des animaux anthropomorphes dans le cadre d’aventures policières au ton résolument noir dans la New York (États-Unis) des années 40. Son succès national et international a été fulgurant avec de nombreuses récompenses, dont celle du Festival d’Angoulême (France) en 2004 et le Prix national espagnol de la bande dessinée la même année.

Cette production aux centaines de milliers de ventes est depuis cette année adaptée en jeu vidéo par l’entreprise espagnole Pendulo Studios, sis à Madrid, sous le titre Blacksad: under the skin (que l’on pourrait traduire par Blacksad : dans la peau). Le jeu est d’ailleurs très inspiré dans son esthétique du roman graphique. Il a été créé par Carlos Hernández, directeur du Département d’Animation de Pendulo Studios, et par une vingtaine d’autres travailleurs de la firme.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/06/actualidad/1575648433_943395.html?ssm=TW_CM_CUL

Tournage d'un documentaire exclusif sur le Prado présenté par Jeremy Irons

L’acteur britannique Jeremy Irons sur le tournage du documentaire « Peintres et rois du Prado » (photographie : La Razón)

Réalisé par la femme de lettres et cinéaste italienne Valeria Parisi en collaboration avec sa compatriote Sabina Fedeli, le documentaire intitulé Pintores y reyes del Prado (littéralement, Peintres et rois du Prado) revient sur la longue histoire (200 ans en 2019) du Musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne. Cette production dispose d’un invité de marque, l’acteur britannique Jeremy Irons (né en 1948), qui en est le présentateur et le commentateur.

L’objectif de ce documentaire est de parcourir passé, présent et futur de la prestigieuse institution culturelle en présentant un certain nombre de ses œuvres les plus emblématiques – principalement des tableaux. La monarchie et l’aristocratie sont mises en valeur dans le cadre du récit de la fondation du Prado mais les réalisatrices ont également voulu montrer le caractère éclectique du musée (qui regroupe des œuvres venant de nombreux pays) et sa place dans le patrimoine national espagnol.

Source : https://www.larazon.es/cultura/20191205/q667c7rymbet5kc5tb63daqagq.html

La Poste espagnole lance un timbre commémoratif des 500 ans de l'arrivée d'Hernán Cortés dans le Mexique actuel

Le timbre commémoratif émis par la Poste espagnole (« Correos ») afin de célébrer l’épopée d’Hernán Cortés (photographie : ABC)

En 1519, le conquistador espagnol Hernán Cortés (1485-1547), originaire de la commune de Medellín (aujourd’hui située dans la province de Badajoz, en Estrémadure), débarquait sur la côte du Yucatán, dans l’actuel Mexique, et y fondait la ville de Veracruz, qui existe toujours à l’heure actuelle. C’est pour rappeler cet événement et la conquête postérieure de l’Empire aztèque par les Espagnols que la Poste espagnole (Correos) émet un timbre commémoratif.

Le petit objet représente le visage d’Hernán Cortés lui-même avec, en arrière-plan, un détail d’une lithographie de l’ingénieur et architecte allemand Carl Nebel (1802-1855) représentant une place de Veracruz. Lors de la cérémonie de présentation du timbre aux médias étaient présents le maire de Medellín, Valentín Pozo (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; le chroniqueur officiel de la ville, Tomás García ; ainsi que le directeur du Département de Philatélie de Correos, Modesto Fraguas.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-sello-conmemora-gesta-hernan-cortes-500-aniversario-201912041635_noticia.html

Plusieurs expositions artistiques sont organisées autour de l'exil républicain espagnol

Le tableau « Sur le chemin de l’exil » (1940), du peintre espagnol Josep Franch-Clapers (photographie : Archives nationales de Catalogne et Fonds Josep Franch-Clapers)

Dans le cadre de la Retirada (premiers mois de l’année 1939), près de 500 000 Espagnols appartenant au camp républicain ont fui l’Espagne, d’abord vers la France, alors que la Guerre civile (1936-1939) touchait à sa fin. Cet exil s’est ensuite réparti dans le reste de l’Europe occidentale, en URSS, au Mexique, en Argentine, au Chili ou encore à Cuba. À l’occasion des 80 ans de cet événement majeur, plusieurs expositions artistiques sont organisées en Espagne, notamment dans l’espace Arquería (littéralement, « Arcature ») de la zone des Nouveaux Ministères (Nuevos Ministerios), à Madrid.

Intitulée 1939: exilio republicano español (littéralement, « 1939 : exil républicain espagnol »), cette exposition a Juan Manuel Bonet, ancien directeur de l’Institut Cervantes, pour commissaire. Elle retrace l’histoire de ces Espagnols déracinés et disséminés aux quatre coins du globe de 1939 jusqu’au retour du tableau Guernica, du peintre espagnol Pablo Picasso, en Espagne, en 1981. Elle regroupe des objets historiques, des documents, des photographies, des peintures, des sculptures, des films, du matériel radiophonique, des enregistrements, des affiches et de nombreux livres.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/04/actualidad/1575486410_405459.html